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Nr. 15
Les animaux
implorent grâce -
le prophète accuse !
Existe-t-il
deux Dieux universels,
le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus,
ou un seul Dieu d'humeur changeante
?
Quand
j'ai fait sortir vos pères du pays d'Egypte, je ne leur ai rien dit,
rien demandé en fait d'holocauste et de sacrifice ; je ne leur est demandé
que ceci : " Ecoutez ma voix et
je deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi.
Suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux. »
Mais ils n'ont pas écouté ; mais ils n'ont pas tendu l'oreille, ils ont
agi à leur guise dans leur entêtement execrable, ils m'ont tourné le dos
au lieu de tourner vers moi leur visage.
Depuis
que leurs pères sortirent du pays d'Egypte jusqu'à ce jour, je n'ai
cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour
inlassablement.
Mais ils ne
m'ont pas écouté ; mais ils ne m'ont pas tendu l'oreille : ils ont raidi
leur nuque et on été encore plus méchant que leurs pères.
(Jérémie
7,22-28)
Véritablement,
aucune trace de l'enseignement apostolique est restée au sein de notre église...
Nous
avons développé un autre enseignement et une autre dicipline . L'essentiel est
que personne n'est la moindre possibilité de lire quoi que ce soit de
l'évangile, et surtout pas dans sa langue maternelle. Le peut qu'on en lit à la
messe est suffisant.
Tout
ceux qui réfléchissent soigneusement à ce qui se passe dans les églises et qui
observent tout cela de plus près ne manqueront pas de remarquer que notre
enseignement est différent de celui de l'évangile, oui qu'il lui est même
carrément opposé...
(extrait
d'une epertise réalisé par trois évêques
pour le compte du pape Jules III.
Hans-Jürgen Wolf. les péchés de l'église)
Table des matières
Introduction
La parole de Dieu à travers les âges et
jusqu'à nos jours - vérité ou pas ?
Dieu réhabilite Moïse par l'intermédiaire d'autres prophètes
L'enseignement de l'Eglise est dans une
impasse
«Tu devrais...» - Dieu respecte le libre
arbitre de Ses enfants
Jésus de Nazareth s'est engagé pour les
animaux.
Témoignages extraits de «Ceci est Ma Parole»
C'est l'esprit des livres de Moïse qui
soufflent aujourd'hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques et sanglantes du culte vaudou
Jésus était contre le fait de verser le
sang de quelque manière que ce soit
« ... celui-là devrait être retranché de
sa parenté.»
La mort de la conscience. Ou :
comment on devient dépendant du pouvoir des prêtres
Les cérémonies sacrificielles «comme le
Seigneur l'avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l'Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux
Le Nouveau Testament «parachève» l'Ancien
et l' «éclaire». Tous deux sont
«la véritable Parole de Dieu». Les millions de victimes de l'Eglise
Martin Luther - vie et enseignement dans
l'esprit chrétien
de l'amour du prochain ?
«Ce que l'homme inflige aux autres, il se
l'inflige à lui-même».
Que ressent l'animal lorsqu'il est confronté à la souffrance ?
L'animal, objet utilitaire et produit de consommation
Le Dieu de lesprit temporel.
LAncien Testament «accompli» à notre
époque : les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?
«Tuer» ou «assassiner».
Jésus a accompli la Loi et approfondi l'enseignement
Directives pour la violence et pour la
guerre contenues dans
l'Ancien Testament - Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens
Description, dans les livres de Moïse, du
faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés et revêtus
des habits sacerdotaux
Le sacrifice que Jésus aurait opéré pour
notre rédemption.
«Le bouc émissaire»
Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient
pas de cérémonies
Paul a fait basculer dans la forme le
christianisme des origines
vivant, il a falsifié l'enseignement de Jésus et fondé une religion
d'Etat et une Eglise cultuelle extérieure
Constantin: la coopération entre l'Eglise
et l'Etat. Résidu de
l'enseignement de Jésus - l'Eglise d'Etat, la religion
extérieure du pouvoir
L'Ecriture sainte - Ancien et Nouveau
Testament - est «inspirée
du Saint Esprit»
«Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... ».
Dieu s'oppose aux sacrifices
d'animaux à travers les prophètes ayant succédé à Moïse
Le catéchisme de l'Eglise catholique :
«Dieu a placé les animaux
sous la domination de l'homme... »
Utiliser les animaux - mais surtout «en
tenant compte des
exigences de la morale». «Tu n'aimeras pas les animaux»
La place que la foi protestante attribue aux
animaux. «La viande
d'agneau de Dieu» - le boucher : un prêtre sécularisé ?
Consommer de la viande - une concession
faite par Dieu
à la faiblesse humaine ? Jésus a-t-Il consommé de la viande ?
Extraits du catéchisme protestant sur les
animaux
Jésus de Nazareth parle des «animaux»
dans la
révélation du Christ «Ceci est Ma Parole»
Les animaux implorent grâce - le prophète
accuse
Tel est l'homme cruel
« Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas ... »
(Malachie 3,6)
« Vivre en Dieu ne signifie pas
seulement inclure son prochain mais aussi toutes les autres formes de vie comme les
animaux, les plantes, les minéraux et les pierres, car tout ce qui Est porte en soi la
Vie, Dieu. »
(Ceci est Ma Parole, p. 807,
2ème éd., 1995)
En lisant le titre de
cette nouvelle édition du « Prophète », on se demandera peut-être quel
rapport il y a entre ce thème formulé en forme de question « Existe-t-il deux
Dieux ou un seul Dieu dhumeur changeante ? » et le problème actuel de la
souffrance des animaux. Ces deux aspects ne se situent-ils pas sur des niveaux totalement
différents ?
En vérité, si lon recherche les causes de la souffrance animale
pour tenter de comprendre les raisons du mépris, de la tyrannie des hommes envers les
animaux utilisés comme des objets ou des biens de consommation, on en trouvera
inévitablement les racines dans les pratiques religieuses ancestrales, à savoir dans
lAncien Testament.
Lexpression même « pratiques religieuses » peut
donner à réfléchir. En effet, la religion ayant pour objet la communication avec Dieu
et avec le divin, il est fort douteux que ceux qui exerçaient ce genre de pratiques dans
les temps anciens aient véritablement aspiré à cette communication et, bien plus
encore, quils laient atteinte.
Ce qui suit - il ne sagit
pas dans ce numéro dun dialogue entre le prophète et lun de ses
contemporains, comme ce fut le cas dans les numéros précédents de cette brochure
ne contient pas seulement les propos du prophète mais aussi de nombreux faits et
témoignages présentés sous forme de récits ou de photos qui nous parlent, et ceux qui
ont des oreilles pour entendre, entendront. Ces témoignages nous donnent également à
réfléchir, et ceux qui ont du bon sens seront éclairés. Ils suscitent en nous des
questions, et ceux qui ont encore un coeur pour sémouvoir, saisiront le sens de ce
message. Ce que chacun fera ensuite de ce message et la façon dont il sera incité à
agir, reste en dernier ressort de sa propre responsabilité.
La Parole de Dieu à travers les âges et jusquà
nos jours, vérité ou pas ? Dieu réhabilite Moïse
par lintermédiaire dautres prophètes
Deux mille ans se sont
écoulés depuis lépoque de Jésus de Nazareth. Le Fils de Dieu vint parmi nous en
tant quhomme, en tant que Fils de lhomme, pour nous apporter le message de
Dieu, Son Père qui est aussi notre Père. Le message que Jésus nous a apporté de la
part de Dieu - Son Père et notre Père cest celui de lamour.
Pour les hommes, le chemin qui mène à lamour commence par le
fait de se réconcilier entre eux mais aussi avec les animaux et avec la Terre. Seul ce
chemin permet à lhomme de trouver lunité avec Dieu et avec la création tout
entière, ce qui inclut lunivers.
Dieu est amour. Son être infini est donc amour. Jésus a dit aux
hommes que Son Père et Lui, le Christ, ne sont quun. Ce faisant, Jésus a voulu
indiquer aux hommes que Son message est la vérité issue des cieux, de Dieu, Son Père
qui est également le Père de tous les hommes. Jésus na pas mis de distances entre
Lui et les hommes. Il les a placés à égalité avec Lui en ce sens quils sont fils
et filles de Dieu. En effet, Il a dit : Vous devriez être parfaits comme votre Père
céleste est parfait. (Mt 5, 48). Et Il nous a donné la prière qui commence par ces
mots : Notre Père, qui es aux cieux ... ou encore Notre Père céleste ...
Entre autres, Jésus nous a également communiqué une indication
importante qui figure dailleurs dans la Bible : Nallez pas croire que je
sois venu abroger la Loi ou les prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir
... Avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un point sur le i ne
passera de la Loi avant que tout ne soit arrivé. Dès lors celui qui transgressera un
seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera le
plus petit dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui les mettra en pratique et
les enseignera, celui-là sera grand dans le royaume des cieux. (Mt 5, 17 19)
Jésus a parlé de la Loi éternelle et par conséquent du Dieu
éternel, immuable. De la sorte, Il a affirmé de manière catégorique que les prophètes
envoyés par Dieu ont exprimé la vérité, cest-à-dire proclamé, par la parole
prophétique, la vérité que Dieu est.
Si lon compare «les livres de Moïse» (le Pentateuque) de
lAncien Testament avec les enseignements de Jésus, on ne peut manquer de se
demander très vite où est la vérité : dans ce que dit Jésus - y compris dans le fait
quIl accomplirait la parole des prophètes - ou dans Moïse ? On peut se poser les
mêmes questions en ce qui concerne les prophètes qui ont succédé à Moïse. Le contenu
de leurs paroles diffère sous bien des aspects de ce quavait dit Moïse et parfois
elles expriment même le contraire. Les prophètes de lAncien Testament auraient-ils
prêté leur bouche à des divinités différentes ? Les différences que lon peut
constater entre ce que disent les prophètes nous inclinent à penser quil
existerait plusieurs Dieux. Quant à Jésus, Il nous a également enseigné un Dieu
différent de celui qui a parlé à travers Moïse.
Celui qui croit que les Eglises «chrétiennes» connaissent le
pourquoi de tout cela et peuvent nous aider à sortir de la confusion et du doute et
trouver la clarté et la certitude, sera bien vite déçu. En effet, elles déclarent que
chaque mot de la Bible est vérité issue de Dieu et que par conséquent y sont
retranscrites les paroles authentiques que Dieu a exprimées à travers Moïse. De cela il
résulte entre autres que «Dieu» aurait commandé de tuer des animaux et de les Lui
offrir au cours de sacrifices sanglants et cruels. Lui, le Seigneur, aurait désigné
certains hommes, les prêtres en loccurrence, pour exécuter ces actes sous forme de
rituels dont Il aurait prescrit le détail, «comme le Seigneur lavait commandé à
Moïse».
Selon les dogmes des Eglises, telle serait donc la vérité. Dans ce
cas, quen est-il des autres prophètes de lAncien Testament, tels que Amos,
Esaïe, Jérémie et bien dautres à travers lesquels Dieu a parlé contre
lholocauste, contre toutes les formes de sacrifices dêtres vivants ? Jésus,
le plus grand prophète de tous les temps, sest Lui aussi déclaré contre ces
principes que Dieu aurait soi-disant énoncés à travers le prophète Moïse.
La contradiction existant entre ces différentes «vérités issues de
Dieu» saute aux yeux. Pourtant, si lon sen tient au dogme ecclésiastique,
les deux constituent des vérités.
Examinons une nouvelle fois les différentes représentations que l'on
donne de Dieu :
En ce qui Le concerne, Jésus nous a enseigné le Dieu des Dix
Commandements qui est un Dieu de bonté et de sagesse, un Dieu damour et de
réconciliation, un Dieu Créateur qui est p o u r la vie, p o u r les animaux, p o u r la
nature tout entière.
En comparaison, le «Dieu» du Pentateuque est un Dieu dur, brutal et
cruel qui inflige des peines très lourdes aux hommes, y compris la mort et fait torturer
et abattre sans pitié des animaux pour calmer Sa fureur dans la fumée des holocaustes.
En exigeant ces pratiques cruelles, le «Dieu» des livres de Moïse, dans lAncien
Testament, se serait-il moqué du Dieu des Dix Commandements ?
Ainsi sommes-nous sans cesse renvoyés à cette question : le Dieu de
lAncien Testament - principalement celui contenu dans les «livres de Moïse» -
est-Il différent du Dieu dont parle le Nouveau Testament ? Sil sagit
dun même et unique Dieu, il ny a que deux possibilités : ou bien
lAncien Testament - et principalement les «livres de Moïse» - ont été
falsifiés, ou bien cest Jésus qui na pas dit la vérité. A moins que ce ne
soit Dieu lui-même qui ait changé ?
Dans le numéro 13 de la revue «Le Prophète», cette question
a déjà été traitée en profondeur lors dun entretien ayant réuni le prophète
avec un expert en théologie catholique et un expert en théologie protestante. Toutefois,
nous aimerions la reconsidérer ici, sous laspect particulier du sacrifice
danimaux.
Les premiers chrétiens des origines ne se posaient pas de telles
questions. Pour eux, il allait de soi que la Parole, lenseignement, le message et la
vie de Jésus, le Fils de Dieu, le Christ, était la Parole authentique de Dieu,
quelle dictait par conséquent la volonté de Dieu aux hommes et aux âmes, et
quelle devait également servir de mesure pour tout ce qui avait été et serait
présenté en dautres lieux et en dautres temps comme étant Sa Parole.
Nous naurions aucune raison daborder maintenant le thème
"La Parole de Dieu de tout temps jusquà aujourdhui, vérité ou pas
?" et il naurait pas été nécessaire que Dieu envoie une fois de plus un
prophète enseignant sur cette terre si et vraiment s i - le christianisme des
origines avait progressé dans lesprit de Jésus, le Christ. Mais, il en a très
vite dévié ce qui a permis au mauvais esprit que lon a attribué à Moïse - et
que Jésus a lui-même rectifié à plusieurs reprises - de continuer à agir
jusquà aujourdhui, et cela plus profondément, plus massivement et
globalement, que beaucoup ne le voient. Or, tout ce dont lhomme nest pas
conscient, peut linfluencer et le piloter.
Dieu est amour, bonté et douceur. Il na pas besoin dêtre
amadoué par les pratiques cruelles qui caractérisent les coutumes païennes.
Mais doù viennent les fausses prescriptions que lon trouve
dans le livre de Moïse ? Qui avait intérêt par exemple, à faire de Moïse
lauteur des directives mises en pratique dans les coutumes sanglantes païennes ?
Dieu Lui-même nous donne la réponse ; Il a dit plus tard à travers le prophète
Jérémie:
Car je nai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis
sortir du pays dEgypte, concernant lholocauste et le sacrifice. Mais voici la
prescription que je leur ai faite : Ecoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous
serez mon peuple. Suivez jusquau bout la voie que Je vous prescris, pour votre
bonheur.
Mais ils nont pas écouté ni prêté loreille ; ils ont
suivi le penchant de leur coeur mauvais.
Ils ont tourné vers Moi leur dos, non leur face. Depuis le jour où
vos pères sont sortis du pays dEgypte jusquaujourdhui, Je vous ai
envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour sans me lasser. Mais ils ne
Mont pas écouté, ils nont pas tendu loreille, ils ont raidi leur
nuque, ils ont été pires que leurs pères.
Tu peux leur dire toutes ces paroles : ils ne técouteront pas.
Tu peux les interpeller : ils ne te répondront pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui
nécoute pas la voix de Yahvé son Dieu et ne se laisse pas instruire. La fidélité
nest plus : elle a disparu de leur bouche. (Jér. 7, 22 28)
Cest donc Dieu Lui-même qui a dévoilé à travers Jérémie la
falsification du « Pentateuque » et cest Lui qui a réhabilité le
prophète Moïse.
Moïse est de nouveau réhabilité de nos jours, en partie grâce aux
recherches modernes effectuées sur la Bible qui ont prouvé que la Parole de Dieu donnée
à travers Moïse, telle quelle est retranscrite dans lAncien Testament,
nest pas la parole authentique et quà diverses reprises le texte en a été
délibérément modifié et «rectifié ». De manière unanime, les scientifiques
attribuent aux prêtres une grande part de son contenu tel quil nous est redonné.
Mais il y a autre chose qui plaide en faveur de Moïse. La plus haute
« instance », lintelligence primordiale, la sagesse universelle qui est
aussi la justice, lEsprit du Christ de Dieu, témoigne clairement en faveur de
Moïse dans la grande oeuvre de révélation : « Ceci est Ma Parole, Alpha et
Oméga. LEvangile de Jésus. Le Livre que les véritables chrétiens du monde entier
ont appris à connaître », révélation que le Christ de Dieu nous a donnée en
cette époque à travers Sa prophétesse :
Moïse na pas commandé
ni approuvé les sacrifices danimaux. Mais il nintervint pas contre la
volonté satanique de ceux qui voulaient manger de la viande. Il leur enseigna que manger
et sacrifier des animaux est un péché. Mais devant linsistance des Israélites
entêtés, Moïse dut se taire car ils étaient aussi des enfants de Dieu qui avaient le
libre arbitre. Ils ne voyaient tout quà travers leurs péchés et considérèrent
le silence de Moïse comme une approbation. (p. 592, 2ème éd.)
A plusieurs reprises, lEsprit de
Dieu confirme dans Sa puissante révélation que Moïse fut un loyal serviteur de Dieu qui
redonna fidèlement la Parole de Dieu aux hommes de son époque. Dieu a donc une nouvelle
fois réhabilité Moïse.
Pour celui qui laisse parler son coeur en lisant les Paroles de Dieu
redonnées par Jérémie, les « livres de Moïse » ne peuvent être que les
livres de la caste des prêtres de jadis qui a tout bonnement attribué ses conceptions,
son culte païen cruel et meurtrier au prophète Moïse. Tout porte à croire que les
prêtres ont voulu perpétrer des pratiques païennes anciennes rapportées par les
Israélites de leur esclavage en Egypte.
Lenseignement de lEglise est dans une impasse
En fait, la question
qui sert de sous-titre à cette édition du « Prophète » :
« Existe-t-il deux Dieux universels, le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, ou un
seul Dieu d'humeur changeante ? » a déjà sa réponse chez le prophète
Malachie. Dieu Lui-même le dit clairement : Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas
(Ml 3, 6)
Il découle de tout ce qui vient dêtre dit que cette affirmation
de lEglise : « La Bible est dans son intégralité la parole directe
et authentique de Dieu » est forcément fausse.
Au cours des explications détaillées qui vont suivre, la lumière de
la vérité scintille - comme à travers les multiples facettes dun cristal poli -
jetant ses éclats dans le brouillard opaque, mélange de vérités et de mensonges qui a
jeté tant de trouble dans de nombreux esprits, tant de désespoir, de désarroi et de
doute dans de nombreux coeurs et qui a contribué largement à créer ce mécanisme de
pression et dillusion que l'on nomme l' «Eglise chrétienne».
La vérité vous libérera (Jean 8, 32) a dit Jésus de Nazareth.
Depuis toujours, la Parole de Dieu est la lumière de la vérité, quIl a donnée
aux hommes à travers les messagers de la lumière des cieux, pour quils puissent se
libérer de leurs charges, de lesclavage intérieur et extérieur, des liens et de
la contrainte. Depuis toujours, ladversaire de Dieu est lennemi de la vérité
et du bien. Il a toujours essayé dobscurcir la lumière. Pour arriver à ses fins,
tous les moyens lui sont bons et labus du Nom de Dieu et du Nom de Jésus, le
Christ, sest révélé lun des plus raffinés nous dirions
aujourdhui : une arme psychologique des plus efficaces pour jeter du fiel
dans le coeur de ceux qui croyaient et respectaient Dieu, pour lier leur âme et les
rendre vulnérables au mensonge, à tout ce qui est contraire au divin.
«Tu devrais
» -
Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants
Dieu, la vérité et la
lumière, est immuable. Cest ce que na cessé denseigner Jésus, le
Christ. De même, les Dix Commandements, que Dieu a donnés aux hommes à travers le
prophète Moïse, nous apprennent le Dieu que Jésus, le Christ, nous a dépeint et qui
na rien dit de toutes les choses que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait
soi-disant prescrites.
Dans les Dix Commandements, Dieu laisse la liberté à chacun de
respecter Ses Commandements ou de ne pas les suivre. Dieu ne contraint pas. Dieu exhorte :
«Tu devrais». Dans «les livres de Moïse» par contre, le «Dieu de
lAncien Testament» donne des prescriptions contraignantes ; il na pas
respecté le libre arbitre de Ses enfants. Dans les Dix Commandements, Dieu ne nous
enseigne ni la cruauté, ni à donner la mort, que ce soit en tuant des êtres humains ou
en abattant des animaux. Si Dieu, lEternel, avait prescrit tout ce qui se trouve
dans le «Pentateuque», Il aurait péché contre Ses propres commandements et Il serait
par conséquent un Dieu pécheur.
Plus dun pourra maintenant arguer que tuer est permis tant
quil ne sagit pas dun assassinat puisque le «Tu ne tueras pas»
est devenu par suite des réflexions les plus récentes de la science religieuse «Tu
nassassineras pas», ainsi même les Dix Commandements ont ils été changés dans
la nouvelle Bible de Jérusalem, édition 1985 -. Sil en était ainsi, Jésus aurait
enseigné quelque chose de faux au jeune homme qui Lui posait cette question : «Maître,
que dois-je faire de bon pour gagner la vie éternelle ?» puisque Jésus lui a
répondu ceci (daprès la même édition de la Bible) : «Pourquoi
Minterroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la
vie, respecte les commandements. Lesquels ? Lui demanda-t-il. Jésus répondit : tu ne
tueras point, tu ne commettras pas dadultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas
de faux témoignage. Honore ton père et ta mère ! Enfin : tu aimeras ton prochain comme
toi-même.»(Mt 19, 17 19)
Jésus a donc dit : «respecte les commandements» et Il a
exhorté le jeune homme : «tu ne tueras point.» Jésus na pas dit : «tu
nassassineras point.» Il na pas dit non plus : «tu ne tueras que dans des
cas exceptionnels.»
Jésus de Nazareth sest engagé pour les
animaux. Témoignages extraits de
«Ceci est Ma Parole»
Par ailleurs, Jésus
na pas fait de distinction à ce sujet entre lhomme et lanimal, car le
commandement dit : «Tu ne tueras point» ; cest une affirmation générale
qui signifie que nous ne devrions tuer ni hommes ni animaux.
Dans Ceci est Ma Parole nous pouvons lire entre autres ce que le
Christ a voulu faire comprendre aux hommes de Son époque, y compris en ce qui concerne le
traitement des animaux.
En tant que Jésus de Nazareth, Jai parlé à beaucoup dhommes
de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la
souffrance et la joie. De même que lhomme doit être pour son prochain et non
contre lui, de même il devrait aussi être pour les animaux et en porter la
responsabilité parce quils sont au service de lhomme.
Jai continuellement
enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que lhomme ne
devrait pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une
expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que
lhomme fait à son prochain et aux créatures qui lentourent, les animaux, il
se linflige à lui-même. (p. 429, 2ème éd.)
La Bible relate lépisode au cours
duquel Jésus nourrit cinq mille hommes en disant quIl aurait donné à manger du
pain mais aussi du poisson à la foule rassemblée. Chez Marc, il est écrit :
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant Son regard vers
le ciel, Il prononça la bénédiction, rompit les pains et les donna aux disciples pour
quils les offrent aux gens. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. (Mc
6, 41)
Les poissons ne sont-ils pas des animaux, pourrait-on alors dire ? Dans
Ceci est Ma Parole, nous lisons ce qui sest vraiment passé :
Mes disciples Mapportèrent des pains et des raisins pour les
multiplier. Ce jour-là on Mapporta aussi des poissons morts pour leur
multiplication. En prenant cette substance morte dans Mes mains, Jexpliquai aux
hommes que le potentiel de force du Père, la grande force de vie sen était en
majeure partie retirée et que Je nallais pas créer des poissons vivants pour
quils soient ensuite tués.
Jexpliquai aux hommes que la vie est présente dans toutes les
formes dexistence et que lhomme ne devrait pas supprimer la vie
volontairement. Les hommes et en particulier les enfants, Me regardèrent tristement. Ils
ne purent pas Me comprendre parce quils se nourrissaient essentiellement de poisson,
de pain et de peu dautres choses. Je leur parlai alors en ces termes : les
énergies de la terre conservent encore un peu les poissons morts. Ainsi Je ne vous
donnerai pas des poissons vivant de lEsprit du Père mais à partir de
lénergie de la terre, Je créerai pour vous des poissons morts, cest-à-dire
pauvres en énergie. Ils ne seront jamais vivants et de ce fait ne pourront pas être
tués. Je veux vous montrer le goût de ce qui est vivant, le pain et les fruits, et en
comparaison celui de la nourriture morte.
Et à partir des énergies de la terre, Jai créé pour eux des
poissons contenant peu de substance spirituelle. Je leur ai donné ces poissons morts en
leur demandant de les manger avec le pain et les fruits pour quils sachent faire la
différence entre la nourriture vivante et la nourriture morte, entre celle de haute
vibration et celle de basse vibration.
Cest dans ce sens que
Jai instruit les hommes. (p. 378 379, 2ème éd.)
Nous voyons ici combien de ménagement,
de compréhension et de sensibilité Jésus a déployés vis-à-vis de Ses semblables et
comment Il a su leur montrer lévidence des Lois de Dieu à travers une situation
concrète.
Dans Ceci est Ma Parole, le Christ nous donne encore les
indications suivantes :
Celui qui aime son prochain de manière désintéressée ne fera pas
usage de la violence contre lui, ni ne le tuera. De plus, quelquun qui aime son
prochain avec désintéressement, ne tuera pas délibérément des animaux. Quelquun
qui respecte hommes et animaux na plus dintentions belliqueuses car il
respecte les Lois de Dieu qui incluent également les lois de la nature. Quelquun
qui sefforce de mettre en pratique les Lois de Dieu, se détachera toujours plus de
la nourriture carnée ; il acceptera avec reconnaissance les dons de la terre,
cest-à-dire la nourriture que Dieu offre à Ses enfants humains. (p. 475, 2ème
éd.)
En tant que Jésus, le Christ sest engagé pour les animaux
chaque fois que cela Lui a été possible. Le fait que lon ne trouve pas trace de
cela dans la Bible na rien détonnant car après le Christ, ce nétait
pas lintérêt de la caste des prêtres de dispenser au peuple lenseignement
de Jésus de Nazareth, mais bien plus de dispenser le sien, lenseignement de
lEglise aspirant au pouvoir sur terre. Ainsi ni laspect de
« lanimal » ni le commandement de Jésus de sabstenir de manger de
la viande nont été pris en considération dans le Nouveau Testament de
« lEcriture sainte ».
Continuons à lire dans Ceci est Ma Parole, comment Jésus a
réagi à la souffrance des animaux.
1. Un jour, le Seigneur
quitta la ville et traversa les montagnes avec Ses disciples. Ils arrivèrent sur une
montagne dont les chemins étaient très escarpés et firent la rencontre dun homme
et de sa bête de somme.
2. Mais le cheval était tombé à terre dépuisement parce
quil était surchargé. Lhomme le battait à sang. Jésus vint vers lui et
dit : « Fils de la cruauté, pourquoi frappes-tu ta bête ? Ne vois-tu
donc pas quelle est beaucoup trop faible pour la charge quelle doit porter, ne
sais-tu pas quelle souffre ? »
3. Mais lhomme Lui répliqua : « De quoi
Toccupes-Tu ? Je peux battre ma bête autant quil me plaît car elle
mappartient et je lai payée assez cher. Demande à ceux qui
Taccompagnent et qui habitent près de chez moi, ils le savent aussi. »
4. Et plusieurs disciples répondirent : « Oui, Seigneur, ce
quil dit est vrai, nous étions là quand il la achetée. » Et le
Seigneur répondit : « Ne voyez-vous donc pas comme elle saigne,
nentendez-vous pas ses soupirs et ses plaintes ? » Mais ils
répondirent : « Non, Seigneur, nous nentendons ni ses soupirs, ni ses
plaintes ! » ...
5. Le Seigneur devint triste et dit : « Malheur à vous,
cest linsensibilité de vos coeurs qui vous empêche dentendre ses
pleurs et ses cris de pitié vers son Créateur céleste. Trois fois malheur à celui
contre lequel se dirigent ses cris et ses lamentations dans sa douleur ! » ...
6. Et Il fit un pas et toucha le
cheval. La bête se leva et ses blessures étaient guéries. Mais à lhomme Il dit
ceci : « Va ton chemin et ne la bats plus jamais, si toi aussi tu espères un
jour trouver pitié. » (p. 203 209, 2ème éd.)
Jésus ne portait pas seulement les hommes et les
animaux dans Son grand coeur mais la nature toute entière. Il était en communication
avec toutes les formes de la création, y compris les astres et les éléments. Il nous
est rapporté quIl a commandé aux tempêtes de sapaiser et que leau Le
portait afin quIl pût marcher dessus. Tout comme Il a enseigné à Ses frères et
à Ses soeurs quand Il était Jésus, Il nous enseigne aujourdhui dans Ceci est Ma
Parole :
Dans tout ce qui Est, respectez, estimez et louez la force du Créateur !
Voyez : chaque homme porte au plus profond de son âme tout ce qui est force et lumière.
Le corps spirituel dans lêtre humain est la substance de tout Etre parce que Dieu,
le Père éternel, a tout donné en tant quessence, en héritage à chacun de Ses
enfants. LEsprit éternel est dans toutes les formes de vie et Il sécoule de
toutes les formes de vie.
Dès que lêtre humain est devenu un enfant conscient de Dieu, la
Toute-Puissance de Dieu est à son service, à travers toutes les formes de vie, la
pierre, le bois, le feu et leau, à travers les fleurs, les herbes, les plantes et
les animaux. Tous les astres servent celui qui vit en Moi, lEsprit de la vérité.
Quand la force du créateur peut imprégner lêtre créé parce que son âme est
lumineuse et pleine de force, il redevient consciemment lenfant, le fils ou la fille
de linfini ; il a recueilli à nouveau son héritage, la force universelle.
Chaque journée sur la terre est
un cadeau fait à lhomme pour quil puisse se reconnaître et se trouver
lui-même. Les règnes naturels soffrent à lhomme. Le feu et leau le
servent le jour comme la nuit et les astres aussi. Voyez les richesses que la journée
offre à chacun !
(p. 180, 2ème éd.)
Avant de passer aux textes des livres
de Moïse, citons encore un passage de Ceci est Ma Parole concernant la vie de Jésus de
Nazareth :
1. En allant vers Jéricho, Jésus rencontra un homme avec de jeunes
pigeons et une cage pleine doiseaux quil avait attrapés. Et Il vit leur
désolation davoir perdu leur liberté et vit aussi quils souffraient de faim
et de soif.
2. Et Il dit à lhomme : «Que fais-tu deux ?» Et
lhomme répondit : «Je gagne ma vie en vendant les oiseaux que jai
attrapés.»
3. Et Jésus lui dit : «Que penserais-tu, si un plus fort ou plus
avisé que toi te faisait prisonnier, tattachait, toi ou ta femme ou tes enfants et
te jetait en prison pour te vendre à son propre profit et pour gagner sa vie ainsi ?
4. Ces créatures ne sont-elles pas tes prochains, seulement plus
faibles que toi ? Et est-ce que ce nest pas le même Dieu, Père et Mère, qui
soccupe delles comme de toi ? Laisse tes petits frères et tes petites soeurs
en liberté, et prends garde à ne plus recommencer cela, mais à gagner ton pain
honnêtement.»
5. Et lhomme fut stupéfait de ces paroles et de Son autorité et
rendit la liberté aux oiseaux. Les oiseaux en sortant senvolèrent vers Jésus et
se posèrent sur Ses épaules et chantèrent pour Lui.
6. Et lhomme Lui
posa des questions sur son enseignement, et il continua son chemin et apprit le métier de
vannier. Par ce travail, il gagna son pain et il détruisit ses cages et ses pièges et
devint un disciple de Jésus. (p. 494-495, 2ème éd.)
Cest lesprit des livres de Moïse qui
souffle aujourdhui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques
et sanglantes du culte vaudou
Jésus est venu, comme
Il la dit, pour accomplir la Loi de Dieu. Il la fait par Sa vie et Ses
oeuvres. Et Il a enseigné comment nous, êtres humains, pouvons accomplir la Loi des
cieux dans chacun des pas de notre vie quotidienne ; à ce sujet, le témoignage essentiel
dont nous disposons est Son Sermon sur la Montagne.
Avant de nous interroger sur le fait que le véritable chemin
chrétien, le chemin de la succession de Jésus, nait pas été suivi par bon nombre
de ceux qui se disent chrétiens, revenons encore une fois aux livres de Moïse. Les
enseignements et prescriptions qui sy trouvent, tout comme le système de domination
socio-religieux qui en découle, ont agi jusquà la venue du Christ sur terre en
Jésus bien que Dieu ait sans cesse envoyé Ses messagers, les prophètes, pour éclairer
le peuple et le mener à la véritable foi et à la véritable vie. Laveuglement des
hommes qui en résulta, ainsi que la charge qui pesa sur leur âme, fut lune des
principales raisons au fait que Jésus nait pas été accepté ni reconnu par Ses
contemporains et quIl ait eu à gravir le chemin du Golgotha. Cest aussi
pourquoi, après sa mort physique, des courants négatifs sinfiltrèrent très vite
parmi les premiers chrétiens des origines et finirent par simposer.
Le christianisme naissant, ainsi appelé du nom du Christ, navait
pourtant rien à voir avec le Christ. S'il présentait des formes de vie socio-religieuse
différentes de celles décrites dans les livres de Moïse, il ne s'agissait en fait que
d'apparences. Mais que dire de ses véritables racines ? Aujourd'hui, celles-ci continuent
de produire des fruits de même espèce, de même contenu. Et Jésus n'a-t-Il pas dit :
"Vous les reconnaîtrez à leurs fruits."
Dans le passage suivant, extrait
du 3ème livre de Moïse, le Lévitique, on peut saisir quel esprit souffle lors des
cérémonies :
Si cest un holocauste de gros
bétail quon veut présenter, on apporte un mâle sans défaut ; on le présente à
lentrée de la tente de la révélation, pour être agréé par le Seigneur. On
impose la main sur la tête de la victime, laquelle est agréée en faveur de
loffrant - pour faire sur lui le rite dabsolution - ; on égorge cet animal
devant le Seigneur, et les prêtres, fils dAaron, présentent le sang puis aspergent
de ce sang le pourtour de lautel qui se trouve à lentrée de la tente de la
révélation ; on dépouille la victime et on la dépèce par quartiers ; alors les fils
du prêtre Aaron mettent du feu sur lautel et disposent des bûches sur ce feu ; les
prêtres, fils dAaron, disposent les quartiers - la tête et la graisse y compris -
sur les bûches placées sur le feu de lautel ; on lave avec de leau les
entrailles et les pattes, puis le prêtre fait fumer le tout à lautel. Cest
un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
Sil sagit de présenter un holocauste de petit bétail,
pris parmi les agneaux ou les chevreaux, on apporte un mâle sans défaut ; on
légorge du côté nord de lautel, devant le Seigneur ; alors les prêtres,
fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de lautel ; on le dépèce par
quartiers - la tête et la graisse y compris - et le prêtre les disposent sur les bûches
placées sur le feu de lautel ; on lave avec de leau les entrailles et les
pattes, puis le prêtre présente et fait fumer le tout à lautel. Cest un
holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
Si cest un holocauste doiseau quon veut présenter au
Seigneur, on apporte un présent pris parmi les tourterelles ou les pigeons ; le prêtre
le présente à lautel ; il en arrache la tête et la fait fumer à lautel ;
puis il fait gicler le sang sur la paroi de lautel ; on en détache le jabot avec
son contenu et on le jette à côté de lautel, à lest, à lendroit où
lon dépose les cendres grasses ; on fend loiseau entre les ailes - on ne les
sépare pas - puis le prêtre le fait fumer à lautel sur les bûches placées sur
le feu. Cest un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur. (Lévitique
1, 3-17)
« Un parfum apaisant pour le Seigneur ». Pourquoi
aurait-il fallu rasséréner le Seigneur au moyen de ce parfum soi-disant
« apaisant » qui navait certainement rien dagréable mais relevait
plutôt de la puanteur ? Selon les enseignements de Jésus, Dieu est lamour, la
conciliation, la miséricorde et la bonté, léquilibre en toutes choses. Dans ces
conditions, pourquoi faudrait-il Lapaiser ? Ce sont les animaux qualifiés de
sauvages nous disons parfois les bêtes féroces que lon calme ou que
lon attire dans des pièges à laide de quartiers de viande. A-t-on pensé ou
voulu nous faire croire que Dieu, lAbsolu, lUniversel et Eternel pouvait être
manipulé, comme cest souvent le cas pour nous autres, êtres humains, qui sommes
nous-mêmes manipulés ou qui essayons de manipuler les autres ? Une telle tentative
témoigne dun grand éloignement de Dieu. Dieu na pas de faiblesse. Cest
pourquoi Il ne peut pas être manipulé.
Continuons à parcourir le Lévitique :
Quand on apporte en présent au Seigneur une offrande, le présent doit
consister en farine sur laquelle on verse de lhuile et on met de
lencens ; on lapporte aux prêtres, fils dAaron, et on en prend une
pleine poignée - de la farine, de lhuile avec tout lencens puis le
prêtre fait fumer à lautel ce mémorial. Cest un mets consumé, un parfum
apaisant pour le Seigneur. Le reste de loffrande est pour Aaron et ses fils ;
cest une part très sainte parce quelle provient des mets consumés du
Seigneur. (Lévitique 2, 1-3)
Les restes de loffrande qui revinrent à Aaron et à ses fils
étaient certainement la meilleure part. En est-il autrement de nos jours ? Les démunis
continuent à se nourrir des miettes tombées de la table des riches parmi lesquels on
compte les « dignitaires » ecclésiastiques.
Ce qui est « saint », voire « très saint »,
revient de droit aux prêtres. Dieu aurait-Il instauré une caste de prêtres, en
loccurence à travers Moïse ? En vérité, ils se sont eux-mêmes attribués la
dignité de ce qui est « saint » et lont décrétée héréditaire,
indépendamment du véritable état de « dignité » des individus quils
étaient.
Dans le Lévitique, on peut encore lire :
Si quelquun présente un sacrifice de paix :
Si on présente du gros bétail, que ce soit un mâle ou une femelle,
on présente devant le Seigneur un animal sans défaut ; on impose la main sur la
tête de la victime présentée que lon égorge à lentrée de la tente de la
révélation ; alors les prêtres, fils dAaron, aspergent de son sang le
pourtour de lautel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé
pour le Seigneur, la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus
des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi quaux lombes
- quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis les fils
dAaron font fumer cela à lautel, en plus de lholocauste qui est sur les
bûches placées sur le feu ; cest un mets consumé, un parfum apaisant pour le
Seigneur.
Si on présente du petit bétail au Seigneur comme sacrifice de paix,
on présente un animal sans défaut, mâle ou femelle. Si cest un agneau quon
apporte en présent, on le présente devant le Seigneur ; on impose la main sur la
tête de la victime présentée que lon égorge devant la tente de la
révélation ; alors les fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de
lautel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le
Seigneur, les parties grasses : la queue tout entière - quon détache au
niveau du sacrum - la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus
des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi quaux lombes
- quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis le prêtre fait
fumer cela à lautel ; cest un aliment consumé pour le Seigneur. Si
cest une chèvre que lon présente, on la présente devant le Seigneur ;
on impose la main sur sa tête et on légorge devant la tente de la
révélation ; alors les fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de
lautel ; (Lévitique 3, 1 13)
En parcourant ces descriptions de cérémonies sanglantes à caractère
magique, on ne peut sempêcher de faire le rapprochement avec le culte vaudou. Le
dictionnaire (Duden) en donne la définition suivante : « vaudou », culte
secret et syncrétique, composé danimisme originaire dAfrique mêlé
déléments du rituel catholique, à caractère magique et religieux, répandu à
Haiti. Dans le dictionnaire de Meyer, il est écrit : nom dun culte secret et
syncrétique largement répandu à Haiti, dans lequel des danses extatiques destinées à
mener les participants à une identification avec les dieux prennent une place
prépondérante.
Si le culte vaudou est imprégné déléments du catholicisme, il
ne doit certainement pas cet « enrichissement » au fruit du hasard. En
loccurence, se pourrait-il que cela résulte de la loi dattirance existant
entre des éléments qui se ressemblent ? Si oui, tous ceux qui versent des impôts à
lEglise* (en Allemagne et dans dautres pays) feraient bien de se demander
pourquoi ils versent leur obole.
Continuons à parcourir le Lévitique :
La peau du taurillon, toute sa chair y compris la tête et les pattes, les
entrailles et la fiente, en un mot tout le reste du taurillon, il le fait porter hors du
camp, dans un endroit pur, là où lon déverse les cendres grasses et il le brûle
sur un feu de bûches ; cest à lendroit où lon jette les cendres
grasses quil est brûlé. (Lv 4, 11 12)
Ici nous apprenons ce quest un « endroit pur » !
Ceux qui veulent continuer à sinformer sur les horreurs cruelles
des traditions païennes les plus noires peuvent examiner ce qui suit :
Quand un individu pèche en ce que ayant entendu la formule
dadjuration et étant témoin pour avoir vu ou avoir appris quelque chose, il
nannonce pas ce quil sait, alors il porte le poids de sa faute ; ou bien
quand un individu sans sen rendre compte, touche nimporte quoi dimpur
cadavre danimal sauvage impur, cadavre de bête domestique impure, cadavre de
bestiole impure -, alors il devient impur et coupable ; ou bien quand, sans sen
rendre compte, il touche une impureté humaine toute impureté qui rend impur -,
alors, dès quil lapprend, il devient coupable ; ou bien quand un
individu sans sen rendre compte, laisse ses lèvres prononcer un serment
irréfléchi qui lui fait tort ou qui lui profite en toute question où un homme
peut faire un serment irréfléchi -, alors, dès quil lapprend, il devient
coupable. Quand un individu est coupable en lun de ces cas, il doit confesser en
quoi il a péché, puis apporter à titre de réparation pour le Seigneur, à cause du
péché quil a commis, une femelle de petit bétail, agnelle ou chèvre, comme
sacrifice pour le péché ; alors le prêtre fera sur lui le rite dabsolution
de son péché.
Si quelquun na pas les moyens de se procurer une pièce de
petit bétail, il peut apporter au Seigneur, à titre de réparation pour le péché
commis, deux tourterelles ou deux pigeons, lun servant à un sacrifice pour le
péché et lautre à un holocauste. Il les apporte au prêtre qui présente en
premier celui du sacrifice pour le péché ; il en arrache la tête en avant de la
nuque - mais il ne la sépare pas - ; du sang de la victime, il asperge la paroi de
lautel , puis il fait gicler le reste du sang à la base de lautel :
cest un sacrifice pour le péché. (Lv 5, 1 9)
Jésus était contre le fait de
verser le sang de quelque manière que ce soit
Jamais Jésus na
versé le sang ni approuvé que le sang soit versé. La phrase quIl a
prononcée : Tous ceux qui prennent lépée périront par lépée (Mt
26, 52) sapplique également au monde animal et à la nature tout entière et il ne
sagit pas ici uniquement du fait de tuer par lépée. Il y a plusieurs degrés
dans le manque damour. Les animaux ressentent de manière très fine là où le
coeur des hommes est souvent dur et insensible.
Rien ni personne ne peut nous « absoudre » de nos erreurs,
sauf notre Rédempteur le Christ, dont la force et la lumière rédemptrice demeurent en
chacun de nous. Afin quIl parvienne à libérer notre âme dune faute inscrite
en elle, il nous est demandé de nous repentir pour la dureté de nos sentiments,
sensations, pensées, paroles et actes, de demander pardon du fond du coeur à la personne
contre laquelle nous avons péché cela vaut également en cas de mauvaise action
envers les règnes de la nature -, le cas échéant de pardonner à ceux qui ont mal agi
contre nous, de réparer du mieux possible ce dont nous sommes responsables, dans la
mesure où cela est encore possible, et de ne plus répéter les aspects négatifs dont
nous avons pris conscience. Alors seulement il est possible à Dieu de nous pardonner,
comme nous le prions du reste dans le « notre Père » depuis 2000 ans :
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons également à ceux qui nous ont offensés
...
Cela ne sapplique pas seulement au sacrifice des animaux,
mais inclut que cela soit visible ou invisible toutes les choses méchantes,
méprisantes, cruelles ou irrévérencieuses qui émanent de nous. Cela concerne aussi
notre manque de compréhension et notre manque dégards pour autrui ainsi que notre
indifférence envers lui qui ajoutent encore à nos fautes déjà existantes. Ceci vaut
pour lhumanité dans son ensemble ainsi que pour chaque individu en particulier.
Le Christ est opposé au fait de verser le sang de quelque manière que
ce soit. Quand le Christ sexprime à notre époque, par la parole prophétique, à
propos du sacrifice des animaux ainsi que des essais effectués sur eux en laboratoire et
de toutes les autres formes de violation de la création et de la sagesse universelle de
Dieu par la science, Il utilise fréquemment le terme d« abomination ».
Les êtres humains devraient considérer les animaux, qui sont nos
prochains des règnes de la nature, comme leurs petits frères et leurs petites soeurs car
- bien quils naient commis aucune faute envers Dieu, la Loi, comme ce
nest pas le cas des êtres de la chute - ils les ont accompagnés dans les
profondeurs pour que lhumanité puisse se réjouir malgré tout de la vie de la
nature et établir avec elle une communication fondée sur lamour. La nature aspire
à servir lhomme, ce qui ne signifie pas que celui-ci soit en droit de la torturer,
de lassassiner ou de sen repaître tel un cannibale. Lhomme, qui au plus
profond de lui est un être issu de Dieu, se révèle bien plus souvent comme un être de
la cruauté.
« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté. »
La mort de la conscience. Ou : comment on devient
dépendant du pouvoir des prêtres
Dans ce qui suit, le
« Dieu » qui parle dans les « livres de Moïse » sexprime de
nouveau à lopposé des enseignements de Jésus et du même coup contre Ses propres
Commandements. On lit par exemple dans le Lévitique :
... et celui qui aurait touché quoi que ce soit dimpur,
impureté humaine, animal impur ou toute bête interdite et impure puis mangerait de la
chair du sacrifice de paix offert au Seigneur, celui-là serait retranché de sa parenté.
(Lv 7, 21)
La graisse dune bête crevée et la graisse dune bête
déchiquetée peut servir à tout usage mais vous ne devez pas la manger. Assurément,
quiconque mangerait la graisse dune bête dont il aurait présenté quelque chose en
mets consumé pour le Seigneur, celui-là, pour en avoir mangé, serait retranché de sa
parenté. (Lv 7, 24-25)
« Retranché », signifie ici « exercer la peine de
mort par lapidation », comme cela était en vigueur à cette époque. La lapidation
était chose courante en Israël du temps de Jésus de Nazareth. Souvenons-nous par
exemple de la femme adultère que Jésus sauva in extremis de la lapidation. Jésus
Lui-même faillit un jour être mis à mort de la sorte par Ses contemporains en
application des « Lois de Dieu données à travers Moïse ». Cependant,
« Il traversa la foule et sen alla. »
En son chapitre 11, le 3ème livre de Moïse, le Lévitique, décrit de
façon détaillée quels animaux sont considérés comme purs et quels sont res sur la
justice mais selon la mesure que constitue les Dix Commandements. Cependant, les habitudes
de lhomme et son environnement linfluencent et imprègnent sa conscience.
A la lecture de ces récits cruels de sacrifices danimaux et de
lapidation dêtres humains, nous pouvons aller plus loin que le simple fait de nous
demander ce que ces animaux ont bien pu endurer lors de ce supplice.
Ainsi, nous pourrions également essayer de comprendre ce qua pu
ressentir un homme dautrefois en nous représentant la scène suivante : deux jeunes
hommes du peuple avaient mangé du lapin. Après lavoir attrapé ils lavaient
fait rôtir. Selon les chapitres 10 et 11 du Lévitique, ils étaient donc impurs
jusquau soir mais sen étaient accommodés. Cependant lorsque les deux amis
sont entrés soit par inconscience soit par provocation dans le lieu où se
trouvaient les offrandes «saintes», lun deux a été reconnu et condamné à
être lapidé. Lautre na pas été suspecté. La lapidation sest
déroulée conformément à ce qui est écrit dans le Lévitique :
Le Seigneur adressa la parole à Moïse : «Parle à Aaron et à ses fils
des cas où, pour ne pas profaner mon saint nom, ils doivent se tenir à lécart des
saintes offrandes que les fils dIsraël me consacrent ; cest moi, le Seigneur.
Dis-leur : dâge en âge, tout homme de votre descendance qui, en état
dimpureté, sapproche des saintes offrandes que les fils dIsraël
consacrent au Seigneur, celui-là sera retranché de devant moi. Cest moi, le
Seigneur.» (Lv 22, 1 3)
Plaçons-nous à la place du jeune homme qui a survécu après la
lapidation de son ami.
Un sentiment de culpabilité le ronge. Il sinsurge contre ce
jugement et cette punition cruels qui auraient dû normalement latteindre
également. Il se rebelle contre les prêtres qui ont prononcé ce verdict mais il doit
quand même finir par admettre quils nont fait quexécuter ce que «Dieu
a commandé à Moïse». Alors cest contre ce Dieu qui a proclamé une loi aussi
impitoyable que se dirige sa révolte. Pourtant, sil finit par admettre que Dieu est
«juste», quIl est linstance suprême qui ne saurait se tromper, il commence
à douter de lui-même. Il observe que les autres nont visiblement aucun scrupule à
lapider quelquun ; il en conclut que ses sentiments et son sens de la justice sont
faussés puisque les prêtres institués par Dieu ainsi que les membres de sa tribu
ressentent et pensent autrement que lui. Aussi prend-il la décision de changer sa
manière de voir les choses et de sorienter à lavenir strictement sur les
prêtres et sur les autres plutôt que de réfléchir par lui-même et de prendre ses
décisions librement. Désormais, il ne se tournera plus vers lui-même.
Pour connaître la valeur de ses pensées et de ses actes mais se
comportera comme le font les autres, même si son cur lui dicte un autre choix,
parce que «Dieu le veut ainsi».
Un processus dadaptation sentame. Le caractère de cette
personne se met à changer. Elle ne vit pour ainsi dire plus sa propre vie. Son coeur
devient froid, ses sentiments sémoussent et sengourdissent, son être devient
dur. Limage quil a de Dieu se trouble et sassombrit. Il ne peut plus
avoir confiance en ce Dieu vengeur et irrité et encore moins Laimer. Ses prières
ne sont plus sincères et pour finir il lui est plus commode de disposer de prières
toutes faites à réciter.
Au bout de quelque temps, il finit par devenir un conformiste,
obéissant fidèlement aux prêtres et à la «tradition». Cet homme ne se fie plus à sa
seule mesure intérieure, à sa conscience, mais pense et agit par la force de
lhabitude, sans discernement.
Désormais, on peut se fier à lui, à sa loyauté, à son obéissance,
à sa fidélité : il est dans la «ligne».
Voici donc à peu près comment les choses auraient pu se passer
autrefois. En théorie, du moins, par contre du point de vue pratique, il est peu probable
quun homme ait pu atteindre lâge adulte sans être déjà imprégné des
usages religieux traditionnels incluant le fait de pratiquer le sacrifice des animaux et
de lapider des êtres humains.
Le processus intérieur que nous venons de décrire à linstant
sest répété, à quelques variantes près, un nombre incalculable de fois au cours
de lhistoire.
Pensons par exemple à ce qui sest passé au Moyen-Age en Europe
où bon nombre de situations similaires et de conflits de conscience ont été provoqués
par linquisition. Les prêtres négorgeaient plus eux-mêmes les animaux, ils
les faisaient abattre. Ils nallumaient plus eux-mêmes les bûchers sur lesquels
étaient brûlés des hommes droits et sincères qui sétaient simplement dressés
contre le mensonge - par fidélité au Dieu unique, véritable et miséricordieux - et qui
le payaient de leur vie. Les prêtres se contentaient « seulement »
délever un crucifix devant la victime et de la bénir, dentonner des chants
de louange à la gloire du Seigneur, de donner labsolution et de distribuer des
indulgences à ceux qui avaient ramassé le bois pour construire le bûcher ...
Les cérémonies sacrificielles
«comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans lAncien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux
Revenons au thème du
sacrifice des animaux dans lAncien Testament. Si lon veut en savoir plus sur
lart du vaudou, il suffit de continuer à lire le Lévitique :
Il présenta le bélier de lholocauste ; Aaron et ses fils
imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse légorgea et aspergea le
pourtour de lautel avec le sang ; Moïse dépeça par quartiers le bélier, dont il
fit fumer la tête, les quartiers et la graisse ; Moïse lava à leau les entrailles
et les pattes et il fit fumer à lautel tout le bélier ; ce fut un holocauste, un
parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur, comme le Seigneur lavait
ordonné à Moïse.
Il présenta le second bélier comme bélier dinvestiture ; Aaron
et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse légorgea et prit
du sang ; il en mit sur le lobe de loreille droite dAaron, sur le pouce de sa
main droite et sur le pouce de son pied droit ; Moïse présenta les fils dAaron et
mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le
pouce de leur pied droit ; puis Moïse aspergea le pourtour de lautel avec le sang ;
il prit les parties grasses - la queue, toute la graisse qui est au-dessus des entrailles,
le lobe du foie et les deux rognons avec leur graisse - ainsi que le gigot droit ; dans la
corbeille des pains sans levain qui se trouve devant le Seigneur, il prit un gâteau sans
levain, un gâteau à lhuile et une crêpe, quil plaça par dessus les
graisses et le gigot droit ; il mit le tout sur les mains dAaron et sur les mains de
ses fils et il le fit offrir avec le geste de présentation devant le Seigneur.
Moïse le reprit de leurs mains et le fit fumer à lautel avec lholocauste ;
ce fut un sacrifice dinvestiture, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour
le Seigneur. (Lv 8, 18 28)
Celui pour qui de
telles scènes macabres ne suffisent pas peut en lire davantage :
Aaron sapprocha de lautel et égorgea le veau du
sacrifice pour son propre péché ; les fils dAaron à travers le prphète
Jérémie, comme nous lavons déjà vu plus haut.
Ce que dit Jésus, le Christ, montre parfaitement que le nom de Moïse
a été utilisé pour couvrir la cruauté du culte païen. Dans le livre Ceci est Ma
Parole, le Christ révèle Lui-même : « Je Suis venu pour abolir les
sacrifices et les fêtes sanglantes » signifie : Je suis venu pour enseigner
lEvangile, la Loi de lamour, et la vivre en exemple pour que vous voyiez que
seul celui qui respecte les Lois divines est riche intérieurement en force spirituelle.
Les hommes possédant des valeurs intérieures ne manqueront de rien. Lhomme riche
dans son coeur est avec et non contre son prochain, et ainsi avec Dieu, la vie qui est la
plénitude. Des hommes ayant des valeurs intérieures sont aussi avec les règnes animal
et végétal, et non contre ce que Dieu a créé. Celui qui soppose à son prochain
se battra avec lui et le tuera. Celui qui est contre son prochain ne respectera pas non
plus les autres formes de vie, quil sagisse des animaux, des plantes ou des
pierres.
Celui qui est contre la vie en Moi, le Christ, est affamé et assoiffé
de succès, de richesse, de pouvoir et de prestige. Pour ses fêtes et plaisirs gourmands,
il tue les animaux et mange leur chair. Il montre ainsi son éloignement de Dieu.
Dieu, lEternel, a les sacrifices danimaux en abomination.
Il ne veut pas que les animaux Lui soient offerts ou soient immolés. Dieu a donné la vie
à toutes formes de lEtre, y compris les animaux. Aussi, pourquoi les lui sacrifier
si Lui-même, la vie, habite en eux ?
Par contre si lhomme Me sacrifiait, à Moi, le Christ, son moi
humain, ses passions et avidités, sil aspirait à une vie voulue par Dieu en
la Lui consacrant, cela contribuerait à lunité entre toutes les formes de vie.
Dieu est lEsprit de lamour et de la liberté ! Cest pourquoi,
chaque homme devrait librement sacrifier son moi. Ce nest quainsi quil
devient doux et humble de coeur et trouve la grande unité : Dieu. Dieu aime chez ses
enfants cet épanouissement de lhomme vers Lui.
Lhomme qui se donne au Dieu Père-Mère éternel en transformant
ses aspects humains en divin, nabattra pas danimaux pour en manger la chair et
nen tuera pas intentionnellement. Un tel homme va également à la rencontre du
monde végétal en faisant preuve damour désintéressé car il sait quil
sagit dun autre cadeau de Dieu à ses enfants humains. Les plantes de même
que les fruits des champs et des forêts, soffrent volontiers à lhomme et
voudraient pouvoir lui servir daliments et de remèdes pour son corps malade.
La « colère de Dieu » est une conception paienne largement
répandue dans lancienne alliance : on croyait que les « dieux »
voulaient se venger des hommes. Il serait bon que lhomme pécheur reconnaisse
quil a lui-même créé la soi-disant « colère de Dieu ». Le
« Dieu coléreux », cest le moi humain qui se venge de ce
quil a lui-même créé ; car ce que lhomme sème, il le récoltera.
Les mots « oeil pour oeil, dent pour dent » furent et sont
également mal compris. Lhomme ne doit pas se venger de son prochain en lui rendant
la monnaie de sa pièce. Il lui est commandé de pardonner à son prochain, de lui
demander pardon, et de ne plus refaire la même chose ou une chose similaire. Celui qui ne
respecte pas ce commandement se rend lui-même dans la loi dexpiation qui dit :
« Oeil pour oeil, dent pour dent. ». Il y récoltera « oeil pour oeil,
dent pour dent » ce quil a semé. (p.212 214, 2ème éd.)
La loi des semailles et des récoltes qui permet aux hommes de
découvrir les causes de leur destin en eux-mêmes, était déjà enseignée par Dieu à
travers les anciens prophètes. Chez Ésaïe on peut lire par exemple : Malheur !
Ils traînent le péché avec les cordes de limposture et la faute avec des traits
de chariot. (És.5, 18). Dans la traduction oecuménique du livre de la sagesse
contenu dans lAncien Testament, on peut lire : ... pour quils sachent que
lon est puni par où lon a péché. (11, 16).
Dieu ne punit pas et nincite pas davantage au péché. Nos
péchés sont la punition que nous nous infligeons nous-mêmes ; ils sont ce par quoi
nous nous jugerons nous-mêmes.
Ainsi, Jésus a-t-Il voulu faire cesser les cruautés commises envers
les hommes ainsi quenvers les animaux. Les représentants de linstitution
ecclésiastique actuelle tolèrent pourtant que celles-ci aient encore lieu. Il est
certain que les méthodes ne sont plus les mêmes, en réalité elles sont encore plus
cruelles. Ce faisant, les églises approuvent ce qui se passe. Lengagement de
quelques-uns pour les animaux est malheureusement lexception qui confirme la règle.
Le Nouveau Testament «parachève» lAncien et l'«éclaire».
Tous deux sont «la véritable Parole de Dieu».
Les millions de victimes de lEglise
Dans le n° 140 du
catéchisme de lEglise catholique, voici ce quécrit le clergé romain : ...lAncien
Testament prépare le Nouveau tandis que ce dernier parachève lAncien. Tous deux
séclairent lun lautre ; tous deux sont la Parole véritable de Dieu.
De nos jours, on torture les animaux, les abattoirs tournent à
plein régime. On sacrifie toujours des animaux, on découpe leur cadavre en morceaux pour
régaler les «dieux» humains et satisfaire leur palais gourmet.
Au cours de lhistoire, des hommes aussi ont été torturés et
tués avec sauvagerie et cruauté. Et ce qui fut hier peut se reproduire aujourdhui.
La manière dont lAncien Testament a été
« parachevé » par la suite se montre très clairement à travers les fruits
que les Eglises prétendument chrétiennes ont produits durant de nombreux siècles.
Il y a quelques jours, quelquun ma remis une brochure. Il
sagit dune documentation concernant linitiative intitulée
« mémorial dédié aux millions de victimes de lEglise ». On peut y
lire ce qui suit :
Les millions de
victimes de lEglise :
Inquisition : Du 13
Du 13 ème au 18ème siècle. De un à dix
millions de morts ainsi que dinnombrables personnes torturées, brutalisées et
terrorisées (Le « Spiegel », 1.6.1998).
Croisades :
Du
11 ème au 13ème siècle. Environ 22
millions de morts, parmi lesquels des milliers de Juifs allemands (Hans Wollschläger,
«les pèlerinages armés à Jérusalem»).
«Païens» : Du 9 ème au 12ème siècle. Au Moyen Age,
rois et princes allemands obtiennent par la violence la conversion au «christianisme» de
dizaines de milliers de «païens» germaniques et slaves, ou les font exécuter de
manière cruelle. LEglise donne sa bénédiction à tout cela ou prêche des
«croisades» contre les Slaves (Karlheinz Deschner, «Histoire criminelle du
christianisme», tomes 4, 5 et 6).
Juifs : Du 11 ème au 14ème siècle, période
ensanglantée par des pogroms continuels qui font des milliers de morts provoqués par des
siècles de calomnie de la part des Eglises. Lors du procès de Nuremberg, Julius
Streicher se lAllemagne, le professeur H. Mynarek a également chiffré le
pourcentage des prêtres pédophiles à environ 3 à 5 % de leur total. (Dossier 97,
14.9.1999).
Martin Luther : vie et enseignement
dans lesprit chrétien de lamour du prochain ?
La plupart des
assassinats et autres crimes perpétrés « au nom de Dieu » sont à mettre au
compte de lEglise catholique. Doit-on en déduire pour autant que lEglise
protestante serait meilleure et plus positive ?
Quen est-il par exemple de lesprit de bienveillance, de
générosité et la tolérance de son fondateur, Martin Luther ? Comment sest-il
comporté avec ses semblables, comment a-t-il vécu lamour du prochain qui devrait
être le Commandement suprême ?
Aujourdhui encore, Martin Luther est hautement considéré.
LEglise quil a créée marche dans ses traces comme la confirmé sur
Internet Mr Hermann von Loewenich, évêque de lEglise protestante de Bavière
jusquen 1999 : Nous tenons à conserver lhéritage historique de la
tradition luthérienne comme étant notre patrie culturelle et spirituelle.
Dans une brochure volumineuse intitulé « Le théologien »
n° 3, un thélogien de formation protestante a rapporté les exigences de Luther :
Celui-ci a exhorté les princes à tuer les paysans qui sétaient
soulevés : Que tous ceux qui le peuvent transpercent, frappent et égorgent. Si tu
meurs en faisant cela, sois heureux, tu ne pourras jamais atteindre une mort plus bénie.
Car tu meurs en obéissant à la parole et au commandement divin (Contre les paysans
révoltés, Ecrits de Luther, édition de Weimar).
Luther exige que ceux qui prêchent une autre croyance soient
persécutés : ... quand bien même ils voudraient enseigner lEvangile pur, quand
bien même ils seraient des anges et Gabriel en personne venus des cieux
sil
veut prêcher, il doit prouver quil a été appelé ou investi pour le faire
sil ne veut pas le prouver, que les autorités renvoient de tels coquins à leur
véritable maître, à maître Hans ( cest-à-dire le bourreau)
Luther calomnie le peuple juif et exige quil soit persécuté :
Si je le pouvais, je labattrais (le citoyen juif) et dans ma fureur
je le transpercerais avec mon épée.
... que lon incendie leurs synagogues ou leurs écoles et que
lon recouvre et comble de terre tout ce qui de Neuendettelsau en Bavière par
exemple) furent livrées aux pouvoirs publics conformément à la science politique de
Luther (lobéissance aux autorités), et bien que les responsables de ces
institutions aient parfaitement su que ces personnes étaient vouées ainsi à la mort.
Finalement, cest le pape lui-même que Luther aurait voulu tuer :
le pape est le diable ; si je pouvais tuer le diable, pourquoi ne le ferais-je pas ?
Ainsi, lEglise luthérienne se nomme-t-elle « chrétienne ».
Pourtant, nest-on pas en droit de se demander où se trouve lesprit chrétien,
lesprit de lamour de Dieu et du prochain dans ce que proclame Luther ? Ses
exhortations et ses maximes, maintes fois mises en pratique aussi bien par le peuple que
par les princes, ont fait couler beaucoup de sang, Troisième Reich inclus.
Comment quelquun qui tient de tels propos contre ses prochains,
propos qui sexpriment à notre époque sous une forme différente, pourrait-il faire
preuve de compassion et de miséricorde envers les animaux. Quil sagisse de la
guerre, des massacres dêtres humains ou danimaux, de la destruction de la
nature, des animaux-cobayes ou de la manipulation génétique, léthique et la
morale des deux grandes confessions ne présentent pas grande différence ; pour employer
une formule modérée, nous dirons que les deux Eglises en question ne sont pas
chrétiennes.
« Ce que lhomme inflige aux autres, il se linflige
à lui-même. » Que ressent lanimal lorsquil est
confronté à la souffrance ? Lanimal, objet
utilitaire et produit de consommation
Examinons à nouveau
les témoignages rapportés par lAncien Testament, dont le troisième livre de
Moïse - qui contiendrait la Parole véritable de Dieu - indique aujourdhui encore
aux ministres des Eglises institutionnelles quels animaux ils peuvent manger et quels
autres ils ne doivent pas manger. Voici ce quon peut y lire :
Ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là, vous pouvez les
manger. (Lévitique 11, 3)
Et trois versets plus loin, un appel est lancé aux chasseurs :
(Vous ne devez pas manger) ... le lièvre, car il rumine mais na pas
de sabots : pour vous il est impur ; le sanglier, car il a le sabot fendu mais Il
parlait et agissait en faveur des animaux.
Bien des gens cependant, restent indifférents au fait que des animaux
soient torturés et tués. A la page 429 de Ceci est Ma Parole, Jésus explique que
les animaux ont des sensations et des émotions tout comme nous, les êtres humains :
En tant que Jésus de Nazareth, Jai parlé à beaucoup dhommes
de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la
souffrance et la joie. De même que lhomme doit être pour son prochain et non
contre lui, de même il doit aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité
parce quils sont au service de lhomme.
Jai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont
aussi des créatures de Dieu que lhomme ne doit pas mépriser mais aimer. Celui qui
les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son
âme ou dans son corps. Car ce que lhomme fait à son prochain et aux créatures qui
lentourent, les animaux, il se linflige à lui-même.
Beaucoup dhommes prirent conscience de leur brutalité et
commencèrent à mettre Mon enseignement en pratique. Ils se repentirent et devinrent les
amis des animaux. Et plus dun comprit Mes paroles et Me suivit. (p. 429)
Je répète les paroles de Jésus, le Christ : «Ce que lhomme
inflige à ses semblables et aux autres créatures, il se linflige à lui-même.»
Suivons Ses Paroles et rapportons à nous-mêmes ce qui atteint les animaux innocents.
Mettons-nous à leur place pour partager leur sort en sentiments, en images et en
pensées.
Vous pourriez par exemple vous demander : si jétais un animal,
aurais-je une préférence pour le fait dêtre tué ou pour celui dêtre
assassiné ? Quelquun qui simagine véritablement dans la situation de devoir
choisir entre ces deux manières de perdre la vie, se rendra compte par lui-même de
limpossibilité dun tel choix puisque dans un cas comme dans lautre il
sagit de perdre la vie.
A présent demandons-nous comment nous réagirions si quelquun
nous capturait, nous mettait en cage et décidait des moments où nous pouvons jouir
dun peu de liberté ?
Plaçons-nous dans la peau dun hamster doré qui par nature a
grand besoin de mouvement. Imaginons ce que nous ressentons, enfermés dans un espace
minuscule pendant de longs mois. Pour satisfaire notre besoin de mouvements, nous ne
disposons que dune petite roue sur laquelle nous devons courir tout en restant à la
même place sans avancer dun pouce. Combien de temps pourrons-nous éprouver du
plaisir de la sorte ? Ainsi, nous ressentons ce que doit éprouver un hamster qui, jour
après jour, na dautre choix pour se mouvoir que de courir stupidement dans sa
petite roue.
Mettons-nous à la place dun boeuf quon engraisse et qui
vit, incarcéré dans une étable, flanc contre flanc avec ses compagnons de souffrance,
dopé par une nourriture bourrée de substances chimiques, se disant à chaque instant que
le boucher va venir vous chercher pour vous abattre puis vous découper en morceaux. Ainsi
vous, lanimal sacrifié, allez servir de repas, par exemple au clergé ventripotent.
De temps à autre, sélèvent les beuglements sourds de vos frères et soeurs, les
taureaux et les vaches et vous ressentez combien ils sont tiraillés par les mêmes peurs
que vous. Cependant la fin qui vous attend est déjà écrite. Vous êtes à la merci de
lhomme-boucher, livré à son égoïsme, à sa dureté de coeur, à son avidité et
même à sa cupidité.
La plupart des hommes néprouvent aucun scrupule vis-à-vis
dautrui, homme ou animal, tant queux-mêmes ne sont pas concernés. Cest
pourquoi, dans certains cas, des hommes sarrogent le droit den tuer
dautres et à plus forte raison des animaux. Pourtant, qui a le droit dôter
intentionnellement la vie à son prochain ou à un animal ? Qui a créé lâme
immortelle de lhomme ? Qui lui a donné le souffle de la vie ? Qui a donné le
souffle et la vie à lanimal ? Ce nest pas lhomme, cest Dieu,
lEternel, lEsprit créateur de linfini. Dieu nenlève la vie ni à
lhomme ni à lanimal, car Dieu est le Donateur. Dieu nexerce pas la
contrainte ; Il nutilise jamais la violence ; Il noblige personne à agir
contre Sa volonté. Il est la liberté et Il laisse la liberté. Mais lhomme, qui
na donné la vie ni à lâme de lhomme ni à lanimal, tue la
maison de lâme - le corps - et tue lanimal. Qui a donné à lhomme le
droit dagir ainsi ? Pour sa part, Jésus na jamais autorisé cela !
Selon moi, ceux qui font la différence entre «tuer» et
«assassiner» sont des paranoïaques qui ne donnent aucune valeur à la vie des autres et
qui, selon la Loi universelle qui est la Vie, détruisent par conséquent leur propre vie.
En effet, ce que lhomme inflige aux autres, il se linflige à lui-même.
Ceci concerne également le fait de mettre des animaux en cage. Dieu a
accordé aux animaux la nature comme espace vital afin quils sy déplacent
librement, chacun selon son espèce, comme le font les formes animales spirituelles dans
lEtre pur. Il na créé aucune cage où enfermer Ses créatures. Pourtant les
hommes eux sarrogent le droit de mettre des animaux en cage et les laissent
végéter dans un espace des plus réduits.
Jésus, le Christ, a dit : Tout ce que vous voulez que les autres
fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ! (Mt 7, 12). Ces paroles de Jésus
peuvent également être exprimées de cette façon : Ne fais à personne ce que tu ne
veux pas que lon te fasse. En sexprimant ainsi, Jésus a-t-Il uniquement
fait référence aux rapports que les hommes devraient entretenir les uns avec les autres
ou na-t-Il pas également fait mention de leurs relations avec les animaux, compte
tenu de lamour quIl éprouvait pour eux ?
Dieu a donné aux hommes et aux animaux la terre entière, et donc la
liberté. Pourtant les hommes ont divisé la terre en parcelles dont chacun essaie - de
manière légale ou illégale - davoir le plus gros morceau. Dès lors, ce bout de
terre devient «sa possession». Cela «lui appartient» avec tout ce qui vit dessus.
Cependant ce que lhomme sapproprie sur terre nest quillusion, un
leurre, car la mort le prive de tout ce quil a dérobé à la terre.
Pour beaucoup dhommes, les animaux ne sont que des objets que
lon peut vendre ou acheter, utiliser et même consommer - tels une marchandise. Ils
parquent les animaux dans leur représentation mentale, dans lenclos où ils
végètent eux-mêmes.
Celui qui a appris à se mettre à la place des autres, ressent
parfaitement que les animaux éprouvent des sensations et des émotions, tout comme les
êtres humains. Ils éprouvent de la joie, ils ressentent de la souffrance et de la
douleur. Un vieux proverbe des Indiens dAmérique pourrait nous aider à développer
davantage de compréhension pour les animaux. Il dit ceci : Ne juge jamais un homme
avant davoir porté ses mocassins au moins une demi-lune durant. Rapportées aux
animaux ces paroles sages signifient : Avant de mettre des animaux en captivité, de les
utiliser pour tes propres buts et de les torturer, cest-à-dire de leur faire
supporter des conditions dexistence ne correspondant pas à leur nature, éprouve
dabord tout cela en toi. Oblige-toi à courir dans la roue dont nous avons parlé
plus tôt et tu sauras ce quendure ton petit prochain le hamster. Celui qui veut en
savoir plus sur le sort des animaux, peut se mettre à la place du veau engraissé pour
labattoir, de la poule délevage en batteries, ou du bébé-phoque qui tout à
coup voit fondre sur lui des hommes munis de bâtons pour le tuer et le dépecer. Vous
pouvez aussi essayer dimaginer ce que ressent la mère phoque quand, revenant de la
pêche, elle ne retrouve de son enfant quune boule de chair à vif.
Le Dieu de lesprit temporel.
LAncien Testament «accompli» à notre époque :
les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?
Jésus, le Christ, est
la vérité. Il a dit : Le Père et Moi sommes un (Jn 10, 30). Penchons-nous à
nouveau sur ces paroles de Jésus : Nallez pas croire que je sois venu abroger la
Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (Mt 5, 17).
En bien des cas, Jésus ne sest pas comporté selon ce que le
«Dieu» de lAncien Testament avait commandé à travers le prophète Moïse. Jésus
a rarement fait référence au «Dieu» des «livres de Moïse» et quand Il la fait
ce fut toujours de manière indirecte. Il disait plutôt : Vous avez entendu quil
a été dit ... mais Moi Je vous dis ... ou encore : Vous avez entendu quil a été
dit aux anciens
mais Moi Je vous dis ... Que celui qui a des oreilles pour
entendre entende : Jésus a rarement fait mention du «Dieu» des «livres de Moïse».
Jésus na donc jamais donné foi à cette fausse conception de
Dieu, à cette fausse image de Dieu. Il a parlé du «Père qui est dans les cieux», de
Son Père, de «Dieu, votre Père.» Il a parlé à partir de la vérité, qui est la
réalité éternelle, la Loi des cieux.
Certains vont peut-être arguer que les paroles que Dieu prononça
jadis étaient destinées aux hommes de jadis et que ce quIl dit alors nest
plus valable aujourdhui, dans la mesure où les choses sont bien différentes à
notre époque. Si cétait le cas, cela signifierait que les hommes de jadis étaient
pires, avaient un caractère plus misérable que ceux daujourdhui ? Pour
savoir sil en est bien ainsi, nul besoin de faire des recherches pour savoir comment
étaient les hommes dautrefois.
Quiconque a encore une petite étincelle de jugeote sait, sans avoir
besoin de se creuser la tête, et conformément à ce qui est rapporté à la page 32
et suivantes, que lhumanité daujourdhui est bien pire
quautrefois. Et cela est également vrai en ce qui concerne leur comportement envers
leurs frères et soeurs des règnes de la nature, les animaux. Dans la nature, dans les
laboratoires de recherche ou ailleurs, le sort des animaux en est la preuve.
Bien des gens disent croire en Dieu. Mais précisément, ce sont ceux
qui veulent montrer quils croient en Dieu en allant à léglise et en
participant aux réceptions officielles qui ont le plus tendance à se comporter en
«sur-dieux». Non seulement ils tolèrent mais en plus ils encouragent les essais
monstrueux pratiqués sur les animaux vivants, à côté desquels les pratiques décrites
dans les «livres de Moïse» paraissent presque douces. Le clergé romain, lui, proclame
: «lAncien Testament prépare le Nouveau, tandis que celui-ci témoigne de
laccomplissement de lAncien. Les deux séclairent lun lautre
...» Dans ces conditions faut-il considérer la flamme des bûchers du Moyen-Age
comme la marque de lillumination du Nouveau Testament par lAncien, et à
linverse, les actes sanguinaires commis pendant le Moyen-Age ainsi que les graves
transformations infligées à lenseignement de Jésus, le Christ, au cours des 2000
ans écoulés, ne jettent-ils pas une lumière des plus crues sur ce qui a été fait de
la Parole de Dieu et de Son message dans lAncien Testament ? Cette question vaudrait
la peine dêtre approfondie... Quelles forces - appelées également pouvoirs -
sont-elles à loeuvre de nos jours ? Si ce nest pas Dieu - puisquIl est
la Loi et que la Loi est amour, bonté, paix, bien de tous et de tout - , alors qui est-ce
?
Une lecture que je viens deffectuer montre clairement comment, à
notre époque, lAncien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau. Il
sagit du manuscrit dun reportage télévisé diffusé le 2.9.1999 sur la
deuxième chaîne de télévision allemande «ZDF», dans le cadre dune émission
intitulée le «Journal de létranger». Ce reportage sintitule : «une
affaire de pédophilie en Irlande». En voici un extrait :
LIrlande est actuellement secouée par un scandale. Au centre de ce
scandale, se trouve lEglise catholique, le pilier de la société irlandaise.
Pendant de nombreuses années, lEtat a confié des enfants à un ordre catholique.
Aujourdhui sur lîle, leffroi est grand car un film documentaire
révèle ce que personne ne voulait croire : mauvais traitements, abus et violence, là
où on était en droit dattendre de lamour et des soins. Il ne sagit pas
de cas isolés puisque ce sont des centaines denfants qui, sous couvert de
lEglise, ont vécu lenfer sur la terre. Maintenant le cartel du silence est
rompu ; la vérité éclate au grand jour.
A lâge de trois ans, John Prior est placé par lEtat dans un
foyer dadoption parce que ses parents sont apparemment incapables de sen
occuper correctement. Le foyer en question appartient à lordre catholique des
«Christian Brothers». Pour tous, il va de soi que les enfants placés dans cet
établissement sont élevés dans la croyance en Dieu.
John, agé maintenant de 54 ans, rapporte comment il a été victime
sept années durant dagressions sexuelles de la part de deux frères appartenant à
cet ordre et dun prêtre catholique.
La pire raclée, je lai reçue après que je sois allé raconter à
linfirmière quun des frères de lordre mavait agressé
sexuellement. Javais neuf ans et demi, dix ans. Dabord cest
linfirmière elle-même qui ma battu puis elle est allée tout raconter au
frère. Celui-ci ma emmené ailleurs et là deux frères mont battu, battu et
battu encore. Javais des blessures sur tout le corps ...
Dans létablissement il y avait des douches collectives,
Une vingtaine de garçons devaient prendre leur douche ensemble. Le frère sest
déshabillé ... et il a abusé de quelques garçons devant les yeux des autres et ils les
a obligés à se toucher mutuellement. Une fois, il ma violé. Il ma jeté sur
son lit et il ma pris. Il ma déchiré. Je saignais tellement que
linfirmière a dû me mettre de la teinture diode ; jai hurlé de
douleur.
En mars 1998, les frères de cet ordre se sont excusés publiquement pour
les agressions subies par les enfants des foyers et ils ont créé, avec dautres
ordres, un service téléphonique de secours aux victimes. Celui-ci a reçu plus de 8000
appels et lEglise a dû confier 600 de ces personnes aux soins des thérapeutes.
1999 : un film documentaire accuse lEtat et prouve que les
pouvoirs publics avaient connaissance depuis des dizaines dannées de ces agressions
sur des enfants dans les écoles religieuses tout en continuant à les financer. Le
gouvernement vient de former une commission denquête et promet de modifier la loi.
Il débloque léquivalent de 35 millions de francs français pour soigner les
victimes.
John suit actuellement une psychothérapie. Il souffre dangoisses, il
ne peut pas dormir, il na confiance en personne. Presque toutes ses relations sont
des échecs et dans le domaine professionnel, il na pas eu plus de succès.
Le thérapeute : John souffre continuellement ; il a des complexes
dinfériorité, il se sent inutile ; il manque de confiance en soi ...
John nest pas un cas isolé. Des milliers denfants irlandais
ont été confiés aux foyers catholiques ... John raconte le sort subi par son meilleur
ami, Joseph :
... Il avait un longue courroie en cuir et il sen servit pour
frapper Joseph sur les épaules et sur la tête. Joseph est tombé de sa chaise alors le
frère la fouetté sur tout le corps puis il sest mis à lui donner des coups
de pieds ; il portait ces grosses bottes militaires que les frères avaient pour
travailler dans les champs. Il la littéralement bourré de coups de pieds. Joseph a
perdu connaissance et il a fallu le transporter à lhôpital où il est mort. Tout
le monde était au courant. Ici, ils disent que cétait une leucémie ; mais il
nest pas mort dune leucémie.
Le journaliste : Depuis, John ne croit plus en Dieu.
Ce récit na pas besoin de commentaires
Dans un numéro récent du «Kirche intern» (Autriche), sous le titre
«Agression sexuelle. Thérapie conventuelle», on peut lire :
Il est de plus en plus fréquent que des prêtres et des religieux soient
soupçonnés dimplication dans des délits sexuels. Cest la raison pour
laquelle le prieur de labbaye G., J.A., a décidé dagir. Cette année encore,
il souhaite installer dans le monastère P. un centre psychiatrique pour les membres du
clergé, les moines et le personnel religieux.
Il est intéressant de relire ce que le «Dieu de Moïse» dit à ce
sujet. Si cette «loi» - qui remonte à une tradition très ancienne et qui, faisant
partie de «lEcriture Sainte», a pleine valeur aux yeux de lEglise - était
appliquée à notre époque, plus dun perdrait la vie sur le champ.
A notre époque, lhomme nagit plus seulement contre des
individus, homme ou animal, mais, en raison de la mondialisation il a les moyens
dagir contre lhumanité et le monde animal dans son entier. Il se croit même
en devoir daméliorer la création de Dieu. Lhomme dominateur et cruel
intervient brutalement de multiples façons dans la vie des animaux, des plantes et des
minéraux, et les masses égoïstes, indifférentes et apathiques restent sourdes et
aveugles ; elles abandonnent sans rien faire les créatures martyrisées à leur
triste sort. Et bien sûr, lhomme se comporte de la même manière avec ses
semblables.
A notre époque la caste des prêtres sest fabriquée un Dieu
tout comme elle le fit à lépoque de Moïse, à cette différence près que le
« Dieu » daujourdhui ne correspond ni à lAncien Testament
ni à lenseignement de Jésus. De tous temps, les ministres de lEglise ont
adapté leur(s) Dieu(x) à « lépoque », cest-à-dire aux
conceptions, aux besoins et aux buts du moment. Cependant, Dieu nest pas celui
quadore lEglise en fonction de lesprit du temps mais Il est le Dieu
immuable dont Jésus de Nazareth a parlé. Le Dieu quadore lEglise en fonction
de lesprit du temps est inconstant : on ne peut donc pas se fier à lui. Dans
ces conditions, même si les prêtres cherchent à nous faire croire que leur Dieu est
intemporel en se gargarisant de formules grandiloquentes, ce qui nest pas véritable
ne perdurera pas, même si on tente den colmater les brèches en invoquant de
soi-disant «secrets de Dieu». La lumière de la vérité fait tout apparaître au grand
jour.
Pourquoi les ministres de lEglise ne se conforment-ils pas à ce
quils proclament eux-mêmes ? Sils laissaient saccomplir en tout point
lAncien Testament dans le Nouveau, cest eux que le «Dieu» des «livres de
Moïse» condamnerait à mort les premiers.
Les hommes de notre époque - avant tout les croyants dEglise -
se fient aux autorités ecclésiastiques qui proclament un Dieu d'humeur changeante en
fonction de l'époque, un Dieu pour ainsi dire subordonné à lesprit du temps, pour
éviter de se faire étrangler par la corde de lAncien Testament que le «Dieu» des
«livres de Moïse» aurait, Lui, depuis longtemps resserrée autour de leur cou.
Ainsi, ils ont besoin de « lesprit du temps » et
cest lui quils appellent « Dieu ».
Celui-ci sadapte dailleurs avec une souplesse étonnante
aux exigences actuelles de la classe dominante. Ainsi on peut le servir sans aucune
difficultés aux croyants sans que ceux-ci soient le moins du monde dérangés dans leur
léthargie, leur égoïsme et leur soif de plaisir. Cest pourquoi ils se sentent si
bien au sein de cette Eglise confortable qui les soulage de bon nombre de leurs cas de
conscience et leur fournit sur un plateau des alibis à leurs monstruosités.
Le véritable Eternel est lAbsolu. Il est la Loi de
lunivers et de la sagesse universelle qui est amour. Je le répète : Dieu,
lamour, ne punit et ne châtie pas. Il ne damne pas, ne tue pas et nassassine
pas. Dieu ne livrera jamais des hommes ou des animaux aux mains dautres hommes.
Cest cela que Jésus nous a enseigné. Il a également vécu pour nous la Loi de Son
Père et Il est notre exemple, notre modèle.
Si nous apprenons à comprendre la profondeur de Son enseignement, de
même que le sens de Ses paroles : Suivez-Moi ! (Mt 4, 19), nous saurons pourquoi
Jésus nous a suggéré de suivre Ses traces. En sexprimant ainsi, Jésus aurait-Il
voulu nous mettre en garde contre le fait de suivre les traces de la caste des prêtres
qui enseigne lesprit temporel, cest-à-dire un Dieu qui suit lesprit du
temps et qui, inévitablement, conduit les hommes à leur perte comme le prouve
létat actuel du monde ? Le visionnaire de Patmos avait aussi compris cela
puisquil est écrit dans lApocalypse de Jean : Sortez de cette cité, ô
mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont
destinés. (Ap 18, 4)
Pour que cela soit bien clair et sans équivoque, rappelons à nouveau
que Jésus sest déclaré contre le fait dabattre les animaux et bien sûr
contre le fait de tuer et dassassiner les êtres humains. Nous devrions nous
interroger jusquà ce que nous soyons en mesure de saisir intuitivement au fond de
nous pourquoi Jésus a proclamé un Dieu différent de celui des «livres de Moïse» et
de celui des ministres de lEglise daujourdhui. A moins que nous ne
croyions en plusieurs Dieux de natures différentes ; dans ce cas, cest de la
spiritualité personnelle et lon na nul besoin des instances ecclésiastiques,
sauf si lon manque dimagination à ce sujet ; on est alors à la bonne place
parmi les fidèles «dévôts» de lEglise. Si le Dieu unique est un Dieu d'humeur
changeante, alors malheur à ceux qui se sont détournés de lEglise dEtat
cultuelle-païenne.
Que lon mesure bien tout ce que cela signifie et quon y
réfléchisse soigneusement ! Dieu na pas seulement donné un coeur à lêtre
humain - car il devient difficile par les temps qui courent de se fier à ses sentiments
quand on a perdu tout scrupule -, Il lui a aussi donné la raison. Il serait donc
préférable dutiliser celle-ci pour réveiller cette faculté de penser par
soi-même qui est peut-être restée inutilisée depuis trop longtemps.
Pour trouver la réponse à cette question, un bon moyen consiste à
sinterroger soi-même ou à prier Dieu intensément. En effet, celui qui demande
avec ferveur peut être guidé.
Après 2000 ans, il est temps que ceux qui croient en Jésus et qui
aimeraient Le suivre se décident : soit avancer sur les traces de Jésus, le Christ,
cest-à-dire mettre en pratique Son enseignement - soit suivre les autorités
ecclésiastiques de notre époque qui ne le cèdent en rien à la caste des prêtres du
temps de Moïse.
«Tuer» ou «assassiner» ?
Jésus a accompli la Loi et approfondi lenseignement
Bien que
ladversaire de Dieu ait réussi à falsifier en profondeur ce quIl a vraiment
communiqué aux hommes à travers le prophète Moïse, les Dix Commandements - qui sont un
extrait de la Loi éternelle et absolue des cieux -, sont restés en majeure partie
inchangés jusquà nos jours.
Ainsi le cinquième Commandement qui a toujours dit et continue à
signifier : tu ne tueras point.
Cependant, dans la traduction oecuménique de la nouvelle Bible de
Jérusalem datant de 1985, le cinquième Commandement de Dieu est exprimé de la façon
suivante : Tu ne commettras pas de meurtre.
Cette nouvelle formulation est à attribuer sans conteste au Dieu de
lesprit temporel, le Dieu qui se conforme à lesprit du temps. Cette
formulation exprime une restriction considérable à la proposition plus large «Tu ne
tueras pas». Pour Sa part, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a même dit : Vous
avez appris quil a été dit aux anciens : «Tu ne tueras pas». Celui qui en tuera
un autre en répondra au tribunal. Et Moi je vous dis : quiconque ne ferait que se mettre
en colère contre son frère en répondra au tribunal ; celui qui dira à son frère :
imbécile !, sera justiciable du sanhédrin ; celui qui dira : fou !, sera passible de la
géhenne de feu. (Mt 5, 21 - 22)
Jésus na donc aucunement restreint la proposition absolue «tu
ne tueras pas» et nen a pas limité la signification à des cas particuliers. Bien
au contraire, Il la approfondie. Ainsi a-t-Il enseigné que lacte de tuer
nest pas la seule façon de nuire gravement à son prochain mais que des paroles
blessantes et dévalorisantes avec tous les sentiments et sensations quelles
véhiculent en sont également une expression. Il nous a ainsi permis de prendre
conscience que le moindre sentiment de dépréciation du prochain, aussi insignifiant
soit-il et même quand il sexerce à lencontre de nos frères et surs
les animaux, est déjà un péché aux yeux de Dieu. Jésus nous a pour ainsi dire
demandé de rendre notre conscience plus sensible.
De plus, Jésus a formellement parlé de «tuer» et non d
«assassiner».
En son temps le prophète Jérémie avait déjà rendu le peuple
attentif aux falsifications de «lEcriture». Dans Jérémie 8, 8, il est question
du «burin menteur des scribes» qui ont fait de la Loi du Seigneur «une loi fausse».
Quel est donc le «crayon menteur» qui a falsifié une fois de plus la
Parole de Dieu donnée à travers Moïse ? Qui servent-ils, ceux qui font de telles
choses ? Quessaie-t-on de justifier par ces mots : «Tu nassassineras
pas» ? Cherche-t-on ainsi à étouffer les scrupules des hommes afin que leur
conscience ne réagisse plus face à linjustice ?
Le mauvais esprit de lAncien Testament a conservé sa méthode et
cherche à réaliser de nos jours avec le Nouveau Testament - de façon méthodique, selon
un plan et un but bien précis - ce quil a déjà accompli avec succès. Sous les
yeux de millions dhommes doués pourtant de bon sens, le blanc devient noir, comme
par magie. Est-ce en cela que consistent les miracles aujourdhui ?
Celui pour qui la différence entre «tuer» et «assassiner» importe
peu, est assis entre deux chaises et sert deux maîtres à la fois : la plupart du temps
il sert lesprit du «Dieu» cruel des «livres de Moïse» et par conséquent les
Eglises institutionnelles et de temps à autre, il sert un peu Jésus, le Christ, qui a
enseigné le Dieu de lamour miséricordieux.
Jésus a dit : Mon Père et Moi, nous sommes un. Là où deux
sont un, ils parlent le même langage. Que celui qui a des oreilles pour entendre,
entende !
Qua enseigné Jésus dans le Sermon sur la Montagne ? Que
quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son prochain devra en répondra au
tribunal. Et que celui qui appelle autrui «imbécile !» sera justiciable du
sanhédrin. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Et celui qui a une
conscience suivra Jésus, le Christ et les paroles de lApocalypse de Jean que je
répète ici : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses
péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)
Directives pour la violence et pour la guerre
contenues dans lAncien Testament
Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens
Jésus nest pas
de ceux qui contribuent à ramollir les esprits. Ainsi, na-t-Il jamais usé de
feintes et de faux-semblants, de formules tirées par les cheveux pour endormir notre
conscience.
Seul ladversaire de Dieu, celui qui agit contre Lui et a déjà
inversé le sens des Paroles quIl donna aux hommes à travers Moïse, oui, seul
celui-là est capable de telles choses. Pour illustrer notre propos, prenons encore un
exemple :
Dans la version oecuménique du deuxième livre de Moïse,
lExode, il est écrit : Qui frappe un homme à mort sera mis à mort (Ex
21, 12). Et qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Et qui commet un rapt -
quil ait vendu lhomme ou quon le trouve entre ses mains - sera mis à
mort. Et qui insulte son père ou sa mère sera mis à mort. (21, 15 17)
Dans lExode 21, 24, il est écrit de plus : Oeil pour
oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure
pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
Voilà qui a été assez souvent pris au pied de la lettre pour
légitimer toutes sortes dactes de vengeance.
Par contre, Jésus, dans le Sermon sur la Montagne, na rien dit
de tel. Là, il est écrit : Vous avez appris quil a été dit : «oeil
pour oeil, dent pour dent». Et Moi, Je vous dis de ne pas résister au méchant. Au
contraire, si quelquun te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi lautre. A
qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si
quelquun te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande,
donne ; à qui veut temprunter, ne tourne pas le dos. (Mt 5, 38 42)
Ainsi, on trouve dans la bouche de Jésus des paroles opposées à
celles quaurait prononcées le «Dieu» des «livres de Moïse». Celui qui veut se
comporter en chrétien sincère devra donc faire un choix : soit pour le Dieu dont parle
Jésus, le Christ, soit être celui des Eglises institutionnelles, car on ne peut servir
deux maîtres à la fois. Un jour ou lautre, le faux Dieu nous fait chuter. Notre
société indifférente et dure en est le meilleur exemple.
Le cinquième livre de Moïse, le Deutéronome, évoque entre autres la
revanche :
Tu ne tattendriras pas : vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour
dent, main pour main, pied pour pied ( 19, 21)
La guerre et les combattants. Lorsque tu sors pour combattre tes
ennemis, si tu vois des chevaux ou des chars, un peuple plus nombreux que toi, tu ne dois
pas les craindre, car le Seigneur, ton Dieu est avec toi, lui qui ta fait monter du
pays dEgypte.
Quand vous serez sur le point de combattre, le prêtre savancera
et parlera au peuple. Il lui dira : «Ecoute, Israël ! Vous vous avancez aujourdhui
pour combattre vos ennemis : que votre courage ne faiblisse pas ! Ne craignez rien,
ne vous affolez pas, ne tremblez pas devant eux. Car cest le Seigneur, votre Dieu,
qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis, pour venir à votre
secours.» (20, 1 4)
Comme si Jésus nétait jamais venu sur terre depuis cette
époque, on continue aujourdhui encore à se comporter selon les mêmes règles : à
notre époque les prêtres bénissent encore armes et combattants croyant que ceux
quon a bénis bénéficieront du soutien de Dieu contre leurs «ennemis».
Dans ce même livre de Moïse, on peut encore lire :
La conquête des villes. Quand tu tapprocheras dune ville pour
la combattre, tu lui feras des propositions de paix. Si elle te répond : «Faisons la
paix», et si elle touvre ses portes, tout le peuple qui sy trouve sera
astreint à la corvée pour toi et te servira. Mais si elle ne fait pas la paix avec toi,
et quelle engage le combat, tu lassiégeras ; le Seigneur, ton Dieu, la
livrera entre tes mains et tu frapperas tous ses hommes au tranchant de lépée. Tu
garderas seulement comme butin les femmes, les enfants, le bétail et tout ce quil y
a dans la ville, toutes ses dépouilles ; tu te nourriras des dépouilles de tes ennemis,
de ce que le Seigneur ton Dieu ta donné. Cest ainsi que tu agiras à
légard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, celles qui ne sont
pas parmi les villes de ces nations-ci.
Mais les villes de ces peuples-ci que le Seigneur ton Dieu te donne en
héritage, sont les seules où tu ne laisseras subsister aucun être vivant. (20, 10
16)
Au Moyen Age, les
croisés répandaient le sang de leurs ennemis vaincus au nom de la croix. En Croatie, de
1941 à 1943, les choses ne se passèrent pas de façon tellement différente.
LEglise réalise ces paroles : lAncien Testament «éclaire» le Nouveau
Testament, mais ce nest pas avec la lumière de Dieu dont parlait le Christ à
travers Jésus et dont Il parle de nouveau aujourdhui !
Dieu est la paix. Le Christ est venu en Jésus pour apporter la paix à
tous les hommes. Il reviendra en Esprit en tant que prince de la paix, cela est une
certitude.
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a parlé de lamour envers
les ennemis. Dans Matthieu, on peut lire :
Vous avez appris quil a été dit : «Tu aimeras ton prochain et tu
haïras ton ennemi.» Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous
persécutent, afin dêtre vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il
fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes
et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en
avoir ? Les collecteurs dimpôts eux-mêmes nen font-ils pas autant. Et si
vous ne saluez que vos frères, que faites-vous là dextraordinaire ? Les païens
nen font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste
est parfait. (Mt 5, 43 48)
Ici, nous voyons de nouveau comment sexprime Jésus. Il dit : Vous
avez appris ... Et non « Dieu vous a appris à travers Moïse ». Il
na pas non plus dit « Moïse vous a appris ». Il dit : Vous
avez appris ...
Jésus parlait de lamour de Dieu et de réconciliation, le Dieu qui
sest soi-disant révélé à travers Moïse, lui, parlait de destruction, de pillage
et de massacre.
Dans le Lévitique, cela se résume ainsi :
... vous poursuivrez vos ennemis qui tomberont sous votre épée ;
cinq dentre vous en poursuivront cent, et cent en poursuivront dix mille, et vos
ennemis tomberont sous votre épée ; je me tournerai vers vous ; je vous ferai
fructifier et je vous multiplierai ; je maintiendrai mon alliance avec vous ...
(Lv 26, 7-9)
Au contraire, Jésus a dit: ... tous ceux qui prennent
lépée périront par lépée. (Mt 26, 52)
Quand Moïse devait ordonner des prêtres, soi-disant sous lordre
de Dieu, la cérémonie dintronisation débutait traditionnellement par
légorgement dun bélier. Au sujet des prêtres, Jésus a justement enseigné
le contraire.
Dans lévangile de Matthieu, Ses paroles sont claires : Pour
vous, ne vous faites pas appeler Maître, car vous navez quun seul maître et
vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
Dans Matthieu 23, Jésus blâme lhypocrisie des scribes et des
pharisiens :
Alors Jésus sadressa aux foules et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens siègent dans la chaire de Moïse : faites donc
et observez tout ce quils peuvent vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs
actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les
épaules des hommes, alors queux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. Toutes
leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leur
phylactères et allongent leurs franges. Ils aiment à occuper les premières places dans
les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, à être salués sur les places
publiques et à sentendre appeler Maître par les hommes. Pour vous, ne vous
faites pas appeler Maître : car vous navez quun seul maître et vous
êtes tous frères. Nappelez personne sur la terre votre Père : car vous
nen avez quun seul, le Père céleste. Ne vous faites pas non plus appeler
Docteurs : car vous navez quun seul Docteur, le Christ. Le plus grand
parmi vous sera votre serviteur ; quiconque sélèvera sera abaissé et
quiconque sabaissera sera élevé. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens
hypocrites, vous qui barrez aux hommes lentrée du royaume des cieux !
Vous-mêmes en effet ny entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui le
voudraient ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui
parcourez mers et continents pour gagner un seul prosélyte et, quand il lest devenu
vous le rendez digne de la géhenne, deux fois plus que vous ! Malheureux êtes-vous,
guides aveugles, vous qui dites : Si lon jure par le sanctuaire, cela ne compte
pas ; mais si lon jure par lor du sanctuaire, on est tenu. Insensés et
aveugles ! Quest-ce donc qui lemporte, lor ou le sanctuaire qui a
rendu sacré cet or ? Vous dites encore : Si lon jure par lautel,
cela ne compte pas, mais si lon jure par loffrande placée dessus, on est
tenu. Aveugles ! Quest-ce donc qui lemporte, loffrande ou
lautel qui rend sacrée cette offrande ? Aussi bien, celui qui jure par
lautel jure-t-il par lui et par tout ce qui est placé dessus ; celui qui jure
par le sanctuaire jure par lui et par Celui qui lhabite ; celui qui jure par le
ciel jure par le trône de Dieu et par Celui qui y siège. Malheureux êtes-vous, scribes
et pharisiens hypocrites, vous qui versez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin,
alors que vous négligez ce quil y a de plus grave dans la Loi : la justice, la
miséricorde et la fidélité ; cest ceci quil fallait faire, sans
négliger cela. Guides aveugles, qui filtrez le moucheron et avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui purifiez
lextérieur de la coupe et du plat, alors que lintérieur est rempli des
produits de la rapine et de lintempérance. Pharisien aveugle ! Purifie
dabord le dedans de la coupe, pour que le dehors aussi devienne pur. Malheureux
êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres
blanchis : au-dehors, ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins
dossements de morts et dimpuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au
dehors, vous offrez aux hommes lapparence de justes, alors quau-dedans vous
êtes remplis dhypocrisie et diniquité. Malheureux, scribes et pharisiens
hypocrites, vous qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des
justes, et vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous
naurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi, vous
témoignez contre vous-mêmes : vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les
prophètes ! Eh bien, vous ! Comblez seulement la mesure de vos pères !
Serpents, engeance de vipères, comment pourriez-vous échapper au châtiment de la
géhenne ? Cest pourquoi, voici que moi, jenvoie vers vous des
prophètes, des sages et des scribes. Vous en tuerez et mettrez en croix, vous en
flagellerez dans vos synagogues et vous les pourchasserez de ville en ville, pour que
retombe sur vous tout le sang des justes répandu sur la terre, depuis le sang dAbel
le juste jusquau sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre
le sanctuaire et lautel. En vérité, je vous le déclare, tout cela va retomber sur
cette génération. (Mt 23, 1-36)
Jésus a dit entre autres : Nappelez personne sur la
terre votre Père, car vous nen avez quun seul, le Père céleste. (Mt 23,
9)
Dans ces conditions pourquoi existe-t-il un « Saint-Père »
sur la terre ? En tant que catholique, si on croit aux paroles de Jésus, on devrait
se demander si on ne cautionne pas la figure de proue du navire catholique-romain, et si
on ne participe pas de la sorte à diffamer le Nom de Jésus ainsi que Son enseignement en
tournant en dérision le plus grand prophète de tous les temps qui est devenu notre
Rédempteur.
Jésus sest exprimé contre la prêtrise : Pour vous, ne
vous faites pas appeler Maître : car vous navez quun seul Maître et
vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
Jésus sappelait Maître, ce qui signifie enseignant de la
sagesse. Par contre, lEglise catholique fait de Jésus un prêtre, à
lencontre de Son enseignement et de Sa volonté. Dans le catéchisme catholique, on
peut lire au n° 1548 : « Le Christ lui-même est présent dans le service
ecclésiastique des prêtres ordonnés dans son Eglise en tant que Tête de son Corps,
berger de son troupeau, Prêtre suprême du sacrifice de rédemption et enseignant de la
vérité. »
Le catéchisme catholique dit encore : « ... et enseignant de
la vérité. » Cest à nouveau, de la part des ministres de lEglise, une
manière de se moquer de Jésus, le Christ. Ils parlent bien de lenseignant de la
vérité mais naccomplissent pas ce que Jésus a enseigné et voulu.
Description, dans les livres de Moïse, du faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés
et revêtus des habits sacerdotaux
Jésus, qui était un homme modeste du
peuple dIsraël, shabillait dune simple robe de lin. Celui que lon
nomme le Fils de lhomme était fils de charpentier et lantithèse même des
prêtres dantan et de ceux daujourdhui.
Jadis, les prêtres étaient revêtus dun habit qui montrait la
considération dont ils jouissaient et la considération à laquelle ils aspiraient. De
nos jours, cardinaux, évêques, prêtres, curés et pasteurs portent également des
tenues somptueuses alors que Dieu a laissé Son Fils, le Corégent des cieux,
parcourir la terre vêtu de simples vêtements, comme un modeste charpentier qui ne
possédait rien. Pourquoi Dieu na-t-Il pas habillé Son Fils de vêtements
sacerdotaux et pourquoi ne La-t-Il pas laissé faire le service du temple, à
Jérusalem ? Dieu fait-Il des exceptions ? Prenons connaissance de ce qua dit
« le Dieu qui parlait par la bouche de Moïse » pour savoir comment
« Il » a transmis la fonction de prêtre à Aaron et à ses fils et les a
voulus vêtus en prêtres. Dans lExode il est écrit :
La robe de léphod. Puis tu feras la robe de léphod,
toute de pourpre violette. Elle aura au milieu une ouverture pour la tête ; autour de
louverture, il y aura une bordure travail de tisserand ; son ouverture sera
comme celle dune cuirasse, indéchirable. Sur ses pans, tu feras des grenades de
pourpre violette, pourpre rouge et cramoisi éclatant sur ses pans tout autour
et parmi elles, des clochettes tout autour : une clochette dor, une grenade,
une clochette dor, une grenade, sur les pans de la robe tout autour. Elle sera sur
Aaron quand il officiera ; le son des clochettes se fera entendre quand il entrera devant
le Seigneur dans le sanctuaire et quand il en sortira ; ainsi, il ne mourra pas. ( Ex
28, 31 35)
Cela continue ainsi :
Le diadème. Puis tu feras un fleuron dor pur, tu y
graveras comme on grave un sceau : « consacré au Seigneur », tu le mettras
sur un ruban de pourpre violette et il sera sur le turban. Il devra être sur le devant du
turban. Il sera sur le front dAaron afin quil puisse porter les fautes
commises envers les choses saintes, toutes celles qui sont offertes et sanctifiées par
les fils dIsraël : il sera perpétuellement sur son front pour que ces offrandes
trouvent faveur devant le Seigneur. (28, 36 38)
Les prescriptions que « Dieu a données à travers Moïse »
et qui sont lantithèse des paroles, des enseignements et de la vie même que le
Fils de Dieu a vécue parmi les hommes, vont être citées en détail ci-après afin
daider les lecteurs qui ouvrent leur coeur à faire leur choix entre les ministres
de lEglise et Jésus, le Christ.
Au sujet du vêtement des prêtres, nous pouvons lire ce qui suit :
Puis tu borderas la tunique de lin, tu feras un turban de lin ; et tu
feras une ceinture, travail de brocheur. Pour les fils dAaron, tu feras des tuniques
; tu leur feras des ceintures, et puis tu leur feras des tiares, en signe de gloire et de
majesté. Tu en revêtiras ton frère Aaron et ses fils avec lui, tu les oindras, tu leur
conféreras linvestiture, tu les consacreras et ils exerceront mon sacerdoce.
Fais-leur des caleçons de lin pour couvrir leur nudité ; ils iront des reins aux
cuisses. Aaron et ses fils les prendront quand ils entreront dans la tente de la rencontre
ou quand ils approcheront de lautel pour officier dans le sanctuaire, afin de ne pas
se charger dune faute et mourir. Loi immuable pour lui et sa descendance après lui.
(28, 39 43)
Purification, prise dhabit et onction. Tu présenteras
Aaron et ses fils à lentrée de la tente de la rencontre et tu les laveras dans
leau. Tu prendras les vêtements, tu revêtiras Aaron de la tunique, de la robe de
léphod, de léphod et du pectoral, tu le draperas dans lécharpe de
léphod, tu poseras le turban sur sa tête, tu mettras linsigne de
consécration sur le turban ; puis tu prendras lhuile donction, tu la lui
verseras sur la tête et tu loindras. Ayant présenté ses fils, tu les revêtiras
de tuniques, tu les ceindras dune ceinture - Aaron et ses fils tu les
coifferas de tiares et le sacerdoce leur appartiendra en vertu dune loi immuable. Tu
conféreras linvestiture à Aaron et à ses fils.
Tu présenteras le taurillon devant la tente de la rencontre ; Aaron et
ses fils imposeront la main sur la tête du taurillon. Tu égorgeras le taurillon devant
le Seigneur, à lentrée de la tente de la rencontre. Tu prendras du sang du
taurillon et tu en mettras avec ton doigt aux cornes de lautel. Puis tu répandras
tout le reste du sang à la base de lautel. Tu prendras toute la graisse qui
enveloppe les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons avec la graisse qui y adhère
et tu les feras fumer à lautel. Mais la chair du taurillon, sa peau, sa fiente, tu
les brûleras en dehors du camp. Cest un sacrifice pour le péché.
Puis tu prendras le premier bélier ; Aaron et ses fils imposeront la
main sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier, tu prendras son sang et tu
aspergeras le pourtour de lautel, tu dépèceras le bélier en quartiers, tu laveras
ses entrailles et ses pattes et tu les mettras sur les quartiers et la tête. Tu feras
fumer tout le bélier à lautel. Cest un holocauste pour le Seigneur,
cest le parfum apaisant dun mets consumé pour le Seigneur.
Puis tu prendras le second bélier : Aaron et ses fils imposeront la
main sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier, tu prendras de son sang et tu en
mettras sur le lobe de loreille droite dAaron, sur le lobe de loreille
de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit ; et tu
aspergeras de sang le pourtour de lautel. Tu prendras du sang qui est sur
lautel et de lhuile donction et tu feras laspersion de Aaron et de
ses vêtements, et avec lui, de ses fils et de leurs vêtements ; ainsi seront-ils saints,
Aaron et ses vêtements ainsi que ses fils et leurs vêtements.
La consécration des prêtres. Tu prendras les parties grasses du
bélier la queue, la graisse qui enveloppe les entrailles, le lobe du foie, les
deux rognons et la graisse qui y adhère - et aussi le gigot droit car cest un
bélier dinvestiture ; et puis une couronne de pain, un gâteau à lhuile et
une crêpe, dans la corbeille des pains sans levain qui est devant le Seigneur. Tu
placeras le tout sur les mains dAaron et sur les mains de ses fils, tu le feras
offrir avec le geste de présentation devant le Seigneur, tu le reprendras de leurs mains
et tu le feras fumer à lautel, avec lholocauste, en parfum apaisant devant le
Seigneur. Cest un mets consumé pour le Seigneur. Tu prendras la poitrine du bélier
dinvestiture, celui qui est pour Aaron, et tu loffriras avec le geste de
présentation devant le Seigneur : cela te reviendra en partage. Tu consacreras la
poitrine présentée et le gigot prélevé, ce quon a présenté et ce quon a
prélevé du bélier dinvestiture, celui qui est pour Aaron et pour ses fils. Ce
sera pour Aaron et pour ses fils, un droit immuable sur les fils dIsraël, car
cest une contribution et cela restera une contribution de la part des fils
dIsraël, prise sur leur sacrifice de paix ; ce sera une contribution pour le
Seigneur.
Les vêtements sacrés dAaron passeront après lui à ses fils,
qui les porteront pour leur onction et leur investiture. Pendant sept jours, ils seront
portés par le prêtre qui lui succédera, un de ses fils, celui qui entrera dans la tente
de la rencontre pour officier dans le sanctuaire.
Tu prendras le bélier dinvestiture et tu feras cuire sa chair
dans un endroit saint.
Repas saint. Aaron et ses fils mangeront, à lentrée de la
tente de la rencontre, la chair du bélier et le pain qui est dans la corbeille. Ils
mangeront ce qui a servi au rite de labsolution, pour leur investiture et pour leur
consécration. Nul profane nen mangera car cest sacré. Sil reste au
matin quelque chose de la viande dinvestiture et du pain, tu brûleras les restes.
On nen mangera pas car cest sacré. Ainsi feras-tu pour Aaron et ses fils,
selon tout ce que je tai ordonné. Pendant sept jours, tu leur conféreras
linvestiture.
Consécration de lautel de lholocauste. Chaque jour, tu
apprêteras pour le rite dabsolution un taurillon en sacrifice pour le péché ; tu
offriras sur lautel le sacrifice pour le péché en y faisant le rite
dabsolution et tu loindras pour le concacrer. Pendant sept jours, tu feras le
rite dabsolution sur lautel et tu le consacreras ; ainsi, lautel sera
très saint, tout ce qui touche à lautel sera saint. (29, 4 37 )
Avec la pourpre violette, la pourpre rouge et le cramoisi éclatant, on
fit les vêtements liturgiques pour officier dans le sanctuaire et on fit les vêtements
sacrés dAaron, comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse. Il fit
léphod en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors.
Dans les plaques dor laminées, on découpait des rubans pour les entrelacer avec la
pourpre violette, la pourpre rouge, le cramoisi éclatant et le lin, travail
dartiste.
Il fit, pour le fixer, des bretelles de fixation à ses deux
extrêmités.
Lécharpe de léphod, celle qui est dessus, était de
travail identique : en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin
retors, comme le Seigneur lavait ordonné à MoIse. On apprêta les pierres de
béryl : serties, enchâssées dans lor, gravées comme la gravure dun sceau
aux noms des fils dIsraël. Il les mit aux bretelles de léphod ces
pierres qui sont un mémorial en faveur des fils dIsraël comme le
Seigneur lavait ordonné à Moïse.
Puis il fit le pectoral travail dartiste à la
façon dun éphod : en or, pourpre violette, pourpre rouge et cramoisi éclatant et
lin retors. Le pectoral était carré, mais on lavait plié ; une fois plié, il
était long dun empan et large dun empan. On le garnit de quatre rangées de
pierres : lune : sardoine, topaze et émeraude. Cétait la première rangée.
La deuxième rangée : escarboucle, lazulis et jaspe. La troisième rangée : agate,
cornaline et améthyste et la quatrième rangée : chrysolithe, béryl et onyx. Elles
étaient serties et avaient des chatons dor pour garniture. Les pierres
correspondaient aux noms des fils dIsraël, elles étaient douze comme leurs noms ;
elles étaient gravées comme un sceau, chacune à son nom puisquil y a douze
tribus.
On fit au pectoral des chaînettes tressées et torsadées en or pur.
On fit deux chatons dor et deux anneaux dor et on fixa les deux anneaux à
deux extrêmités du pectoral. On fixa les deux torsades dor aux deux anneaux, aux
extrémités du pectoral, tandis quon fixait les deux extrémités des deux torsades
aux deux chatons et quon les fixait aux bretelles de léphod par-dedans. On
fit deux anneaux dor et on les mit à deux extrémités du pectoral, du côté
tourné vers léphod, en dedans. On fit deux anneaux dor et on les fixa aux
deux bretelles de léphod, à leur base, par-devant, près de leur point
dattache, au-dessus de lécharpe de léphod. On relia le pectoral par
ses anneaux aux anneaux de léphod avec un ruban de pourpre violette, de manière
que le pectoral fût sur lécharpe de léphod ; ainsi, il ne se déplaçait
pas sur léphod, comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse.
Puis il fit la robe de léphod travail de tisserand
toute de pourpre violette. Louverture, au milieu de la robe, était comme celle
dune cuirasse avec, autour de louverture, une bordure indéchirable. Sur les
pans de la robe, on fit des grenades de pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi
éclatant et lin retors.
On fit des clochettes dor pur et on plaça les clochettes parmi
les grenades, sur les pans de la robe, tout autour parmi les grenades : une clochette, une
grenade, une clochette, une grenade, sur les pans de la robe tout autour, pour officier,
comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse. (39, 1 26)
Le diadème. Puis on fit le fleuron, insigne de la consécration,
en or pur ; on écrivit dessus une inscription comme on grave un sceau : « Consacré
au Seigneur », et on y fixa un ruban de pourpre violette pour le fixer par-dessus le
turban, comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse. (39, 30 31)
On amena à Moïse ... les vêtements liturgiques pour officier dans le
sanctuaire, les vêtements sacrés pour le prêtre Aaron et les vêtements que portent ses
fils pour exercer le sacerdoce.
Se conformant à tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse, les
fils dIsraël avaient exécuté tout le service. Moïse vit tout le travail
quils avaient fait ; ils avaient fait exactement ce que le Seigneur avait ordonné.
Alors Moïse les bénit. (39, 41 43)
Installation et consécration du sanctuaire. Tu poseras lenceinte du
parvis et tu placeras le rideau de la porte du parvis. Tu prendras lhuile
donction et tu oindras la demeure et tout ce quelle contient, tu la
consacreras, elle et tous ses accessoires, et ce sera saint. Tu oindras lautel de
lholocauste et tous ses accessoires, tu le consacreras et lautel sera très
saint.
Tu oindras la cuve et son support et tu la consacreras. Tu présenteras
Aaron et ses fils à lentrée de la tente de la rencontre, tu les laveras dans
leau, tu revêtiras Aaron des vêtements sacrés, tu loindras et tu le
consacreras pour quil exerce mon sacerdoce. Ayant présenté ses fils, tu les
revêtiras de tuniques, tu les oindras comme leur père pour quils exercent mon
sacerdoce. Ainsi leur onction leur conférera un sacerdoce perpétuel, dâge en
âge. (40, 8 15)
Ces dernières phrases indiquent clairement que les qualités requises
pour exercer ce sacerdoce étaient nullement daspirer à se rapprocher de Dieu, de
faire preuve de sagesse ou délévation morale et autre, mais dêtre né dans
la bonne famille.
Une âme qui, lors dune incarnation, a constamment recherché le
bien-être et la prospérité, aura tendance, dans la plupart des cas, à vouloir les
retrouver et cherchera de ce fait à vivre de nouveau en tant quêtre humain là où
avantages, argent et prestige sont offerts en abondance et où les marques de dignités
« tombent du ciel ».
Le faste dont Araon et ses fils sentouraient, lors des
cérémonies somptueuses, en revêtant de riches habits pour manifester leur position
privilégiée et témoigner de leur prestige, se retrouve sous bien des aspects dans la
vie que mènent les ministres de lEglise à lépoque contemporaine.
De nos jours, les autorités ecclésiastiques ne sacrifient plus
danimaux en lhonneur de Dieu ou pour Lapaiser. Aujourdhui,
cest dans un but plus prosaïque quils le font, à savoir pour des
considérations alimentaires. Ils laissent le soin au boucher de tuer les animaux à
labattoir, de découper et de hacher leur cadavre puis cest au tour du
cuisinier dintervenir pour préparer la viande. Alors, ils
« sacrifient » les saveurs délicates des morceaux les plus fins au plaisir de
leur palais et de leur corps « glorifiés » et pour le bien et la plénitude
dun corps guetté par lembonpoint. Tout ceci na rien à voir avec les
enseignements de Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, le Corégent des cieux qui, en tant
que Fils de lhomme, a cheminé sur la terre et vécu en exemple ce quIl a
enseigné aux hommes : c'est cela qui est véritable et le restera éternellement.
Le sacrifice que Jésus aurait opéré
pour notre rédemption.
«Le bouc émissaire »
A notre époque, les
autorités ecclésiastiques parlent du « sacrifice que Jésus a opéré pour notre
rédemption ». Jésus aurait soi-disant pris sur Lui les péchés du monde, passés,
présents et à venir ; cest pour cela quIl aurait souffert sur la croix. Dans
le catéchisme de lEglise catholique, au paragraphe 605, on peut lire : « il
nexiste aucun homme, il na existé aucun homme et il nexistera aucun
homme pour lequel Il na pas souffert et ne souffrira » (Syn.v. Quiercy 853 :
DS 624). Mais qui donc La fait souffrir ? Jésus a-t-Il été cloué sur la
croix de par Sa propre volonté ou à cause de celle du peuple, sous linstigation
des prêtres ?
Linterprétation donnée par les deux grandes Eglises
« chrétiennes » au sujet de la rédemption par le Christ de Dieu au moment du
« Tout est accompli » que Jésus prononça sur la croix, est inexacte. Le
catéchisme de lEglise catholique montre Jésus comme le Serviteur de Dieu
souffrant, qui par sa force dintercession « a donné Sa vie en sacrifice
dexpiation », qui a « porté les péchés de beaucoup
dhommes » et qui ainsi aurait « rendu justes de nombreux hommes »
en « prenant leurs fautes sur Lui » (És 53, 10 12). Jésus a réparé
nos péchés et Il en a fait réparation à Dieu, Son Père. (N° 615)
Dans les textes confessionnels de lEglise protestante luthérienne,
Martin Luther précise en outre que « Lui seul, est lagneau de Dieu
qui porte les péchés du monde », Jean 1, 3 et que Dieu « a fait retomber sur
Lui notre perversité à tous. » ÉsaIe 53, 6, item : « tous ont péché, sont
privés de la gloire de Dieu, mais sont gratuitement justifiés par sa grâce, en vertu de
la délivrance accomplie en Jésus Christ. Cest lui que Dieu a destiné à servir
dexpiation par son sang ... » etc., Rom, 3, 23.
Puisquil faut croire en cela et quaucune oeuvre, aucune
gloire ni aucune loi ne peut permettre de latteindre ou de (nous) le faire
comprendre, il est donc clair et évident que seule une telle foi nous justifie ...
(AsII art 1)
Ambroise, un père de lEglise, écrit : Car puisque le monde
entier est devenu pécheur, il a libéré le monde entier du péché. (AP. IV)
Les hommes modernes ont pris lhabitude de fonder leurs
réflexions sur la logique ; alors essayons à notre tour de faire preuve de logique. Dieu
na rien de mystérieux à cacher car Il est la révélation en toutes choses, Sa Loi
est le Logos et donc elle est logique.
Si Jésus, le Christ, a « ôté les péchés du monde » -
soit le péché en général, cest-à-dire sIl a dissous les charges qui
assombrissent lâme de lhomme pourquoi le monde, lhumanité dans
son ensemble, ont-ils plutôt lapparence du contraire et sont dans la plupart des
cas tellement dépravés ? Pourquoi la terre, la nature, nest-elle pas devenue le
Paradis, lExistence des cieux que les chrétiens veulent faire descendre ici-bas en
priant le Notre Père ?
Mais en réalité, que sest-il passé ? Jésus, le Christ,
lexplique Lui-même à travers les révélations divines quIl donne à notre
époque. En prononçant Ses paroles sur la croix : « Tout est accompli »,
une partie de Son héritage spirituel, de la Force partielle issue de la Force
primordiale, appelée également « lumière de rédemption » ou
« étincelle de rédemption », sest écoulée dans toutes les âmes
chargées. Dans Ceci est Ma Parole, nous pouvons lire par exemple ce qui suit :
Bien que la lumière du salut, la rédemption, brille dans toutes les
âmes, seul lhomme qui purifie son âme et la tient pure deviendra parfait. Mon acte
de rédemption neffacera pas les péchés du monde, les péchés de toutes les âmes
et de tous les hommes. Il est la force et la source de la force pour tous ceux qui se
repentent de leurs péchés et ne les recommencent plus. La rédemption est le soutien de
lâme et la protection contre la dissolution de lâme. Elle est aussi la
lumière sur le chemin qui mène au coeur de Dieu. (p. 910, 2ème éd.)
La seule foi en Moi, le Rédempteur de toutes les âmes et de tous les
hommes, nentraîne pas la pureté de lâme et de lhomme. (p. 911)
Personne narrive au Père dans les cieux que par Moi, le Fils de
Dieu et Corégent des cieux, devenu le Rédempteur de toutes les âmes et de tous les
hommes. (p. 873)
Cependant lEglise, qui sest érigée elle-même en
dispensatrice du salut, enseigne que seuls reçoivent les bienfaits de Son sacrifice ceux
qui sont "renés" grâce au sacrement du baptême en Christ. De la sorte,
lEglise agit comme un tamis à travers lequel ne passent que ses brebis.
Bien quil soit mort pour tous (2 Cor. 5, 15), tous ne reçoivent pas
les bienfaits de sa mort mais seulement ceux auxquels est donnée une partie du prix de Sa
souffrance ... (Neuner-Roos, Der Glaube der Kirche, 12. éd. 1986, N° 793)
Et cest par le baptême que les hommes gagnent cette partie :
... car par cette renaissance, il leur est donné en vertu du prix de Sa
souffrance, la grâce par laquelle ils sont justifiés. (N° 793)
Linstrument en est le sacrement du baptême, le sacrement de la foi,
sans lequel personne ne reçoit la justification. (N° 799)
Au lieu de conduire les croyants vers le Christ, lEglise les a
liés à elle au moyen du baptême et autres sacrements administrés par les prêtres,
Jésus ayant soi-disant instauré la prêtrise pour quelle accomplisse cette tâche.
Mais la vérité est quil nen est rien ; Jésus était opposé à la
prêtrise. Il a dit : Vous ne devriez pas vous faire appeler Rabbi. Il ne
sest Lui-même jamais élevé à la position de prêtre.
Le rôle attribué à Jésus dans le sacrifice de rédemption, à
savoir quIl aurait pris sur Lui tous les péchés du monde, sapparente pour
moi au rôle de « bouc émissaire » tel quévoqué dans le Lévitique :
Le Seigneur adressa la parole à Moïse après la mort des deux fils
dAaron, ceux qui étaient morts en savançant devant le Seigneur. Le Seigneur
dit à Moïse : « Dis à ton frère Aaron de ne pas entrer nimporte quand
dans le sanctuaire, au-delà du voile, face au propitiatoire qui se trouve sur
larche, et ainsi il ne mourra pas quand japparaîtrai dans la nuée, au dessus
du propitiatoire.
Voici ce que doit avoir Aaron pour entrer dans le sanctuaire : un
taurillon destiné à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste ;
il revêt une tunique sacrée, en lin, il met des caleçons de lin sur son corps, il se
ceint dune ceinture de lin, et il se coiffe dun turban de lin ; - ce sont
des vêtements sacrés ; il les revêt donc après sêtre lavé le corps à
leau - ; et de la part de la communauté des fils dIsraël, il reçoit
deux boucs destinés à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste.
Aaron présente le taurillon du sacrifice pour son propre péché et il
fait le rite dabsolution en sa faveur et en faveur de sa maison. Il prend les deux
boucs et les place devant la Seigneur, à lentrée de la tente de la rencontre.
Aaron tire des sorts sur les deux boucs : un sort « Pour le Seigneur »,
un sort « Pour Azazel ». Aaron présente le bouc sur lequel est tombé le sort
« Pour le Seigneur », et il en fait un sacrifice pour le péché. Quant au
bouc sur lequel est tombé le sort « Pour Azazel », on le place vivant devant
le Seigneur, pour faire sur lui le rite dabsolution et en lenvoyant à Azazel
au désert. Aaron présente le taurillon du sacrifice pour son propre péché, et il fait
le rite dabsolution en sa faveur et en faveur de sa maison ; puis il égorge ce
taurillon du sacrifice pour son propre péché. (16, 1 11)
Voici ce que lon trouve dans le commentaire de la Bible de
Jérusalem :
Azazel est ... le nom dun démon qui, selon les conceptions des
anciens Hébreux et Cananéens, hante le désert, ce pays infertile dans lequel Dieu
nexerce pas Son Oeuvre féconde ... Notons que lanimal nest pas
sacrifié à ce démon mais que le « bouc émissaire » emporte au loin avec
lui les péchés du peuple, dans le désert où demeure Azazel. Le transfert de la faute
sur lanimal et le rite dabsolution se font « devant Yahvé »
(Verset10), par lentremise du prêtre, (Verset 21). Ainsi le culte de Yahvé adopte
une ancienne coutume populaire mais en lui donnant une forme purifiée. (Note 16a)
A-t-on bien conscience du blasphème que cela représente !
« Pour Azazel » le bouc doit être placé « vivant devant le Seigneur
pour que soit accompli sur lui le rite dabsolution et envoyé à Azazel au
désert. »
Pourtant, à lépoque de lAncien Testament, la loi de cause
à effet que Jésus, le Christ appelait « loi des semailles et les récoltes »
était parfaitement connue. Dieu la sans aucun doute enseignée à travers chacun
des prophètes. En effet, sans la connaissance de cette loi fondamentale, personne ne peut
reconnaître ses fautes et sen libérer. De plus, il est impossible de comprendre
que Dieu nous aime et quIl est juste.
Cest pourquoi chacun aurait dû savoir que lhomme récolte
ce quil a semé et que personne ne peut le mettre à labri de cette récolte.
Lusage de « lancienne coutume populaire » du
bouc émissaire, est à mon avis plus condamnable chez le peuple de Dieu, à qui, il ne
faut pas loublier, Dieu avait donné les Dix Commandements, que chez les peuples
païens qui la pratiquaient par ignorance.
Et il est stupéfiant de lire que cette coutume aurait été purifiée
lors de son intégration au culte de Yahvé.
Imaginons un instant le pauvre animal, le bouc émissaire, attendant
quon le sacrifie dans le désert ! Un animal ne peut pas se charger spirituellement,
mais un homme qui pratique ou participe à cette ancienne coutume même purifiée
se charge sans aucun doute. Nous le savons déjà : quiconque agit contre son
prochain, homme ou prochain des règnes de la nature, subira en retour un sort identique
ou analogue.
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Et que celui qui a
un coeur pour le Christ, notre Rédempteur, soriente sur ces paroles redonnées par
Jean :
Sortez de cette cité*, ô mon peuple, de peur de participer à ses
péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Apocalypse 18, 4)
Selon « Moïse », cest Dieu qui aurait institué la
prêtrise. Cependant, Jésus a dit : Je suis le chemin et la vérité et la vie.
Personne ne va au Père si ce nest par moi. (Jean 14, 6). Et Il a dit également
: Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous. (Lc 17, 21). Et : Si quelquun
garde Ma Parole, il ne verra jamais la mort. (Jean 8, 51). Et : Suivez-moi. (Mt
4, 19)
Ces paroles de Jésus nous rappellent que Lui, qui est un avec le
Père, est le chemin, la vérité et la vie, et que personne ne va au Père que par Lui.
Cela signifie que nous navons besoin ni dautorités ecclésiastiques ni
dEglises extérieures ; cest sur lenseignement de Jésus, le Christ, que
nous devrions nous orienter, ce qui consiste à suivre Ses traces.
Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient pas de cérémonies
Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient pas de cérémonies
Jusquà ce
quIl meurt sur la croix, Jésus prit toutes les dispositions pour que Son
enseignement soit proclamé aux hommes du monde entier. Cest ainsi quIl envoya
des hommes et des femmes dans le monde pour apporter le message du Royaume de Dieu en
devenir. Il instruisit quelques apôtres qui, après Sa mort, fondèrent des communautés
chrétiennes. Dans ces communes, qui devinrent plus tard les communes primordiales,
cest lEsprit prophétique qui conduisait les premiers chrétiens. Le Christ a
donc guidé Ses communes au moyen de la Parole prophétique. Lors du dernier repas de la
Cène, Jésus rompit le pain, comme Il lavait fait si souvent en de telles occasions
cela aussi ne nous a été retransmis que partiellement , Il rompit le pain
en disant : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22, 19), ce qui signifie que les
hommes qui Le suivent devraient partager le pain.
Mais que signifie partager le pain ?
Dans une communauté de vie intérieure où chacun est sur un pied
dégalité, où chacun est libre puisquil nest pas lié par la jalousie,
par le « vouloir être » et « le désir davoir » mais fait
de tout coeur ce que Dieu a commandé, dans une telle communauté donc règnent la
fraternité chacun est le frère, la soeur, lami de lautre
lunité et la solidarité parce que tous partagent le même but. Celui qui a, donne
; chacun oeuvre et contribue au bien du grand tout en fonction de ses capacités ; ainsi
sétablit léquilibre juste qui ne favorise personne. Cest cela la vie
impersonnelle, la vie dans LEsprit de Dieu, la vie communautaire selon le
christianisme des origines.
LEglise a fait de cet épisode de la vie de Jésus quest le
partage du pain, une cérémonie : en fin de compte « un sacrifice pour le
péché » afin de lier les croyants à elle-même et à ses sacrements
« nécessaires au salut de lâme ».
Ce lien empêche lhomme daller vers Dieu au plus profond de
lui-même pour se libérer de ses péchés avec laide de la force rédemptrice de
lEsprit du Christ de Dieu, par lauto-reconnaissance, le repentir et la mise en
ordre active.
Seule une vie active et légitime nous fait gagner en spiritualité,
emplit notre coeur, nous fortifie, nous rend libres et heureux, sains et dynamiques.
Cest cela qui remplit notre vie et lui donne un sens et non les gestes, les rites et
les cérémonies que nous pouvons répéter aussi souvent que nous le voulons sans que
cela ne change rien à rien.
Les premiers chrétiens les chrétiens des origines qui
formèrent un peu plus tard la première commune primordiale à Jérusalem, conduite par
quelques apôtres - étaient instruits et guidés par lEsprit prophétique, comme
nous lavons déjà mentionné. A ce titre ils ne pratiquaient aucune cérémonie,
aucun rite et ne sadonnaient à aucun culte. Ils ne tuaient aucun animal en
sacrifice à Dieu ; ils ne tuaient pas davantage les animaux pour les manger car ils ne
consommaient pas de viande. Ils sefforçaient de vivre selon les Commandements de
Dieu et selon le Sermon sur la Montagne pour purifier léglise intérieure, le
temple, lâme et le corps, afin de permettre à lEsprit du Christ de Dieu
dagir dans lâme et le corps. Le repas de la cène des chrétiens des origines
consistait à rompre le pain et à prier. Ils partageaient le pain entre eux.
Paul a fait basculer dans la forme
le christianisme des origines vivant,
il a falsifié lenseignement de Jésus et fondé
une religion dEtat et une Eglise cultuelle extérieure
Voici ce quun
théologien nous a appris : Saül de Tharse, pharisien juif dAsie Mineure, était un
ennemi acharné de Jésus de Nazareth. A ce titre, il persécuta les premiers chrétiens
des origines. Un jour, Saül déclara avoir perçu en lui une révélation du Christ et
avoir eu une vision de Lui. Dès ce moment, Saül changea de cap. Il déclara vouloir
lutter pour le Christ et non plus contre Lui. Le pharisien juif Saül nintégra pas
pour autant la communauté des chrétiens des origines mais commença à prêcher, sans y
être préparé, sans sêtre concerté avec les apôtres et sans posséder aucune
notion de ce que lEsprit prophétique révélait au sein de la commune primordiale.
Il savéra bientôt que Saül, appelé Paul depuis sa prétendue
conversion, mêla aux enseignements de Jésus, le Christ, ses propres conceptions romaines
et se brouilla avec de nombreuses communautés de chrétiens des origines qui se formaient
un peu partout. Saül, devenu Paul, nacceptait pas les remarques des chrétiens des
origines, pas plus quil nacceptait lEsprit prophétique qui
sexprimait dans les communes du christianisme des origines. Et à partir de la
querelle avec Pierre, que Paul accuse publiquement dhypocrisie (Gal 2, 11
13), de nouvelles discordes samorcent, notamment au sujet de la consommation de
viande et du repas de la cène des chrétiens des origines.
La querelle salimenta à la question de savoir sil était
légitime dappliquer les dogmes juifs - doù découlaient les règles à
suivre concernant les repas - au sein des communes du christianisme des origines. Paul
reprocha à Pierre de ne pas partager le repas avec les païens convertis, en raison des
conceptions juives qui étaient les siennes et aussi davoir entraîné dans son
sillage Barnabas qui était le propre compagnon de Paul. En réalité, Pierre
défendait-il le respect des prescriptions juives concernant la consommation réduite de
viande ou le fait de renoncer complètement à manger de la viande comme lui et les autres
apôtres lavaient appris de Jésus ?
En ce qui le concerne, Paul navait jamais connu Jésus et ne
savait pas ce quIl avait enseigné à Ses disciples. Bien que Paul fût juif, il
était aussi citoyen romain et en tant que tel il avait pris lhabitude de bien vivre
et de manger de la viande sans restriction aucune. Il ne pouvait donc pas envisager que
quelquun renonçât à manger de la viande par amour pour les animaux et par
solidarité avec ses prochains des règnes de la nature. Cela ne le dérangeait pas
davantage que cette viande ait été sacrifiée à des dieux païens avant dêtre
offerte à la vente sur le marché car selon Paul, les dieux nexistaient pas. Paul
approuvait le fait que de la viande soit servie au menu des repas communautaires des
chrétiens des origines et probablement aussi lors du repas de la cène, tant que cela ne
choquait personne. Cest en effet la seule raison qui laurait fait renoncer à
la viande. Il a écrit : « Tout ce quon vend au marché, mangez-le sans poser
de question par motif de conscience » (1 Cor 10, 25). En écrivant cela, il ne
songeait pas à la souffrance des animaux mais au sacrifice en faveur des dieux païens.
Les chrétiens prient dans le Notre Père : Que Ton Royaume vienne,
que Ta volonté se fasse.
Si le Royaume de Dieu doit venir vers les hommes, ceux-ci doivent
sy préparer. Dans le Royaume de Dieu, on ne mange pas de viande.
Il est vrai que les Eglises soi-disant chrétiennes se simplifient la
vie ainsi que celle de leurs fidèles en affirmant, comme le fait ici lEglise
protestante-luthérienne que le nouveau monde en devenir et donc aussi la paix avec la
nature sont pour la foi chrétienne loeuvre de Dieu. Les hommes ne peuvent pas
créer les conditions du Royaume de Dieu. Ainsi est définie la responsabilité de
lhomme envers lanimal en tant que co-créature.
Revenons à Paul :
Il est de plus en plus évident que Paul a falsifié
lenseignement de Jésus de Nazareth car les différences entre Paul dune part
et les apôtres formés par Jésus de Nazareth dautre part sont devenues de plus en
plus grandes. Les apôtres ont été instruits et formés directement par Jésus alors que
Saül, devenu Paul par la suite, na jamais connu Jésus. Paul navait donc pour
ainsi dire pas de relation intérieure avec le véritable christianisme des origines. Au
lieu de se former aux enseignements de Jésus et de sorienter sur Lui en tant que
modèle, Paul a décrété tout simplement que le fait de ne pas avoir bénéficié des
indications de Jésus à Ses apôtres, ne jouait aucun rôle. Il croyait être déjà en
unité avec le Christ intérieur (Gal 2, 20) et imbu de son importance, il écrivit au
sujet de la situation des chrétiens des origines de son époque : Si nous avons connu
le Christ à la manière humaine (il fait ici référence aux autres apôtres),
maintenant nous ne le connaissons plus ainsi (2 Cor 5, 16). Ainsi, Saül qui
sest baptisé Paul, a-t-il reprogrammé en déformant lenseignement de Jésus
en fonction de ses conceptions intellectuelles de romain idolâtre. Ainsi par exemple,
Paul croyait-il que le sang versé par Jésus lors de son supplice avait servi
dexpiation définitive auprès de Dieu (Rom 3, 25 ; 6, 10), de sorte que les
sacrifices danimaux seraient devenus inutiles. Jésus aurait été pour ainsi dire
une « victime offerte en sacrifice ». Dans lépître aux romains, Paul
écrit : Mais en ceci, Dieu prouve Son amour envers nous : Christ est mort pour nous
alors que nous étions encore pécheurs. (5, 8). Les paroles « alors que nous
étions encore pécheurs » montrent que le sacrifice de rédemption du Christ
avait pris pour Paul un caractère définitif.
Voilà ce que nous apprend le théologien.
Jésus au contraire a donné un enseignement tout différent. Il
na jamais évoqué de « sacrifice expiatoire » car Il souhaitait que
tous les hommes accomplissent les Commandements de Dieu ainsi que le Sermon sur la
Montagne afin dêtre en mesure de servir leurs prochains. Quant à Paul, il pensait
que lhomme est élevé à la vie véritable par le seul fait de croire que la mort
de Jésus lui apporte lénergie du salut, cest-à-dire sans avoir à faire
aucun effort. Evidemment, cest un message bien agréable à entendre pour des hommes
qui confient à dautres le soin de réfléchir à leur place et qui se contentent de
mots sans les faire suivre par des actes.
La plus grande part de lenseignement de Paul est un ramassis de
conceptions nayant rien à voir avec les enseignement de Jésus, le Christ. Jésus a
enseigné de suivre les Commandements de Dieu et le Sermon sur la Montagne car les hommes
doivent développer le Royaume de Dieu en eux-mêmes. Celui qui fait cela, trouve Dieu au
plus profond de son âme, sans prêtres donc sans sommités spirituelles, en se conformant
tout simplement à lenseignement de Jésus. Ainsi nest-il pour cela nul besoin
dintermédiaire.
Quelles quen soient les causes, Paul fut prit du délire
quil était de son devoir dassumer la responsabilité des communes
primordiales. Il imposa ses conceptions intellectuelles à la communauté des pêcheurs,
des menuisiers et aux apôtres. Les simples croyants qui sétaient orientés sur
Jésus, le Christ, nétaient bien sûr pas entraînés à polémiquer et dans
lincapacité de tenir tête au scribe « Paul » si imbu de lui-même.
Paul, très à laise dans lart de la rhétorique, utilisa ses connaissances en
matière de théologie israélite pour changer de façon subreptice lenseignement
chrétien - lenseignement de Jésus de Nazareth et pour le noyauter.
En se plaçant au-dessus des communes primordiales du christianisme des
origines et en y infiltrant ses conceptions fortement imprégnées de culte romain, Paul
établit les fondements de la religion populaire et romaine dEtat, pour laquelle
lenseignement central de Jésus de Nazareth, les Dix Commandements et le Sermon sur
la Montagne, ne jouaient plus aucun rôle.
Paul a donc fait basculer le christianisme des origines vivant au sein
duquel oeuvrait lEsprit prophétique. Il a mis en place la première pierre
dune Eglise cultuelle comprenant des évêques et des prêtres et a fait renaître
lancien rituel : les rites, les cérémonies, les talares, les cierges et les
autels, de façon tout à fait conforme à celle dont la religion traditionnelle avait
habitué les hommes jusque-là. Le culte païen devenait ainsi de plus en plus une
religion extérieure dans laquelle lindividu ne songeait plus à purifier son temple
intérieur, lâme et le corps, mais à se livrer à toutes sortes de cultes et à
écouter ceux qui voulaient être vénérés et considérés comme les bergers de
lEglise institutionnelle.
LEglise cultuelle, extérieure, connut donc un triomphe, le fait
de se tourner vers lintérieur ny avait plus sa place. Au cours de
lédification de cette Eglise, Paul y intégra également un enseignement
dEtat à laide dune argumentation intellectuelle particulièrement bien
ficelée, susceptible de persuader les « chrétiens » quil convient de
se soumettre aux autorités de ce monde considérées comme des « servantes de
Dieu » sous prétexte qu'elles auraient été investies par Dieu pour infliger aux
hommes le juste châtiment (Romains 13).
Au cours des 2000 ans écoulés, lenseignement de Saül -
« Paul » - a eu un effet dévastateur. Il na plus rien à voir avec
Jésus de Nazareth et avec le christianisme des origines vivant.
Jésus et les apôtres ont enseigné de rendre à César ce qui est
à César et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 21) mais également dobéir
à Dieu plus quaux hommes (Apg 5, 29).
Constantin : la coopération entre lEglise et lEtat.
Résidu de lenseignement de Jésus lEglise dEtat,
la religion extérieure du pouvoir
Le théologien esquisse
maintenant le développement ultérieur du christianisme des origines jusquà
Constantin : les trois premiers siècles connurent de fréquentes persécutions contre les
chrétiens, cependant quà linstar de Paul, nombre dentre eux y
réagirent de plus en plus en sadaptant et en se soumettant à lEtat,
apportant ainsi la preuve quon leur faisait du tort. Au départ, la responsabilité
de conduire une commune incombait aux anciens, aux prophètes et à l
« ange » qui, par une vie sans compromis dans la succession de Jésus,
maintenait la communication avec Dieu. (cf. Apocalypse 2 et 3 : lettres aux
« anges » des communes). Cependant les anges et les prophètes ne purent se
maintenir que quelques années. Bien que Paul ait mentionné des « apparitions et
révélations du Seigneur », il attira de plus en plus lattention sur sa
propre personne et sopposa de manière menaçante aux révélations qui risquaient
de remettre en question son enseignement : Mais si quelquun, même nous ou un
ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons
annoncé, quil soit anathème. (Ga 1, 8)
Pour finir, Paul (ou lun de ses élèves utilisant son nom)
habilita ses adeptes Timothée et Tite à instituer un évêque aux côtés des anciens,
pour diriger la commune. Cest ce qui est écrit dans la première épître à
Timothée dans la Bible : Si quelquun aspire à lepiscopat, cest une
belle tâche quil désire. (3, 1)
Dès le début du 2ème siècle, prit ainsi forme une hiérarchie
institutionnelle ayant à sa tête un évêque, en dessous duquel se trouvaient les
anciens, en dessous desquels se trouvaient les diacres. Bientôt, on vit les évêques
conduire les communes comme des rois : on parle alors de « monarchie
épiscopale ». Aux évêques sajoutèrent très vite des évêques
métropolitains, appelés encore « patriarches », à la tête des villes plus
étendues et lévêque de la capitale, Rome, devint le « pape ».
De toute évidence, les ministres de cette hiérarchie se souciaient
bien plus de leur gloire personnelle et de laspect que présentaient les communes,
cela peut-être pour éviter déventuelles persécutions. En tout état de cause,
les principes du christianisme des origines passèrent de plus en plus au second plan ou
furent même totalement délaissés. Paul, par exemple, approuvait lesclavage et
cest ainsi quon vit des esclavagistes trouver place dans les communes. En
écho à ces conceptions despotiques, de plus en plus de membres de ces communes se
montraient favorables au service militaire pour les chrétiens.
La manière dont les choses ont évolué par la suite est résumée ici
par un lecteur des livres de Karlheinz Deschner :
Ces circonstances vinrent à point servir les intérêts de
lempereur Constantin, né en 285. Très vite, il sallia avec lEglise.
Cette symbiose entre lEtat et lEglise, connivence classique régie par le
principe : donnant donnant, les loups ne se mangent pas entre eux se révéla en
fait une alliance efficace et durable dont le but commun était de dominer et manipuler
les sujets. Le pouvoir, la « puissance » politique, sétait allié avec
lautorité de « Dieu », engendrant un moyen de pression et de domination
inébranlable qui permettait dimposer pratiquement tout ce que lon voulait au
peuple.
Dans lHistoire criminelle du christianisme de Karlheinz
Deschner, on trouve un chapitre consacré en détail à ce sujet (tome 1, p. 213 et suiv.)
: Constantin est né en 285 dans ce qui est aujourdhui la Bulgarie. Son père était
un tribun militaire qui, en 305, devint empereur souverain suprême de la
partie le plus à lOuest de lempire romain, Dioclétien ayant jadis partagé
celui-ci en quatre pour le rendre plus facilement gouvernable.
Tout comme son père, Constantin était très belliqueux mais en plus,
il était cruel. Inlassablement, il partait en guerre contre les tribus germaniques. Il
nhésitait pas à donner ses ennemis vaincus en pâture aux fauves dans les cirques
: cest ainsi que deux princes quil avait combattus furent dévorés par les
ours.
Puis, à la faveur dune guerre civile qui dura dix années,
Constantin se subordonna les trois autres empereurs, en salliant momentanément avec
lun dentre eux, Licinius, contre qui il se retourna quand celui-ci leut
débarrassé du troisième : lempereur Maximin. Constantin avait tout dabord
éliminé son concurrent Maxence dans la célèbre bataille du pont Milvius (312)
où il avait soi-disant reçu la prémonition suivante : « Cest le signe que
tu vaincras. »
Les fidèles des vaincus et leurs familles furent exterminés sans
pitié. Constantin avait juré à Licinius de lépargner mais un an plus
tard, il le fit étrangler.
La cruauté de Constantin sétendait jusquà sa propre
famille. Lhistorien britanique Shelly écrit à ce sujet : « Cette brute
hypocrite agissait de sang-froid et nhésita pas à couper la gorge de son propre
fils, à étrangler sa femme, à assassiner son beau-père et son beau-frère ... »
crimes quil nexécuta pas de sa propre main. Il fit tuer sa femme parce
quon la soupçonnait sans preuve dadultère lui-même étant par
ailleurs notoirement adultère.
Constantin se fit construire un palais sompteux ; il shabillait
pompeusement de vêtements luxueux et se faisait appeler « repésentant de
Dieu », « notre divinité » (nostrum numen) et proclamer
« sauveur » et « rédempteur » par le clergé.
Ainsi sexerce un échange de « bons
procédés » : en privilégiant lEglise, Constantin reçoit de celle-ci
quelle justifie son pouvoir illimité.
Sa vie durant, et jusquà la veille de sa mort (337), Constantin
ne fut jamais officiellement chrétien. Il ne se fit baptiser quau tout dernier
moment, non dans la foi catholique dailleurs, mais selon le culte hérétique
dAriane. Durant les premières années de son règne, alors quil gouvernait
encore la Gaule, Constantin se montra toujours favorable au paganisme. Plus tard, son
parti pris fut sans équivoque, comme en témoigne par exemple son choix de faire frapper
des pièces de monnaie à leffigie du dieu du soleil. Ce nest aucunement par
conviction spirituelle que Constantin sallia avec lEglise.
La cause était ailleurs : en effet, en Gaule, il y avait peu de
chrétiens. Mais Constantin aspirait à conquérir lItalie où ils étaient déjà
nombreux. En Asie mineure, quil conquit en dernier, les chrétiens représentaient
dès cette époque, dans beaucoup de régions, la moitié de la population. Dès lors, on
peut comprendre que laide de lEglise lui ait été précieuse.
Deschner écrit : Constantin, qui avait beaucoup voyagé et très
tôt, était bien informé, notamment en matière de politique religieuse, sur le
caractère rigoureux de lencadrement catholique, sur la discipline quasi militaire
qui régnait parmi eux et qui englobait lempire dans son entier. Ainsi,
lEglise catholique était lorganisation la plus fermée du monde antique. Et
dans cette Eglise, il voyait un modèle pour létablissement de son propre royaume.
(p. 242)
Dès le début, la coopération entre Constantin et lEglise
paulinienne fonctionna très bien. LEglise orchestra une campagne de calomnie contre
le premier adversaire de Constantin, Maxence. Celui-ci est considéré aujourdhui
encore comme un persécuteur de chrétiens, avide de sang, parangon du mal et de la
tyrannie. En réalité, cétait un souverain compétent et modéré, bien quil
eût des tendances guerrières et tolérant vis-à-vis du christianisme. Mais il
eut le malheur de faire exiler deux évêques romains après quune grande querelle
soit née parmi les « chrétiens » suite à lélection de ces deux
derniers. Maxence avait établi légalité pour tous devant limpôt, y compris
pour les riches. Or, déjà à cette époque, lEglise ne se trouvait plus du côté
des pauvres ni de ceux qui étaient privés de talents guerriers, à savoir les
politiciens démunis de puissance.
A peine installé à Rome après sa victoire sur Maxence, Constantin
montra sa reconnaissance : lEglise reçut de grandes donations sous forme de terres
et recouvra toutes ses anciennes possessions ; lEglise de Rome, à elle seule,
reçut « plus dune tonne dor et presque dix tonnes dargent »
(p. 236). Avec les caisses de lEtat quil remplissait en exploitant ses sujets,
Constantin finança la construction de gigantesques et somptueux édifices religieux dans
tout le royaume. Mais ce nest pas tout : il exempta dimpôt le clergé et le
pourvut du droit de transmettre par héritage la fonction ecclésiastique (privilège dont
les religions païennes ne bénéficiaient quexceptionnellement), il donna même à
lEglise la compétence juridique il ny avait aucun recours contre le
verdict dun évêque.
Deschner :
Beaucoup dévêques peuvent déjà imiter, dans le cadre de leur
siège épiscopal, la pompe et le cérémonial de la cour impériale. Ils ont droit à des
titres particuliers, à lencens, on les salue en sagenouillant et ils
sassoient sur un trône qui est le reflet du trône divin. Et aux autres, il
prêchent lhumilité ! (p. 238).
En peu de temps, lEglise devint si riche et privilégiée que
Constantin dut prendre des mesures. Entre autres, il ne permit plus aux riches
dintégrer aussi facilement le clergé. En effet, beaucoup de riches cherchaient
ainsi à se mettre à labri de limpôt ! Sous le règne des successeurs de
Constantin, le droit dhériter une fonction ecclésiastique fut de nouveau limité
mais cette limitation ne fut pas de longue durée.
Donnant donnant ! Dès 314, lEglise décida que les
chrétiens désertant le service militaire seraient immédiatement exclus de lEglise
une belle façon de retourner sa veste puisquauparavant, cest ceux qui
faisaient leur service militaire qui en étaient exclus.
Les rôles étaient parfaitement répartis ; lempereur était le
maître, y compris dans le domaine religieux : par exemple, cest lui qui convoqua en
325 le concile de Nicée où il imposa le « Credo » qui prit effet
immédiatement. Lempereur était le souverain suprême, légal de Dieu
les dignitaires ecclésiastiques ne se rangeaient pas très loin derrière lui et vivaient
souvent dans le même faste. En retour, ils lui témoignaient leur gratitude en justifiant
le pouvoir de lempereur et les guerres quil suscitait, en couvrant ses
forfaits, en ladulant et le flattant à tout moment avec un zèle sans pareil.
Constantin est donc le prototype de la symbiose entre lEglise et
lEtat. Deschner écrit à ce sujet : Les prédécesseurs de Constantin
craignaient le christianisme quils avaient en partie combattu. Lui se lattela
à grand renfort de faveurs, de bonnes grâces et de privilèges ... En réalité, il a
soumis à lui le clergé et lui a imposé sa volonté ... Si lEglise est devenue
puissante, elle a en revanche perdu toute liberté ... Constantin et les évêques ont
fait de lEglise une Eglise dEtat ... (p. 242 et suiv.)
Bien quil ne fut pas lui-même un catholique convaincu,
Constantin laissa carte blanche à lEglise dentamer des persécutions contre
ceux qui disposaient dune autre foi, notamment lors de la destruction des temples
païens par la populace « chrétienne ». De toute évidence, cest sous
linfluence du clergé quil édicta des lois anti-juives comme celle qui
punissait de mort la conversion dun chrétien au judaïsme. Constantin persécuta
périodiquement cétait une tactique politique, mais pas une constante
caractéristique les mouvements hérétiques donatistes dAfrique du nord et
marcionites. Les donatistes dAfrique du nord étaient contre une coalition entre le
trône et lautel et sallièrent à linsurrection paysanne pour combattre
les grands propriétaires terriens. Naturellement, cela nallait pas dans le sens de
lEglise et de lEtat !
Cest sous le règne de Constantin que le mot catholique apparaît
pour la première fois. Il ny a pas de hasard, cest pour bien marquer la
coupure avec l « hérésie ».
Ainsi se termine cette revue historique.
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ; et que celui qui
a un coeur pour le Christ accomplisse ce qui est écrit dans lApocalypse de Jean : Sortez
de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les
fléaux qui lui sont destinés. (Ap. 18, 4)
LEglise cultuelle païenne sest construite sur la personne
de Paul qui a mal interprété les enseignements de Jésus et les a incorporés à la
tradition païenne romaine en les dotant de structures de pouvoir despotiques et
belliqueuses.
Paul a rabaissé la femme au rang de reflet de lhomme,
lhomme étant pour sa part, selon Paul, le reflet de Dieu. Ainsi a été instaurée
la domination des hommes dans lEglise « chrétienne », domination qui
sexerce toujours à notre époque. Jésus, au contraire, a enseigné
légalité entre lhomme et la femme. Lui-même na jamais fait de
différence ; Il na pas élevé lhomme au rang de reflet de Dieu et na
pas rabaissé la femme à celui de reflet de lhomme. Une fois de plus, cela est le
fait de Saül, donc de Paul, mais pas de Jésus, le Christ.
Constantin a fait de lEglise cultuelle païenne une Eglise
dEtat, donc une religion officielle, dont les racines sanglantes et cruelles sont
entremêlées, on le voit encore de nos jours, de culte païen. Les cultes religieux
sanguinaires, cruels et barbares sétaient déjà développés après Moïse et cela
sest perpétué dans la Rome antique. Les Eglises officielles telles quelles
existent aujourdhui il est né des rejetons à partir de lEglise de
pouvoir cultuelle et romaine sont toutes basées sur des structures extérieures de
pouvoir qui nont pas grand chose en commun avec Jésus, le Christ. Elles utilisent,
elles abusent même du nom de Jésus, le Christ. Leffet daspiration provenant
de lAncien Testament et de la présomption brutale et limitée de Constantin
demeure.
LEcriture sainte -
Ancien et Nouveau Testament
est «inspirée du Saint Esprit »
La véritable religion
chrétienne qui est tournée vers lintérieur car elle vise à développer le
royaume de lintérieur, pour que lhomme ouvre son coeur à tous les hommes
mais aussi aux animaux, au monde des plantes et des minéraux, a été sacrifiée à Saül
et à Constantin, le païen, par la caste des prêtres. Et tous les actes horribles
décrits dans la Bible, ainsi que tous ceux qui lui ont succédé, en passant par le Moyen
Age et jusquà aujourdhui, auraient été commandés par Dieu. Cest ce
quaffirme le concile Vatican 2 :
Dieu est lauteur de lEcriture sainte. « Ce qui a été
révélé par Dieu, le contenu écrit et présenté dans lEcriture sainte a été
dessiné par le souffle du Saint Esprit. »
Car la sainte mère Eglise, en raison de la foi apostolique, tient les
livres aussi bien de lAncien Testament que du Nouveau, dans leur globalité avec
toutes leurs parties, pour sacrés et canoniques (cest-à-dire appartenant aux
paroles révélées de Dieu), parce que ceux-ci, écrits sous linspiration du
Saint Esprit, ont Dieu pour auteur et en tant que tels, sont à remettre au compte de
lEglise. » (Concile Vatican 2 : « Dei Verbum » 11, cit.
daprès le catéchisme de lEglise catholique, n° 105).
Dieu a inspiré les auteurs de lEcriture sainte. « Pour
rédiger les livres sacrés, Dieu a choisi des hommes qui pouvaient le servir en mettant
à profit leurs capacités et leurs forces pour redonner par écrit en tant que vrais
auteurs, tout et uniquement tout ce que lui seul - en agissant en eux et par eux
voulait » (N° 106).
LEcriture sainte est soi-disant vénérée par lEglise.
Prenons par exemple cet extrait du catéchisme de lEglise catholique :
LEglise a toujours vénéré les Ecritures saintes comme le
corps du Seigneur lui-même. Elle offre sans cesse au croyant le pain de la vie quil
reçoit à la table des paroles de Dieu et du corps du Christ. (N° 103)
Dans lEcriture sainte, lEglise trouve constamment sa
nourriture et sa force
(N° 104).
Donc puisque tout ce que les auteurs ou hagiographes inspirés rapportent
est certifié comme provenant du Saint Esprit, on peut dire en lisant les livres de
lEcriture que ces auteurs enseignent à coup sûr - à la lettre et sans erreur - la
vérité.
Même si lEglise justifie le fait de puiser constamment « sa
substance et sa force » d ans lEcriture sainte à laide de cet
argument : « Car dans les livres sacrés, le Père qui est aux cieux vient à la
rencontre de Ses enfants de manière aimante et Il entre en dialogue avec eux ».
(Deuxième concile du Vatican : « Dei Verbum » 21, N° 104), il convient
pourtant de se demander concernant les livres de Moïse dont nous avons déjà rapporté
plusieurs extraits, si cest bien le Père céleste qui « vient à notre
rencontre » à travers ces textes. Car les prescriptions effrayantes, les exigences
macabres ainsi que les menaces de peines sévères et cruelles qui y sont contenues, ne
peuvent pas découler à proprement parler dune attitude « aimante ».
Nous ne pouvons pas - et ce nest dailleurs pas notre propos
- aborder tous les extraits où sont tournés en dérision la vérité et Dieu, le
Tout-Un, qui est la Vérité. Les absurdités enseignées par lEglise sont tellement
évidentes que lon peut sétonner du peu de personnes quelles ont fait
réagir jusquà maintenant en comparaison du grand nombre dhommes et de femmes
qui les ont acceptées sans sourciller.
Plus loin, on peut lire dans le catéchisme de lEglise
catholique :
LAncien Testament est une partie de lEcriture Sainte que
lon ne peut pas retrancher. Ses livres sont inspirés par Dieu et gardent toute leur
valeur car lAncienne Alliance na jamais été révoquée. (N° 121)
« Le plan de salut de lAncien Testament était avant tout
orienté sur la préparation de la venue du Christ, du Rédempteur de tous ... ».
Bien que les livres de lAncien Testament contiennent également des choses
« imparfaites reliées aux circonstances de lépoque », ils témoignent
néanmoins de la pédagogie de Dieu éduquant son peuple avec amour vers le salut :
ils contiennent des « enseignements élevés sur Dieu, sur la sagesse, source de
salut à travers la vie des hommes et les trésors miraculeux de la prière » ;
en eux est « finalement caché le mystère de notre salut. (Nr 122)
On ne peut que se rendre à lévidence : pour être caché,
cest très bien caché ...
Dans le dernier
paragraphe, on peut lire : Bien que les livres de lAncien Testament
contiennent également des choses « imparfaites liées aux circonstances de
lépoque », ils témoignent néanmoins de la pédagogie de Dieu éduquant avec
amour son peuple vers le salut ... Cela sous-entend donc que Dieu, qui devrait être
absolu et parfait, aurait malgré tout inspiré des choses imparfaites. De plus, Dieu
aurait révélé des « choses liées aux circonstances de lépoque ».
Si tel était le cas, les Lois de Dieu seraient liées aux
circonstances de lépoque et Dieu serait un esprit temporel changeant. Cependant,
comme nous lavons déjà relevé dans les paroles de Dieu à travers Jérémie,
cette interprétation est loeuvre de la caste des prêtres de jadis qui, en usurpant
le nom de Moïse, a laissé sécouler dans le Pentateuque lesprit temporel qui
était le sien, esprit qui souffle et agit encore de nos jours. Ceci a engendré le culte
païen, la barbarie et lextermination des animaux aussi bien que des hommes - comme
cela sest passé par exemple au Moyen Age ou bien plus récemment en Croatie
parce quils ne sétaient pas laissés embrigader par lEglise catholique.
Pour avoir une idée claire de ce que profère à notre époque la
caste des prêtres, il convient de lire avec le coeur et avec la raison. Dans le
catéchisme de lEglise catholique, il est écrit :
Dans la constitution
des évangiles, on peut distinguer deux niveaux :
1. La vie et lenseignement de Jésus.
LEglise maintient fermement que les quatre évangiles
« dont lauthenticité historique est pour elle incontestable, transmettent de
manière fidèle ce que Jésus, le fils de Dieu, a véritablement fait et enseigné au
cours de Sa vie parmi les hommes pour leur salut éternel, jusquau jour où Il a
été accueilli dans les cieux. (N° 126)
Notons bien que lEglise affirme « maintenir
fermement » ce que le fils de Dieu a enseigné en tant quhomme ;
cependant elle ne dit aucunement si elle applique, donc si elle incarne,
lenseignement de Jésus.
Un peu plus loin dans le texte, on peut lire :
2. La tradition orale.
Les apôtres, « après lascension du Seigneur, ont transmis
à leur auditoire ce que Lui-même avait dit et fait, en disposant de cette compréhension
plus profonde acquise au cours des événements miraculeux qui entourèrent le Christ, et
des enseignements dispensés par la lumière de lEsprit de la vérité. »
(N° 126)
Après avoir été témoins de lascencion du Seigneur, les
apôtres ont donc été en mesure de transmettre à leur auditoire, avec une
compréhension plus profonde quauparavant, ce quIl avait Lui-même dit
et fait. Cela na pas dû être aussi évident pour Saül, « Paul », qui
est entré en scène plus tard et dont les conceptions personnelles ont été introduites
dans lEglise catholique et protestante, raison pour laquelle les catholiques comme
les protestants sorientent davantage sur Paul que sur les apôtres. Si les apôtres
ont transmis avec une compréhension plus large ce que Jésus a dit et fait, en raison de
lexpérience de la transfiguration du Christ quils ont vécue et grâce à la
lumière de lEsprit de la vérité quils ont reçue, que peut apporter Paul
qui na jamais été un apôtre ?
Pourtant, au lieu de sen référer aux apôtres, les Eglises
institutionnelles se basent sur les écrits de « saint » Paul qui aurait
soi-disant reçu des directives de Jésus, le Christ. Cest Paul qui a implanté ses
propres conceptions en matière de sagesse au sein du christianisme des origines dans
lequel sexprimait lEsprit prophétique. Depuis lors elles appartiennent à
lhistoire de lEglise. En définitive, les Eglises dites chrétiennes ne
peuvent revendiquer cette appellation puisqu'elles sont avant tout d'inspiration
paulinienne.
De plus, on est en droit de se demander pourquoi Rome est le siège de
Pierre et pas celui de Jésus, le Christ. Pierre siège-t-il avant le Christ ? Et bien
quil existe des divergences entre Pierre et Paul, cest lenseignement de
ce dernier qui est propagé depuis Rome. Qui a la prééminence : Pierre ou Paul ? A
moins que tous deux aient agi de concert pour déformer lenseignement de Jésus et
donner un autre visage au christianisme des origines qui, au commencement, était animée
par le souffle de lEsprit prophétique ?
Plus que tous autres,
les mots suivants extraits du catéchisme de lEglise catholique devraient faire
dresser les cheveux sur la tête :
... LAncien Testament prépare le Nouveau, alors que celui-ci
témoigne de laccomplissement de lAncien. (N° 140)
Ici, on justifie par avance que lEglise puisse à tout moment
perpétrer ses actes de cruauté. Si le Nouveau Testament témoigne de
laccomplissement de lAncien, celui-ci et tout particulièrement les
« livres de Moïse » ne constitue donc que le début de brutalités,
cruauté et violence de toutes sortes. Si les « livres de Moïse » doivent
trouver leur accomplissement dans le Nouveau Testament, le futur sannonce pire que
le passé et le présent.
Si Jésus, le Christ, vivait aujourdhui parmi les hommes,
serait-Il en accord avec les assertions de lEglise et avec la vie des chrétiens
dEglise, ou répéterait-Il les paroles quIl prononça il y a 2000 ans
(traduction oecuménique, Mt 15, 7 9 ) : Hypocrites ! Esaïe a bien
prophétisé à votre sujet, quand il a dit : ce peuple mhonore des lèvres,
mais son cur est loin de moi. Cest en vain quils me rendent un culte,
car les doctrines quils enseignent ne sont que préceptes dhommes.
A moins quIl ne réitère Ses mises en garde (Mt 23, 27
28) : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez
à des sépulcres blanchis : au-dehors, ils ont belle apparence, mais au-dedans ils
sont pleins dossements de morts et dimpuretés de toutes sortes. Ainsi de
vous : au-dehors vous offrez aux hommes lapparence des justes, alors
quau-dedans vous êtes remplis dhypocrisie et diniquités.
Un document datant de la période ayant suivi la réforme montre que les
ministres de lEglise catholique sont tout à fait conscients davoir falsifié
lenseignement de Jésus et que cest la raison pour laquelle ils
sopposaient à ce que le peuple puisse lire la Bible. Dans un rapport rédigé par
trois évêques à lintention du pape Jules III, on peut lire ceci : A
vrai dire, il ne reste plus rien de lenseignement apostolique dans notre Eglise ...
Nous avons apporté un autre enseignement et une autre discipline. Le plus important
étant de faire en sorte que personne ne puisse lire la moindre chose issue des
évangiles, en particulier dans la langue qui est accessible au peuple. Le peu qui est lu
au cours de la messe est suffisant. Celui qui est assez zélé pour examiner ce qui se
passe habituellement dans lEglise et qui fait une observation détaillée, trouvera
que nos enseignements diffèrent de lévangile et même, vont radicalement contre
... (Hans-Jürgen Wolf, Sünden der Kirche, EFB Verlagsgesellschaft, 1. Ed
.1995, p. 151)
Ils savent donc bien ce quils font
...
« Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... »
Dieu soppose aux sacrifices d'animaux
à travers les prophètes ayant succédé à Moïse
Souvenons-nous des
Paroles de Dieu à travers Malachie : Moi, le Seigneur, Je ne varie pas... Dieu est
éternellement le même ; Son Etre nous est devenu plus proche grâce à Jésus. Dieu
sest révélé comme Celui quIl Est, à travers tous les prophètes
véritables de Dieu. Lisons ci-dessous quelques paroles de Dieu extraites de lAncien
Testament :
A travers Esaïe, Il a dit :
Que me fait la multitude de vos sacrifices, dit le Seigneur ?
Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, jen suis rassasié. Le sang des
taureaux, des agneaux et des boucs, je nen veux plus. (Es. 1, 11)
Et un peu plus loin :
Cessez dapporter de vaines offrandes : la fumée, je lai
en horreur ! (1, 13)
Jésus, sIl était parmi les hommes, ne citerait-Il pas
Esaïe :
Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux, vous avez beau
multiplier les prières, je nécoute pas : vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous. Otez de ma vue vos actions mauvaises, cessez
de faire le mal. (1, 15-16)
Dans le premier livre de Samuel on peut lire :
Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que
lobéissance à la parole du Seigneur ? Non ! Lobéissance est
préférable au sacrifice, la docilité à la graisse des béliers. (1 Sam 15, 22)
Dieu a dit à travers Osée : Car cest lamour qui
me plaît, non le sacrifice ; et la connaissance de Dieu, je la préfère aux
holocaustes. (6,6)
Et : Ephraïm a multiplié les autels pour enlever le péché,
mais voici que ces autels sont devenus pour lui une occasion de pécher. Que
jécrive pour lui mille prescriptions de ma loi, on les considère comme venant
dun étranger. En guise de sacrifice, ils sacrifient de la chair et la mangent mais
le Seigneur ny trouve pas de plaisir. (Osée 8, 11 13)
A travers Amos, Dieu sest aussi exprimé de manière claire et
nette contre les prescriptions contenues dans les « livres de Moïse » : Je
déteste, je méprise vos pélerinages, je ne puis sentir vos rassemblements, quand vous
faites monter vers moi des holocaustes ; et dans vos offrandes, rien qui me
plaise ; votre sacrifice de bêtes grasses, jen détourne les yeux ;
éloigne de moi le brouhaha de tes cantiques, le jeu de tes harpes, je ne peux pas
lentendre. Mais que le droit jaillisse comme les eaux et la justice comme un torrent
intarissable ! Mavez-vous présenté sacrifices et offrandes au désert,
pendant quarante ans, maison dIsraël ? Mais vous avez porté (le dieu)
Sikkhout, votre roi, et (le dieu) Kiyyoun, vos images, létoile de vos dieux, que
vous vous êtes faits. Je vous déporterai au-delà de Damas dit le Seigneur, Dieu
des puissances ; cest son nom. (5, 21 27)
A travers Jérémie, Dieu a dit ceci : Quai-je à faire
de lencens importé de Saba, du roseau aromatique dun pays lointain ? Vos
holocaustes, je nen veux pas ; vos sacrifices ne me sont pas agréables. (6,
20)
Et : Quand jai fait sortir vos pères du pays
dEgypte, je ne leur ai rien dit, rien demandé en fait dholocauste et de
sacrifice ; je ne leur ai demandé que ceci : « Ecoutez ma voix et je
deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi, suivez bien la
route que je vous trace et vous serez heureux. » Mais ils nont pas
écouté ; mais ils nont pas tendu loreille, ils ont agi à leur guise
dans leur entêtement exécrable, ils mont tourné le dos au lieu de tourner vers
moi leur visage.
Depuis que leurs pères sortirent du pays dEgypte jusquà
ce jour, je nai cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque
jour, inlassablement. Mais ils ne mont pas écouté ; mais ils nont pas
tendu loreille : ils ont raidi leur nuque, ils ont été plus méchants que
leurs pères. Tu leur expliques toutes ces paroles : ils ne técoutent pas. Tu
les appelles : ils ne te répondent pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui
nécoute pas la voix du Seigneur son Dieu, qui naccepte pas la leçon :
la vérité a péri, elle est bannie de leur bouche. (7, 22 28)
Dans le prophète Michée on peut lire : Avec quoi me
présenter devant le Seigneur, mincliner devant Dieu de là-haut ? Me
présenterai-je devant lui avec mes holocaustes ? Avec des veaux dun an ?
Le Seigneur voudra-t-il des milliers de béliers ? Des quantités de torrents
dhuile ? Donnerai-je mon premier-né pour prix de ma révolte, lenfant de
ma chair pour mon propre péché ? On ta fait connaître, ô homme, ce qui est
bien, ce que le Seigneur exige de toi : rien dautre que le respect du droit,
lamour de la fidélité, la vigilance dans ta marche avec Dieu. (6, 6 8)
Et dans le psaume 50 :
Je ne prendrai pas un
taureau dans ta maison, ni des boucs dans tes enclos ; car tous les animaux des
forêts sont à moi, et les bêtes des hauts pâturages. Je connais tous les oiseaux des
montagnes, et la faune sauvage mappartient. Si javais faim, je ne le dirais
pas car le monde et ce qui le remplit est à moi. Vais-je manger la viande des taureaux et
boire le sang des boucs ? Offre à Dieu la louange comme sacrifice et accomplis tes
voeux envers le Très-Haut. Puis appelle-moi au jour de la détresse, je te délivrerai,
et tu me glorifieras. Dieu dit à limpie : Pourquoi réciter mes commandements
et avoir mon alliance à la bouche, toi qui détestes la correction et rejettes mes
paroles ? Si tu vois un voleur, tu deviens son complice, tu prends ta place chez les
adultères. Tu livres ta bouche à la méchanceté, tu associes ta langue au mensonge. Tu
tassieds, tu parles contre ton frère, tu salis le fils de ta mère. Voilà ce que
tu as fait, et je me tairais ? Tu timagines que je suis comme toi ? Je
taccuse, jétale tout sous tes yeux. (9 21)
Depuis que lEglise extérieure et ses dignitaires
loeuvre de Paul - est devenue une Eglise dEtat sous Constantin, elle est
restée une Eglise dEtat cultuelle et païenne contenant seulement quelques rares
fragments de christianisme. A notre époque les ministres de lEglise sont aussi
avides de pouvoir que ceux dautrefois. Ils sont les pires adversaires de ceux qui ne
sont pas inféodés à lEglise. Selon ce quils ont écrit dans le catéchisme
catholique, ils veulent mettre en application ce qui est contenu dans lAncien
Testament. Rappelons-nous que lAncien Testament prépare le Nouveau,
tandis que celui-ci témoigne de laccomplissement de lAncien. Tous deux
séclairent mutuellement ; ils sont tous deux la véritable parole de Dieu.
Réfléchissons de nouveau au fait que les représentants actuels de
lEglise institutionnelle se sont accordés la liberté daccomplir
lAncien Testament à travers le Nouveau. Cela signifie que tous ceux qui ne sont pas
des croyants dEglise doivent subir la persécution, la calomnie, la
discrimination et la privation de tous leurs droits, y compris civils sil le faut.
Le passé, tout comme les événements récents, montrent quils sont bien décidés
à réaliser ce quils ont inscrit noir sur blanc dans le catéchisme. Comme nous en
avons déjà apporté le constat, les actes de cruauté rapportés dans lAncien
Testament ont été depuis longtemps dépassé par tout ce qui est advenu dans le Nouveau.
Dans lAncien Testament, ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont
assassinées et une quantité innombrable danimaux cruellement torturés. Mais sous
le couvert du Nouveau Testament, les Eglises devront répondre de la mort de millions
dhommes, sans parler de celle des animaux qui ne sont pour elles que des objets
sacrifiés dans les abattoirs du monde pour satisfaire le dieu Baal : lhomme.
Le petit prince a dit : On ne voit bien quavec le coeur.
Jai envie dajouter : on ne lit bien quavec le coeur. Jésus de
Nazareth a souvent répété : Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.
Et la voix du coeur dit : celui qui entend, lit et évalue avec le coeur, peut suivre
son coeur, sa conscience, sil en a envie.
Le catéchisme de lEglise catholique :
«Dieu a placé les animaux
sous la domination de lhomme
»
Cest en vain que
lon cherche des manifestations délan du coeur envers les animaux au sein des
Eglises soi-disant « chrétiennes », et cest en vain que lon en
cherche à légard des hommes. Dans le catéchisme de lEglise catholique de
1993 - un traité de 800 pages environ rédigé à Rome on ne trouve que deux pages
(609 et 618) consacrées aux animaux :
Le septième commandement demande aussi de respecter
lintégrité de la création. Les animaux, les plantes et les êtres inanimés sont
destinés dans la nature à servir le bien commun de lhumanité passée, présente,
et future. Les richesses du sous-sol, les plantes et les animaux de la planète, ne
doivent pas être utilisés sans égard vis à vis des lois morales. La domination sur la
nature animée et inanimée dont le créateur a investi lhomme, nest pas
absolue ; elle doit être mesurée en fonction du souci de la qualité de vie du
prochain, pour laquelle sinscrivent également les générations futures ; elle
demande le respect de lintégrité de la création. (Nr 2415)
Les animaux sont des créatures de Dieu et sont subordonnés à sa
Providence bienfaisante. Rien que par leur existence, ils louent et honorent Dieu.
Cest pourquoi les êtres humains doivent aussi vouloir leur bien. Souvenons-nous
avec quelle douceur les saints comme par exemple saint François dAssise ou saint
Philippe Neri, traitaient les animaux. (Nr 2416)
Dieu a placé les animaux sous la domination de lhomme
quil a créé à son image. Ainsi, on peut se servir des animaux pour se nourrir et
se fabriquer des vêtements. On peut les domestiquer, pour les rendre utile à
lhomme dans son travail ou ses loisirs. Les expérimentations scientifiques et
médicales sur les animaux sont permises par léthique si elles ne dépassent pas
des limites raisonnables, car elles contribuent à guérir et sauver des vies humaines. (Nr
2417)
Cest une atteinte à la dignité humaine que de faire
souffrir et tuer inutilement des animaux. De même, il est indigne de dépenser pour eux
largent qui devrait servir à soulager la misère humaine. On peut aimer les animaux
sans pour autant leur vouer lamour qui revient de droit à lhomme. (Nr
2418)
Le créateur a accordé à lhomme, le droit de disposer des
minéraux, des plantes, et des animaux de ce monde. Mais lhomme, pour sa part, a des
obligations morales et ce, également envers les générations futures. (Nr 2456)
Les animaux sont subordonnés à lhomme qui leur est
redevable de bienveillance. Ils peuvent servir à satisfaire de manière juste les besoins
de lhomme. (Nr 2457)
On a limpression dêtre en pleine paranoïa en lisant ceci,
par exemple : les animaux, les plantes et les êtres inanimés sont destinés dans la
nature à servir le bien commun de lhumanité passée, présente et future.
Dieu qui est la vie,
na jamais rien créé qui ne soit vivant. Dans l'ensemble de la création, il
ny a aucun « être inanimé » et il n'existe rien qui soit « sans
vie ». Comme pour bien des choses, on a affaire ici à linterprétation des
hommes qui ne saisissent pas ce quest la vie, qui jouent au
« Créateur » et qui se jouent des simples croyants, de ceux qui ne font pas
leffort cérébral suffisant pour creuser jusquau fond de toute cette
hypocrisie paranoïaque. Si Dieu avait créé des êtres inanimés ou des
éléments de la nature sans vie, la vie universelle, que Dieu est, nexisterait pas
car une partie de celle-ci serait une « masse inanimée ». Cependant il
nexiste aucune forme, aucune substance, aucune masse, sans vie. La vie maintient la
forme. Si la forme, cest-à-dire la masse se désagrège, alors la vie passe à un
autre état de la matière.
Dieu est vie illimitée, éternelle. Dieu est amour. Et Il a déposé
Son amour dans les paroles suivantes : Dominez la terre*. La nature est
la création de Dieu. Elle sert à notre bonheur. Nous devrions aspirer à être en unité
avec la nature et à vivre ainsi. Cependant le soi-disant bien commun dont parle les
Eglises, est en fait lexploitation de la nature pour le bien-être des hommes aux
dépens des animaux, des plantes et des minéraux.
* En grec, le sens de cette phrase est le
suivant : Prenez soin de la terre
Utiliser les animaux mais surtout « en tenant
compte des exigences de la morale ».
« Tu naimeras pas les animaux »
A la page 609 du
catéchisme de lEglise catholique, il est écrit: Les richesses du sous-sol, les
plantes et les animaux du monde ne doivent pas être utilisés sans égard pour les
exigences de la morale.
Demandons nous ce que lEglise entend par « exigences
de la morale » ? Sagit-il des abattoirs modernes, ces camps de la mort pour
animaux torturés dont les cadavres sont ensuite dévorés par la société aux valeurs
morales élevées ?
Peut-être que par « exigences de la morale », on
sous-entend que les animaux ne doivent pas être assassinés devant les yeux de ceux qui
vont les consommer et, que pour ne pas indisposer ces derniers des cris dagonie, on
dissimule ces pratiques meurtrières derrière les murs épais des abattoirs ?
Imaginons ce qui se passerait si le client du restaurant, avant de se
régaler de l« entrecôte marchand de vin » ou du « filet de boeuf
au poivre », devait tout dabord contempler les yeux apeurés de lanimal
terrifié que lon se prépare à abattre, cest-à-dire à égorger, à
dépecer, à découper à la scie, les muscles encore frémissants et haché en morceaux,
et si ce client tellement raffiné devait respirer lodeur du sang, fade et
persistante avant que les pièces du cadavre quil a commandées soient enfin
apprêtées selon les règles de la gastronomie par le savoir-faire du chef cuisinier
préparant le succulent repas.
Se pourrait-il que notre client gastronome finisse par perdre
jusquà lenvie même de manger. Cest pourquoi, faire preuve
dégards envers lui est de toute évidence, une « exigence morale » qui
simpose ! La sensibilité esthétique de notre client risquerait dêtre
heurtée de manière désagréable et il pourrait prendre tout cela pour un affront aux
règles de la bienséance ? Et si non seulement son estomac se révoltait mais quen
plus, sa « conscience morale » commence à réagir ? Cest pourquoi il
est impérieux de faire preuve d« égards envers les exigences de la
morale » quand on « utilise les animaux », cest-à-dire quand on
dévore leur chair devenue cadavre.
Le besoin de morale nexige-t-il pas également que tout soit fait
afin que les personnes sensibles ou trop sentimentales soient préservées du spectacle
des animaux utilisés pour les expériences scientifiques, pour lélevage
industriel, le commerce de fourrure, ou de tout autre forme courante dexploitation
et dutilisation des animaux ?
Cest peut-être aussi par égard envers les exigences de la
morale que dans les laboratoires de recherche, on coupe les cordes vocales aux chiens, aux
singes, aux porcs, etc ... ? Ainsi, leur cris, leurs pleurs, leurs plaintes et leurs
gémissements ne risquent-ils pas dincommoder les gens qui passent dans la rue. Il
se peut malgré tout que les cris de souffrance des animaux « utilisés » de
la sorte finissent par émouvoir tel gardien, tel laborantin, tel médecin ou autre
collaborateur endurci, bien que tous aient dordinaire les nerfs solides, mais
comprenez : on ne peut pas tout le temps être dans un bon jour. Il peut arriver à
tout le monde davoir des faiblesses de temps à autres, non ?
Plus loin, il est écrit :
Les animaux sont des créatures de Dieu et sont subordonnés à sa
Sa providence bienfaisante. Par leur simple existence, ils louent et glorifient Dieu. Et
: Dieu a mis les animaux sous la domination de lhomme ... Si cette hypocrisie
paranoïaque némanait pas de lEglise institutionnelle, on pourrait se
demander si Dieu na pas vraiment perdu tout contrôle sur lhomme et sur les
animaux. Car, en dehors de lEglise institutionnelle, qui se permettrait de placer
les animaux « sous la domination de lhomme », dans une société
atteinte de folie, dénuée de tout bon sens, une société qui assassine, tue, torture
aussi sauvagement les animaux et les mène à labattoir de façon aussi cruelle ?
Dieu a créé lhomme à Son image afin que celui-ci devienne Son
image parfaite, comme Jésus la dit : Vous serez donc parfaits, comme votre Père
céleste est parfait. (Mt 5, 48)
Continuons à lire dans le catéchisme catholique où il est écrit que
lon peut se servir des animaux pour se nourrir et fabriquer des vêtements.
Connaissez-vous le chant du merle ? Cest un chant très
mélodieux. Bien des gens trouvent quil rivalise en beauté avec le chant plus
réputé du rossignol.
Dans le sud de lEurope, on tend des filets pour capturer les
oiseaux chanteurs très recherchés pour leur chair délicate ; ainsi on « se
sert » de ces animaux « pour se nourrir ». Par conséquent, « on
peut » les capturer, les tuer et les manger avec bonne conscience. Cest avec
le consentement de lEglise que la grive que nous montre cette photo (voir p. 86) est
morte misérablement asphyxiée après une longue agonie, étranglée par un lacet de
crin.
« Ce que tu ne veux pas que lon te fasse, ne le fais à
personne ». La loi de cause à effet contient-elle une clause spéciale stipulant
quil nen va pas de même suivant que nous endommageons la vie dun être
humain ou celle dun animal ? Les animaux, nos prochains des règnes de la nature,
sont des créatures de Dieu, tout comme nous. La loi causale névolue pas en
fonction des personnes ; elle est impersonnelle. Dans tous les cas, la souffrance reste la
souffrance, un assassinat est un assassinat, la cruauté est la cruauté.
Et le gourmet qui se délecte du petit oiseau mort sait-il ce
qui est ou plutôt qui est dans son assiette ? La dureté de coeur et la froideur des
sentiments de lhomme ne sont pas le fruit du hasard. Cest consciemment et
délibérément que lhomme a étouffé les nombreuses exhortations de sa conscience
jusquà ce que celle-ci ait fini par totalement se taire.
Quelquun qui naspire pas à accomplir la Loi de Dieu, qui
est amour, ne devrait pas se référer à ces paroles du Seigneur : Remplissez la terre
et dominez-la ... (Gen 1, 28, traduction selon Luther) Soyez féconds et
prolifiques, remplissez la terre et dominez-la ... (traduction oecuménique)
Lhomme paranoïaque agit bien souvent consciemment contre la Loi de Dieu, contre
lamour de Dieu et du prochain.
Dans le récit de la création rapporté dans le premier livre de
Moïse - la Génèse - il est écrit : Dieu vit létendue de Sa création et
lestima parfaite. (1, 31) Comment les hommes osent-ils piétiner, torturer, tuer
et modifier délibérément ce que Dieu dit avoir créé et trouver bon ?
Lhomme fait volontiers référence à ces paroles de la Bible : Dominez
la terre, pour justifier son manque dhumanité. Les scientifiques et les
chercheurs nont-ils pas compris depuis longtemps que dans le principe universel
« donner recevoir », lun dépend de lautre ? Cependant,
loin de songer à traiter la terre avec amour, lhomme - par unique souci de son
bien-être matériel - se permet au contraire de lexploiter et dendommager ce
qui vit sur terre, sous terre, dans lair et dans leau.
Non seulement, lEglise pense que lon a le droit
dutiliser les animaux pour se nourrir et se vêtir, mais aussi que lon peut
les domestiquer, pour quils soient au service de lhomme dans son travail et
dans son temps libre. Il va de soi que cest lEglise qui dit cela, et non
pas Dieu.
Les institutions ecclésiastiques qui se prétendent
« chrétiennes » proposent pourtant à leurs fidèles beaucoup
dexceptions à la règle chrétienne, qui sont autant daspects païens mais
non chrétiens. Le mot « chrétien » se perd dans les remous soulevés par
lhélice du navire de lEtat qui recrute son équipage parmi ceux qui ne
réfléchissent pas beaucoup. Il arrive que les animaux soi-disant « au service de
lhomme » soient utilisés par lui pour ses divertissements et ses loisirs
comme cest le cas dans les combats de chiens ou de coqs, ou lors des corridas etc...
Léquipage du navire de lEtat ainsi que tous ses passagers
se donnent du bon temps sur le pont. Ils se font préparer les cadavres des animaux
abattus quils découpent au couteau et à la fourchette sur des tables élégamment
dressées. Quil sagisse de poulet, de canard et dautre volaille, ils
leur arrachent les membres de leurs mains élégantes où scintillent des bagues en or et
en argent, puis portent la viande à leur palais gourmet pour se remplir lestomac,
de sorte que ses ventripotentes « images de Dieu » prennent toujours plus
dembonpoint. Si, à force de ripailles, ils deviennent trop à létroit dans
leur manteau de fourrure, alors ils en achètent un nouveau : cest pour le
« bien-être » de la « société ».
Quimporte si les visons qui y laissent leur peau et donc leur vie
doivent souffrir jusquau bout dans leur cage étroite.
Quand elles utilisent le mot « domestiquer » à propos des
animaux, les Eglises veulent donc dire les battre, les asservir pour les mettre au service
des loisirs de lhomme, pour les faire travailler comme des esclaves soumis. Il
sagit bien dune prescription de lEglise mais en aucun cas de la volonté
divine. Jésus na jamais parlé ainsi !
Continuons à lire : Les expériences scientifiques et médicales
sur les animaux sont permises par léthique si elles ne dépassent pas des limites
raisonnables car elles contribuent à guérir et sauver des vies humaines.
Là, il est nécessaire de se demander ce quil convient
dentendre par « limites raisonnables » et par « permis par
léthique ».
Est-il « permis par léthique » de torturer et de
tuer des animaux pour guérir et sauver des vies humaines ? Dieu nous a donné les plantes
médicinales et les minéraux pour soigner et guérir. Pour notre nourriture, Il a mis à
notre disposition les fruits des champs et des forêts. Le Dieu véritable na jamais
commandé aux hommes de tuer dautres créatures et den dévorer le cadavre. Il
na jamais dit : torturer-les sauvagement sous prétexte dessais scientifiques
afin daider vos semblables à guérir. Celui qui soriente sur ce que disent
les ministres de lEglise est contre Dieu.
Plus loin il est dit : « Cest une atteinte à la
dignité de lhomme que de faire souffrir et de tuer inutilement des animaux. »
Ceci est en flagrante contradiction avec ce qui a été dit auparavant, à savoir que les
expériences sur les animaux seraient permises par léthique à condition de ne pas
dépasser des limites raisonnables sous prétexte quelles contribueraient à guérir
et sauver des vies humaines. Faire des essais sur les animaux, cest les faire
souffrir et les tuer. « Utiliser » les animaux pour se nourrir et se vêtir,
cest les faire souffrir et les tuer.
Par ailleurs, il est écrit dans le catéchisme catholique : il est
indigne de dépenser pour eux (les animaux, donc) largent qui devrait servir
à soulager la misère humaine. Le souci de la misère humaine sexprime
clairement dans ces paroles. Les représentants de lEglise suggèrent-elles de la
sorte que leurs richesses immenses soient utilisées afin de venir en aide aux plus
démunis ? Etait-ce par souci de la misère humaine que lEglise a plus ou moins
plaidé en faveur de la guerre en Bosnie ? Savons-nous ce que coûte léquipement
dun laboratoire de recherche qui pratique les expérimentations animales ?
Connaissons-nous le salaire de ceux qui sappuient, entre autre, sur la théorie
propagée par lEglise pour justifier les expérimentations animales au nom de
léthique à condition quelles sexercent dans des limites
raisonnables sous prétexte de guérir et de sauver des vies humaines. Est-ce digne
de lhomme ? Puisque Dieu, lEternel, na rien dit de tout cela, tous ceux
qui sengagent pour que la justice et lamour sexercent aussi envers les
animaux, devraient prendre une décision claire concernant leur relation avec
lEglise car on ne peut pas servir deux maîtres à la fois.
Dans le catéchisme, on peut lire un autre blasphème. Sous le titre : Respect
de lintégrité de la création : On peut aimer des animaux sans pour autant leur
vouer lamour qui revient de droit à lhomme. (Nr 2418). Dieu a-t-Il
commandé cela ? Cher lecteur, avez-vous le sentiment de commettre un péché si vous
aimez votre animal de tout votre coeur, ce qui ne consiste pas à laimer seulement
de façon superficielle mais à laimer véritablement ? Sil est important pour
vous que votre animal aille bien ; si vous êtes heureux quand il se réjouit de vous
voir ; si vous aimez que votre animal soit heureux ; si vous le comprenez et que lui
ressent comment vous allez et sadapte à votre humeur quy a-t-il de mal
dans tout cela ? Cher frère, chère soeur, on ne voit et on ne connaît bien quavec
le coeur. Dieu ne nous a jamais commandé de limiter nos sentiments envers les animaux à
la sympathie et de ne pas leur accorder damour : lamour étant réservé aux
êtres humains.
LEglise protestante dAllemagne a écrit la chose suivante
dans une publication intitulée « Sur la responsabilité de lhomme envers
lanimal en tant que créature de Dieu » (1991) : Lamour pour les animaux
et lamour pour les hommes peuvent entrer en conflit lun avec lautre (p.
6). Et dans une « Epître pastorale des évêques allemands » (Lavenir
de la création, lavenir de lhumanité, 1980) il sagit ici
dévêques catholiques il est écrit : A la différence de lhomme
qui est une personne, les plantes et les animaux nont pas droit de vie individuelle
et intangible ... nous avons, en tant quhommes, le droit duser de la force et
de la vie des animaux. On exprime ensuite une réserve : On ne peut cependant pas
justifier le fait que les animaux, qui sont des êtres sensibles, soient torturés et
tués sans raison, pour le simple plaisir ou pour la fabrication de produits de luxe.
Pourtant, que disent les actes ?
Quand il sagit de défendre son propre intérêt, lhomme
sait toujours se trouver des excuses et exposer de manière éloquente et habile quelles
« sérieuses raisons » il a dagir comme il le fait. Alors, qui est
« responsable » de linjustice que subissent les animaux ? Tous ceux qui
la commettent, mais également tous ceux qui la voient et se taisent, de même que tous
ceux qui condamnent cela en paroles mais dont les actes ne correspondent pas à ce
quils disent. Enfin, parmi ceux-là figurent tous ceux qui ont contribué de
manière décisive à endormir la conscience des hommes.
Que se passe-t-il quand les valeurs éthiques et morales sont
maintenues à un niveau aussi bas par la tradition et que la voix de la conscience est
éteinte chez tant de gens ? Cest ce que nous montre larticle suivant, publié
par le journal allemand « Schwäbische Zeitung » du 12-3-1991. Cet article
cite plusieurs exemples relevés en Espagne qui témoignent de la cruauté avec
laquelle les animaux sont traités dans les traditions ainsi que de lindifférence
que celle-ci suscite, aussi bien de la part des ministres de lEglise catholique que
de la police locale.
Cest par lapidation que bien souvent la victime - un animal
- est tuée : Promenade à dos dâne à V. : le dernier jour du carnaval, on va
chercher dans son étable lâne le plus vieux et le plus faible du village. Le
villageois le plus gros et le plus lourd chevauche lanimal jusquà ce que
celui-ci tombe dépuisement. Ensuite la pauvre bête est lapidée et battue à mort.
A C., les taureaux sont chassés à travers les ruelles. Des centaines
de personnes formant une haie frappent lanimal à son passage, lui assènent des
coups de pied, lentaillent profondément au moyen de crochets de fer. Pendant huit
heures, le taureau est ainsi chassé à travers les ruelles, jusquà ce quil
succombe à ses blessures.
A G., cest à peu près la même chose : les participants de la
fête visent à la sarbacane, un taureau que lon chasse sur la place du village. Les
banderilles multicolores lui transpercent le corps, le blessant à la tête, aux yeux.
Lorsque lanimal est affaibli davoir perdu tout son sang, des hommes
« osent laffronter » au couteau de poche.
T. : De jeunes taureaux sont chassés avec de grandes lances que les
hommes essaient de leur planter dans les flancs.
C., dans la province de G. : On attache des bidons dessence sur
la nuque des taureaux en les arrimant fermement aux cornes et on y met le feu à
laide de torches. Les animaux en flammes, fous de douleur, sont chassés sur la
place du marché où les attendent des hommes qui les achèvent aux poignards et aux
ciseaux.
Qui est responsable de tout cela ? Ceux qui se divertissent
dune façon aussi macabre et perverse ne sont sûrement pas uniquement les seuls
responsables. A ces exemples on voit que lhomme peut se comporter de manière bien
plus sauvage que lanimal ».
Je le répète : Dieu, lEternel, na jamais inclu dans la
Loi éternelle le commandement suivant : « Vous vous contenterez déprouver de
la sympathie pour les animaux, mais pas de lamour. » Dieu est amour.
Cest à partir de la loi damour quIl a crée les animaux, qui sont
aimés de Lui parce quIl est lamour. La « sympathie » dont il est
question ici est aussi peu élevée que la « morale » de lEglise,
cest-à-dire quelle évolue au raz des paquerettes, parce que si les
autorités ecclésiastiques et leurs fidèles se contentaient déprouver ne
serait-ce quun minimum de sympathie pour les animaux, le cannibalisme dont sont
victimes ces derniers prendrait fin immédiatement.
LEglise affirme que Lamour est réservé aux êtres
humains. Si nous mettons en relation les richesses inouies de lEglise avec la
pauvreté qui sévit dans le tiers monde, nous aurons une idée de lamour que les
autorités ecclésiastiques portent aux hommes. Qua enseigné Jésus à ce sujet ? Il
est plus facile à un chameau de passer par le chas dune aiguille, quà un
riche dentrer dans le royaume de Dieu (Mt. 19, 24). Si lon sen tient
à ces paroles, les autorités ecclésiastiques toutes bardées de leurs instruments de
pouvoir ne pourront jamais rentrer dans le royaume des cieux. Les ecclésiastiques et
lEglise institutionnelle dont ils sont les dignes représentants devront tout
dabord devenir très très minces sils veulent passer un jour à travers le
chas de laiguille.
Plus loin, à la page 618, n°2456, du catéchisme catholique, on lit
ceci : Le créateur a accordé à lhomme le droit de disposer des minéraux, des
plantes et des animaux du monde.
A nouveau, les ministres de lEglise font preuve ici
dune outrecuidance sans bornes, quand on sait combien la terre et les règnes de la
nature souffrent de lexploitation sauvage suscitée par la société de
consommation.
On peut compléter cette citation par ces mots visant à faire croire
que tous ces actes sont commis sous couvert dune éthique irréprochable : Mais
lhomme, pour sa part, a des obligations morales et ce, également envers les
générations futures.
Que faut-il comprendre par « obligations morales » ?
On nous le dit : Il faut penser aux générations futures. Ainsi, lhomme aurait
le droit dexploiter et de piller la nature, dans les limites toutefois où il
nôterait pas aux générations futures la possibilité même de salimenter,
de boire de leau potable ou de respirer de lair pur ?
Heureusement pour lhomme, il naura bientôt plus besoin de
simposer de telles limites. En effet, on nous laffirme, grâce au progrès
scientifique, il aura bientôt découvert le moyen de tout régénérer. Le problème,
tous les problèmes, trouveront leurs solutions grâce aux performances sensationnelles
que la technologie génétique aura atteintes! On pourra donc en toute tranquillité
exploiter la terre, notre mère nourricière, lui soutirer toutes ses forces et la
transformer en désert ; on pourra polluer, torturer, contaminer et tuer à sa guise
puisque, grâce au « génie » génétique, on sera en mesure de perpétuer la
vie sur terre quoi quil arrive. On nous dit même quon saura faire bien mieux
que la nature elle-même. Mais personne nimagine un seul instant que
lhumanité soit un jour obligée de récolter, précisément à travers les
techniques génétiques, ce qu'elle aura semé.
Toujours dans le n° 2457 du cathéchisme catholique on peut lire : Les
animaux sont subordonnés à lhomme qui leur est redevable de bienveillance. Ils
peuvent servir à satisfaire de manière juste les besoins de lhomme.
Comment les animaux peuvent-ils servir lhomme, quand
celui-ci ne respecte ni les animaux, ni les plantes, ni les minéraux ? Lhomme, dans
son égoïsme démesuré, détruit tout ce dont il sempare. Un jour ou lautre,
selon la loi causale immuable, le fléau quil a lui même façonné, son destin, le
frappera et cela durera jusquà ce quil ait fini par trouver le chemin qui
mène aux lois cosmiques de lamour de Dieu et du prochain, pour redevenir à
limage de Dieu.
La place que la foi protestante attribue aux animaux.
« La viande dagneau
de Dieu » - le boucher :
un prêtre sécularisé ?
Une personne ayant une
connaissance approfondie de la théologie protestante, nous a appris que les animaux ne
jouent pas de rôle particulier dans la foi protestante. Dans les écritures
confessionnelles de lEglise luthérienne-protestante datant de 1530 et qui font
toujours loi aujourdhui, on ne parle pas des animaux.
Martin Luther lui-même est critiqué par ses adversaires pour ses
excès de table.
Autrefois, seuls les riches pouvaient se permettre de manger de la
viande ; pour les pauvres, cela était exceptionnel. Luther mangeait probablement
beaucoup de viande sa forte corpulence ainsi que ses maladies lattestent.
Chacun de ses repas était arrosé copieusement avec deux litres de vin du sud et il
buvait de surcroît de grandes quantités de bière.
Lorsque son compagnon de lutte Philippe Melanchton lui rendit visite à
Nuremberg, voici les mets dont on le régala : tête de porc et filet rôti
accompagnés dune sauce au vinaigre, truites à la cendre, perdrix et chapon,
brochet en gelée, rôti de sanglier à la sauce au poivre
voici ce quil en
fut quand monsieur Philippe est venu .
dans la vie de tous les jours, les choses se
passaient plus simplement.
(Extrait de : Manifestations au pays de Luther, revue
culturelle pour les régions de Saxe-Anhalt et de Thuringe, 1997, p. 12)
Le « Petit Prince » a dit : On ne voit bien
quavec le coeur. Aujourdhui, il pourrait éventuellement élargir sa
formule en disant quon ne lit bien quavec le coeur, à propos dun
article du journal « DIE ZEIT » daté du 2 avril 1998 et qui sintitule La
viande dagneau de Dieu. Cet article met en parallèle le boucher et le
prêtre ; il conclut avec la phrase suivante : Face à une tradition qui
exclut de lévangile les créatures non humaines, la théologie chrétienne na
pas assumé son rôle.
Voici un extrait de cet article :
La confrérie des
bouchers de lEglise de la paix à Wilhelmshaven, dans le quartier de
Federwarder-groden, fête son 100ème anniversaire. Le point culminant de la célébration du
culte oecuménique réside dans la bénédiction du drapeau de la corporation,
nouvellement cousu pour loccasion et ayant pour emblème lagneau de Pâques
qui porte le drapeau de la résurrection.
Quelques instants
auparavant lassemblée a entonné « Christ, toi lagneau de Dieu qui
portes le péché du monde, aies pitié de nous ».
Toutefois, la messe de jubilé de la corporation des bouchers de
Wilhelmshaven provoque des réactions. Le mouvement pour la défense des animaux, dans le
village voisin de Schortens, met le clergé face à cette question-choc : comment les
Eglises peuvent-elles tolérer que lagneau Christ apparaisse sur le drapeau de
tueurs danimaux ? Embarrassé, le clergé transmet cette question aux bouchers
qui invoquent pour leur défense la haute tradition du symbole de leur confrérie.
Ce nest quune anecdote. Cependant, elle suscite une
terrible question : Quest-ce que les bouchers et les hommes de Dieu ont à faire
ensemble ?
Il est intéressant de noter que la corporation des bouchers fait
référence au rituel du sacrifice danimaux pratiqué par les prêtres :
« Sil existe une corporation à qui revient de droit gloire et louange,
cest bien celle des bouchers, célèbre également de par son origine ; en
effet, comme cela a été prouvé, elle provient de lordre des Lévites qui
abattaient le bétail pour les sacrifices dans lAncienne Alliance, afin de le
consacrer sur lautel au Très-Haut », sont les paroles dune vieille
chanson de la corporation des bouchers, citées dans le rapport du jubilé de la
corporation des bouchers de Heilbronn.
Puis lauteur de larticle pose la question
suivante : le boucher serait-il un prêtre sécularisé ?
Sur le plus ancien
des drapeaux corporatifs encore préservé, le « Venli » des bouchers bernois
datant du 15ième siècle, apparaissent les deux motifs :
lagneau Christ portant le drapeau de la résurrection et un taureau, surmonté de
deux haches menaçantes.
Le
récit suivant qui relate « un massacre individuel », exprime beaucoup de
choses pour celui qui sait lire avec le coeur :
Un coup de fusil claque. La balle en acier pénètre dans le
cerveau du porc. Le regard séteint. Lanimal sécroule à terre. Deux
bouchers font pivoter le corps sur le côté. Lun des deux maintient les pattes
arrière qui tremblent encore tandis que lautre, le maître boucher, tient les
pattes avant et la tête de lanimal dont il ouvre la gorge dun mouvement vif.
La bouchère tend un petit récipient métallique pour recueillir le sang qui gicle. Le
corps tressaute encore violemment pendant que le sang séchappe. Le boucher caresse
la tête du porc en expliquant au groupe de végétariens qui assistent au spectacle
ainsi quà léquipe de télévision : « Lanimal ne peut pas se
défendre. Il est entièrement à ma merci. Je sens dans ma main sa vie
labandonner. »
Pendant tout ce temps, son épouse, dont le visage tendu affecte la
pitié, plonge sa main dans le suc rouge de la vie qui écume encore dans la bassine
métallique. Une demi-heure plus tard lanimal pend, tête en bas, rasé et
éventré, à un crochet de boucher. La tension des participants qui nont pas
flanchés avant la fin se dissout dans une tournée de schnaps. « Maintenant, ce
nest plus un animal : maintenant, cest de la viande !
Santé ! ». Le boucher, « maître de la vie et de la
mort » : ... il « caresse la tête du cochon. » «
je sens dans ma main sa vie labandonner. » Laissez parler vos
sentiments.
Dans les usines à viande, où lon abat à la chaîne 700
porcs à lheure, les conditions « inhumaines » dans lesquelles se
déroule ce processus de mise à mort des animaux à des fins alimentaires sont
inévitables...
Larticle poursuit :
La relation entre le boucher et lEglise est évoquée de
manière significative dans le paragraphe 5 de lordre des bouchers wurtembergeois,
rédigé en 1651 et imprimé en 1701 à Stuttgart. « Il est interdit dabattre
du bétail pendant le prêche de même que durant la nuit, sous peine dendosser une
amende sélevant à un florin. »
Il ne sagit pas ici dune mesure prise en faveur des animaux
mais dune prévention contre le bruit. Les cris dagonie des animaux ne doivent
pas déranger ni le prêche ni le sommeil.
Lagneau pascal portant le drapeau de la résurrection est
donc lemblème officiel de la corporation des bouchers.
Consommer de la viande une concession faite
par Dieu à la faiblesse humaine ?
Jésus a-t-Il consommé de la viande ?
Dans larticle qui
vient dêtre cité « La viande dagneau de Dieu », on peut
notamment relever cette phrase intéressante : Manger de la viande ... est une
concession divine à la faiblesse humaine. Cela nest pas loin de la vérité.
Dans « Ceci est Ma Parole » ainsi que dans dautres révélations, le
Christ de Dieu, nous a appris que le prophète Moïse qui devait lutter contre
lobstination dun peuple regrettant « les oignons dEgypte »
a bel et bien enseigné « tu ne tueras point » mais a dû finalement
concéder, de manière tacite, que celui-ci consomme malgré tout de la viande. Il
sagit donc bien dune concession à la faiblesse humaine mais pas
dune concession divine.
Parmi ceux qui aiment manger de la viande, nombreux arguent du fait que
Jésus, comme la Bible le rapporte, aurait mangé de lagneau pascal. Pourtant, voici
ce quIl en dit Lui-même :
Ni les apôtres, ni les disciples navaient donné
lordre de tuer un agneau. Mais des morceaux dagneau Me furent servis ainsi
quaux apôtres et aux disciples comme don damour. Nos prochains voulaient nous
faire un présent et ils avaient fait de leur mieux. Je bénis ce don et commençais à
manger la viande. Mes apôtres et Mes disciples firent de même. Ensuite, ils me posèrent
cette question : nous croyions devoir nous abstenir de viande. Cest toi qui
nous las commandé, pourtant Tu viens den manger.
Jexpliquais alors aux Miens : lhomme ne devrait pas
tuer intentionnellement un animal ni manger la viande des animaux abattus pour être
consommés. Cependant quand des hommes encore ignorants préparent de la viande pour la
servir à linvité qui honore leur table, celui-ci ne devrait par refuser ce don.
Car il y a une différence entre consommer de la viande par avidité et consommer cette
même viande en remerciement de la peine que lhôte sest donné.
Sil en a la possibilité et si les circonstances et le moment le
permettent, celui qui le sait devrait cependant faire à lhôte une observation
dordre général, sans toutefois vouloir lui faire la leçon. Quand le temps sera
venu, lhôte comprendra lui aussi le sens de ces indications dordre général.
Dans ce monde, la compréhension et la tolérance font partie de
lamour désintéressé. Respectez le libre arbitre de chaque homme, peu importe
sil comprend et peut ou non accepter vos indications générales. Si vous pensez,
parlez et agissez sans cesse avec désintéressement, vous resterez dans lamour et
lamour vous bénira. Alors, ce qui vous est offert comme don damour est béni.
(Ceci est Ma Parole, 2ème éd. P 805-806)
Jésus ne mangeait donc pas de viande car Il vivait la Loi de Dieu.
Extraits du catéchisme protestant
sur les animaux
Dans le catéchisme
protestant, on évoque très peu les animaux. Pour les Eglises institutionnelles, les
animaux sont à peine mieux considérés que des objets et ne méritent donc guère plus
dintérêt. Cest ce qui ressort de larticle du ZEIT : « La
viande dagneau de Dieu ». Jaimerais citer ici les quelques rares
passages concernant les animaux dans le catéchisme protestant pour adultes (5ème
édition, 1989) :
Lhomme a le devoir de « cultiver et
dentretenir » le jardin terrestre. Le travail fait donc partie intégrante de
lhomme depuis le début. Par son travail, lhomme devrait faire prospérer
lenvironnement qui lui est confié (animaux, plantes, eau et air) tout en le
protégeant. A cela, il convient dajouter lhistoire de la création des
animaux. Dieu confie les animaux aux soins de lhomme pour quil sen
occupe ... il devrait montrer quil aime et honore le Créateur dans la manière dont
il prend soin de la création. Lhomme est responsable devant le Créateur de tout ce
quil fait. (p. 40)
Quand on a lu larticle du ZEIT, cet extrait du catéchisme
protestant montre bien à quel point Dieu est bafoué.
Poursuivons notre lecture du catéchisme protestant :
...Chez lanimal, cest le côté profane,
labsence de tabou, de gêne et de contrainte vis-à-vis de lengendrement, de
la naissance et de la mort qui nous apparaît comme la chose la plus inhumaine et la plus
étrangère à notre être. En effet, ce qui fonde le tout début de
lhistoire humaine cest précisément lapparition du sentiment de la
honte et des rites funéraires. Aucun animal ne couvre ses organes génitaux, aucun animal
ne vénère ni nenterre ses morts (Illies) (p. 508).
Il est à noter que si le catéchisme luthérien parle du côté
profane, de labsence de tabou, de gêne et de contrainte vis-à-vis de
lengendrement le vénéré fondateur de cette religion utilisait pour sa part
un langage incroyablement vulgaire, du type : Pourquoi ne rotez-vous et ne
pétez-vous pas, le repas ne vous a-t-il pas plu ? (Conversation de table). Ou
parmi les calomnies quil lançait contre les Juifs : Le diable a chié dans
son froc et sest de nouveau vidé les entrailles. Voici quelque-chose de
véritablement saint : les Juifs, et tout ce qui se veut juif, baisent, bouffent,
picolent et prient, tandis que le diable lui, bouffe et picole ce que de tels disciples
crachent et éjectent par le haut et par le bas. Le diable bouffe à présent avec sa
trompe anglaise et il ingurgite avec plaisir ce que les Juifs crachent et éjectent par le
haut et par le bas. (édition de Erlangen des écrits de Luther, XXXII, p. 282) Ou
encore : On voit ici à Wittenberg, sur les murs de notre église paroissiale, une
truie sculptée dans la pierre ; sous elle, sont couchés de jeunes porcelets et des
Juifs qui tètent ; derrière la truie se tient un rabbin qui soulève la patte
droite de lanimal et de sa main gauche, il tire la queue vers le haut, se penche et
regarde avec beaucoup dinsistance sous la queue de la truie, dans le talmud, comme
sil voulait y lire quelque chose de très spécial et très excitant ... Cest
pourquoi on dit chez les allemands, de quelquun qui étale beaucoup de sagesse
: Où a-t-il lu cela ? Pour parler grossièrement : dans le cul de la
truie. (ibid. p. 298)
En lisant : ...labsence de tabou, de gêne et de
contrainte vis-à-vis de lengendrement, de la naissance et de la mort nous apparaît
comme la chose la plus inhumaine et la plus étrangère à notre être, on a plutôt
tendance à penser à la sexualité sans tabou et débridée qui occupe maintenant une
place tellement importante tant à la télévision que sur internet ou qui remplit les
pages des journaux. Lanimal saccouple à des périodes bien déterminées
tandis que lhomme satisfait ses pulsions avec qui il veut et quand il veut.
Il ny a rien de plus étranger à lêtre,
cest-à-dire à son être spirituel originel, que lhomme lui-même. Par son
éloignement de Dieu, il est devenu tel quil est aujourdhui. La faute de tout
cela revient principalement aux dignitaires ecclésiastiques qui sont justement tels que
Dieu ne veut pas que lon soit. Pour moi, la naissance dun animal est l'une des
choses les plus nobles qui existent. Lanimal met bas selon les lois de la nature. Il
crie ou se plaint rarement pendant la naissance du petit, contrairement à ce qui se
produit souvent chez les êtres humains. Et comment se comporte-t-il vis-à-vis de la
mort ? Lanimal se met en retrait du troupeau, séloigne vers un endroit
tranquille pour y mourir. Il meurt avec dignité, selon les lois de la nature, tandis que
bien des personnes, le moment venu, luttent péniblement contre la mort parce que leur vie
fut un éternel combat contre lamour de Dieu et du prochain.
Dans ces conditions, qui devrait éprouver un sentiment de honte ?
Nest-ce pas plutôt les hommes ? Lanimal quant à lui, néprouve
pas la honte. Il vit selon les lois de la nature. Il na nul besoin de rites
funéraires. Cela nappartient pas à lordre naturel des choses, mais à celui
de lEglise. Lanimal na pas besoin non plus de cacher ses organes
génitaux. Pourquoi le ferait-il : il ne les utilise pas pour pécher, contrairement à
lhomme ? Ainsi, on voudrait lui faire porter des petites culottes, sous prétexte de
mettre le « diable » à labri de la tentation, lui qui, en vérité, ne
se gène pas pour enlever la sienne.
Le catéchisme protestant va plus loin encore :
La comparaison du comportement social de lhomme et de
lanimal montre que ce dernier atteint la maturité sexuelle beaucoup plus
rapidement, à savoir que la période de vie correspondant à lenfance est beaucoup
plus brève chez lui que chez lhomme, alors que cest précisément pendant
cette période que se développent et se différencient les processus dapprentissage
et dimprégnation sociale. (p. 509)
Mais le fait que lenfance dure plus longtemps chez lhomme
que chez lanimal le rend-il plus digne pour autant ? On pourrait noircir des
pages et des pages pour décrire ce qui se passe chez lhomme au cours de la puberté
et les réactions quelle suscite en lui. Il ne faudrait en aucun cas comparer
lanimal avecune bête de sexe. Lanimal sinterdirait de telles choses.
Ainsi, si nous plaçions les valeurs de lhomme et celles de lanimal sur les
deux plateaux dune balance, de quel côté croyons nous que celle-ci
pencherait ?
Le catéchisme protestant poursuit de la façon suivante :
En songeant aux réussites de lhomme dans le domaine
spatial, on est en droit de se demander : pourquoi seul lhomme est-il capable
de tels exploits ? De par sa nature, lhomme est voué à se surpasser. ( p.
640)
En effet, lhomme est parfaitement capable de se surpasser. Il est
même le seul à pouvoir détruire, comme il le fait, son environnement - ce qui inclut
évidemment les animaux.
Jusquà présent, le progrès technique et scientifique na
apporté à lhumanité ni lunité, ni la paix, ni le bien-être pour chacun,
ni la santé, ni le bonheur véritable. Si lon entend par là que lhomme
sest surpassé au sens égocentrique, en violence, en démence, en mépris pour
lhumanité et la création, on peut en effet affirmer plus que jamais quil va
bien au-delà de ses limites dans tous les domaines et ce, avec toujours plus de
démesure.
Prétendre que telle est la nature de lhomme, correspond au point
de vue des Eglises, mais pas à la volonté de Dieu qui a dit à travers Jésus de
Nazareth : Si vous ne devenez pas comme les petits enfants ... et : Vous
devriez être parfaits comme votre Père aux cieux est parfait. Ainsi, Il a voulu nous
dire que nous devrions accepter notre héritage céleste en surmontant tout ce qui
nest pas divin en nous, cest-à-dire nos aspects humains bas. Il na pas
dit que lhomme devait conquérir lespace, créer des bébés-éprouvettes et
donner vie à une nature et à une terre nouvelles par manipulation génétique, ou encore
intervenir de quelque façon que ce soit dans lordre de la création divine.
En lisant ceci et ce qui va suivre, un luthérien devrait normalement
se demander sil veut continuer à l'être.
LEglise se tait
mais Jésus, le Christ, sexprime à notre époque par la bouche dun prophète.
Dans le livre Ceci est Ma Parole, Il révèle, entre autres choses, la Loi
éternelle de lamour envers les animaux. De multiples indications et enseignements
sont donnés à ce sujet, jaimerais citer simplement quelques extraits.
Alors soyez
attentifs, bons, compatissants et aimables, pas seulement avec vos égaux, mais aussi avec
toutes les créatures qui vous sont confiées, car dans leur misère, vous êtes pour
elles comme des dieux vers lesquels leurs yeux sont tournés. Défiez-vous de la colère
car beaucoup dhommes pèchent dans la colère et se repentent quand la colère est
passée.( 2ème éd. p.182)
Ne tuez jamais un
animal pour votre usage personnel. Voyez, la nature, la vie de la création, prend soin de
vous. Les fruits des champs, des jardins et des forêts doivent vous suffire.
Nécrasez jamais volontairement la vie sous vos pieds, ni celles des animaux, ni
celles des plantes. Celui qui le fait sciemment engendre des causes. Il piétine pour
ainsi dire sa propre vie et en souffrira un jour. (p.183)
Soyez bénis, vous qui appartenez au cercle intérieur, qui
écoutez Ma Parole et auxquels sont dévoilés les secrets, qui nattrapez ni ne tuez
les créatures innocentes mais recherchez le bon en elles, car cest à vos pareils
quappartient la vie éternelle. (p.198)
Seuls lâme et lhomme emplis de Mon Esprit suivent ce
que Je leur ai commandé. Les hommes de lEsprit ne captureront,
nemprisonneront ni ne tueront des créatures innocentes. Celui qui vit dans la
vérité, sait que lamour infini règne et agit en chacune dentre elles. (p.
199)
Légoïste, lhomme dominateur, attend que ses
semblables le servent. Il exige aussi de lanimal quil le serve bien au delà
de ses forces et de ses moyens. Lui-même décrète mais ne sert pas. Cest pourquoi
il fait souffrir atrocement hommes et animaux. Si lhomme met ses prochains sous sa
dépendance et les réduit pour ainsi dire à lesclavage, il asservit alors tout
autant les animaux. Celui qui nécoute plus sa conscience aura le cur dur
envers les hommes et les animaux ... Il ne ressent pas davantage les besoins de ses
proches que ceux des animaux. Lhomme dont les sens sont devenus grossiers, devient
lui-même insensible.(p 205)
Jésus sen alla vers Jérusalem et rencontra un chameau
chargé dun lourd fardeau de bois. Le chameau ne pouvait pas le hisser en haut de la
montagne et le chamelier le battait et le maltraitait cruellement sans pouvoir faire
avancer la bête.
En voyant ceci, Jésus lui dit : « Pourquoi bats-tu ton
frère ? » Et lhomme Lui répondit : « Je ne savais pas
quil était mon frère. Nest-ce pas plutôt une bête de somme destinée à me
servir ? »
Et Jésus dit : « Nest-ce pas le même Dieu qui a
créé à partir de la même substance cet animal et tes enfants qui te servent, et
navez-vous pas tous les deux reçu de Dieu le même souffle ? » (p.
428)
Nest-il pas
écrit dans le livre des prophètes : abandonnez vos sacrifices de sang et de
feu ! Cessez de manger de la viande car Je nen ai pas parlé à vos pères et
je ne le leur ai pas commandé en les conduisant hors dEgypte ... (p. 439)
Dans la Loi de Dieu, il ny a ni sacrifice sanglant, ni
holocauste, les animaux ne sont pas tués et leur chair nest pas consommée non plus
...
... Cest une Loi : lhomme doit pratiquer la justice et
la miséricorde et cheminer avec humilité vers le Royaume intérieur de Dieu, là où est
la véritable et éternelle patrie de lâme ...
Depuis le commencement, Dieu donna aux hommes les fruits, les semences
et les herbes comme nourriture ... (p. 441)
Celui qui verse le sang innocent, celui qui mange de la viande est
cruel ; il devra un jour supporter en lui-même sa propre cruauté. (p. 447)
Jésus arriva dans un village et vit un petit chat abandonné qui
avait faim et qui miaulait vers Lui. Il le souleva vers Lui, lenveloppa dans Son
vêtement et le laissa se reposer contre Sa poitrine.
Et en traversant le village, Il donna à manger et à boire au chat.
Celui-ci mangea et but et Lui témoigna sa reconnaissance. Ensuite, Il le donna à une de
Ses disciples, une veuve du nom de Lorenza qui sen occupa. (p. 445 446)
Et quelques-uns de Ses
disciples vinrent à Lui et Lui parlèrent dun Egyptien, un fils de Bélial, qui
enseignait que ce nétait pas contre la Loi de faire souffrir les animaux, si leur
souffrance était utile aux hommes ... (p. 469)
... celui qui chasse des animaux sera un jour lui-même chassé.
Celui qui martyrise des animaux, sera un jour lui-même martyrisé ...
Les mains de celui qui martyrise ou tue des animaux sont tachées de
sang. Celui qui mange la chair des animaux, qui pollue et viole la nature est impur. De
tels hommes ne peuvent ni soccuper de choses saintes, ni comprendre ce quon
appelle les « mystères » des cieux ; de ce fait, ils ne peuvent pas non
plus enseigner et expliquer la Loi des cieux. (p. 470)
Ce que lon nomme
le clergé, qui parle contre la nature, contre lamour envers les animaux, qui
consomme de la viande et du poisson, ne peut traiter ni des choses saintes, ni pénétrer
les « mystères » des cieux, ni enseigner et expliquer la Loi des cieux. Les
membres du clergé sont des guides aveugles qui conduisent les aveugles dans la fosse. Ce
sont des morts spirituels qui soccupent des morts spirituels qui les entourent.
Et Je vous dis encore : celui qui cherche à posséder le
corps dune créature quelconque, que ce soit pour le manger, pour samuser ou
pour son profit, devient impur. (p. 553)
Car celui qui emploie la force envers un homme ou un animal, et ne
respecte pas la vie, pèche contre la vie de lhomme ou de lanimal ... Toutes
les formes de vie portent en elles la vie de Dieu. Elles ressentent les intentions de
leurs prochains à leur égard et léprouvent en tant que joie ou peine. Ce que
lhomme fait à son prochain ou à toute forme de vie, retombera sur lui. (p.
554)
Ne savez-vous donc pas ce qui est écrit ? Il vaut mieux
obéir que faire un sacrifice, et il vaut mieux écouter que brûler la graisse des
béliers. Moi, le Seigneur, jen ai assez de vos holocaustes et de vos offrandes sans
valeur, car vos mains sont pleines de sang.
Et nest-il pas écrit : Quelle est la vraie offrande ?
Lavez-vous, purifiez-vous et enlevez le mal de devant Mes yeux, arrêtez de faire le mal
et apprenez à faire le bien. Soyez justes envers les orphelins et les veuves et envers
tous ceux qui sont opprimés. Cest de cette façon que vous accomplirez la Loi.
Le jour viendra où tout ce qui est dans la cour extérieure et sert
aux sacrifices sanglants sera enlevé, et les fidèles au coeur pur adoreront
lEternel en pureté et en vérité. » (p. 572)
... celui qui est
assoiffé de sang continue à avoir soif de sang ; il ne mière dans leurs
ténèbres, et faites habiter lEsprit de lamour dans votre cur et
laissez-le se répandre vers tous. Et Je vous le dis encore une fois : Aimez-vous les
uns les autres et toutes les créatures de Dieu. » (p. 820/821)
Des hommes ayant atteint des degrés plus élevés de pureté
saimeront les uns les autres et aimeront toutes les créatures de Dieu comme Je les
ai aimées et comme Je les aime. (p. 821)
Jésus, le Christ,
sest opposé aux prescriptions et aux comportements de la caste des prêtres, tels
quils sont décrits dans les « livres de Moïse ». Aujourdhui, Il
rejette les directives des autorités ecclésiastiques actuelles. Rien, absolument rien
dans les enseignements de Jésus, nindique quIl a voulu accomplir
lAncien Testament dans le Nouveau. Cela nest que le fruit de la pensée
limitée de la caste des prêtres daujourdhui. Celui qui se rallie à cette
manière de penser a vendu sa liberté aux dominateurs égoïstes de lEglise, qui
servent la religion dEtat, païenne et constantine.
LEglise ne se
contente pas davoir eu autrefois des esclaves : elle en a encore
aujourdhui. Lesclavage moderne est beaucoup plus subtil. Celui qui ne fait pas
ce que commande lEglise est excommunié et condamné à la damnation éternelle. Les
petites gens en ont peur, tandis que les hauts fonctionnaires de lEtat transgressent
publiquement ce que lEglise a toujours condamné. LEglise ferme les yeux pour
ceux qui sont grands à ses yeux.
Les animaux implorent grâce
le prophète accuse
Chers lecteurs et
lectrices, si votre coeur bat pour les animaux, ce dont vous allez prendre connaissance
maintenant va vous placer devant lobligation de choisir entre Dieu et
lEglise ; car on ne peut pas servir deux maîtres.
Au Nom de Dieu ou au nom de lEglise.
Autant les hommes se surestiment, autant ils sous-estiment les animaux.
Beaucoup dhommes se voient comme des êtres libres. Mais cette
soi-disant liberté correspond bien souvent à un état de conscience limité à
soi-même.
Selon les Lois cosmiques, lhomme est le microcosme dans le
macrocosme.
Au plus profond de nous-mêmes, nous sommes des êtres lumineux, des
êtres spirituellement mûrs et cest à cet état que nous devrions déjà aspirer
en tant quhommes, car Jésus de Nazareth a dit : Vous donc, vous serez
parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48)
Les animaux aussi portent en eux la vie issue de Dieu. Cependant, les
forces de la vie - la Loi de Dieu - ne sont pas encore pleinement développées et actives
dans leur corps spirituel. Les animaux se trouvent donc sur un échelon dévolution
inférieur dans le processus de maturation qui conduit au stade denfant de Dieu.
Bien que nous ayons obscurci notre âme au cours de nos périgrinations
humaines en raison dune manière négative de penser, de parler et dagir et
parce que, de ce fait, nous sommes enveloppés dénergies dégradées - les charges
que nous avons nous-mêmes créées - la communication que nous entretenons avec
lEtre éternel, le macrocosme spirituel pur, est extrêmement amoindrie. La vie,
Dieu, à laquelle nous avons appartenu un jour, est unité, liberté, infinité cosmique.
Les animaux, nos prochains des règnes de la nature, ne peuvent pas se
charger. Contrairement à nous, ils vivent selon leur degré de développement spirituel.
A la lumière de ces données cosmiques, on comprend que le microcosme,
lhomme, a non seulement une durée de vie limitée, mais aussi quil végète
dans le carcan de son existence correspondant à son monde étroit de désirs et de
besoins. Chacun de nous ne voit, proportionnellement à ses capacités de penser, que ses
propres limites et cest cela quil appelle le « monde ».
Lhomme mesure sa « liberté » à la quantité plus ou
moins grande de ses biens quil nomme sa propriété. Sa
« propriété » est son petit monde personnel à savoir sa
« personnalité » avec ses opinions et conceptions, ses préjugés, ses
jalousies, sa présomption, sa propension à se faire justice et à rabaisser les autres
et cette personnalité, il la défend avec acharnement. Pour employer une image, on
pourrait dire que lhomme édifie autour de lui des murailles épaisses pour se
défendre. A travers les meurtrières, il repousse constamment les autres en les
bombardant à laide des flèches constituées par lénergie des pensées et
sentiments quil émet envers tous ceux qui pourraient lui contester ceci ou cela. Il
délimite son espace de « liberté », sa « propriété », à
laide de clôtures, de grillages et de haies. Au milieu de « sa
propriété », il éprouve alors un sentiment de liberté qui na cependant
rien de commun avec la liberté cosmique.
En ce qui concerne lanimal, lui, il est libre. Le Créateur
lui a laissé la terre entière, la nature qui ne connaît aucune limite. A cela on
pourrait objecter que les animaux, surtout les plus développés dentre eux, ont eux
aussi tendance à marquer leur territoire et donc à évoluer sur un espace de vie
limité. Cela est vrai, toutefois il ne faut pas oublier que le territoire dun
animal reste en même temps un espace de vie pour de nombreuses autres espèces et que les
marques que laissent les animaux ont également une fonction de communication envers leurs
semblables. De plus, il faut souligner que dans la forme animale spirituelle, tous les
dispositifs de la création, tous les aspects de conscience spirituelle de la vie
nous pourrions également dire : de la loi divine ne sont pas encore
développés. Le degré de développement de la conscience peut être appelé niveau de
conscience. Le territoire des animaux, y compris de ceux qui vivent dans un corps
terrestre, correspond à leur niveau de conscience du moment, celui-ci portant en lui les
degrés dévolution ultérieurs.
Chaque stade dévolution dun animal correspond donc à
son niveau de conscience que le macrocosme, la Loi universelle, élargit et développe
progressivement dans lanimal. Cela veut dire que chaque animal continue à se
développer selon les cycles de vie actifs dans le macrocosme, cycles qui
accompagnent les étapes dévolution des animaux.
Dieu, lEsprit universel, est la vie, et la vie est évolution
continuelle. Parce que Dieu est linfini, la stagnation nexiste pas et tout est
en évolution perpétuelle. Cela signifie que linfini est inlassablement en
mouvement, en évolution.
Si nous évoquons le comportement des animaux, cest pour en
décrire les aspects fondamentaux et naturels. Et bien sûr, il est question ici de
lanimal tel quil na pas encore été déformé et programmé de manière
fausse par lhomme. Nous ne voulons pas nous étendre sur le fait que lhomme
directement par dressage, croisement ou élevage ou indirectement en transmettant
lexemple de son comportement tout entier, à savoir de ses sentiments, sensations,
pensées, paroles et actes a depuis toujours influencé les animaux au niveau
énergétique en leur communiquant ses programmes négatifs.
Les hommes appellent « instinct » le niveau de conscience
des animaux qui leur impose certaines limites. Le niveau de conscience des animaux
cependant, ne sest pas développé à travers un comportement erroné, comme
cest le cas chez lhomme. Il est le stade dévolution naturel du moment,
le stade dévolution auquel se trouve cette forme de vie.
Quant aux êtres humains, leur comportement négatif est dirigé au
contraire contre leur conscience véritable et la rétrécit de plus en plus. Ils se
limitent eux-mêmes par leur volonté de posséder ce quils considèrent comme leur
propriété. Celle-ci nest quune illusion qui sera balayée par la mort, car
en tant quâme nous ne pouvons rien emporter de terrestre, ni biens, ni argent, ni
quoi que ce soit de ce que nous possédons ici-bas.
Notre égo qui est notre petit monde personnel, est notre
« propriété » ; il en existe de nombreuses variantes.
Notre « propriété », cela peut être notre soif de
pouvoir, notre cupidité, notre brutalité ou notre despotisme, ou encore le plaisir que
nous éprouvons à torturer hommes et animaux. Chaque homme se comporte en fonction de ce
quoffre léventail de ses dispositions humaines, selon ce que contient son
égo qui est le niveau de conscience quil a acquis par sa manière de penser et
dagir. Lanimal au contraire, vit en fonction de son niveau dévolution,
précisément selon ce qui est actif dans sa conscience au stade dévolution qui est
le sien. Cela constitue son niveau dévolution et de conscience du moment.
Lhomme devrait être à limage de Dieu : amour,
bonté, unité, bienveillance et liberté. Dans une telle conscience, lhomme ferait
un avec les animaux et les plantes, avec lensemble des règnes de la nature, y
compris avec les forces élémentaires, les astres, le cosmos, lunivers et
bien sûr avec lui-même. Cest en se comportant de manière égoïste que
lhomme a créé la division en lui-même, la perversion et le manque de liberté. Et
cest son propre comportement vil et contre nature quil projette sur les
animaux. Mais en vérité, lanimal lui, est libre, parce quil vit
« normalement », selon les lois naturelles, ce qui signifie quil reste
fidèle à lui-même. Chaque animal porte consciemment en lui la liberté divine qui
souvre à lui progressivement à chaque stade de son évolution. Le macrocosme guide
le microcosme, lanimal, selon des cycles donnés, quel que soit son niveau de
conscience. Cest pourquoi lanimal se sent libre.
Lhomme aussi porte en lui la liberté cosmique. Mais celle-ci est
recouverte par létroitesse de lego, notamment par le monde des sens qui
sattachent à lextérieur et par le labyrinthe de ses pensées, que tant de
gens appellent lintelligence.
Lamour est la source suprême de lEtre. Lamour que
lEsprit créateur a aussi déposé dans les animaux se manifeste par exemple au
travers de lamour maternel dont font preuve les mammifères. On voit combien la
chatte est attentionné et dévouée envers ses petits, et la mère lionne, bien
quelle chasse la gazelle, déploie tout ce que son instinct maternel contient de
tendresse et de sollicitude pour ses enfants. Ceux-ci peuvent faire les fous en marchant
sur son corps aussi longtemps quils le veulent elle reste impassible et se
réjouit de la vigueur de ses lionceaux. La merlette elle aussi, exprime ses sentiments
maternels durant une très longue période. Elle nourrit son petit jusquà ce
quil soit capable de trouver sa nourriture lui-même, et cela sans restriction
aucune. On pourrait également souligner lesprit de fidélité que les animaux
témoignent aux hommes, tel le cheval qui renonce à vivre pour lui-même et transporte
lhomme pendant des kilomètres ou encore le chien daveugle ou le chien de
sauvetage.
Certains diront que cest lhomme qui a enseigné de
telles choses aux animaux. Mais ceux- là se sont-ils demandés comment tout cela est
possible ? Pourquoi parvenons-nous par exemple à dresser un chien
daveugles ? Ce nest possible que parce que ces animaux, et bien
dautres, possèdent dinstinct une intelligence quils mettent au service
de lhomme. Si lon réalisait vraiment ce que les animaux font pour
lhomme et la façon dont ils se sacrifient bien souvent pour le servir et
laider, alors on serait rempli de gratitude. Par contre, si lon nécoute
que les manifestations de son ego, on utilise hommes et animaux à ses fins personnelles
et cela est incompatible avec le fait de se vouloir à limage de Dieu.
En chaque animal, en chaque plante, pulse la force créatrice
puissante, Dieu, lEsprit omniprésent, universel, éternel, lintelligence
universelle. Celui dont le coeur bat un tant soit peu pour la nature, peut pressentir, à
lexpression dun animal, à la beauté dune plante ou à la forme
dune pierre, à quel point la terre pourrait être un paradis.
Pour justifier lexploitation outrancière des règnes de la
nature à laquelle on se livre, on cite souvent ces paroles du Créateur : Dominez la
terre (Gen 1, 28). Cependant, cette citation na jamais eu le sens de torturer les
animaux, de détruire les forêts et la végétation, de tout anéantir sur son passage.
« Dominez la terre » est le commandement de protéger les règnes de la
nature, la terre entière. Il nous est commandé de traiter les animaux avec amour et de
les soigner. Il nous est commandé de prendre soin, de respecter et daimer toutes
les formes de vie qui sont sur terre, la terre entière, car toute chose, tout est
loeuvre du Tout-Puissant, qui est lamour pour lhomme, pour
lanimal, le végétal et le minéral, pour la terre toute entière.
Sil nous est déjà arrivé de soigner un animal, nous avons
certainement pu ressentir combien cela nous avait rendu plus riches et plus proches de la
nature. Par contre, ceux qui construisent des usines de viande, à savoir des abattoirs,
ou qui approuvent ce qui sy passe par le fait de dévorer la chair de leurs
prochains des règnes de la nature, ont une conscience de plus en plus étroite, parce
quils sappauvrissent de plus en plus intérieurement.
Tout ce que nous faisons par égoïsme aura pour nous des conséquences
fâcheuses car il est dit : ce que lhomme sème, il le récoltera. Dieu est
amour. Cest par amour pour les hommes quIl leur a donné la terre, notre mère
nourricière. Celui qui traite la terre avec amour, cest-à-dire avec
désintéressement, avec dévouement et avec soin sera abondamment récompensé par la
terre. Il récoltera abondamment.
« Fête du cochon à St. Egide » :
Si les hommes comprenaient le langage des animaux, ils pourraient
entendre limploration des cochons que lon abat pour la rénovation de la
chapelle St. Egide. Par leurs cris de détresse qui expriment leurs souffrances, ils
diraient : Pourquoi ne vous contentez-vous pas de faire appel aux dons pour
lentretient de votre chapelle ? Avez-vous besoin de nous tuer pour faire
rénover la maison du Seigneur ?
Que répondrait le curé de la chapelle St. Egide aux animaux
sil pouvait les entendre répéter ceci : Pourquoi ne fais-tu pas appel à
la générosité des donateurs pour ta chapelle ? Pourquoi nous fais-tu mettre à
mort pour rénover une chapelle, la maison du Seigneur ?
Nous avons peur du manque de coeur de lhomme et de son caractère
imprévisible et lunatique. Nous sommes terrorisés par cet être cruel à deux pattes qui
sappelle lhomme.
Le prophète
accuse :
Les autorités ecclésiastiques de St. Egide invitent à la fête du
cochon après la messe. Avec les cochons abattus pour la circonstance, on fera du boudin
et des saucisses au chou, de la soupe et pour arroser le tout, on boira de la bière.
Certains ne trouveront rien à redire à cela au nom des traditions. Il est permis de
tuer, les animaux aussi bien que les hommes.
Que ceux qui ont un coeur sen servent quelques instants. On nous
dit que le sacrifice des cochons doit servir à la réfection de la chapelle de St. Egide.
Ainsi, le sang et les hurlements de terreur des animaux qui ressentent ce qui va leur
arriver, vont en quelque sorte adhérer aux murs de la chapelle St. Egide. De plus, la
viande préparée et cuisinée, imprégnée par la peur de la mort des animaux abattus va
être absorbée par les intestins des croyants. Cela signifie que lassassinat des
animaux va imprégner aussi bien la chapelle que les fidèles dont on peut dire
quils sont des morts spirituels car quelquun qui fait de telles choses pour
rénover la « maison du Seigneur » ne peut être considéré que comme
spirituellement mort.
Cest véritablement un exemple saisissant que nous livrent les
dignitaires de St. Egide et leurs fidèles. Les dignitaires de léglise font tuer
des animaux pour rénover leur chapelle au lieu de faire tout simplement appel à la
générosité de leurs paroissiens. La viande cuisinée des cadavres de porcs rapporte
apparemment plus dargent à la chapelle que la simple générosité. Le coeur des
autorités ecclésiastiques et de leurs fidèles sest certainement perdu en chemin.
Le coeur de porc semble rapporter davantage.
Les animaux
implorent :
Dans les yeux des poules, on peut lire la souffrance, la tristesse et
la peur. Elles ressentent pourquoi elles sont là. Leurs regards accusent les hommes.
Pourquoi nous tuez-vous ? Pourquoi nous faites-vous bouillir,
rôtir ; pourquoi découpez-vous notre corps en morceau ? Le Créateur ne vous
a-t-Il pas donné les plantes et les fruits des champs et des forêts ?
Quavons-nous bien pu vous faire pour que vous nous mettiez en prison et nous
nourrissiez avec vos déchets ?
Votre coeur est sec et froid. On pourrait dire que vous avez une pierre
à la place du coeur, mais les pierres elles au moins renferment la vie. Le muscle qui
travaille dans votre poitrine ne bat que pour vous et votre bien-être. Apprenez la
miséricorde en essayant une fois seulement déprouver ce que vous nous faites
endurer. Même si nous ne sommes que des animaux, nous vivons et ressentons, tout comme
vous, car la vie est sensation, sentiment et perception. Nous percevons le motif de votre
comportement envers les animaux.
Le prophète
accuse :
Lhomme est devenu une brute qui abat, démembre et enferme sans
pitié tout ce qui satisfait sa cupidité égoïste. Ce faisant, il oublie que lui aussi
devra vivre un jour dans un espace limité et peut-être même en prison, car ce que
lhomme sème, il le récoltera. Les fautes commises envers les animaux sont aussi
graves que celles commises envers les hommes, car homme et animal portent en eux le même
souffle qui est la vie, Dieu. Exploiter des animaux revient à donner la mort
intentionnellement. Cest pécher contre la vie que Dieu est.
Lanimal
implore :
A
quoi bon tout cela ? Pourquoi me torturer ainsi ? Pourquoi vouloir me dresser
pour les combats de chiens ? Je suis une créature du Créateur, pas un animal dont
vous pouvez disposer pour vos jeux. Mon corps tout entier me fait souffrir, mes muscles se
déchirent, mes os se rompent douleur, je ne suis que douleur. Pourquoi cela ?
Que vous ai-je donc fait ?
Le prophète
accuse :
Lhomme, cette « bête » sauvage, élève et dresse un
« bull-terrier » pour que des gens blasés, en quête de sensations fortes,
puissent se divertir à la vue des combats de chiens. Selon la loi des semailles et des
récoltes, toutes ces images attristantes symbolisent le supplice de lhomme.
Jésus a dit : Ce que vous avez fait au plus petit dentre
Mes frères, vous Me lavez fait à Moi-même. Quand Il parle des Siens, Jésus
ne fait pas seulement référence aux humains mais à toutes les créatures et donc
également aux animaux, nos frères et soeurs, car tout comme lhomme, ils ont reçu
la vie de Dieu. Ce que lhomme inflige à ses semblables et aux animaux, il
linflige au Christ.
Lhomme intervient dans la toute-puissance de Dieu en torturant
les animaux. Cela signifie que tous ceux qui torturent les animaux, qui les dressent ou,
comme cest le cas dans lexemple sur la photo, qui les font courir
frénétiquement sur un tapis roulant, endureront un jour dans leur corps la même chose
ou quelque chose de semblable.
Ne venez pas vous plaindre, vous les tortionnaires impitoyables et
cruels, si un jour vous êtes pourchassés sur des kilomètres à travers le
désert ; si un animal que vous aviez jadis dressé pour quil sattaque à
ses semblables se retourne contre vous et vous dévore. Ne vous plaignez pas si vos
articulations vous font mal et si votre corps est couvert de plaies et de pustules. Ne
vous plaignez pas si vos semblables nont pas pitié de vous : ils se comportent
envers vous comme vous vous êtes comportés envers les animaux et comme vous vous
comportez encore. Naccusez pas Dieu ; cest vous qui avez causé
cela ; vous souffrez comme vous avez fait souffrir hommes et animaux.
Lanimal a
imploré grâce
avant quon ne le fasse courir à loccasion de ce concours
hippique militaire au parcours meurtrier : Je nai pas la force
dendurer ce que vous exigez de moi. Je nai ni les os ni les muscles pour cela,
mon corps ne tiendra pas le coup !
Ayez pitié de moi ! Le Créateur de tous les êtres nous a
confiés à vous, nous les animaux, pour que vous nous donniez lamour que le
Créateur a insufflé en vous. Quest devenu votre amour miséricordieux envers les
autres créatures ? Lamour et la miséricorde ont-ils fait place en vous à la
cruauté, à la brutalité et au meurtre ?
Je vais au-devant dune mort prématurée à cause de votre
comportement assassin. Comment finirez-vous et où irez-vous lorsque la vie vous aura
quittés ?
Le prophète
accuse :
Où se rendront les personnes ayant entraîné un animal vers la mort
de cette manière ? Quand et comment rencontreront-elles la mort sur le parcours de
leur vie ? Selon la loi des semailles et des récoltes, celui qui a semé de telles causes
devra endurer dans son corps physique ou, après la mort de celui-ci, dans son âme, les
souffrances quil aura fait subir à des animaux. En effet, tous nos actes, qui sont
précédés de nos pensées et de nos désirs, sont enregistrés dans notre âme ainsi que
dans les cellules de notre corps.
Aussi, ne vous étonnez pas, si un jour votre colonne vertébrale se
brise, sans raison apparente. Ne vous étonnez pas et naccusez pas Dieu si vous
souffrez dune fracture grave et que votre jambe ne veut pas guérir. Ne vous
étonnez pas si en tant quâmes vous êtes pourchassés par le monde de vos désirs
comme vous avez poussé des animaux vers la mort. Ne vous étonnez pas si en tant
quhomme ou en tant quâme vous devez souffrir et endurer les douleurs de ceux
que vous avez torturés, chassés et tués, quils soient hommes ou animaux. Ne vous
étonnez pas et naccusez personne de ce qui vous arrive, ni Dieu, ni les hommes, ni
les animaux. Cest vous qui êtes responsables de cette situation car dans votre
corps et dans votre âme lèvent les semailles de ce que vous avez vous-mêmes semé.
Et si vous vous tournez vers Dieu pour Lui demander Sa grâce et Sa
miséricorde, souvenez-vous du Notre Père que vous avez prié parfois. Là, il est
dit :
et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous
ont offensés. Mais si lhomme ne se repent pas de sa cruauté et nobtient
pas le pardon, que récoltera-t-il ? Uniquement ce quil a semé. La grâce et la
miséricorde de Dieu ne sont accordées quà celui qui se repent, qui demande pardon
et qui ne commet plus les mêmes fautes. Celui qui croit souffrir injustement restera dans
sa souffrance, même après la mort, en tant quâme.
Les animaux
implorent :
Je naccuse pas mes congénaires davoir abîmé mon habit de
plumes. Dans son désespoir et dans sa souffrance, chaque animal cherche à gagner un peu
de place dans un lieu aussi exigu. Mais elles sillusionnent de la sorte. Quand
lune ou lautre se tourne, cela leur donne limpression davoir plus
de place.
Notre vie cest la nature. Ce que la vie dans la nature nous
offre, cest notre nourriture. Nous ne voulons pas de vos pâtées infâmes avec
lesquelles vous nous dopez uniquement pour que nous prenions du poids et que vous fassiez
de la viande et des bénéfices. Nous voulons nous mouvoir librement dans la nature et
manger ce que la nature nous offre, oui, manger et non être gavées.
Vous autres, les êtres humains, ne savez-vous donc pas que ce que vous
nous infligez retombera sur vous ? Le Créateur qui est la vie et dont nous sommes
tous les créatures, na pas commandé que vous fassiez de telles choses. Qui vous a
commandé de faire cela ?
Le prophète
accuse :
Qui a commandé aux hommes toutes ces cruautés ? Ce nest
pas le Créateur de linfini, mais cest Satan. Le mal sest introduit dans
le coeur et dans les sens des hommes. Cest le Satan des sens qui veut détruire la
création de Dieu en la torturant et en lassassinant. Pour atteindre son but, il
utilise des hommes sans coeur qui sont tels quil est lui-même, et il y en a de plus
en plus. Car celui qui na plus de conscience na plus de coeur, ni pour les
hommes ni pour les animaux. Mais quand les semailles lèvent chez un tel homme, alors le
« maître » de la torture le laisse tomber. Il ne lui offre plus, pour le
récompenser de ses actes négatifs et pour lencourager à les poursuivre, les
débauches du palais, livresse des orgies de la table et de lexcitation du
désir de la viande. Lui, le Satan, le malin, se sert de lhomme aussi longtemps que
ce dernier lui est utile. Lorsque les semailles lèvent chez un tel homme, alors il
devient inutile pour le malin et celui-ci le laisse tomber dans le vide.
Ne vous lamentez pas, ô hommes, si vous devez subir le sort des
nombreux animaux que vous avez torturés et entraînés dans la mort. Ne vous étonnez pas
si votre corps se couvre dulcères et de pustules. Ne soyez pas surpris si personne
na pitié de vous. Ne vous étonnez pas si lon vous arrache vos vêtements
pour vous violer. Navez-vous pas arraché leurs plumes aux volailles ?
Navez-vous pas tué et rôti des « poulets » ? Navez-vous pas
arraché leurs pattes pour les manger grillées, ou plus exactement pour vous en goinfrer
bruyamment ? Car on peut aussi se demander qui mange et qui se goinfre ? Se goinfrer
est-il le fait des animaux ou celui des hommes qui prétendent incarner des valeurs plus
élevées que les animaux ?
Chers frères, chère sur,
chers lecteurs, et si après avoir observé un cheval, une vache ou un
âne en train de paître dans un pré, vous vous observiez ensuite dans un miroir au
moment où vous arrachez les pattes du canard rôti, de loie ou du poulet qui, comme
vous, sont des êtres de la création. Doit-on appeler cela manger ou se goinfrer ?
Qui de lanimal ou de lhomme est-il, de par sa
manière de manger, le plus élevé du point de vue de léthique et de la morale ?
Qui peut-il affirmer, après avoir fait ces observations, que cest
lhomme ? Face à de telles monstruosités, on peut se demander qui de
lhomme ou de lanimal vit de manière supérieure : lhomme gras et
gros, qui « dévore » le cadavre des autres créatures, ou lanimal
sacrifié dans létable, labattoir, sur le gril ou dans la poêle à frire
pour entretenir lembonpoint et la prospérité de lhomme aux valeurs éthiques
et morales élevées ?
Les animaux
implorent :
Pourquoi cette cruauté ? LEsprit de la nature,
lEsprit créateur vous a-t-Il enseigné, à vous les êtres humains, de faire
cela ? Nous endurons un supplice inqualifiable : oui, qui voudrait aller au
poteau de torture et être pendu vivant par les pieds ?
Quand les hommes comprendront-ils que nous sommes des êtres doués de
sensibilité et que par conséquent nous souffrons ? Vous nous attribuez uniquement
linstinct. Cependant linstinct fait aussi partie de la perception. Nous
percevons le mal que vous nous infligez et qui ou ce qui vient vers nous. Ce
nest pas sans raisons que nous nous enfuyons devant lhomme. Nous percevons
instinctivement qui est lhomme et quelles sont ses intentions.
Le prophète
accuse :
Ces dindes sont pendues vivantes par les pattes. Chers lecteurs, si
vous voulez savoir ce quelles éprouvent, attachez-vous par les pieds à une poutre
du plafond. Avant de perdre conscience, vous aurez le temps de vous rendre compte de votre
état et de ce que vous ressentez. Si après cela vous continuez à manger de la dinde ou
dautres volailles, alors ne vous qualifiez plus dêtres humains mais plutôt
de dangereux carnassiers à deux pattes.
Plus dun objectera que lhomme est à limage de Dieu
et non un dangereux carnassier à deux pattes, à quoi lon répondra quun
grand nombre de ces « images de Dieu » se sont vendues au malin qui ne pense
quà torturer et à tuer les créatures de Dieu, à manipuler les animaux et les
plantes par des croisements. Lhomme, prétendument à limage de Dieu, a
accepté de se laisser manipuler par le malin au point de devenir à limage du malin
devant laquelle les animaux senfuient et le monde végétal se détourne.
A la longue, le malin finira par ne plus gagner. En effet, dans le mal
aussi demeure le noyau du bien. Le bien lemportera sur le mal, même si lhomme
doit au préalable, au cours de nombreuses vies terrestres, endurer lamertume de ses
mauvaises semailles, patauger dans la boue, avant de reconnaître enfin quil lui
faut devenir limage de Dieu, ce quil est déjà au plus profond de son âme.
Celui qui prend conscience quil est limage de Dieu se met à aimer les
animaux, les plantes et les minéraux ; cest ainsi que la terre sera soulagée.
Les animaux
implorent :
Je ne suis pas une oie stupide, quoi que lon dise de moi.
LEsprit de la nature ma doté dintelligence. Je
perçois instinctivement ce qui va marriver. La plupart du temps on
n« apprécie » mon espèce quen fonction du sort quon nous
réserve : finir dans la mangeoire de lhomme. Nous, les animaux, posons à
nouveau aux hommes cette question : pourquoi torturez-vous les autres
créatures ? Le malin se serait-il introduit dans le coeur de tous les hommes ?
Nous aussi, les animaux, nous voulons vivre notre vie, tout comme vous.
Toute lannée, la nature vous donne en abondance. Pourquoi
faut-il que vous nous gaviez pour manger notre foie transformé en foie gras ?
La cruauté de lhomme est notre lot. Nous ne craignons pas la
mort lorsque notre vie est accomplie et quelle tend vers une autre forme
dexistence. Ce qui nous terrifie, cest dêtre assassinées froidement et
sans pitié par ceux qui comme nous font partie de la création, les hommes, alors
quils devraient protéger la terre et aimer tout ce qui y vit. Nous, les animaux,
qui comme vous appartenons à la création, nous voudrions que vous soyez nos amis. Nous
aimerions vivre avec vous comme des frères et soeurs. Et vous ? Nous ne vous avons
rien fait. Pourquoi nous infligez-vous tout cela ?
Le prophète
accuse :
Les animaux nont jamais fait de mal à lhomme. Pourquoi les
hommes font-ils autant de mal aux animaux ? Lhumanité na plus de
modèles. Les dignitaires ecclésiastiques qui devraient être pour les hommes des
modèles déthique et de morale, sont devenus des scélérats qui ont dérapé sur
la voie glissante de leur ego. A Noël, par exemple, le foie gras dans lestomac, ils
bénissent leurs fidèles. Oh, bien sûr, ils appellent à la modération concernant le
mode de détention et labattage des animaux, cependant la modération cest
encore beaucoup trop car lorsquun animal souffre où est la limite de la
modération ? Qui veut justifier « la modération », le fait que
lanimal souffre, devant son Créateur ? Le dignitaire ou les « livres de
Moïse » ?
Les « livres de Moïse » pour leur plus grande partie, ne
contiennent pas la Parole de Dieu donnée à travers Moïse mais les prescriptions
cruelles de la caste des prêtres dautrefois qui a attribué ses excès, ses cultes
païens, à Moïse. Les conceptions sanguinaires de la caste des prêtres de jadis sont
largement dépassées aujourdhui par la manière de penser de lhumanité
actuelle et de ceux quelle prend pour modèles, les dignitaires ecclésiastiques. Ce
que les autorités ecclésiastiques ont révélé à travers leur manuel
denseignement et de conduite, le catéchisme, dépasse souvent dans la pratique la
mesure de la cruauté qui émane de lAncien Testament. LAncien Testament, dit
le catéchisme catholique, saccomplit dans le Nouveau ; lAncien Testament
éclaire le Nouveau et réciproquement. Que cela devienne un « clair »-obscur
aussi lugubre, aucune personne morale naurait pu limaginer.
Lanimal
implore :
Vous mavez inoculé la mort, ma détresse est de plus en plus
grande, mon désespoir est de plus en plus profond et je souffre, je souffre tant, mes
douleurs sont insupportables. A quoi cela vous sert-il ? Vous, les êtres humains,
nentendez-vous donc rien ? Ne voyez-vous donc rien ? Ne ressentez-vous
rien ? Essayez une seule fois de vous mettre à ma place, de ressentir ce que je
ressens. Je ne suis pas le seul à subir ce destin. Des millions de rats, de souris, comme
moi implorent grâce. Ne percevez-vous pas les pleurs, les cris de douleur, la souffrance
de vos frères et soeurs les animaux ?
Quelles seront un jour vos plaintes ?
Pensez-y : la cruauté ne rapportera que de la cruauté à
lhomme cruel. Jai peur de la dureté de coeur des hommes.
A présent, vous disséquez mon corps violenté, écorché, détruit,
pour y trouver les preuves de vos inventions. Quel sera le résultat de tout cela sur
votre vie ?
Le prophète
accuse :
Les hommes devraient être à limage de Dieu. Une grande partie
de lhumanité est dores et déjà à limage de son destin, car les
tortures et les souffrances de nos prochains du règne animal sont devenues la torture, la
souffrance et la mort souvent cruelle de lhomme.
Celui qui na plus de conscience est spirituellement mort, car son
coeur est devenu froid, sourd et insensible envers la vie qui, en vérité, est une partie
de chaque homme. La balance de la vie soupèse de manière très précise ; elle ne
se trompe pas. Demain, quel sera le sort des tortionnaires et assassins
danimaux ?
Quest-ce qui pousse lhomme à agir de manière si
inhumaine ? Lhomme croit-il que la cruauté portera de bons fruits ? Celui
qui pense que la gloire et les honneurs de la recherche apporteront à son âme un
bénéfice durable, est victime dune illusion. Aujourdhui une
« célébrité » reçoit un chapeau de docteur, demain elle sera entourée
dun linceul noir, car cela sera devenu la couleur de son âme.
Nombreux sont ceux qui ont « sacrifié » la chaleur du
coeur à la « science ». Cependant sil sagissait de sacrifier à
la science son gentil minet ou son adorable chien-chien, que dirait alors le
« maître » aimant ? Il se révolterait bien sûr en disant quon ne
peut pas traiter ainsi cet animal. Quelquun qui croit que les autres animaux ne
ressentent pas ce que ressent son minet ou son chien-chien, a le coeur figé par
légoïsme.
Prenons enfin conscience que chaque homme récolte ses propres fruits
et quil devra aussi les ingurgiter. Pour plus dun, ils seront amers, très
amers.
Lanimal
implore :
Pensez-vous que nous ne ressentons pas ce qui va nous arriver lorsque
vous nous parquez dans vos bétaillères pour nous conduire à labattoir ?
Connaissez-vous lhorreur, la panique devant ce qui dépasse
limagination ? Vous, les êtres humains, réagissez-vous encore lorsque vous
voyez des transports danimaux ? Êtes-vous encore en mesure de ressentir ce que
signifie être livré aux mains de lhomme dominateur et tout-puissant pour être
tué ?
De nombreux hommes ne savent plus quengendrer la terreur ;
leur regard exprime la violence, la brutalité, la froideur et la dureté de coeur. Nous
avons peur de ceux qui pourtant devraient aimer la terre et tout ce qui sy trouve.
Quest-ce que ne commet pas lhomme pour un peu de viande ? Que se
passe-t-il lorsque vous absorbez mon corps torturé au cours dun repas ?
Navez-vous pas le moindre sentiment ? Ne savez-vous pas que vous absorbez une
partie dun animal torturé et tué que vous avez mis dans la nécessité de devenir
un cadavre animal dont vous vous délectez en le mangeant de bon appétit et, le désir
renforcé, vous vous régalez.
Ce faisant, vous absorbez aussi ce qui adhère encore à la
viande soigneusement cuisinée et bien relevée, à savoir la peur, la panique, la
souffrance et la détresse. Ce qui pénètre dans votre corps demeurera dans votre corps.
Un jour, notre peur sera la vôtre, notre souffrance sera la vôtre. Vous ressentirez
également ce quest la panique. Peut-être qualors, tortionnaires et assassins
danimaux comprendront ce quils ne considèrent aujourdhui que comme une
vulgaire chose.
Le prophète
accuse :
Les sentiments et les sensations de lhomme sont énergies tout
comme ses pensées, ses paroles et ses actes. Ces énergies ne sont pas perdues. Elles
restent en ceux qui les ont générées. Ceux qui en sont la cause, par exemple les
auteurs de tortures et de mises à mort danimaux mais aussi les complices de ces
actes, ressentiront cela dans leur propre corps selon la loi : ce que lhomme
sème, il le récoltera.
Les complices sont tous ceux qui tolèrent en silence la torture et
labattage des animaux et qui en profitent. Je répète car ces répétitions
finiront peut-être par dégeler quelques coeurs de glace : la viande des créatures
torturées est imprégnée de la peur, de la détresse, de la peine, de lépouvante
et de la terreur quils éprouvent. Ces énergies ne disparaissent en rien lorsque la
viande est cuisinée. Absorbées par les intestins de lhomme, elles continuent à
agir dans toutes les parties du corps, dans le sang, les nerfs, les muscles, les organes,
dans les sucs corporels mais également dans les émotions. Où se rend lâme des
auteurs de violence sur les animaux, de leurs complices et de ceux qui profitent de ces
actes, lorsque la nuit lhomme dort profondément ? Certains parfois se
réveillent trempés de sueur, sortant dun rêve où il sont pourchassés, menacés
par une puissance mystérieuse.
Ils croient avoir simplement fait un cauchemar. Le jour se lève et
lhomme oublie les impressions que le rêve lui a transmises. En tant quâme,
dans lau-delà, cela nest plus possible. La situation autrefois rêvée
devient réalité, lâme doit apprendre à partir des fautes commises par
lhomme. Le cauchemar dautrefois devient réalité : cest
lexpiation douloureuse.
Lanimal
implore :
Dieu, na-t-Il pas donné à lhomme tout ce quil lui
faut pour vivre ? Lhomme na-t-il pas les fibres végétales et la laine
pour confectionner des vêtements contre le froid ? Les humains voleurs qui torturent
et qui tuent, mont pris sauvagement ma vie. Pourquoi ? Sans mon habit, sans ma
peau, je ne peux vivre. Mais vous, vous est-il vraiment impossible de vivre sans ma
fourrure ?
Jaurais tellement aimé vivre ma vie comme elle ma été
donnée par lEsprit Créateur de la nature. Vous me lavez ôtée de manière
si cruelle. Comment lhomme à qui a été confié la terre et tout ce qui y vit pour
laimer et la respecter, peut-il donc agir ainsi ? La grande lumière ne
devrait-elle pas servir la petite ? Nous, les animaux, ne percevons presque plus de
lumière chez de nombreux hommes mais seulement des ombres noires et des éclairs
aveuglants provoqués par leurs sentiments agressifs et par leurs passions. Quand
cesseront les tortures et lassassinat des animaux ?
Le prophète
accuse :
Lhomme : un être doué de raison ? Lêtre doué
de raison, lhomme, justifie parfois la torture et lassassinat des animaux à
laide de largument suivant : certaines espèces animales se nourrissent
bien dautres animaux. Cela est vrai, mais aucun animal ne tue pour se procurer la
peau ou la fourrure de son semblable. Pour faire de telles choses, il ny a que
lhomme « élevé selon les critères de léthique et de la
morale » qui se voit comme la couronne de la création mais qui est devenu un loup
féroce revêtu dune peau de brebis.
Ceux qui ont des yeux pour voir, ne sétonneront pas du fait que
les riches ceux qui shabillent en manteau de vison éprouvent souvent
si peu de chaleur dans leur froide splendeur. Beaucoup de gens et tout particulièrement
ceux qui ont besoin de faire étalage de « froide splendeur » , de richesses
parce quils ont si peu de valeurs intérieures à montrer, manquent aussi de clarté
dans leurs pensées. Il est donc vain den appeler à leur raison pour leur faire
comprendre les processus logiques et les lois cosmiques. Aux quelques-uns dentre eux
qui peuvent encore le saisir, nous disons :
La vie des animaux comme celle des hommes est la vie que
Dieu est. Dieu est la vie et Il la donnée aux hommes, aux animaux et aux plantes.
La terre est la vie issue de Dieu. Il est commandé à lhomme de protéger avec
amour la terre et tout ce qui y vit. Dieu na pas commandé à lhomme de
souiller la planète, de torturer et de tuer tout ce qui y vit, pour le sacrifier à son
ego. Ce que les hommes font de la terre, de la vie de la nature et de leur propre vie, ils
en portent la responsabilité. Les actes de chacun feront son bonheur ou son malheur car
ce que lhomme sème, il le récoltera.
Notre existence physique et celle de toutes les formes de vie de la
nature est un don de Dieu. Lhomme prend beaucoup plus quil ne donne, en
loccurrence à la mère terre. Cette exploitation de la terre aboutit
inévitablement à la mort de lespèce humaine si imbue delle-même, à la fin
dune société qui est véritablement devenue pour la terre, notre mère
nourricière, une société de brutes, de destructeurs, de voleurs, de pilleurs et
dassassins.
Nous savons que les animaux vivent à lunisson avec la terre,
avec la nature. Une grande partie de lhumanité se comporte comme une bête féroce
élevée aux déchets de lego humain, détruisant et dévorant tout sur son passage.
Quiconque trouvera arrogant ce que je viens décrire, pourrait se
poser la question suivante et y répondre lui-même : que lhomme donne-t-il
avec amour et bienveillance à la terre ? Cette photo reflète comment
lhumanité se comporte : elle vole, pille, assassine et saccapare tout au
nom de lego ; ce que les hommes redonnent à la terre, ce sont les déchets,
les « restes » inutilisables pour ses buts égoïstes et qui éventuellement,
comme cétait le cas dans notre exemple, renfermaient la vie hier encore.
Ce cadavre de vison, est-il la conséquence dune mise à mort ou
dun assassinat ? Décidez-en vous-mêmes. Une chose est sûre : le jeune
vison est privé de la vie de vison que la nature et le Créateur lui avait offerte ;
il ne peut pas accomplir sa tâche consistant à développer ses forces. La mère terre
donne et donne encore, chance sur chance, aux hommes également. Mais pour combien de
temps encore ?
Tel est lhomme cruel
Tel est lhomme
brutal et cruel, tel est ce que nous sommes et telle sera la souffrance de lhomme
jusquà ce quil ait appris à ne pas seulement « bien aimer » la
nature, pour lui-même - comme le prescrit le catholicisme - mais à laimer
véritablement.
Le terme « bien aimer » est en totale contradiction avec
lamour de Dieu qui est lamour du prochain. « Bien aimer » signifie
faire des différences entre les uns et les autres. « Bien aimer », cela peut aussi
porter en soi le fait d'attribuer moins de valeur à ses prochains du règne animal qu'à
soi-même. Dans une société où lhomme - qui devrait être à limage de Dieu
- naspire pas à lamour véritable de Dieu et de son prochain, ce à quoi il
attribue moins de valeur qu'à lui-même, en loccurrence lanimal, quil
se contente de « bien aimer », est battu, torturé et tué
« Jaime bien les cochons car jadore le rôti de porc. »
ou encore : « Jaime bien les poulets parce que je me régale en mangeant
de la cuisse de poulet rôti. »
Lamour de Dieu, ne rien vouloir pour soi-même mais porter son
prochain dans son coe y compris son prochain des règnes de la nature le
porter en soi comme une partie de soi, est le Commandement de la vie véritable qui ne
connaît ni la douleur, ni la souffrance, ni la mort spirituelle.
LAncien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau, dit
le catéchisme catholique. Quand trouve-t-il donc son accomplissement ? Lorsque
lhomme subit à son tour ce quil fait subir aux animaux ? Cest
alors la fin de lhomme qui est accomplie Les animaux vivent en liberté et le lion
est couché à côté de lagneau.
On pourrait ici demander une fois de plus à qui revient la faute.
Dune part à la caste des prêtres avilie et brutale qui, jusquà nos jours,
na pas enseigné aux hommes ce que Dieu et Jésus voulaient, et dautre part à
lindifférence et à la limitation des hommes qui laissent les autres, en
loccurrence la caste des prêtres, les dominer.
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