Le Prophète - La voix du coeur - la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu, donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

La voix du coeur,
la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu
donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

Une réflexion fondamentale sur notre temps, 
conduisant à l'auto-reconnaissance


Traduit de l’allemand. 
Titre original "Der Prophet"
La version originale fait référence

 


Nr. 6

Qu'est-ce que le destin ?

Faut-il croire à l'astrologie ?

L'astrologie spirituelle repose sur une connaissance et sur une interprétation correcte des Lois de Dieu.

 

Un ami du Christ :

Gabriele, aujourd’hui j’aimerais te poser une question que tu vas peut-être trouver un peu légère : Crois-tu à l’astrologie ? L’astrologie est devenue un phénomène qui compte puisqu’on ne peut plus ouvrir un magazine sans y trouver un horoscope. C’est ainsi qu’il m’est arrivé moi-même de lire quelquefois ce que les astres avaient soi-disant à me dire. Parfois j’y ai trouvé des choses qui semblaient en effet me concerner, mais la plupart du temps, il s’agissait de généralités qui auraient pu s’appliquer à n’importe qui et à tout le monde. C’est pourquoi j’aimerais connaître ton point de vue : crois-tu à l’astrologie ?

 

Le Prophète :

Et bien, ta question ne me semble pas aussi farfelue que tu le crois. Pour définir mon point de vue, on pourrait dire que je crois à l’astrologie classique, mais pas à l’horoscope que l’on trouve dans les jour-naux. L’astrologie traite du fondement de la vie humaine, du chemin de vie, des évé-nements, c’est-à-dire du destin, qui résultent du mouvement des planètes ainsi que de leurs constellations. A ma con-naissance, l’astrologie prend uniquement en considération les planètes du système solaire auquel appartient la planète sur laquelle nous vivons, la Terre.

 

La voix du coeur ne traite jamais d’astrologie au sens classique ou, si elle le fait, c’est uniquement dans un contexte plus large. Elle traite de l’universalité de l’être pur et de tout ce qui concerne l’âme chargée. Elle parle des planètes de l’Etre pur, des constellations astrales qui forment les plans de purification, du cosmos matériel dans son entier et traite de l’interaction de ces différents cosmos avec l’âme et avec l’homme. La voix du coeur nous apprend que lorsqu’elle se rend à l’incarnation, une âme apporte avec elle son plan de vie, celui-ci ayant pour fonction de lui montrer les pas spirituels qu’elle devrait accomplir au cours de son périple humain. On pourrait dire que ces pas constituent les tâches de l’âme dans le cadre du cycle terrestre qu’elle aborde. Ainsi, la voix du coeur considère la terre comme une école de vie dont l’objectif est que chaque homme franchisse l’étape terrestre avec succès sur le plan spirituel. L’Esprit de Dieu nous apprend que chaque homme a le libre arbitre de se décider à chaque instant pour le bon, pour le moins bon ou pour le mauvais et que l’être pur qui vit au plus profond de notre âme est issu de l’Etre pur, à savoir de ce qui est bon, de la Loi de la vie éternelle. La Loi de la vie c’est l’amour de Dieu et du prochain, c’est l’Etre-heureux, l’Etre-sain, l’Etre-libre, l’Etre-paisible, l’harmonie, c’est le fait d’être l’un pour l’autre et en définitive c’est le bien commun, le bien de tous. Le divin étant en chacun de nous, il en résulte que tous les hommes sont porteurs de l’héritage de l’infini. La Loi divine éternelle de l’amour de Dieu et du prochain, de la liberté et de la vie éternelle dans la magnificence de Dieu, sont la structure du corps divin de chaque âme. L’Etre-libre comprend également le fait d’être responsable de son comportement, à savoir de ses sentiments, sensations, pensées, paroles et actes.

Ainsi, chacun de nous est responsable de sa vie. En effet, dans la mesure où tout ce qui émane de nous est énergie, nous recevrons quelque chose d’identique ou de similaire à ce que nous aurons émis en bien ou en mal ; à savoir l’écho de nos sensations, pensées, paroles et actes, de nos passions et désirs. Ceci résulte de la loi de l’attraction, appelée également loi de cause à effet. Ce que l’homme sème il le récoltera.

C’est parce que Dieu a fait de nous des êtres responsables, autonomes et majeurs - des héritiers de l’infini - que nous sommes dépositaires du libre arbitre. Selon la Loi du Royaume de Dieu - tout appartient à tous - chaque être spirituel est également responsable de l’infini, de l’Etre éternel. Et parce que nous portons la Loi éternelle de la liberté en nous et que nous avons hérité de l’Etre pur, notre liberté est intan-gible. Ainsi, c’est nous-mêmes qui sommes responsables de notre comportement, y compris bien sûr du comportement de notre ego qui résulte de nos désirs et passions dont l’origine se trouve dans nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes.

C’est le fait que nous ayons accumulé de nombreuses infractions du même type à l’encontre de notre héritage divin de la liberté - dont le principe suprême est l’amour de Dieu et du prochain - qui a engendré notre destin selon la loi de cause à effet. En aucun cas notre prochain ne peut donc être tenu pour responsable de ce qui s’abat sur nous. Par contre, ce qui nous arrive est forcément l’expression directe de ce qui est enregistré dans notre âme, dans le cosmos matériel, mais aussi dans les astres des plans de purification - où notre âme vivra après la mort du corps physique - car chaque homme est en communication perma-nente avec ce qu’il a enregistré, à travers les constellations planétaires corres-pondant à son échelle de fréquences. Lorsqu’une âme évoluant sur les plans de purification décide de se rendre à l’incarnation, les différentes planètes dans lesquelles sont actives des enregis-trements provenant de ses incarnations antérieures se combinent de manière optimale - en fonction du réseau causal de cette âme – formant des constellations planétaires spécifiques qui, dès lors, constituent les voies conduisant cette âme à l’incarnation. Dès cet instant, ces enregistrements, qui sont des énergies, commencent à devenir actifs dans l’âme engagée sur le chemin de la vie terrestre. Cela forme alors la chaîne causale de l’âme et, par la suite, celle de l’homme dans lequel cette âme sera incarnée. Il n’existe aucune forme de hasard dans l’univers tout entier. Ainsi, lorsqu'une fem-me et un homme font connaissance et que de leur rencontre naît un enfant, c’est parce que la chaîne causale qui régit le chemin de vie de chacune de ces deux âmes les y a poussées et parce que toutes deux sont reliées avec la chaîne causale de l’âme en voie d’incarnation. Cela n’est possible que parce que des aspects semblables de leurs enregistrements réciproques sont devenus actifs au même moment en chacune de ces âmes. C’est ainsi que l’homme engendre l’enfant et que la femme le porte dans son sein. Quant à l’âme en voie d’incarnation, son plan de vie commence à devenir actif au moment même de la nidation de l’ovule fécondé dans l’utérus de la femme. Il se déclenche pour ainsi dire de manière énergétique et marque de son empreinte la forme de vie en devenir. Le plan de vie de l’âme en voie d’incarnation contient également le plan de construction du corps terrestre en formation.

 

L' ami du Christ :

Tu viens de nous dire que l’engendrement d’un être humain, depuis les premiers instants correspondant à la nidation de l’ovule fécondé dans l’utérus de la femme, signifie qu’une âme cherche à s’incarner. Tu viens de nous expliquer également que les deux futurs parents sont liés à la chaî-ne causale de cette âme en voie d’incar-nation et réciproquement que cette âme est liée à ses futurs parents. Alors cela suscite en moi la question suivante : que se passerait-il dans le cas où des parents décideraient l’avortement du foetus ?

 

Le Prophète :

Dans un tel cas, ces deux personnes ne se contenteraient pas d’interférer gravement dans leur propre plan de vie, donnant ainsi naissance à une nouvelle branche karmique pour une ou plusieurs incarnations ultérieures, mais ils empêche-raient également une âme reliée à leurs chaînes de communication d’accomplir ce qui était inscrit dans son propre plan de vie. Cela aurait bien sûr des conséquences karmiques pour toutes les personnes ayant pris part au processus d’interruption de grossesse, mais surtout pour les deux parents, générant une chaîne causale qui pourrait les conduire éventuellement à une nouvelle incarnation au cours de laquelle ces enregistrements coupables pourraient se rassembler - formant un complexe de fautes - et s’abattre en un coup du sort, aussi bien sur l’homme que sur la femme. Dès lors, le destin futur de chacun d’eux contiendrait les effets de ce qu’ils ont causé. Cependant, avant que ces enre-gistrements ne les atteignent sous la forme d’un coup du sort, la grâce de Dieu leur fournirait des impulsions correspondant évidemment au plan de vie qu’ils auraient apporté sur la terre et qui formeraient donc des aspects de leur destin. C’est également ainsi que cela se passe jour après jour pour chacun d’entre nous. Ce que l’individu fait de ces impulsions, c’est lui-même qui le décide selon la loi du libre arbitre.

Chaque jour notre plan de vie nous adresse des impulsions, des signes. Rien ne résulte du hasard et tout ce qui survient dans notre vie à son origine dans notre plan de vie. Cela est vrai, par exemple, de l’endroit où se pose notre regard comme de ce qui parvient jusqu’à nos oreilles. Si tel n’était pas le cas, rien ne pourrait nous arriver. Tout nous parle. Chaque événement, chaque situation qui suscite en nous de l’irritation veut nous dire quelque chose personnellement. Ainsi, ce qui nous stimule à faire telle ou telle chose aussi bien que les pensées, paroles et actes qui en résultent nous permettent de découvrir des aspects de notre plan de vie. L’énergie du jour nous transmet donc des impulsions à travers nos sens de la vue et de l’ouïe - mais aussi au moyen des autres fonctions sensorielles ; odorat, goût et toucher - afin que nous puissions reconnaître ce qui serait à mettre en ordre le jour même et que nous en tirions la leçon qu’il convient avant que le destin ne nous frappe.

 

Dans la mesure où tout ce qui survient au cours de notre vie terrestre a son origine dans notre plan de vie, il est essentiel que nous vivions consciemment chaque heure, chaque minute, afin de saisir les impulsions provenant de notre plan de vie, à savoir les énergies qui nous montrent ce que nous devrions changer en nous. Si nous par-venons à le faire et que, parallèlement, nous commençons à nous comporter selon les Dix Commandements de Dieu et selon le Sermon sur la Montagne de Jésus, alors nous effaçons progressi-vement les comportements erronés que nous avons apportés avec nous dans cette vie terrestre. La force du Christ de Dieu en nous transforme le négatif en vie spirituelle, en liberté, en amour pour Dieu et pour le prochain. Alors nous avons fait bon usage de notre chemin de vie car nous avons accompli le plan de vie qui y était déposé. Seul vient vers nous ce qui est devenu actif dans notre plan de vie. Aussi bien les situations, les problèmes, les coups du sort que les personnes agréables ou désagréables qui viennent vers nous, tout est déterminé par nous-mêmes et par personne d’autre, et en aucun cas par Dieu. En quelque sorte, il s’agit de tâches que nous nous sommes assignés pour retrouver le chemin vers notre origine divine, donc vers la liberté - divin signifiant Etre-libre.

 

La plupart des hommes font preuve d’inconscience et d’insouciance tout au long de leur vie terrestre bien qu’ils sachent parfaitement que celle-ci n’est qu’un passage, la mort venant tôt ou tard pour chacun d’entre nous. Bien peu réfléchis-sent à ce qu’il adviendra d’eux au terme de leur vie terrestre, quand ils auront franchi le portail de la mort. Pourtant, il est in-contestable qu’à cet instant chacun sera confronté à sa propre mort et non à celle de quelqu’un d’autre tout comme chacun ne peut vivre que sa propre vie. Au cours de notre existence terrestre nous vivons une partie de ce que nous avons enregistré - ou semé - au préalable et que nous n’avons pas encore mis en ordre à l’occasion de nos existences antérieures. Comme nous l’avons indiqué plus haut, notre plan de vie personnel - qui est constitué du positif et du négatif de nos vies terrestres antérieures - est donc enregistré dans les astres du cosmos matériel et du cosmos plus subtil des plans de purification. Il n’est donc pas seulement en relation avec les planètes de notre système solaire.

Pour beaucoup «la mort c’est la mort !» Pourtant cet événement se déroule de façon tout à fait différente en fonction des individus. Pourquoi cet événement que l’on pense être le même pour tous, se déroule-t-il en réalité de façon si différente pour chacun ? Et qui est en mesure d’affirmer que la mort est vraiment la fin de l’existence ? En réalité personne ne peut le faire, cependant chacun est en mesure de constater que la vie est différente pour chacun puisqu’il n’existe aucune personne dont les sentiments, sensations, pensées, paroles et actes soient totalement identiques à ceux d’un autre. On nous dit que c’est parce que les hommes sont marqués par leurs dispositions et par leur éducation. C’est vrai et c’est pourquoi la vie de chaque individu se déroule de façon unique et spécifique. De plus, le patrimoine génétique de chacun lui aussi est unique et devient actif selon un déroulement qu’il est impossible à l’homme de connaître et de déterminer au préalable.

 

L' ami du Christ :

Mais alors, pourrais-tu nous expliquer d’où provient notre patrimoine héréditaire puisque, selon toi, nous serions tous d'origine divine et que nous serions donc purs à l’origine ? Tu nous as dis également que nous nous serions chargés nous-mêmes. Se pourrait-il alors qu’une partie au moins de ce patrimoine héréditaire soit constituée de nos charges. Si c’est le cas, comment prennent-elles forme dans nos gènes ?

 

Le Prophète :

Nous pourrions naturellement continuer à spéculer longtemps et à argumenter intellectuellement sur le thème : tous les hommes sont le résultat d’une longue filiation. C’est vrai, mais aussi ancienne soit-elle, il faut bien que ce qui caractérise notre ligne de vie, notre patrimoine géné-tique, ait été implanté dans l’homme d’une façon ou d’une autre. Les hommes cher-chent toujours un coupable pour ce qui leur arrive. Il est rare que quelqu’un dise : «Ce qui m’arrive est de ma faute». Alors, pourquoi ne pas attribuer nos caractéris-tiques génétiques personnelles à Adam et Eve ? En réalité cela n’est ni sérieux, ni crédible. Epargnons leur cela. Les fruits pourris de l’humanité d’aujourd’hui : l’ex-ploitation humaine, l’avortement, la vio-lence, le trafic de drogues et toute la mi-sère qui en découle, le mensonge et la tromperie généralisés, la destruction de la nature et le martyre des animaux, le croisement des espèces, la manipulation génétique, la vivisection, la pollution des eaux et la destruction de l’atmosphère et tant d’autres choses encore, comme il serait pratique de pouvoir en rendre res-ponsables Adam et Eve. Mais en vérité, cela ne ferait qu’un forfait supplémentaire. Les seuls malfaiteurs c’est nous-mêmes.

On dit aussi que nous descendrions du singe. Ne pourrait-on épargner à ces formes de vie élevées une telle insulte ? En examinant le matériel génétique de ces espèces animales on n’y trouvera certainement pas ce qui caractérise l’espèce humaine - l’ego - ce qui est uniquement tourné sur soi et qui détruit la vie.

Il ne viendrait à l’idée de personne d’attribuer la destruction actuelle de l’atmosphère terrestre ou de la pollution des océans et des rivières aux «extra-terrestres». Dans ce cas, nous admettons la loi de cause à effet. De même, nous n’accepterions jamais l’idée que quelqu’un qui maltraite un enfant soit disculpé de ses actes et que la responsabilité en soit attri-buée à quelqu’un d’autre n’ayant absolu-ment rien à voir dans tout cela. Nous crie-rions alors à l’injustice. Pourtant, quand il s’agit de la longue chaîne de nos charges personnelles - qui est composée de nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes égoïstes et durs, ainsi que de nos désirs et nostalgies - la plupart d’entre nous en rejette la responsabilité sur d’au-tres et s’affirment innocents. Nous som-mes donc parfaitement illogiques quand il s’agit de nous-mêmes. Pourquoi ? Parce que nous refusons d’admettre que nous soyons vraiment tels que nous sommes. Nous cherchons toujours à apparaître sous un jour différent de notre véritable nature.

 

Conformément à la loi du libre arbitre, chacun a forgé lui-même la chaîne de ses propres charges, qui sont à la base de son plan de vie pour sa vie terrestre actuelle. Selon ce principe causal : nous sommes aujourd’hui ce que nous étions hier.

 

Tout ce qui nous arrive, nous marque en positif ou en négatif. Ce que nous sommes aujourd’hui, ce que notre chemin de vie place devant nous, nous l’avons nous-mêmes causé «hier». «Hier» doit être compris ainsi : lors d’incarnations anté-rieures. Ainsi, chacun de nous se trouve à l’école de la terre pour se transformer en fonction de ce que la vie lui apporte. Si nous sommes aujourd’hui à nouveau dans l’existence terrestre, c’est donc pour nous changer en apprenant ce que voudraient nous dire nos fautes passées, ce que nous n’avons pas encore mis en ordre, à savoir les aspects dont nous n’avons encore rien appris. Il ne peut nous arriver que ce qui est inscrit dans notre plan de vie. Il s’agit de toutes ces choses que nous n’avons pas apprises au cours de nos incarnations antérieures ou lors de nos séjours dans les plans de purification, en tant qu’âme.

Chaque pas qui nous mène hors de notre réseau causal est un pas vers la liberté. En nous libérant des charges de l’âme, avec l’aide du Christ de Dieu, par la transformation de nos programmes pécheurs, négatifs, nous nous rappro-chons de la liberté, à condition toutefois de ne plus répéter ces fautes. Celui qui suit ce chemin aura de moins en moins de leçons à apprendre de la vie parce qu’il se sera rapproché de son héritage divin, de l’amour de Dieu et du prochain, de la pureté, c’est-à-dire de la liberté et de la justice.

 

L' ami du Christ :

L’idée que notre existence soit régie par ce que tu as appelé le plan de vie, est incompatible avec la notion de hasard, puisque «hasard» signifie indétermination absolue. La plupart de nous pensons que tout ce qui nous arrive vient du dehors, des autres qui ne nous veulent pas du bien. Et voilà que toi, au contraire, tu nous dis qu’il s’agit des enregistrements positifs ou négatifs que notre plan de vie place sur notre route terrestre. Alors voici ma question : Comment nos enregistrements - qu’ils soient positifs ou négatifs - nous parviennent-ils ? Qui construit notre plan de vie ?

 

Le Prophète :

De toutes les choses qui nous arrivent, aucune ne provient de l’extérieur et ceux qui nous entourent n’en sont pas responsables. En vérité, il ne nous arrive rien que nous n’ayons nous-mêmes préalablement enregistré dans les astres, dans l’ordinateur cosmique, lors de nos vies antérieures. Et justement, ce qui nous arrive survient afin que nous puissions prendre conscience de cette partie de l’ensemble de nos enregistrements qui forme notre plan de vie pour l’incarnation actuelle et afin que nous mettions cela en ordre. C’est donc le rayonnement des planètes dans lesquelles sont enregis-trées ces parties de nos causes devenues actives ou en train de le devenir, qui nous conduit à l’incarnation. Et l’âme qui s’incarne apporte avec elle le plan de vie qui organisera sa vie dans l’existence terrestre et qui présidera à la construction de son corps terrestre.

 

Tu me demandes comment nous parviennent nos enregistrements positifs ou négatifs et qui établit notre plan de vie. Il faut savoir que sous l’action des Lois cosmiques, les cosmos de l’Etre pur, mais aussi le cosmos des plans de purification ainsi que le cosmos matériel, sont constamment en mouvement. Il convient également de savoir que les âmes et les hommes sont constamment reliés - en communication pourrait-on dire - avec les astres des plans de purification et du cosmos matériel. Chaque âme est en communication permanente avec les aspects d’elle-même enregistrés dans les astres. Toutefois, c’est le mouvement cosmique qui détermine quels aspects enregistrés dans les planètes des plans de purification deviennent actifs et quand. Devenus actifs, ces aspects se mettent aussitôt à rayonner, à émettre, en direction du récepteur chez qui sont enregistrés des aspects identiques, donc ayant la même vibration. L’énergie active, la radiation spécifique qui émane des planètes de l’au-delà à cet instant, trouve exactement le récepteur à qui elle est adressée, c’est-à-dire celui ou celle qui a enregistré ces aspects dans les astres - et non quelqu’un d’autre vibrant éventuel-lement de manière similaire ou identique - parce que celui-ci est en communication permanente avec ses enregistrements. Ainsi se forment des sources de radiation actives, des fournisseurs d’informations énergétiques à la fréquence spécifique, qui se conjugent les uns les autres, reliant entre elles différentes planètes sous la for-me de constellation. Alors commencent à se manifester les premiers signes précé-dant un coup du sort ou le coup du sort lui-même. Ces énergies actives constituent les voies qu’emprunte une âme sur le che-min de l’incarnation et forment également son plan de vie. Du point de vue de leur échelle de fréquence, les courants éner-gétiques qu’empruntent une âme sur le chemin de l’incarnation sont d’ailleurs iden-tiques au plan de vie de l’âme en question.

Si le plan de vie est induit par le mouvement cosmique des astres, il résulte pourtant essentiellement des fautes que l’âme évoluant dans les plans de purification a enregistrées lors de ses différents séjours terrestres. Celles-ci reviennent vers elle en images - car la vie de l’âme se déroule en images - tout au long du cycle de l’expiation. Au cours de celui-ci, elle peut être conduite à s’incarner, si toutefois elle l’accepte, et à condition que cela lui permette de réparer beaucoup de choses avec ses semblables. Il peut en être éga-lement ainsi pour une âme lumineuse ayant une mission divine à accomplir sur la terre. En effet, dans le plan de vie d’une telle âme sont inscrites ses tâches pour la terre et celles-ci deviennent actives au moment où cela est prévu. Alors l’âme se rend à l’incarnation. Les tâches à accomplir au service de Dieu constituent le plan de vie terrestre d’une telle âme.

Ainsi, chacun d’entre nous est responsable du déroulement de sa vie terrestre. Ce que nous semons, nous le récolterons. Si nous faisons preuve d’immaturité en enfreignant notre héritage divin - la Loi de l’amour de Dieu et du prochain ainsi que la Loi de la liberté - c’est nous-mêmes qui devrons en supporter les conséquences. Donc, notre destin nous est propre. Il est composé de nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes, ainsi que de notre vouloir. Ce qui est enregistré, ce n’est pas seule-ment les pensées ou paroles, aussi belles soient-elles, mais c’est ce qu’elles con-tiennent vraiment. C’est avec ce que nous mettons dans nos sentiments, sensa-tions, pensées, paroles et actes que sera construit notre destin. Comme nous l’avons déjà mentionné, c'est cela qui sera enre-gistré dans notre âme et dans les astres.

Ainsi, c’est nous-mêmes et personne d’autre qui prédéterminons notre vie terrestre et cela à l’instant même de la fécondation de l’ovule. En tant qu’êtres humains, nous appartenons à une ou plusieurs lignées - c’est-à-dire à différentes chaînes de vie - parce qu’au cours de nos incarnations répétées nous avons influencé d’autres personnes et que nous les avons ainsi liées à notre chaîne karmique en les obligeant à faire ce que nous voulions.

 

Il est impossible de savoir à quel moment précis le plan de vie de quelqu’un entre en action. L’astrologie quant à elle fait coïncider ce moment avec les premiers instants de la vie qui sont effectivement un événement décisif du point de vue du déroulement de notre plan de vie. En effet, au moment où le nouveau-né pousse son premier cri, les contacts de l’âme avec le corps physique qui l’accueille sont renforcés. Dès cet instant, elle est totalement reliée au rythme respiratoire de son nouvel habit terrestre, qui devient pour ainsi dire son rythme de vie jusqu’à la mort du corps physique. Même s’il se sépare du corps de sa mère pour vivre de façon autonome quand il pousse son premier cri, le nouveau citoyen de la terre reste cependant relié à la lignée de son père et de sa mère.

 

L' ami du Christ :

Mais, si tout est prédéterminé de la façon dont tu viens de nous le dire, il est impossible alors de changer quoi que ce soit à notre plan de vie et de neutraliser ou d’effacer ce qui nous pilote.

 

Le Prophète :

Il n’est pas correct de tirer cette conclusion des explications que je viens de donner. En effet, nous sommes pilotés par notre comportement erroné et cela finit toujours par se retourner contre nous dans la mesure où nous n’avons pas été créés par Dieu, notre origine, pour vivre ainsi mais pour évoluer dans l’unité et la liberté, dans l’amour pour Dieu et pour le prochain. En tant qu’êtres purs c’est tout à fait librement que nous avons accepté ces aspects de la Loi parce que nous sommes enfants de Dieu et parce que nous le restons quoi qu’il arrive. Donc, en agissant contre le cours incorruptible des Lois éternelles, nous agissons en réalité contre notre héritage divin. Et à chaque fois que nous nous opposons à la Loi éternelle, à notre héritage divin, nous agissons en fait contre nous-mêmes. Au travers de toutes les situations qu’il nous est donné de vivre, c’est uniquement nous-mêmes que nous rencontrons. Nous sommes confrontés à nous-mêmes, à un aspect devenu actif de notre plan de vie terrestre, aux péchés ou aux aspects positifs que nous avons enregistrés jadis. Dans le second cas, nous ressentons la liberté et la proximité de Dieu. Comme cela a déjà été expliqué plus haut, si nous apprenons quelque chose de nos aspects négatifs et s’ils sont pour nous l’occasion de nouveaux pas vers la liberté alors nous démantelons la chaîne causale qui nous enchaîne. Au contraire, si nous n’utilisons pas les situations qui viennent vers nous pour mettre en ordre ce qui doit l’être, alors nous enregistrons de nouvelles causes pouvant constituer les éléments d’un nouveau plan pour une ou plusieurs incarnations futures ou venant agrandir la chaîne astrale, ce qui signifie expiation dans les plans de purification, dans le royaume des âmes où chacun se rendra quand il aura déposé son corps physique. Notre façon de nous comporter aujourd’hui détermine ce que nous serons demain.

C’est pourquoi nous devrions faire preuve de responsabilité dans notre vie, et cette responsabilité devrait d’abord s’appliquer à nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes. Cela signifie donc que nous devrions apprendre à contrôler notre comportement et à découvrir ce que les situations de la journée veulent nous dire. Tout ce qui nous pousse à penser, parler et agir de telle ou telle façon, veut nous dire quelque chose. La pression qui nous pousse à nous comporter de cette façon plutôt que de telle autre, a son origine dans des programmes négatifs, des aspects négatifs enregistrés qui veulent nous entraîner sur la pente de notre destin. C’est pourquoi, si nous ressentons une pression en nous, cela peut être un signal précurseur nous permettant de dénouer ou de neutraliser notre destin avant qu’il ne s’abatte sur nous. Les signaux pré-curseurs se manifestent à nous égale-ment sous la forme de petits événe-ments en relation avec nous ou avec ce que nous faisons. Ainsi, souvent nous reconnaissons a posteriori que nous aurions mieux fait d’être plus attentifs aux impulsions venues vers nous et qu’il aurait mieux valu ne pas faire ceci ou cela. Les événements qui surviennent de façon abrupte dans notre vie sont là pour nous montrer que nous avons quelque chose à en apprendre, donc qu’il nous faut changer quelque chose.

Si nous ne prenons pas ces signes précurseurs au sérieux, donc si nous cédons à la pression qui a son origine dans notre plan de vie et qui est seulement là pour nous mettre en garde contre certaines de nos tendances négatives, alors nous laissons notre destin nous rattraper sous la forme d’événements ou de situations qui éclatent dans notre vie. Au contraire, si nous avions profité des signes précurseurs pour prendre cons-cience de nos aspects négatifs et pour les mettre en ordre en temps utile, nous aurions pu empêcher le destin de nous frapper ou tout au moins en adoucir les effets. Mais, dans la mesure où nous n’avons rien fait de tout cela, il ne nous reste qu’à subir ce qui est actif à ce moment dans notre plan de vie, dans la chaîne de notre karma qui nous frappe maintenant. Toutefois, il est possible éga-lement que nous n’ayons pas à affronter immédiatement les événements et les situations correspondant à la pression qui s’exprime depuis notre intérieur. Il se peut très bien que ceux-ci ne se manifestent que lors d’une prochaine incarnation ou dans les plans de purification, bien que les signes précurseurs nous aient déjà mis en garde dans cette vie.

Les signaux précurseurs sont là pour nous indiquer que quelque chose est effec-tivement actif dans les astres et dans notre âme, mais aussi dans la lignée karmique à laquelle nous appartenons - et qui nous lie à d’autres hommes. Il est parfaitement possible que les signaux précurseurs se manifestant à quelqu’un au cours de son incarnation présente ne trouvent leur expression, sous la forme d’un coup du sort, que dans les premières années de sa prochaine incarnation ter-restre. Ainsi, la terre est-elle une école de vie pour tous les hommes qui y vivent. Cette chance leur est donnée afin qu’avec l’aide du Christ de Dieu, notre Rédempteur, l’Esprit de l’amour et de la liberté, ils découvrent ce qui les lie et les sépare les uns les autres - leurs aspects pécheurs qui sont à l’origine de leurs souffrances - pour qu’ils s’en repentent, les mettent en ordre et ne les répètent plus.

 

L' ami du Christ :

J’ai souvent entendu dire : si j’avais été plus attentif à certains signes, j’aurais agi de manière différente, ou encore : j’ai eu un pressentiment, mais je n’en ai pas tenu compte.

 

Le Prophète :

Oui, cela se passe souvent ainsi parce que nous ne prenons pas au sérieux notre vie terrestre, parce que nous vivons de manière irresponsable. Mais lorsque nous-même ou l’un de nos proches sommes confrontés à un coup du sort alors, sous l’effet de la souffrance ressentie, une lueur s’éveille parfois en nous. Soudain nous prenons conscience que ce qui s’est abattu sur nous ou sur notre prochain, s’était annoncé souvent bien auparavant, de différentes façons. Mais malheureusement nous n’avons pas tiré les conséquences de ces signes et notre destin a suivi son cours.

 

L' ami du Christ :

J’ai une question à ce propos. Quelqu’un se trouvant dans la situation que tu viens de décrire, c’est-à-dire qui doit subir les conséquences de son comportement antérieur - son destin pourrait-on dire - parce qu’il n’a pas tenu compte des aver-tissements que lui avait adressés l’énergie du jour, voit-il cette partie de ses péchés, cet aspect de son plan de vie, effacé ? On dit alors que le karma est effacé parce qu’il s’est écoulé. Ou bien au contraire, tout cela reviendra-t-il à nouveau vers lui, dans cette vie ou dans une autre ?

 

Le Prophète :

Ceux qui se posent cette question sont sans aucun doute très nombreux dans la mesure où je n’ai jamais rencontré personne qui souhaite porter le poids de son destin, bien que celui-ci ne puisse résulter que des effets produits dans notre vie par nos propres péchés. En réalité, c’est notre comportement qui détermine le fait que notre destin soit effacé ou pas. Il sera effacé si, à travers les événements qu’il nous adresse, nous parvenons à découvrir la tâche que nous nous sommes nous-mêmes assignés dans le but de mettre en ordre et d’effacer les aspects pécheurs qui nous éloignent de Dieu. Si nous parvenons à découvrir ce que nous avions à apprendre, au travers des vicis-situdes de notre vie, alors ces aspects seront effacés de notre plan de vie. Il seront alors transformés, pour ainsi dire, en énergie positive qui entrera progres-sivement en communication avec l’Etre éternel, avec notre vie véritable.

Au contraire, si nous rendons nos pro-chains responsables de ce qui nous arrive et que, de ce fait, nos sentiments, sen-sations, pensées, paroles et actes restent semblables à ce qu’ils étaient avant que le coup du sort ne s’abatte sur nous, si nous n’apprenons rien de ces événements et que nous n’accomplissons aucun pas d’évolution, nous aurons peut-être expié - donc effacé - certains éléments insi-gnifiants de notre destin, mais nous en aurons accumulé de nouveaux en per-sistant dans notre comportement erroné.

En effet, dans notre malheur nous ne nous serons pas reconnus et nous n’aurons pas saisi cette occasion pour accomplir les pas d’évolution qui se présentaient à nous. Notre vie n’aura pas changé d’un iota.

C’est en adoptant un tel comportement qu’une personne construit le plan de vie de ses incarnations futures ou qu’elle donne naissance à une chaîne d’expiation, dont elle aura à souffrir en tant qu’âme, dans les plans de purification.

 

L' ami du Christ :

Lors d’un séjour sur la terre, est-il possible de reconnaître et de dissoudre des aspects de notre ego enregistrés dans les astres mais encore inactifs, c’est-à-dire d’aller dans le processus de purification au-delà de ce que notre plan de vie avait prévu pour cette incarnation précise ? Exprimé au-trement : peut-on anticiper les plans de vie prévus pour des incarnations à venir et se libérer ainsi de charges porteuses de coups du sort ?

 

Le Prophète :

Oui, cela est possible, puisque l’amour et la grâce de Dieu sont toujours présents à nos côtés. Si Dieu nous a donné les Dix Commandements à travers Moïse et si Jésus, le Christ de Dieu en habit terrestre, nous a enseigné le Commandement de l’amour de Dieu et du prochain, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas pour rien non plus qu’Il a apporté à l’humanité le Sermon sur la Montagne qui comporte des règles de vie valables tout au long de notre existence terrestre : à l’école, au travail, dans la famille, en somme dans toutes les situations rencontrées au cours de notre vie. Quelqu’un qui oriente sa vie sur les Dix Commandements et sur l’ensei-gnement de Jésus devrait se demander s’il veut continuer à penser, parler et agir comme il le faisait jusqu’alors ?

Ce que je ressens, pense, fais ou voudrais faire, correspond-t-il aux Commande-ments de Dieu ou à l’enseignement de Jésus ? Voilà ce que devrait se demander une telle personne. Beaucoup de choses commenceraient à changer en elle de façon positive, dès lors qu’elle se poserait cette question plusieurs fois par jour afin de mesurer son comportement à l’aune des Dix Commandements et des ensei-gnements de Jésus. De la sorte, elle serait peu à peu en mesure de discerner comment s’exprime la volonté de Dieu par opposition à la volonté humaine. Elle pourrait alors choisir de s’aligner consciemment sur la volonté de Dieu ce qui signifie : se repentir de ses aspects négatifs - ce qui en elle s’oppose aux Commandements de Dieu et à l’ensei-gnement de Jésus - demander pardon et pardonner à ceux qui l’auraient fait souffrir, réparer ses fautes autant que cela lui serait encore possible et ne plus com-mettre les péchés dont elle se serait repenti et qu’elle aurait mis en ordre. De la sorte il est possible en peu d’années, et avec l’aide du Christ de Dieu, non seu-lement de mettre en ordre des aspects déterminants de son plan de vie actuel, mais aussi d’entrer en communication avec d’autres informations enregistrées dans les astres, informations éventuelle-ment en train de se rassembler progressi-vement pour former un chemin d’incarnation ou d’expiation future pour son âme. En, utilisant activement ses journées sur la terre comme l’a enseigné Jésus et en parvenant ainsi, avec l’aide du Christ, à mettre de côté les pierres se trouvant sur son chemin de vie - c’est-à-dire à trans-former en énergies positives de vie les programmes négatifs qui nous oppres-saient auparavant - on devient de plus en plus libre. La lumière de l’âme grandit et la conscience s’élargit. Il est alors possible d’entrer en communication avec certaines parties des informations que nous avons enregistrées dans les astres - et qui sont peut-être en train de se rassembler pour façonner à notre intention un futur chemin d’incarnation ou d’expiation - d’émettre vers elles et de les activer prématurément. Elles se manifestent alors dans notre monde de sentiments, de sensations et de pensées, ainsi qu’à travers nos cinq sens. Alors, surviennent dans notre vie certaines situations ou certains événe-ments porteurs d’informations dont nous pouvons affirmer avec certitude que jusqu’alors nous n’avons jamais pensé ou voulu de telles choses. Si des difficultés ou des problèmes, des pensées oppressantes ou des désirs allant jusqu’à la passion surgissent soudainement en nous, ceux-ci peuvent avoir leur origine dans notre plan de vie pour cette incarnation, mais également dans le potentiel de programmes et d’informations destinées à l’élaboration d’un chemin d’incarnation et d’expiation ultérieur. Quand c’est le cas, il est à peine possible de discerner si une impulsion provient du plan de vie pour cette incarnation ou non. Cependant est-il vraiment important pour notre croissance spirituelle de le savoir ? Ce qui importe, c’est de prendre activement la responsabilité de notre vie, c’est-à-dire de ce que chaque journée nous apporte, et d’accomplir chaque jour des pas d’évolution.

Notre vie est entre nos mains. C’est nous qui décidons ce que nous en faisons. Soyons conscients que l’Esprit de Dieu habite en nous, qu’Il connait toutes choses et qu’Il cherche toujours à nous aider afin que nous puissions accéder un jour à notre vie véritable qui est la liberté.

 

L' ami du Christ :

De ce que tu viens de dire, je retiens surtout que nous devrions devenir actifs. C’est toujours à la foi active que le Christ nous invite dans les révélations qu’Il nous adresse à notre époque par la Parole prophétique. Et au fond, c’est tellement simple que je m’étonne de ne pas l’avoir fait tout au long des nombreuses années où j’ai fréquenté l’église. Dans la Bible et plus particulièrement dans le Sermon sur la Montagne, il est décrit comment nous devrions nous comporter dans la vie quotidienne pour nous rapprocher de Dieu et comment nous pouvons trouver la paix en nous et avec nos semblables. J’ai pu moi-même faire l’expérience des bienfaits que procure la mise en pratique quotidienne des enseignements de Jésus de Nazareth ainsi que le fait d’utiliser de manière active les impulsions émanant de notre plan de vie. Le coeur devient plus léger, on trouve des solutions aux problèmes de la vie quo-tidienne; la confiance en Dieu grandit et l’espoir renaît. J’aurais sans doute pu me conduire ainsi bien plus tôt dans ma vie ? Pourquoi ne l’ai-je pas fait ? Pourquoi la plupart des chrétiens ne se comportent-ils pas ainsi, c’est-à-dire pourquoi ne vivent-ils pas en conformité avec les enseigne-ments de Jésus de Nazareth ? Pour quelle raison sont-ils tellement passifs ? Pour ma part, je pense que tout cela résulte d’une programmation incorrecte dont l’origine pourrait être la suivante :

Quand tu as parlé de la liberté, j’ai pensé aux institutions ecclésiastiques - catho-lique et protestantes - au sein desquelles on traite depuis des siècles du thème de la prédestination. Voici en quoi consiste cet enseignement dans sa formulation la plus poussée : Dans Sa décision éternelle, Dieu aurait élu certains hommes pour accéder à la béatitude éternelle, alors que d’autres - en raison de leurs péchés - seraient prédestinés à subir la damnation éternelle. Dans sa formulation "adoucie" cet enseignement serait le suivant : Dieu aurait élu certains hommes pour accéder à la béatitude éternelle, alors que les autres, s'ils ne seraient pas prédestinés à subir la damnation éternelle - comme dans la première version - y seraient malgré tout condamnés en raison de leurs péchés.

A notre époque, plus aucun chrétien ne sait que la version "radicale" de cet ensei-gnement est issue des réflexions du réfor-mateur suisse Jean Calvin (1509-1564) et que Martin Luther (1483-1546) partageait cette vision des choses alors qu’au sein de l’église catholique on ne cessa d’appor-ter de nouveaux éléments de réflexion à cette question. Dans leur démarche Luther et Calvin se sont appuyés sur Paul et sur celui qui est généralement considéré comme le Père de l’Eglise parce qu’il aurait défini la foi juste, à savoir Augustin (354-430). D’ailleurs, pour élaborer sa doctrine, Augustin s’est lui-même inspiré de Paul qui, à partir des interprétations qu’il fit de « l’Ancien Testament » crut pouvoir conclure que : «Rien ne dépend de la volonté ni des efforts de l’homme, mais uniquement de la miséricorde de Dieu.... Aussi accorde-t-Il (Dieu)Sa miséricorde à qui Il veut et Il endurcit qui Il veut.» (épître aux Romains, 9,16.18)

 

 

Le Prophète :

Si on te suit, malgré tous les efforts en-trepris pour corriger ce qui n’était pas correct, la doctrine prévaudrait toujours aujourd’hui selon laquelle, pour l’Eternel certains appartiendraient à la catégorie des élus et seraient donc promis à la béatitude éternelle alors que les autres seraient prédestinés - ou tout au moins ils y seraient contraints de par leur attitude - à subir la damnation éternelle.

Si tel était le cas, tout cela serait bien triste. En réalité ces doctrines ne provien-nent en aucun cas de Dieu, notre Père éternel, ni du Christ, notre Rédempteur. Beaucoup nous objecteront que ces conceptions s’inspirent pourtant de ce qui est contenu dans la Bible qui contient les décisions éternelles de Dieu. Ceux qui lisent de telles choses dans la Bible n’ont jamais examiné et ne connaissent donc pas leur volonté personnelle, la volonté de leur ego. L’institution catholique comme l’institution protestante se réfèrent davantage à Paul qu’à Jésus. Et là où Paul a interprété les choses de cette manière, il s’est trompé. Jésus – autant que je le sache - n’a jamais parlé ainsi.

Je m’étonne que des gens qui se nom-ment chrétiens, qui donc se prétendent les gardiens et les garants de l’ensei-gnement de Jésus de Nazareth aient fait et font encore, cela de Son enseigne-ment simple. On ne peut nier que la Bible comporte de nombreuses vérités. Toute-fois, pour les trouver - certainement davan-tage encore dans les évangiles originaux que dans la version ultérieure de la Bible - il faut faire une lecture de ces textes avec le coeur, tant il est vrai que les textes de la Bible ont été déformés et manipulés à maintes reprises (et le sont encore) par l’intellect des théologiens, donc selon des conceptions humaines. Les dignitaires des institutions ecclésiastiques ont donc transformé la Bible - que Hieronymus a élaborée en son temps - pour lui faire dire ce qu’ils voulaient qu’elle dise et la rendre ainsi conforme à leur volonté qui est de lier le peuple aux institutions.

Le «peuple» est la cible favorite de ceux qui veulent exercer le pouvoir. En effet, que serait le pouvoir sans objet sur lequel l’exercer et cet objet est tout trouvé : c’est le petit peuple, docile, corvéable à merci, c’est la masse dont on peut faire ce que l’on veut. Le peuple chrétien n’est-il pas considéré et utilisé de cette façon par les institutions qui se nomment chrétiennes ?

Quant au Nazaréen, comment considérait-Il Ses semblables et comment le Père éternel, Lui, nous voit-Il ? Pour Lui, nous sommes tous - chacun d’entre nous - Ses enfants, car nous sommes tous nés de Son amour éternel. Bien que nous nous soyons assombris et chargés sous l’effet du péché, chaque homme, chaque âme, n’en reste pas moins un être divin au plus profond de lui. Et en tant que tel, nous retournerons dans l’Etre éternel, car nous sommes les enfants de l’amour éternel, les enfants de Dieu qui est l’amour, qui jamais ne rejette ni ne condamne. Jésus a enseigné que toutes les âmes retour-neraient au Père un jour ou l’autre et Il a utilisé une parabole pour nous le faire comprendre.

Il a dit : Je laisse 99 justes pour aller cher-cher celui qui s’est perdu. Il parlait donc bien de toutes les âmes.

 

L' ami du Christ :

Selon mes connaissances, les institutions catholique et protestantes affirment que l’homme, ainsi que l’âme, seraient créés par Dieu lors de l’engendrement de l’être humain.

 

Le Prophète :

Dieu, l’Eternel, qui est le Pur, l’Etre éternel et l’amour parfait, n’a jamais créé d’âme, ni avant ni pendant l’engendrement. Le mot «âme» est toujours synonyme de charge, à quelque degré que ce soit. Dieu, le grand amour, a créé des êtres purs et divins, dont quelques-uns se sont chargés en raison de la chute, c’est-à-dire parce qu’ils se sont détournés de Dieu. Dans la terminologie spirituelle, on appelle les êtres purs qui se sont détournés de Dieu des «âmes». Les âmes - ou êtres spirituels chargés - quand ils sont incarnés sur la terre dans un corps de chair sont appelés des «hommes». Dieu n’a donc jamais créé d’âmes, ni pour le ciel ni pour l’enfer.

Je le répète : Dieu a créé et continue de créer des êtres divins, des corps spirituels purs dans l’Etre éternel, des êtres de l’amour et de la paix, qui évoluent cons-tamment en unité et en accord absolu avec Lui. Qu’une âme regagne le ciel et qu’une autre continue à se charger et finisse par être confronté à son destin sous forme de souffrances comparables à l’enfer, cela ne peut en aucun cas être imputé à Dieu mais résulte uniquement de la volonté égoïste de l’homme. Pourtant, même dans ce dernier cas, au plus profond de lui-même, l’homme reste pur : la Loi éternelle de l’amour et de la liberté. Cela constitue l’héritage de l’être pur et chaque homme le porte au plus profond de son âme et peut donc le développer à nouveau en lui.

 

L' ami du Christ :

D’après l’enseignement ecclésiastique, c’est un héritage tout différent appelé «péché originel» que l’homme porterait en lui. Cet héritage aurait été transmis à l’humanité par les anges déchus et se serait perpétué «de génération en génération» depuis les premiers hommes jusqu’à aujourd’hui. De plus, en raison de ce que Thomas d’Aquin appelle « l’unité de l’humanité » ce péché originel serait attribué à chaque homme comme une «faute personnelle», dans le cadre d’un processus mystérieux qu'il «nous serait impossible de comprendre entièrement» (catéchisme de l’église catholique)

Toutefois, selon les enseignements ecclé-siastiques, on parvient à se libérer de cette faute par le baptême et c’est pourquoi on l’administre aux nourrissons (p.ex. écrits confessionnels protestants, AP II). En même temps, par cet acte (Ep.XI), il est «scellé» c’est-à-dire certifié par écrit, que le baptisé appartient désormais au nombre des élus prédestinés au salut - ici il fau-drait toutefois ajouter : sous réserve qu’il reste au sein de l’église sa vie durant. On voit comment s’organisent les choses au sein des églises institutionnelles : d’un côté le baptême et le salut éternel, de l’autre la charge du péché originel et la damnation éternelle.

 

Le Prophète :

Dans ces conditions, comment un homme qui cherche Dieu véritablement pourrait-il s'y retrouver ? A coup sûr, pas avec sa raison et encore moins avec son coeur. Ne reste-t-il plus au croyant d’église qu’à se réfugier «silencieusement» et «hum-blement» dans l’étincelle de «foi» qui lui reste ? D’autres s’en remettent aux prêtres ou aux pasteurs qui enseignent ces choses, avec le secret espoir que eux au moins les comprennent et les maîtrisent. Mais, si ces derniers fournissaient aux brebis ecclésiastiques les clés de cette énigme et levaient le voile sur ces secrets, ils ne pourraient plus se prévaloir de leur statut de gardien du secret, de gardien du trésor pour ainsi dire. Conserver ce secret comme un privilège, cela ne les dote-t-il pas d’un pouvoir supérieur ?

Tout homme de bon sens devrait se poser ces questions, à moins qu'il ne soit totale-ment résigné et ne se pose plus aucune question du tout. Qui se demande, par exemple, pourquoi il faut que le péché originel soit implanté dans l’âme au moment où Dieu la crée ? Quelle sorte de Dieu serait-ce là qui, en plus de ces mau-vaises conditions de départ, menacerait encore cette âme de la damnation éternelle. Et même si, dans une version "édulcorée" de cette théorie, Il n’y pré-déterminait pas l’individu mais n’avait fait que l’envisager lors de la création de celui-ci, cela resterait quelque chose de mons-trueux pour celui qui en est menacé.

 

L' ami du Christ :

C’est sans doute pourquoi Martin Luther a dénoncé le danger qu’il y aurait à trop se préoccuper de ces questions. Il vaudrait mieux, si l’on peut dire, s’imaginer que l’on a été élu pour le salut et s’accrocher à cette croyance.

 

Le Prophète :

Pourquoi alors tant de bruit pour rien ? Pourquoi donc le baptême des nouveau-nés pour annuler le péché originel, si Luther enseigne que les uns sont prédestinés à subir la damnation éternelle et les autres à monter au ciel ? Et pourquoi ceux qui sont destinés à la damnation éternelle devraient-ils payer des impôts ecclésiastiques, comme cela se fait dans certains pays, puisqu’ils sont de toute façon condamnés pour l’éternité ? Et tous ceux que Dieu aurait choisis pour monter au ciel n’auraient plus besoin de l’institution ecclésiastique, puisque leur salut serait déjà assuré. Pourquoi faudrait-il croire en Dieu si tout était déterminé à l’avance ? Pourquoi prier un Dieu qui ferait de telles différences entre les uns et les autres ? Pourquoi certaines âmes devraient-elles se conformer aux valeurs morales puisque leur sort serait déjà scellé, à savoir la damnation éternelle, alors que les autres monteraient automatiquement au ciel, quoi qu’elles fassent ? Pourquoi chercher à recevoir les sacrements si tout était déjà joué de par la décision de l’Eternel ? Si Dieu avait rendu Son jugement pour chacun d’entre nous lors de la création de l’âme - ou même s’Il n’avait fait qu’en envisager la possibilité - pourquoi les hommes devraient-ils croire en la grâce ?

Si tout cela était vraiment écrit à l’avance et que l’individu ne puisse plus rien y faire, alors en effet, il vaudrait mieux mener une vie débridée, sans retenue, et chercher à tromper et à exploiter son prochain pour en tirer bénéfices, avantages et jouis-sances terrestres.

 

L' ami du Christ :

En effet, selon les écrits protestants, je n'aurais en tant qu'homme ni les moyens de faire appel à ma «raison», ni la pos-sibilité de suivre la Loi de Dieu et ma seule chance résiderait dans la pitié que Dieu voudrait bien avoir à mon égard. En définitive, il ne me resterait qu'à m’en remettre aux paroles de Paul, qui nous appelle à la « repentence » et à « l’obéis-sance divine », tout en parlant du «choix éternel» que Dieu exercera pour le salut de quelques-uns seulement. (Ep.XI)

 

Le Prophète :

Ainsi la confusion est-elle parfaite. A mon avis tout cela est absolument illogique. Mais heureusement, Dieu, Lui, est logique, car Il est le Logos, c’est-à-dire la sagesse.

Dieu n’a jamais déposé le péché originel dans le berceau des hommes, ni autorisé quiconque à le faire pour aucun de Ses enfants. D’ailleurs, si quelqu'un faisait une telle chose, il lui faudrait en porter toutes les conséquences.

Je le répète : chaque homme porte en lui l’héritage divin. Quant au péché originel, on pourrait considérer qu’il s’agit de cet événement spécifique et partiel intervenu lors du processus de la chute et au cours duquel la lumière divine a été recouverte. En effet, pour un être spirituel pur ou pour un être de la chute, il n’est pas possible de se rendre à l’incarnation sans s’être au prélable détourné de Dieu.

Dieu a laissé et laisse à chacun de Ses enfants la liberté de pécher contre son héritage divin ou d’y aspirer à nouveau en abandonnant pas à pas le péché et en suivant les Commandements de Dieu. C’est la loi du libre arbitre.

 

L' ami du Christ :

Tu dis que Dieu a donné le libre arbitre à chacun de Ses enfants. L’église protes-tante professe quelque chose de différent à ce sujet. Elle enseigne que le libre arbi-tre ne s’applique que dans les situations et à l’égard des choses «que la raison peut saisir» (confessions d’Augsburg XVIII). Par contre, en ce qui concerne la foi et le salut, le libre arbitre n’existerait pas. Soit l’Esprit saint suscite en moi la foi juste soit Il ne la suscite pas. Et pour asseoir son point de vue, l’enseignement protestant se fonde à nouveau sur ce qu’a dit Paul : «l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu» (première épître aux Corinthiens 2, 14)

Se réfèrant également à Paul, Martin Luther compare l’homme à une «monture» che-vauchée soit par Dieu, soit par Satan. Ainsi enseigne-t-il que seuls certains hommes seraient prédestinés par Dieu à la béatitude éternelle alors que les autres seraient prédestinés à la damnation éter-nelle. L’homme n’aurait aucune liberté de se décider pour l’un ou l’autre des deux cavaliers. Luther écrit littéralement : «il n’a pas la liberté de choisir s’il va courir sous les couleurs de l’un ou l'autre des deux cavaliers, mais ce sont les cavaliers qui se combattent pour le retenir et pour le garder.» (De servi arbitrio, Editions de Weimar, p. 635 de la version allemande)

Et, à la suite de Martin Luther, l’église pro-testante-luthérienne professe aujourd’hui encore que dans le domaine de la foi, le libre arbitre n’existe pas. C’est seulement au sujet de la damnation éternelle que l’église a "édulcoré" les enseignements de son fondateur en ne disant plus que certains hommes y seraient prédestinés mais en parlant à ce propos de «possi-bilité». Selon cette argumentation, Dieu ne destinerait personne à la damnation éternelle, Il se contenterait de prévoir tout ce qui nous arrivera - donc finalement qui sera damné pour l’éternité et qui ne le sera pas.

 

Le Prophète :

Ce que tu montres c’est donc que Luther a enseigné certaines choses et que ses successeurs ont "édulcoré" son ensei-gnement. Est-ce que cela signifie que Luther se serait trompé ? La question serait donc de savoir quel est le degré de vérité des enseignements de Luther. Quelles sont les parties incorrectes de celui-ci et quelle crédibilité il convient de lui accorder ?

Pour sa part, l’Esprit de Dieu ne se trompe jamais. Ce qu’Il a enseigné hier, en parti-culier à travers Son Fils qui apporta à l’hu-manité les Lois de Dieu en tant que Jésus, est identique à ce qu’Il révèle aujourd’hui et à ce qu’Il révèlera demain, parce que c’est la vérité. Dieu est L’Eternel, l’Absolu, et Sa Loi est éternelle, absolue et incor-ruptible. On peut s’y fier en toute sécurité.

 

Dans ce monde les risques d’erreur et de tromperie sont très grands. Il n’y en a qu’Un qui ne se trompe jamais et ne Se laisse jamais tromper. Et c’est pourquoi Il ne décevra jamais ceux qui viennent vers Lui comme Ses enfants, qui L’appellent et qui accomplissent les pas qu’Il nous a indiqués à travers Jésus, notamment dans le Sermon sur la Montagne.

Si ce que tu viens de rapporter de l’en-seignement protestant est correct, alors ceci est très loin de la vérité, de la seule véritable réalité. Jour après jour, je fais l’expérience de la voix du coeur. Elle est amour, aide, bonté, bienveillance, et voilà ce qu’elle enseigne : chacun d’entre nous, absolument chacun, retournera à Dieu, notre Père éternel, à travers le Christ, notre Rédempteur. Cependant, chacun est responsable de ce qu’il pense, dit et fait. Grâce à l’amour éternel de Dieu et à l’étincelle rédemptrice qui se trouve en chaque âme, chacune d’entre elles prendra conscience un jour de son origine véritable, qui est la liberté que Dieu prodigue sans cesse. Tôt ou tard elle aspirera à cette liberté même si elle a derrière elle de nom-breux coups du sort et beaucoup d’in-carnations.

Chaque homme qui croit en Dieu - je ne parle pas du Dieu enseigné par les ins-titutions ecclésiastiques - reconnaîtra tôt ou tard que le contenu des Dix Com-mandements et du Sermon sur la Mon-tagne de Jésus est le chemin qui mène au Royaume de Dieu. Celui qui aspire à les accomplir fait l’expérience qu’il est le temple de Dieu et que Dieu, le grand amour, habite en lui. Pour cela, il est nul besoin des artifices pompeux qu’utilisent les institutions ecclésiastiques.

Il n’est pas étonnant que de plus en plus de gens se déclarent athées. En effet, qui commence à réfléchir à ce qu’enseignent les institutions ecclésiastiques perd rapi-dement la foi en Dieu. Tes questions m’ont permis de réfléchir de plus près aux en-seignements propagés par ces institu-tions concernant la prédestination. Maintenant je comprends mieux pour-quoi le Christ de Dieu a fondé Son oeuvre mondiale en dehors des églises. Lui, le grand Esprit de l’infini, aimerait toucher le coeur de beaucoup d’hommes avec ce qu’Il enseigne de façon simple sur l’amour de Dieu et du prochain et sur des valeurs éthiques et morales. De la sorte, ils pour-raient se libérer de la peur d’être damné pour l’éternité, de brûler dans l’enfer éternel, et de subir à jamais la punition de Dieu.

Cher frère, chère soeur, si ce que mon interlocuteur nous a révélé des ensei-gnements ecclésiastiques correspond bien à la réalité, c’est-à-dire si cela peut être vérifié par tout un chacun en consultant les textes, alors nous devrions prendre la décision d’agir désormais selon notre propre conscience et plus selon des traditions. Je suis choquée qu’on ait pu prêter de telles pensées à Dieu et qu’on ait pu les proclamer officiellement en Son Nom. Et je comprends également pourquoi les institutions ecclésiastiques refusent aux chrétiens des origines le titre de chré-tiens. En vérité, les chrétiens des origines n’ont rien de commun avec ce christia-nisme institutionnel. Le Christ que pro-fessent les institutions ecclésiastiques n’est pas celui que le Père éternel a envoyé auprès des hommes.

 

L' ami du Christ :

Et jusqu’à présent nous n’avons fait qu’évoquer les enseignements des églises protestantes-luthériennes sur le sujet, mais il existe aussi celui que professent les églises réformées. Celles-ci se réfèrent à Calvin qui, plus encore que Luther, a mis l’accent sur la prédestination. Ces églises sont particulièrement répandues aux Pays-Bas, en Suisse, en Ecosse, ainsi que dans certaines régions d’Allemagne. Et bien, dans ces communautés de foi, on a longtemps adhéré à la croyance de Calvin selon laquelle le fait d’être prédestiné au salut ou à la damnation éternelle se traduirait par la réussite ou l'échec de chacun.

Si, en suivant cette tradition, certains hommes se sont bien efforcés d’accomplir les Commandements divins, ils ont aussi très souvent interprété cela comme un signe de leur prédestination au salut et ont ainsi acquis la certitude de ne pas appar-tenir au nombre des damnés.

Ce n’est qu’en 1973, donc plus de 400 ans après la mort de Calvin, que les églises ré-formées d’Europe ont réexaminé la doctri-ne calviniste et ont fini par admettre «que Dieu n’a jamais pris la décision de rejeter certaines personnes pour l’éternité». En contrepartie on a renforcé la notion de res-pect du «secret des oeuvres de Dieu» (Concordat de Leuenberger Art. 24 et suivants).

 

Le Prophète :

Il en va souvent ainsi. Le fondateur d’une religion bâtit un édifice théorique, formule des dogmes, qui plus tard sont remis en cause. Ainsi, ce qui fut vrai jadis ne l’est plus aujourd’hui, cela est dépassé.

Quelle valeur attribuera-t-on demain à ce qui est considéré comme vrai aujourd’hui ?

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces gens qui, sur la base des enseigne-ments relatifs à la prédestination, se sont crus rejetés de Dieu. N’ont-ils pas dû se sentir les plus misérables des hommes ? Comment auraient-ils pu croire en un Père juste ou tout simplement miséricordieux ? Comment auraient-ils pu avoir confiance en Lui et en Son amour ? N’ont-ils pas été abandonnés au désespoir, à la résignation la plus accablante ? N’a-t-on pas ainsi fait d’eux des hommes trompés et pitoyables, passifs et ayant renoncé à vivre selon les Commandements divins, leur vie étant devenue vaine et vide de sens ?

Je me demande si ceci ne constituerait pas une des causes à l’origine de l’attitude passive et résignée dont font preuve beau-coup de chrétiens aujourd’hui, ainsi que du manque d’indépendance et d’esprit critique, de la froideur de coeur et du man-que d’amour - et finalement du désespoir - qui règne un peu partout ?

L' ami du Christ :

Ragardons maintenant comment l’église catholique et romaine se prononce sur cette question. A l’occasion de différents conciles, elle s’est effectivement raliée à l’idée que personne ne serait prédestiné à subir la damnation éternelle. Cependant, elle continue à la considérer comme une éventualité, la damnation éternelle étant la punition de ceux qui meurent en état de «péché grave» (Lex. f. Theologie u. Kirche, 8. Bd. 1963, 669), état qu’elle définit elle-même comme étant le fait de ne pas avoir remis entièrement sa vie entre les mains de l’église catholique.

Donc quiconque ne suit pas l’église catho-lique serait condamné. Et selon l’église catholique, c’est Dieu lui-même qui au-toriserait cette éventualité lors de la création du nouveau-né. Ainsi, malgré le risque de damnation éternelle encouru par le nouveau-né, Il n’hésiterait pas à le créer malgré tout.

 

Le Prophète :

Il m’est impossible de croire à des choses pareilles. Le sentiment de justice qui m’anime me pousse à considérer que les personnes de confession catholique ou protestante qui veulent examiner ces questions devraient s'en faire une opinion personnelle par la lecture des documents produits sur le thème par leur église. Elles devraient éviter de s’en remettre simple-ment aux propos de leurs dignitaires ecclésiastiques qui, à l’aide d’arguments divers, de conceptions personnelles, de circonvolutions intellectuelles et de belles paroles, présentent souvent les choses autrement qu’elles ne sont réellement écrites. Je ne souhaite rien dire de plus à ce sujet. Il me semble tout simplement monstrueux de répandre de tels ensei-gnements au nom de Jésus, le Christ. De tout mon coeur, j'aimerais que tu te sois trompé. Je ne crois en aucun cas à la damnation éternelle et encore moins au fait que nous y serions prédestinés, que ces conceptions soient catholiques, luthériennes ou calvinistes, parce que j’aspire à trouver Dieu dans mon coeur. Il est impossible d’étudier Dieu, par contre, par l’accomplissement progressif des Dix Commandements et du Sermon sur la Montagne, il est possible d’en faire l’expérience en soi. Celui qui fait cette expérience sait que Dieu nous aime tous et qu’Il nous a offert ce qu’il y a de plus grand : la Loi de l’amour et de la liberté, qui a fait de nous les héritiers de l’Etre pur. Tous les héritiers du Royaume de Dieu reprendront possession de leur héritage divin : cela est inévitable. Nous retourne-rons tous d’où nous sommes issus, à Dieu, notre Père éternel, par le Christ, notre Rédempteur.

 

L' ami du Christ :

Ce que tu viens de dire est connu depuis longtemps au sein de l’église sous le terme d’«enseignement de la réconciliation universelle» mais cela a été rejeté par elle, bien que toujours plus d’hommes - notam-ment des catholiques et des protestants - ressentent et fassent l’expérience qu’il en est bien ainsi. Les institutions ecclé-siastiques tiennent également leurs fidèles dans l’ignorance du fait que le processus de purification de l’âme se poursuit dans l’au-delà et éventuellement au cours d’incarnations ultérieures. Elles «inter-disent» même à l’homme «d’espérer en une réconciliation et en une exemption des charges pour tout ce que nous faisons ou ne faisons pas» (synode catholique, «Notre espoir» de 1975). Ensuite elles font appel aux sentiments de justice des hommes pour affirmer qu’au temps de la fin, les «bons» et les «mauvais» ne pourront pas se tenir à égalité devant Dieu. (Weltbild du 20/96, p. 24). Dans le même temps, elles prennent bien soin de professer et de prêcher le moins possible leurs enseignements relatifs à la damnation éternelle, soi-disant prévue par Dieu. Veulent-elles ainsi éviter que davantage de personnes encore ne quittent les églises ? Alors que d’un côté curés et pasteurs font tout pour soumettre l’en-seignement ecclésiastique à un relookage plus attrayant, dans les coulisses des théologiens patentés - rémunérés par l’état dans certains pays comme l’Allemagne - continuent à propager ces enseignements, sans vergogne. Ceux-ci étant souvent très compliqués, beaucoup de théologiens ont ainsi la possibilté de décrocher un doctorat après de longues années d’études et d’assurer leur promotion sociale. Cependant, ce n’est pas ainsi qu’ils parviendront à susciter la confiance en Dieu. En effet, comment avoir confiance en un Dieu, dont les «secrets» conduiraient tant d’âmes et tant d’hommes à subir d’horribles souffrances pour l’éternité, même si, à l’aide de paroles bien enrobées, on tente de réduire ces «secrets» à une simple bagatelle.

Mais, je te le demande, dans ce domaine Dieu a-t-Il vraiment des «secrets» ? Dit autrement : Jésus a-t-Il parlé de «secrets» de Dieu à ce propos ?

 

Le Prophète :

Cet enseignement n’est pas juste. Je le sais parce que mon coeur est rempli par Celui qui aime tous les hommes et toutes les âmes, parce qu’il est rempli de Dieu, notre Père éternel. L’enseignement de Jésus, le Christ, était et reste très simple parce qu’il est la vérité. Cet enseignement a toujours été le point de référence de tous les chrétiens non-confessionnels et il l’est encore aujourd’hui.

 

L' ami du Christ :

Alors, explique nous ce que croient les chrétiens non-confessionnels et ce que croyaient les premiers chrétiens ?

 

Le Prophète :

Les premiers chrétiens croyaient en la réincarnation qui est l’incarnation répétée d’une âme dans un corps terrestre. Ils savaient que le laps de temps relativement bref correspondant à une incarnation, permettait à une âme de se purifier - c’est-à-dire de se reconnaître, de se repentir, de mettre en ordre et de ne plus répéter un comportement erroné - beaucoup plus rapidement que sur les plans de purification. Ainsi, la réincarnation était connue aux premiers temps du christianisme, et on en trouve la trace dans de nombreux écrits que Hieronymus a délibérément laissés de côté lorsqu’il a effectué son travail d’élaboration de la Bible. C’est seulement depuis que ces textes sont considérés comme apocryphes. Pourtant, même si la réincarnation a été rejetée de l’ensei-gnement officiel de l’église, aujourd’hui encore un grand nombre de chrétiens catholiques et protestants y croient et considèrent le fait de pouvoir accomplir des pas dans l’école de la vie terrestre comme une grâce de Dieu leur permettant de retourner dans le Royaume de Dieu, d’où chaque être est issu. Nous sommes issus de Dieu et nous retournerons à Dieu, notre Père éternel, quand nous aurons accompli les pas jusqu’à Lui. C’est ce que croyaient les chrétiens aux premiers temps du christianisme et c’est ce que croient les chrétiens des origines aujourd’hui.

Selon eux, chaque homme et chaque âme, aussi lourde soit la charge de ses péchés, est prédestinée au divin. Nous sommes prédestinés à posséder l’infini car tôt ou tard chacun d’entre nous acceptera son héritage divin - par le Christ, qui nous a ouvert la voie, qui a créé les conditions du retour jusqu’à Dieu de tout ce qui semblait perdu.

Le Christ, le Fils de Dieu, a pris l’habit terrestre pour nous montrer le chemin qui mène à la patrie éternelle. Il est venu nous rendre conscients que Dieu, notre Père éternel, ne se détournera jamais d’aucune âme, ne rejettera jamais aucun de Ses enfants. S’Il le faisait, Il se rejetterait Lui-même.

Le temps est venu pour beaucoup de s’éveiller, de sortir de leur apathie et de se libérer de la dépendance, de la tristesse et du désespoir dans lesquels ils sont tombés parce qu’ils ne pouvaient pas comprendre ni accepter le sort qui leur était réservé - la damnation éternelle - et parce qu’ils avaient perdu de ce fait la croyance du coeur et la confiance intime envers leur Père céleste. De la sorte, beaucoup ont perdu l’appui intérieur que l’on ne peut trouver qu’en Dieu et c’est pourquoi ils sont tombés sous la dépendance de ceux qui se proclament les seuls dépositaires du chemin menant vers le salut, vers la patrie éternelle et vers le Père. En perdant courage, ils ont aussi perdu la force d’être actifs par eux-mêmes pour se reconnaître selon les impulsions plus ou moins fortes que l’énergie du jour offre à chacun, pour mettre en ordre leurs aspects pécheurs et pour vivre de plus en plus selon les commandements de Dieu afin d’affronter leur destin de manière juste.

 

Jésus s’es toujours préoccupé des faibles, des misérables, des malades et des pécheurs. Par Sa vie, Il est notre modèle ainsi que le garant de l’amour incorruptible de Dieu. En tant que Fils de l’homme, Il a prouvé que le chemin vers Dieu par l’accomplissement progressif des Dix Commandements et du Sermon sur la Montagne peut être vêcu et mène au but - à l’Etre éternel.

Le monde compte de nombreuses religions. Mais selon moi, aucune n'est aussi impitoyable que ne le sont les institutions catholique et protestante qui brandissent toujours la menace de la damnation éternelle au-dessus de la tête de leurs fidèles. Il faut prendre toute la mesure de ce qui est contenu dans le mot "éternel" pour avoir une petite idée de ce que peut signifier la perspective de bouillir éternellement dans la marmite de l'enfer, sans le moindre espoir que Dieu ait jamais pitié de nous.

S'il en était ainsi, n'importe quel père humain, aussi sévère soit-il, saurait alors faire preuve de plus de pitié que le Père céleste ? Dostoïevski a raison quand il fait dire à son grand inquisiteur les paroles suivantes à l'adresse de Jésus : "Est-ce que tu me blâmes parce que je ne veux pas de Ton amour, parce que je ne T'aime pas ?", l'enseignement ecclésiastique de la damnation éternelle est l'expression du manque d'amour le plus grand qui soit.

Le résultat d'un tel enseignement, plus dogmatique que chrétien, fut que les croyants devinrent de moins en moins responsables de leurs pensées et de leurs actes, perdirent tout scrupule et devinrent de plus en plus dépendants de l'église. Une grande confusion s'installa alors dans les consciences touchant à la fois le monde de sentiments et le monde des sens tant au niveau de l'individu proprement dit que de celui de la famille, de la société ou des entreprises. Les hommes s'étant eux-mêmes liés à leurs institutions respectives ne reçurent plus l'enseignement de la reconnaissance de soi-même qui consiste à prendre conscience de ses pensées, de ses sentiments et de son vouloir trop humain, à s'en repentir avec l'aide du Christ de Dieu, à les mettre en ordre et à ne plus les répéter, tout ceci dans le but de développer des forces positives avec l'aide du Christ. Le grand inquisiteur de Dostoïevski tenait ces propos : "Nous les convaincrons que le seul moyen pour eux d'être libres, est d'abandonner leur liberté pour s'en remettre totalement à nous."

C'est un principe bien connu que ceux qui détiennent le pouvoir maintiennent leurs prochains dans la dépendance la plus totale !

L'une et l'autre des institutions ecclésiastiques a enseigné de manière sommaire au peuple de ses fidèles comment interpréter et appliquer les Commandements de Dieu, tout en leur assurant que l'essentiel était cependant la foi et les sacrements. De même, elles leur ont enseigné que le Sermon sur la Montagne de Jésus de Nazareth ne pouvait absolument pas être vécu dans ce monde et qu'il fallait comprendre qu'il appartenait à un autre temps et à un autre monde, qu'il était donc une utopie pure et simple. Nous savons que les moulins de Dieu moulent lentement, à savoir qu'Il donne à l'homme de bonne volonté une longue période de chance pour rebrousser chemin et mettre ses fautes en ordre. Cependant, quand le rayonnement des planètes correspondant à ces fautes est activé, celles-ci se transforment immanquablement en effets. Ainsi, que ce soit à un niveau personnel ou collectif vient toujours le moment précis où le chaos accumulé pendant des millénaires prend forme et se manifeste de façon substancielle. Aujourd'hui, ce chaos est visible dans le monde entier, dans la tête des autorités ecclésiastiques et dans celle de leurs prosélytes, aussi bien que dans les cercles scientifiques, économiques et politiques. Ainsi, l'humanité est plongée dans le chaos et elle y entraîne toutes les structures trop humaines qu'elle a créées.

Examinons comment on en est arrivé là. Au centre du réseau des causes pécheresses à l'origine de ce chaos se trouve un responsable principal. Il s'agit des institutions ecclésiastiques et de ceux qui les dirigent, suivis de ceux qui malgré leurs connaissances des paroles de Jésus contenues dans la Bible : "...celui qui entend Mon enseignement et le met en pratique est semblable à un homme sage..." ont accepté que Son enseignement soit bradé au prix le plus bas, par naïveté ou par passivité. Plutôt que d'accomplir le principal commandement de Jésus "Aimes le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute la force de tes pensées et aimes ton prochain comme toi-même" l'égocentrisme et de la dureté du coeur humain donnèrent naissance à la jalousie, à la haine, à l'animosité, au meurtre, aux guerres ainsi qu'à la destruction de la nature et de l'atmosphère, c'est-à-dire à ce qui pourrait être appelé de "l'ego pur". Faudrait-il que Dieu reste muet devant tout cela ? L'Eternel n'agit pas en fonction des désirs du grand inquisiteur. Il s'exprime quand bon lui semble et Il continuera inlassablement à dire ce qu'est la vérité, ce qu'Il a déjà fait, et beaucoup plus encore, à travers Jésus de Nazareth. Il ne permettra pas éternellement que les autorités ecclésiastiques - qui non seulement ont inversé l'enseignement du Dieu créateur et de Son Fils, le Christ de Dieu, mais l'ont aussi déformé - poursuivent ainsi leurs actions. Lui, qui est la Loi incorruptible de l'amour, de la paix et de la sagesse, ne permettra jamais que l'humanité se laisse séduire et entraîner toujours plus dans la dépendance à l'égard du monde extérieur, des dogmes et des cultes païens de l'esprit temporel, s'éloignant ainsi toujours plus de Lui. Dieu a déjà fait preuve d'une patience infinie. Que l'on pense seulement aux croisades au cours desquelles des millions de personnes furent tuées au nom de Jésus, le Christ, simplement parce qu'elles se réclamaient d'une autre croyance. Que l'on se souvienne qu'au Moyen-Age des hommes furent torturés et soumis à la question pour qu'ils avouent des crimes qu'ils n'avaient pas commis et que des millions d'hommes périrent sur le bûcher ou d'une autre manière tout aussi cruelle, et tout cela au nom du Christ rédempteur.

Comme nous venons de le dire, les moulins de Dieu moulent lentement. Cependant vient le moment où la coupe est pleine, le moment où ceux qui ont tissé les fils du destin pendant des siècles, voire des millénaires, se lient les uns aux autres avec ces fils. Un nouveau cycle cosmique a commencé. Le Christ qui remporta la victoire sur le mont Golgotha et devint à cet instant le Rédempteur de tous les hommes et de toutes les âmes, reconduit dans l'Etre pur tout ce qui paraissait perdu. Le Christ de Dieu a parlé et parle à nouveau de nos jours. Il conduit les hommes de bonne volonté dans une époque nouvelle, dans l'époque du Sermon sur la Montagne qui porte les germes d'un nouveau système économique, spirituel, éthique et moral, valable pour ce monde et fondé sur l'accomplissement du commandement principal de l'amour pour Dieu et pour le prochain.

 

L'ami du Christ :

La Vie Universelle pratique-t-elle ce nouveau système économique dont tu viens de parler ? Que veut dire "Vie Universelle" ?

 

Le prophète:

Oui, ce nouveau système économique a son origine dans la Vie Universelle. Il fut transposé pour les hommes à partir des cieux. Il correspond au contenu du Sermon sur la Montagne. "Vie Universelle" signifie "Esprit universel". Dieu, qui est tout en tout, n'enseigne pas seulement Sa Loi éternelle de l'amour et de l'unité, mais Il montre également à Ses enfants comment l'appliquer sur terre dans tous les domaines de la vie, y compris dans le domaine économique. Dans le "Notre Père", la chrétienté prie depuis environ deux mille ans de la façon suivante : "que Ton règne vienne, que Ta volonté s'accomplisse sur la terre comme au ciel." Dans la Vie Universelle, le Christ enseigne à travers la bouche prophétique ce que signifie cette phrase et comment elle peut être traduite sur la terre dans tous les domaines de la vie quotidienne, de sorte qu'y règne la paix et que la volonté de Dieu s'accomplisse.

Les amis du Christ ayant commencé à mettre en pratique au quotidien - donc également dans les entreprises christiques qu'ils ont fondées - les principes d'égalité, de liberté, d'unité, de fraternité et de justice furent instruits par le Christ de Dieu concernant ces aspects et le sont encore. C'est un véritable trésor issu des cieux que le Christ a ainsi apporté et apporte sur la terre. Cependant, malgré leur foi et leur bonne volonté, les hommes ont parfois des difficultés dans la mise en pratique de ces principes. En effet, dans le domaine de l'économie, nous sommes encore tous prisonniers de nos vieilles habitudes et des comportements morbides qui la gouvernent : rivalité, exploitation des forces vives des entreprises aux fins d'intérêts personnels, luttes de pouvoir, attitude non positive des employés ainsi que des employeurs. Le déclin que connaissent certaines entreprises n'est pas causé par le fait que l'on y travaille pas assez, mais plutôt par la manière dont on y travaille, à savoir par les pensées qu'entretiennent chacun des collaborateurs de l'entreprise pendant le travail. C'est cela qui est véritablement décisif.

Dans de nombreux cas les employés n'investissent qu'une toute petite partie de leur coeur dans l'entreprise où ils travaillent, parce qu'elle n'est pas leur propriété mais appartient à quelqu'un d'autre. Ils y travaillent pour gagner leur vie mais la plupart restent indifférents aux autres aspects de la vie de l'entreprise. Par exemple, ils se soucient rarement de la situation financière et du positionnement de l'entreprise sur le marché. Il est tout aussi rare qu'ils s'informent des objectifs de l'entreprise ainsi que des nécessités d'amélioration du rendement, du chiffre d'affaires et du bénéfice. Le travail et les tâches des employés sont alors plus ou moins bien accomplis en fonction de leurs capacités et habitudes de penser et de vivre.

L'attitude de base de l'employé comme de l'employeur est très souvent orientée sur le fait de "prendre". Dans la plupart des cas leur objectif principal consiste à préserver leur place de travail et leur position dans l'entreprise. L'un comme l'autre contribue assez peu à créer une énergie positive pour l'entreprise ; cela apparaît clairement à celui qui sait lire dans le monde des pensées et des désirs de chacun. Quels pensées et désirs, chefs d'entreprises et employés entretiennent-ils ? Sont-ils intérieurement auprès de ce qu'ils font ? Portent-ils pleinement leur responsabilité au sein de l'entreprise ? Sont-ils pour l'entreprise de tout le potentiel de leurs pensées et de leurs désirs ?

Bien sûr, chacun travaille et assume ses tâches professionnelles dans son domaine d'activité, cependant où sont ses pensées ? Dans de nombreux cas elles tournent autour de ses problèmes ; du voisin avec qui il s'est querellé, du ou de la collègue qui sont mieux considérés que lui par le patron et qui progresse plus vite sur l'échelle du succès..

Peut-être ses pensées tournent-elles autour d'une querelle avec son conjoint ou ses enfants... Peut-être sont-elles tournées vers le futur où elles élaborent des phantasmes ou des plans pour les prochaines vacances : la préparation, le départ, les vêtements à emporter et le déroulement des vacances... Peut-être est-il préoccupé par un projet d'achat d'une nouvelle voiture, par la façon dont il va la payer, au comptant ou à crédit... Peut-être réfléchit-il aux moyens de déboulonner son supérieur de son siège de responsabilité pour un jour prendre sa place... ou encore à la façon de dévaloriser un collègue auprès du patron pour qu'il perde sa place et la lui laisse avec les avantages d'un salaire plus élevé. Peut-être pense-t-il à sa petite amie ou à une autre femme, à ce qu'il pourrait faire pour la rencontrer sans que son mari s'en aperçoive, etc..., etc..., etc...

Pendant ce temps le travail s'effectue avec ce qui reste de la conscience. Il en résulte beaucoup de fautes qui doivent être corrigées, ce qui est une perte de temps et d'énergie de travail. Tout cela et beaucoup d'autres choses se déroulent au dépend de l'entreprise : c'est de l'énergie qu'on retire à l'entreprise.

Les médias sont remplis de récits de corruption, tout particulièrement au niveau des sphères dirigeantes, ils révèlent chaque jour la progression inquiétante du chômage, ils regorgent d'histoires de querelles, de haine, de meurtre, de luttes à petite ou à grande échelle, de conflits allant jusqu'à la guerre. Le monde semble n'être qu'une gigantesque géhenne dans laquelle rôtissent beaucoup de travailleurs ainsi que de nombreuses petites et moyennes entreprises. De leur côté, les dirigeants du monde alimentent ce feu de sorte que le brasier qui consume le monde grandisse toujours sous l'effet de la corruption, du chômage, de la lutte des uns contre les autres, de la criminalité, de la drogue qui touche surtout la jeunesse, des guerres et de bien d'autres choses encore.

 

L'ami du Christ :

Pourrais-tu expliquer une nouvelle fois pourquoi les pensées sont d'une telle importance ?

 

Le prophète :

La science a démontré qu'aucune énergie ne se perd, pourtant bien peu d'hommes connaissent les différentes formes que peut prendre l'énergie. Le Christ de Dieu a révélé que chaque pensée, chaque parole et chaque action sont énergie, de même que nos sentiments et sensations qui ont aussi un potentiel énergétique. A travers les "outils" que sont nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes nous sommes constamment en communication avec des énergies identiques ou de même nature, qui se concentrent sur les lieux et les objets vers lesquels sont dirigées nos pensées.

Le Christ a également révélé aux amis du Christ travaillant dans les entreprises christiques que chaque entreprise peut être comparée à un organisme vivant. Suivant cette comparaison, chaque collaborateur de l'entreprise est un organe ou la partie d'un organe de celle-ci. Cet organisme vivant qu'est l'entreprise ne peut rester sain ou guérir - faire un bon chiffre d'affaire et des bénéfices - que si tous les organes communiquent bien les uns avec les autres, c'est-à-dire si l'ensemble du personnel travaille dans l'unité et dans la paix. Tout étant énergie, une entreprise ne peut vivre et se développer que si son personnel fait preuve de responsabilité, d'esprit constructif et s'oriente consciemment sur les buts de l'entreprise durant le travail. En tant qu'organisme vivant, l'entreprise devrait elle-même se comporter comme un maillon, comme un organe dans le grand organisme qu'est le bien commun, dans lequel la devise est la suivante : "Un pour tous, le Christ, et tous pour Un, le Christ". Le but d'une entreprise christique est d'obtenir un bon résultat d'activité, par l'engagement positif de tous ses collaborateurs, afin d'en faire bénéficier les prochains et d'enrichir le bien commun.

Un employé qui aime son travail et a qui son entreprise tient à coeur, ne se contente pas d'effectuer son travail comme une routine, il est aussi un organe sain et actif de l'entreprise. Quelqu'un qui effectue son travail tout en pensant à autre chose, absorbé qu'il est par son monde de désirs, ses envies de posséder, d'être et d'avoir, par des problèmes déjà anciens, par ses prochaines vacances, par un flirt ou autre chose, met peu d'énergie positive dans son travail. Tout au contraire, il soustrait de la force positive à l'entreprise pour nourrir ses images et ses pensées de désirs. Quelqu'un qui agit ainsi nuit à l'entreprise dans laquelle il travaille car il lui soutire de l'énergie. Il ne porte de responsabilité ni pour l'entreprise ni pour son travail et en définitive pas davantage pour lui-même, puisque ses pensées s'en vont ici où là mais n'accompagnent pas son travail.

Dans un organisme vivant et sain chaque organe vit en étroite harmonie avec les autres, chacun d'entre eux contribuant à ce que l'organisme - l'entreprise - soit sain et actif, qu'il croisse et prospère. Sur ce principe, dans une entreprise toutes les activités et tous les postes de travail sont de même importance. C'est pourquoi, dans une entreprise christique saine il n'existe pas de grandes différences de salaires. Si chaque collaborateur de l'entreprise - employés comme responsable - est une partie de l'entreprise, est-il profitable à l'organisme dans son entier qu'un ou plusieurs organes exigent plus d'énergie que nécessaire. Qu'adviendrait-il si les cellules cérébrales de notre corps disaient : "nous sommes les cellules les plus importantes du corps, qu'on nous donne 80% de l'énergie du corps" Les cellules cérébrales grossiraient alors de plus en plus tandis que les autres s'affaibliraient en inverse proportion. L'équilibre serait rompu, l'organisme tomberait malade et ne tarderait pas à périr. Transposé sur le plan de l'entreprise, cela signifie que si employeurs et employés exigent un salaire trop élevé sans égard ni pour l'équilibre ni pour la situation économique de l'entreprise, la même conséquence se produira dans cet "organisme" vivant qu'est l'entreprise.

Dans les vocables même de "patron" et d'"employé" se trouvent des germes de séparation, car ils renferment la différence que l'on fait entre haut-placés et subordonnés, entre ceux qui donnent des ordres et ceux qui les reçoivent. Dans une entreprise où existent de telles différences, c'est-à-dire où règne l'inégalité, la prise de responsabilité des collaborateurs n'est pas stimulée.

L'Esprit de Dieu a révélé que chaque homme diffère de son prochain sur le plan de la conscience. Certains ont des capacités plus importantes que d'autres à la responsabilité. Certains sont très qualifiés dans un domaine, d'autres le sont moins. Certains ont des aptitudes pour diriger, alors que d'autres ont encore besoin de se laisser guider. Pourtant, toute personne qui aspire véritablement à grandir sur le plan de la responsabilité dans l'entreprise où il travaille, a les moyens d'élargir sa conscience s'il saisit les opportunités qui sont offertes à chacun dans une entreprise bien gérée. De la sorte, il est possible à quelqu'un qui ne se contente pas d'apporter les qualités déjà présentes en lui mais en développe de nouvelles, de prendre toujours plus de responsabilité dans son entreprise.

L'Esprit du Christ a conseillé aux amis du Christ de bâtir des entreprises à taille "humaine", afin que chacun des collaborateurs de ces entreprises puisse en comprendre le fonctionnement et les enrichir par un engagement actif dans la responsabilité, c'est-à-dire en grandissant toujours davantage dans l'entreprise et en la faisant sienne de plus en plus. Alors n'existe plus la distinction "patron" "employé", tous portent la responsabilité de l'entreprise dans son ensemble et en sont co-propriétaires.

C'est dans le cadre de ces principes que les entreprises christiques ont été édifiées par les amis du Christ. Tous ceux qui portent la responsabilité au sein des entreprises christiques sont réunis au sein d'une "Association des collaborateurs des entreprises christiques", fonctionnant selon les règles définies par la loi allemande mais aussi selon des principes de justice intérieure.

Il doit être indiqué très clairement que ce système économique correspondant aux Lois divines n'est viable que si chacun des collaborateurs d'une entreprise porte la responsabilité de celle-ci, s'il en est le co-propriétaire et a fait d'elle, en quelque sorte, une partie de lui-même. La condition préalable pour agir et travailler ensemble de la sorte, réside dans l'accomplissement progressif des Dix Commandements et du Sermon sur la Montagne par chacun des collaborateurs de l'entreprise. C'est pour que cela devienne possible que l'Esprit du Christ de Dieu a révélé le Chemin Intérieur dans le cadre de l'Oeuvre de Réintégration christique et qu'Il l'approfondit encore actuellement dans la Vie Universelle.

Les amis du Christ travaillant dans des entreprises christiques ont fait de bonnes expériences dans le cadre de ce système économique du christianisme des origines. Bien sûr, tous n'ont pas encore intégré pleinement ce principe divin d'égalité. C'est pourquoi il est juste de dire qu'ils sont seulement en voie de le comprendre et à l'appliquer. Le système économique qui relie les entreprises christiques est donc encore en phase initiale, bien que beaucoup d'entreprises aient déjà accompli de grands progrès et obtenu de bons résultats.

Une entreprise christique est un organisme. Aussi appartient-elle à tous puisqu'aucun organe n'est supérieur à un autre, puisque tous les organes ont la même importance pour le fonctionnement de l'entreprise, puisque chaque organe agit en collaboration étroite avec les autres, selon le principe d'égalité "donner et recevoir". Dans ce domaine également, c'est la nature qui nous sert de modèle : un organe du corps pourrait-il bien fonctionner si les cellules n'étaient pas toutes en communication les unes avec les autres ?

Qu'arriverait-il si les cellules du foie disaient aux cellules nerveuses : "nous n'acceptons aucune information de vous. Nous avons décidé de produire autant de bile que cela nous semble utile..." N'est-il pas prévisible qu'après un court délai le système de digestion aurait à souffrir d'une hyperproduction de bile et bien que des dérangements graves en découleraient ? Ou encore qu'arriverait-il au corps si le foie décidait de se mettre en grève et disait : "Je garde pour moi toutes les substances nutritives qui me parviennent à travers le système de la veine portale, que les autres cellules se ravitaillent elles-mêmes !"

Le Christ nous a conseillé de ne pas nous appesantir trop longtemps sur des problèmes et difficultés, mais de les mettre en ordre aussitôt. Celui qui suit ce conseil est pleinement conscient de ce qu'il fait quand il travaille. C'est seulement de la sorte qu'il est possible de se comporter en personne responsable à l'égard de son entreprise comme de son prochain. Le travail en commun dans l'harmonie amène l'unité et permet à l'entreprise de développer son chiffre d'affaires et ses bénéfices de façon saine. De même, l'unité crée les conditions pour que chaque collaborateur se sente libre. Quand il est sain, le développement d'une entreprise se traduit par un apport d'énergie nouvelle dont profite chaque collaborateur sous forme d'un salaire plus élevé et d'une participation aux bénéfices.

Problèmes et difficultés n'accablent pas quelqu'un qui suit les Dix Commandements et le Sermon sur la Montagne de Jésus de Nazareth dans sa vie quotidienne. En effet, il n'est pas dit que les difficultés doivent obligatoirement se transformer en problèmes. Cela ne se passe pas ainsi si nous les utilisons correctement pour nous reconnaître à travers elles et si nous mettons en ordre les aspects à l'origine de ces difficultés. Nous nous libérons de nos charges personnelles par l'action de la force rédemptrice du Christ de Dieu en nous ainsi qu'en accomplissant progressivement les Lois divines.

Nourrir constamment en pensées ses problèmes et difficultés personnels pendant le travail, c'est-à-dire les entretenir en images, perturbe l'équilibre et l'unité de l'entreprise et nuit à sa croissance. Quelqu'un qui ne met pas d'ordre dans sa vie sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur, qui entretient ses désirs personnels et égocentriques, sera négligent pendant son travail. Il sera responsable des perturbations que son attitude aura sur l'équilibre organique de l'entreprise. Dans un tel cas, on peut comparer le monde de désirs à un virus apportant le désordre dans l'entreprise, ce qui peut avoir des conséquences économiques désastreuses. Quand cela survient trop longtemps dans une entreprise christique, la personne responsable de ce comportement est priée de quitter l'entreprise et d'aller cultiver où bon cela lui semble ses pensées imagées personnelles et égocentriques.

Jésus, le Christ, a enseigné et enseigne encore la fraternité aujourd'hui. Les hommes étant d'origine cosmique, cela signifie qu'ils sont tous frères et soeurs. Si l'on applique ces principes divins à l'économie, cela signifie que dans l'organisme qu'est l'entreprise, chacun travaille selon ses capacités et a également toujours le souci de venir en aide à son prochain.

La justice, cela implique que chaque querelle au sein de l'entreprise soit réglée au plus vite pour que "l'organisme" entreprise n'ait pas à en souffrir. Celui-ci peut même dépérir si des organes sont en désaccord et se combattent trop longtemps les uns les autres et qu'ils le restent. Si deux personnes vivent en désaccord, il n'y en a pas une qui a tort et l'autre raison, elles ont tort toutes les deux. Dans une économie christique, la balance de la justice recherche toujours l'équilibre, en ce sens que quand deux collaborateurs d'une entreprise sont en conflit, ils cherchent tous deux à mettre en ordre ce qui a conduit à la querelle.

Les pensées positives de chacun et la bonne entente sont des forces qui permettent à l'entreprise de s'épanouir. Elles sont les meilleurs aides que possèdent les collaborateurs d'une entreprise. Il en est de même dans le domaine des relations familiales et entre amis.

Des révélations de l'Esprit du Christ de Dieu il ressort que faire de l'ordre dans sa vie personnelle aide son entreprise à bien fonctionner elle aussi.

Les amis du Christ qui collaborent au sein des entreprises christiques sont loin d'être parfaits, pourtant ce système économique génère de véritables miracles. Le moteur des entreprises christiques - les principes divins enseignés dans le Sermon sur la Montagne et mis en pratique dans la vie personnelle ainsi que dans tout ce qui concerne la vie de l'entreprise et les relations avec les clients - agit d'une heure à l'autre. Nombreux sont ceux qui en ont fait l'expérience jours après jours. Vivre et travailler selon les Lois du Sermon sur la Montagne c'est appliquer ce principe tout-à-fait simple :

Ordonne tes pensées conformément à ce qui est divin, fais la paix avec tes prochains et vis dans l'unité avec eux. Ne pense pas "tout pour moi et seulement pour moi", mais pense également en terme de bien commun, de bien pour tes prochains - qui sont tes frères et soeurs - et pour ton entreprise.

Apprends à rester en communication avec les dons de Dieu : avec le travail que tu fais, avec la nature qui t'entoure, avec chaque plante que tu cultives et chaque fruits que tu soignes, avec chaque produit et chaque marchandise que tu vends. Reste dans la communication créatrice divine avec les champs, avec tout ce qui y croît.

Reste en communication avec les quatre éléments ; avec le feu - le soleil - avec l'eau, l'air et la terre. Prends conscience qu'ils sont des dons de Dieu pour la vie sur terre. Reste en communication avec les animaux, qu'ils vivent sur la terre ou dans la terre, sur les eaux ou dans les eaux, qu'ils vivent dans l'air ou dans des étables et aie conscience qu'ils sont une partie de ta vie intérieure sur le plan spirituel.

Quoi que tu fasses cherche à donner le meilleur. Alors tu recevras également le meilleur. Ne vois pas ton client seulement comme un client, mais surtout comme un frère ou une soeur et souviens-toi qu'il est spirituellement une partie de ta vie spirituelle. A tes yeux le client ne doit pas être seulement "roi" mais devenir une partie de ton coeur.

Les amis du Christ travaillant dans les entreprises christiques s'efforcent de donner chaque jour à l'empereur ce que lui revient. Les comptes de ces entreprises sont tenus avec exactitude, les impôts et les taxes versés conformément aux lois de l'Etat. De même, selon l'enseignement de Jésus, ils donnent également à Dieu ce qui Lui revient. Ils Lui adressent leurs remerciements en accomplissant progressivement ce que Jésus a commandé à tous les hommes : "quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc".

Nous savons qu'il existe un "baromètre de la conscience". Celui-ci réagit par exemple quand nos pensées sont dirigées contre quelqu'un ou quand nous n'avons pas une bonne communication avec notre travail. Si nous ne sommes pas concentrés au travail parce que nos pensées se trouvent ailleurs, loin de notre conscience, qu'elles sont par exemple orientées vers nos prochaines vacances ou le prochain week-end, ou attirées de façon presque magnétique dans différentes directions en raison des tendances de nos sens à s'orienter vers l'extérieur, alors le baromètre de l'entreprise s'oriente immédiatement à la baisse ; ce qui est produit, marchandises et articles perdent de leur énergie. Leur potentiel d'attraction positif diminue. Par exemple, le goût des fruits ou du pain change, le chiffre d'affaires tombe et avec lui le bénéfice également. Si le client - qui est notre prochain - nous est indifférent parce que nous ne sommes pas disponibles pour lui en pensées, que nous ne nous intéressons pas à lui ou peut être même le dévalorisons, à la longue nous perdons nos clients, qui sont aussi nos frères et soeurs. Le baromètre de l'entreprise descend.

Personne n'est parfait. Chacun a des hauts et des bas, car chacun d'entre nous reçoit chaque jour des impulsions pour apprendre sous la forme de choses à mettre en ordre ou d'épreuves. Chacun doit donc travailler sur lui-même pour parvenir à l'égalité, à la liberté, à l'unité et à la justice. Le baromètre de la conscience de l'entreprise dans laquelle nous travaillons témoigne de nos fluctuations ; celles-ci déterminent les hauts et les bas de l'entreprise.

L'expérience nous a montré que c'est seulement en étant en unité les uns avec les autres que les choses peuvent progresser.

Dans une entreprise christique tous les collaborateurs ont les mêmes droits. Le salaire qu'ils perçoivent est calculé selon les lois en vigueur, il est même nettement supérieur pour ceux ayant des enfants. Chaque trimestre s'effectue la répartition des bénéfices dont le montant est fixé par l'ensemble des collaborateurs de chacune de ces entreprises. La mise en application de ces principes chrétiens au sein des entreprises christiques correspond au contenu du Sermon sur la Montagne. Il nous donne la possibilité de vivre dans l'égalité, la liberté, la fraternité et la justice.

Le monde et le système économique sur lequel il repose sont proches de l'abîme. Peut-être connaîtra-t-on encore parfois des "temps de répit", de courtes phases de calme apparent, cependant la tendance vers le bas est irréversible car ce système n'a aucun fondement valable. Là où existent des différences entre supérieurs et subalternes, se développe l'indifférence, parce que la plupart du temps les uns pensent contre les autres. L'égalité est alors impossible à atteindre. Dans une économie où se déroule chaque jour la lutte des uns contre les autres, où prédomine le combat des "géants", aucune liberté ne peut exister. Là où quelques uns bénéficient de revenus exhorbitants, pendant que d'autres meurent de faim, aucune unité ne peut naître entre les hommes. Là où le pouvoir et l'argent oppriment les faibles, aucune fraternité ne peut s'instaurer. Là où les nantis font valoir ce qu'ils appellent leur "bon droit" alors que le citoyen moyen est écrasé par les lois, aucune justice ne peut voir le jour. Ce déséquilibre génère sans cesse la discorde, la haine, la jalousie, le crime, la lutte, la guerre, la destruction et beaucoup d'autres choses encore. Aveuglés par tout cela, les peuples prendront sans cesse les armes, convaincus de pouvoir ainsi établir un jour la paix sur la terre. En réalité, par les armes on ne peut qu'entraîner un peuple à la ruine, l'exterminer ou le vider de la plus grande partie de sa substance vitale. Cependant, ce n'est à l'aide des armes que les hommes parviendront à éliminer leurs pensées meurtrières et guerrières, mais uniquement en faisant ce que Jésus de Nazareth a enseigné dans le Sermon sur la Montagne. Là où les enseignements chrétiens d'égalité, de liberté, d'unité, de fraternité et de justice sont seulement des mots prononcés du haut de la chair lors du sermon dominical mais ne sont pas vécus quotidiennement - tant dans le domaine privé que dans le domaine professionnel - on ne suit pas Jésus qui a parlé de mettre en pratique Son enseignement et d'agir, et dont la vie constitue à cet égard le meilleur modèle qui soit. Celui qui prêche la foi mais qui nie la nécessité d'en mettre le contenu en pratique - comme cela est possible par exemple sur son lieu de travail - ne peut pas comprendre que la foi et la vie devraient constituer une unité. Il ne comprend pas davantage Jésus de Nazareth et Son enseignement ; en fait il ne Le connaît même pas. En réalité il ne connaît pas non plus la loi constitutionnelle de son pays, puisque la plupart des états de ce monde on fait des principes d'égalité, de liberté et de justice sociale sont des valeurs fondamentales.

La version complète de ce journal ainsi que d'autres numéros peuvent être obtenus gratuitement auprès de : Universelles Leben e.V., Haugerring 7, 97070 Würzburg,  Tél. : indicatif pour l'étranger + 49 931 39030, Fax : indicatif pour l'étranger + 49 931 3903 233

[../../fr/fuss2.html]