Le Prophète - La voix du coeur - la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu, donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

La voix du coeur,
la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu
donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

Une réflexion fondamentale sur notre temps, 
conduisant à l'auto-reconnaissance


Traduit de l’allemand. 
Titre original "Der Prophet"
La version originale fait référence

Nr. 15

Les animaux implorent grâce -
le prophète accuse !

Existe-t-il deux Dieux universels,
le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, 
ou un seul Dieu d'humeur changeante
?

Quand j'ai fait sortir vos pères du pays d'Egypte,  je ne leur ai rien dit, rien demandé en fait d'holocauste et de sacrifice ; je ne leur est demandé que ceci : " Ecoutez ma voix et je deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi. Suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux. » Mais ils n'ont pas écouté ; mais ils n'ont pas tendu l'oreille, ils ont agi à leur guise dans leur entêtement execrable, ils m'ont tourné le dos au lieu de tourner vers moi leur visage.

Depuis que leurs pères sortirent du pays d'Egypte jusqu'à ce jour, je n'ai cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour inlassablement.

Mais ils ne m'ont pas écouté ; mais ils ne m'ont pas tendu l'oreille : ils ont raidi leur nuque et on été encore plus méchant que leurs pères.

(Jérémie 7,22-28)

 

Véritablement, aucune trace de l'enseignement apostolique est restée au sein de notre église...

Nous avons développé un autre enseignement et une autre dicipline . L'essentiel est que personne n'est la moindre possibilité de lire quoi que ce soit de l'évangile, et surtout pas dans sa langue maternelle. Le peut qu'on en lit à la messe est suffisant.

Tout ceux qui réfléchissent soigneusement à ce qui se passe dans les églises et qui observent tout cela de plus près ne manqueront pas de remarquer que notre enseignement est différent de celui de l'évangile, oui qu'il lui est même carrément opposé...

(extrait d'une epertise réalisé par trois évêques
 pour le compte du pape Jules III.
Hans-Jürgen Wolf. les péchés de l'église)

 

 

Table des matières

Introduction

La parole de Dieu à travers les âges et jusqu'à nos jours - vérité ou pas ?
Dieu réhabilite Moïse par l'intermédiaire d'autres prophètes

L'enseignement de l'Eglise est dans une impasse

«Tu devrais...» - Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants

Jésus de Nazareth s'est engagé pour les animaux.
Témoignages extraits de «Ceci est Ma Parole»

C'est l'esprit des livres de Moïse qui soufflent aujourd'hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques et sanglantes du culte vaudou

Jésus était contre le fait de verser le sang de quelque manière que ce soit

« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté.»
La mort de la conscience. Ou :
comment on devient dépendant du pouvoir des prêtres

Les cérémonies sacrificielles «comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l'Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux

Le Nouveau Testament «parachève» l'Ancien et l' «éclaire». Tous deux sont
«la véritable Parole de Dieu». Les millions de victimes de l'Eglise

Martin Luther - vie et enseignement dans l'esprit chrétien
de l'amour du prochain ?

«Ce que l'homme inflige aux autres, il se l'inflige à lui-même».
Que ressent l'animal lorsqu'il est confronté à la souffrance ?
L'animal, objet utilitaire et produit de consommation

Le Dieu de l’esprit temporel. L’Ancien Testament «accompli» à notre
époque : les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?

«Tuer» ou «assassiner».
Jésus a accompli la Loi et approfondi l'enseignement

Directives pour la violence et pour la guerre contenues dans
l'Ancien Testament - Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens

Description, dans les livres de Moïse, du faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés et revêtus
des habits sacerdotaux

Le sacrifice que Jésus aurait opéré pour notre rédemption.
«Le bouc émissaire»

Les premiers chrétiens des origines ne connaissaient
pas de cérémonies

Paul a fait basculer dans la forme le christianisme des origines
vivant, il a falsifié l'enseignement de Jésus et fondé une religion
d'Etat et une Eglise cultuelle extérieure

Constantin: la coopération entre l'Eglise et l'Etat. Résidu de
l'enseignement de Jésus - l'Eglise d'Etat, la religion
extérieure du pouvoir

L'Ecriture sainte - Ancien et Nouveau Testament - est «inspirée
du Saint Esprit»

«Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... ». Dieu s'oppose aux sacrifices
d'animaux à travers les prophètes ayant succédé à Moïse

Le catéchisme de l'Eglise catholique : «Dieu a placé les animaux
sous la domination de l'homme... »

Utiliser les animaux - mais surtout «en tenant compte des
exigences de la morale». «Tu n'aimeras pas les animaux»

La place que la foi protestante attribue aux animaux. «La viande
d'agneau de Dieu» - le boucher : un prêtre sécularisé ?

Consommer de la viande - une concession faite par Dieu
à la faiblesse humaine ? Jésus a-t-Il consommé de la viande ?

Extraits du catéchisme protestant sur les animaux

Jésus de Nazareth parle des «animaux» dans la
révélation du Christ «Ceci est Ma Parole»

Les animaux implorent grâce - le prophète accuse

Tel est l'homme cruel


 

« Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas ... »

(Malachie 3,6)

« Vivre en Dieu ne signifie pas seulement inclure son prochain mais aussi toutes les autres formes de vie comme les animaux, les plantes, les minéraux et les pierres, car tout ce qui Est porte en soi la Vie, Dieu. »

(Ceci est Ma Parole, p. 807, 2ème éd., 1995)

 

 

Introduction

    En lisant le titre de cette nouvelle édition du « Prophète », on se demandera peut-être quel rapport il y a entre ce thème formulé en forme de question « Existe-t-il deux Dieux ou un seul Dieu d’humeur changeante ? » et le problème actuel de la souffrance des animaux. Ces deux aspects ne se situent-ils pas sur des niveaux totalement différents ?
    En vérité, si l’on recherche les causes de la souffrance animale pour tenter de comprendre les raisons du mépris, de la tyrannie des hommes envers les animaux utilisés comme des objets ou des biens de consommation, on en trouvera inévitablement les racines dans les pratiques religieuses ancestrales, à savoir dans l’Ancien Testament.
    L‘expression même « pratiques religieuses » peut donner à réfléchir. En effet, la religion ayant pour objet la communication avec Dieu et avec le divin, il est fort douteux que ceux qui exerçaient ce genre de pratiques dans les temps anciens aient véritablement aspiré à cette communication et, bien plus encore, qu’ils l‘aient atteinte.
   Ce qui suit - il ne s’agit pas dans ce numéro d‘un dialogue entre le prophète et l’un de ses contemporains, comme ce fut le cas dans les numéros précédents de cette brochure – ne contient pas seulement les propos du prophète mais aussi de nombreux faits et témoignages présentés sous forme de récits ou de photos qui nous parlent, et ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendront. Ces témoignages nous donnent également à réfléchir, et ceux qui ont du bon sens seront éclairés. Ils suscitent en nous des questions, et ceux qui ont encore un coeur pour s’émouvoir, saisiront le sens de ce message. Ce que chacun fera ensuite de ce message et la façon dont il sera incité à agir, reste en dernier ressort de sa propre responsabilité.

 

 

La Parole de Dieu à travers les âges et jusqu’à
nos jours, vérité ou pas ? Dieu réhabilite Moïse
par l’intermédiaire d’autres prophètes

 

    Deux mille ans se sont écoulés depuis l’époque de Jésus de Nazareth. Le Fils de Dieu vint parmi nous en tant qu’homme, en tant que Fils de l’homme, pour nous apporter le message de Dieu, Son Père qui est aussi notre Père. Le message que Jésus nous a apporté de la part de Dieu - Son Père et notre Père – c’est celui de l’amour.
    Pour les hommes, le chemin qui mène à l’amour commence par le fait de se réconcilier entre eux mais aussi avec les animaux et avec la Terre. Seul ce chemin permet à l’homme de trouver l’unité avec Dieu et avec la création tout entière, ce qui inclut l’univers.
    Dieu est amour. Son être infini est donc amour. Jésus a dit aux hommes que Son Père et Lui, le Christ, ne sont qu’un. Ce faisant, Jésus a voulu indiquer aux hommes que Son message est la vérité issue des cieux, de Dieu, Son Père qui est également le Père de tous les hommes. Jésus n’a pas mis de distances entre Lui et les hommes. Il les a placés à égalité avec Lui en ce sens qu’ils sont fils et filles de Dieu. En effet, Il a dit : Vous devriez être parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48). Et Il nous a donné la prière qui commence par ces mots : Notre Père, qui es aux cieux ... ou encore Notre Père céleste ...
   
Entre autres, Jésus nous a également communiqué une indication importante qui figure d’ailleurs dans la Bible : N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir ... Avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un point sur le i ne passera de la Loi avant que tout ne soit arrivé. Dès lors celui qui transgressera un seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera le plus petit dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui les mettra en pratique et les enseignera, celui-là sera grand dans le royaume des cieux. (Mt 5, 17 – 19)
    Jésus a parlé de la Loi éternelle et par conséquent du Dieu éternel, immuable. De la sorte, Il a affirmé de manière catégorique que les prophètes envoyés par Dieu ont exprimé la vérité, c’est-à-dire proclamé, par la parole prophétique, la vérité que Dieu est.
    Si l‘on compare «les livres de Moïse» (le Pentateuque) de l’Ancien Testament avec les enseignements de Jésus, on ne peut manquer de se demander très vite où est la vérité : dans ce que dit Jésus - y compris dans le fait qu’Il accomplirait la parole des prophètes - ou dans Moïse ? On peut se poser les mêmes questions en ce qui concerne les prophètes qui ont succédé à Moïse. Le contenu de leurs paroles diffère sous bien des aspects de ce qu’avait dit Moïse et parfois elles expriment même le contraire. Les prophètes de l’Ancien Testament auraient-ils prêté leur bouche à des divinités différentes ? Les différences que l’on peut constater entre ce que disent les prophètes nous inclinent à penser qu’il existerait plusieurs Dieux. Quant à Jésus, Il nous a également enseigné un Dieu différent de celui qui a parlé à travers Moïse.
    Celui qui croit que les Eglises «chrétiennes» connaissent le pourquoi de tout cela et peuvent nous aider à sortir de la confusion et du doute et trouver la clarté et la certitude, sera bien vite déçu. En effet, elles déclarent que chaque mot de la Bible est vérité issue de Dieu et que par conséquent y sont retranscrites les paroles authentiques que Dieu a exprimées à travers Moïse. De cela il résulte entre autres que «Dieu» aurait commandé de tuer des animaux et de les Lui offrir au cours de sacrifices sanglants et cruels. Lui, le Seigneur, aurait désigné certains hommes, les prêtres en l’occurrence, pour exécuter ces actes sous forme de rituels dont Il aurait prescrit le détail, «comme le Seigneur l’avait commandé à Moïse».
    Selon les dogmes des Eglises, telle serait donc la vérité. Dans ce cas, qu’en est-il des autres prophètes de l’Ancien Testament, tels que Amos, Esaïe, Jérémie et bien d’autres à travers lesquels Dieu a parlé contre l‘holocauste, contre toutes les formes de sacrifices d’êtres vivants ? Jésus, le plus grand prophète de tous les temps, s’est Lui aussi déclaré contre ces principes que Dieu aurait soi-disant énoncés à travers le prophète Moïse.
    La contradiction existant entre ces différentes «vérités issues de Dieu» saute aux yeux. Pourtant, si l’on s’en tient au dogme ecclésiastique, les deux constituent des vérités.
    Examinons une nouvelle fois les différentes représentations que l'on donne de Dieu :
    En ce qui Le concerne, Jésus nous a enseigné le Dieu des Dix Commandements qui est un Dieu de bonté et de sagesse, un Dieu d’amour et de réconciliation, un Dieu Créateur qui est p o u r la vie, p o u r les animaux, p o u r la nature tout entière.
    En comparaison, le «Dieu» du Pentateuque est un Dieu dur, brutal et cruel qui inflige des peines très lourdes aux hommes, y compris la mort et fait torturer et abattre sans pitié des animaux pour calmer Sa fureur dans la fumée des holocaustes. En exigeant ces pratiques cruelles, le «Dieu» des livres de Moïse, dans l’Ancien Testament, se serait-il moqué du Dieu des Dix Commandements ?
    Ainsi sommes-nous sans cesse renvoyés à cette question : le Dieu de l’Ancien Testament - principalement celui contenu dans les «livres de Moïse» - est-Il différent du Dieu dont parle le Nouveau Testament ? S’il s’agit d’un même et unique Dieu, il n’y a que deux possibilités : ou bien l’Ancien Testament - et principalement les «livres de Moïse» - ont été falsifiés, ou bien c’est Jésus qui n’a pas dit la vérité. A moins que ce ne soit Dieu lui-même qui ait changé ?
    Dans le numéro 13 de la revue «Le Prophète», cette question a déjà été traitée en profondeur lors d’un entretien ayant réuni le prophète avec un expert en théologie catholique et un expert en théologie protestante. Toutefois, nous aimerions la reconsidérer ici, sous l’aspect particulier du sacrifice d’animaux.
    Les premiers chrétiens des origines ne se posaient pas de telles questions. Pour eux, il allait de soi que la Parole, l‘enseignement, le message et la vie de Jésus, le Fils de Dieu, le Christ, était la Parole authentique de Dieu, qu’elle dictait par conséquent la volonté de Dieu aux hommes et aux âmes, et qu‘elle devait également servir de mesure pour tout ce qui avait été et serait présenté en d’autres lieux et en d’autres temps comme étant Sa Parole.
    Nous n’aurions aucune raison d‘aborder maintenant le thème "La Parole de Dieu de tout temps jusqu‘à aujourd’hui, vérité ou pas ?" et il n’aurait pas été nécessaire que Dieu envoie une fois de plus un prophète enseignant sur cette terre si – et vraiment s i - le christianisme des origines avait progressé dans l’esprit de Jésus, le Christ. Mais, il en a très vite dévié ce qui a permis au mauvais esprit que l’on a attribué à Moïse - et que Jésus a lui-même rectifié à plusieurs reprises - de continuer à agir jusqu’à aujourd’hui, et cela plus profondément, plus massivement et globalement, que beaucoup ne le voient. Or, tout ce dont l’homme n’est pas conscient, peut l’influencer et le piloter.
    Dieu est amour, bonté et douceur. Il n’a pas besoin d’être amadoué par les pratiques cruelles qui caractérisent les coutumes païennes.
    Mais d’où viennent les fausses prescriptions que l’on trouve dans le livre de Moïse ? Qui avait intérêt par exemple, à faire de Moïse l‘auteur des directives mises en pratique dans les coutumes sanglantes païennes ? Dieu Lui-même nous donne la réponse ; Il a dit plus tard à travers le prophète Jérémie:
   Car je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis sortir du pays d’Egypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. Mais voici la prescription que je leur ai faite : Ecoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Suivez jusqu’au bout la voie que Je vous prescris, pour votre bonheur.
    Mais ils n’ont pas écouté ni prêté l’oreille ; ils ont suivi le penchant de leur coeur mauvais.
    Ils ont tourné vers Moi leur dos, non leur face. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Egypte jusqu’aujourd’hui, Je vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour sans me lasser. Mais ils ne M’ont pas écouté, ils n’ont pas tendu l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
    Tu peux leur dire toutes ces paroles : ils ne t’écouteront pas. Tu peux les interpeller : ils ne te répondront pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui n’écoute pas la voix de Yahvé son Dieu et ne se laisse pas instruire. La fidélité n’est plus : elle a disparu de leur bouche
. (Jér. 7, 22 – 28)
    C’est donc Dieu Lui-même qui a dévoilé à travers Jérémie la falsification du « Pentateuque » et c’est Lui qui a réhabilité le prophète Moïse.
    Moïse est de nouveau réhabilité de nos jours, en partie grâce aux recherches modernes effectuées sur la Bible qui ont prouvé que la Parole de Dieu donnée à travers Moïse, telle qu’elle est retranscrite dans l‘Ancien Testament, n’est pas la parole authentique et qu’à diverses reprises le texte en a été délibérément modifié et «rectifié ». De manière unanime, les scientifiques attribuent aux prêtres une grande part de son contenu tel qu’il nous est redonné.
    Mais il y a autre chose qui plaide en faveur de Moïse. La plus haute « instance », l’intelligence primordiale, la sagesse universelle qui est aussi la justice, l‘Esprit du Christ de Dieu, témoigne clairement en faveur de Moïse dans la grande oeuvre de révélation : « Ceci est Ma Parole, Alpha et Oméga. L’Evangile de Jésus. Le Livre que les véritables chrétiens du monde entier ont appris à connaître », révélation que le Christ de Dieu nous a donnée en cette époque à travers Sa prophétesse :
   Moïse n’a pas commandé ni approuvé les sacrifices d’animaux. Mais il n’intervint pas contre la volonté satanique de ceux qui voulaient manger de la viande. Il leur enseigna que manger et sacrifier des animaux est un péché. Mais devant l’insistance des Israélites entêtés, Moïse dut se taire car ils étaient aussi des enfants de Dieu qui avaient le libre arbitre. Ils ne voyaient tout qu’à travers leurs péchés et considérèrent le silence de Moïse comme une approbation. (p. 592, 2ème éd.)
   A plusieurs reprises, l’Esprit de Dieu confirme dans Sa puissante révélation que Moïse fut un loyal serviteur de Dieu qui redonna fidèlement la Parole de Dieu aux hommes de son époque. Dieu a donc une nouvelle fois réhabilité Moïse.
    Pour celui qui laisse parler son coeur en lisant les Paroles de Dieu redonnées par Jérémie, les « livres de Moïse » ne peuvent être que les livres de la caste des prêtres de jadis qui a tout bonnement attribué ses conceptions, son culte païen cruel et meurtrier au prophète Moïse. Tout porte à croire que les prêtres ont voulu perpétrer des pratiques païennes anciennes rapportées par les Israélites de leur esclavage en Egypte.

 

 

L’enseignement de l’Eglise est dans une impasse

 

    En fait, la question qui sert de sous-titre à cette édition du « Prophète » : « Existe-t-il deux Dieux universels, le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, ou un seul Dieu d'humeur changeante ? » a déjà sa réponse chez le prophète Malachie. Dieu Lui-même le dit clairement : Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas … (Ml 3, 6)
    Il découle de tout ce qui vient d’être dit que cette affirmation de l’Eglise : « La Bible est dans son intégralité la parole directe et authentique de Dieu » est forcément fausse.
    Au cours des explications détaillées qui vont suivre, la lumière de la vérité scintille - comme à travers les multiples facettes d’un cristal poli - jetant ses éclats dans le brouillard opaque, mélange de vérités et de mensonges qui a jeté tant de trouble dans de nombreux esprits, tant de désespoir, de désarroi et de doute dans de nombreux coeurs et qui a contribué largement à créer ce mécanisme de pression et d’illusion que l'on nomme l' «Eglise chrétienne».
   La vérité vous libérera (Jean 8, 32) a dit Jésus de Nazareth. Depuis toujours, la Parole de Dieu est la lumière de la vérité, qu’Il a donnée aux hommes à travers les messagers de la lumière des cieux, pour qu’ils puissent se libérer de leurs charges, de l’esclavage intérieur et extérieur, des liens et de la contrainte. Depuis toujours, l’adversaire de Dieu est l’ennemi de la vérité et du bien. Il a toujours essayé d’obscurcir la lumière. Pour arriver à ses fins, tous les moyens lui sont bons et l’abus du Nom de Dieu et du Nom de Jésus, le Christ, s’est révélé l’un des plus raffinés – nous dirions aujourd’hui : une arme psychologique des plus efficaces – pour jeter du fiel dans le coeur de ceux qui croyaient et respectaient Dieu, pour lier leur âme et les rendre vulnérables au mensonge, à tout ce qui est contraire au divin.

 

 

«Tu devrais … » -
Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants

 

    Dieu, la vérité et la lumière, est immuable. C’est ce que n’a cessé d’enseigner Jésus, le Christ. De même, les Dix Commandements, que Dieu a donnés aux hommes à travers le prophète Moïse, nous apprennent le Dieu que Jésus, le Christ, nous a dépeint et qui n’a rien dit de toutes les choses que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait soi-disant prescrites.
    Dans les Dix Commandements, Dieu laisse la liberté à chacun de respecter Ses Commandements ou de ne pas les suivre. Dieu ne contraint pas. Dieu exhorte : «Tu devrais». Dans «les livres de Moïse» par contre, le «Dieu de l’Ancien Testament» donne des prescriptions contraignantes ; il n’a pas respecté le libre arbitre de Ses enfants. Dans les Dix Commandements, Dieu ne nous enseigne ni la cruauté, ni à donner la mort, que ce soit en tuant des êtres humains ou en abattant des animaux. Si Dieu, l’Eternel, avait prescrit tout ce qui se trouve dans le «Pentateuque», Il aurait péché contre Ses propres commandements et Il serait par conséquent un Dieu pécheur.
    Plus d’un pourra maintenant arguer que tuer est permis tant qu’il ne s’agit pas d’un assassinat puisque le «Tu ne tueras pas» est devenu par suite des réflexions les plus récentes de la science religieuse «Tu n’assassineras pas», ainsi même les Dix Commandements ont ils été changés dans la nouvelle Bible de Jérusalem, édition 1985 -. S’il en était ainsi, Jésus aurait enseigné quelque chose de faux au jeune homme qui Lui posait cette question : «Maître, que dois-je faire de bon pour gagner la vie éternelle ?» puisque Jésus lui a répondu ceci (d’après la même édition de la Bible) : «Pourquoi M’interroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la vie, respecte les commandements. Lesquels ? Lui demanda-t-il. Jésus répondit : tu ne tueras point, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère ! Enfin : tu aimeras ton prochain comme toi-même.»(Mt 19, 17 – 19)
    Jésus a donc dit : «respecte les commandements» et Il a exhorté le jeune homme : «tu ne tueras point.» Jésus n’a pas dit : «tu n’assassineras point.» Il n’a pas dit non plus : «tu ne tueras que dans des cas exceptionnels.»

 

 

Jésus de Nazareth s’est engagé pour les
animaux. Témoignages extraits de
«Ceci est Ma Parole»

 

    Par ailleurs, Jésus n’a pas fait de distinction à ce sujet entre l’homme et l’animal, car le commandement dit : «Tu ne tueras point» ; c’est une affirmation générale qui signifie que nous ne devrions tuer ni hommes ni animaux.
    Dans Ceci est Ma Parole nous pouvons lire entre autres ce que le Christ a voulu faire comprendre aux hommes de Son époque, y compris en ce qui concerne le traitement des animaux.
   En tant que Jésus de Nazareth, J’ai parlé à beaucoup d’hommes de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la souffrance et la joie. De même que l’homme doit être pour son prochain et non contre lui, de même il devrait aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité parce qu’ils sont au service de l’homme.
   J’ai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que l’homme ne devrait pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que l’homme fait à son prochain et aux créatures qui l’entourent, les animaux, il se l’inflige à lui-même. (p. 429, 2ème éd.)
   La Bible relate l’épisode au cours duquel Jésus nourrit cinq mille hommes en disant qu’Il aurait donné à manger du pain mais aussi du poisson à la foule rassemblée. Chez Marc, il est écrit :
   Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant Son regard vers le ciel, Il prononça la bénédiction, rompit les pains et les donna aux disciples pour qu’ils les offrent aux gens. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. (Mc 6, 41)
    Les poissons ne sont-ils pas des animaux, pourrait-on alors dire ? Dans Ceci est Ma Parole, nous lisons ce qui s’est vraiment passé :
   Mes disciples M’apportèrent des pains et des raisins pour les multiplier. Ce jour-là on M’apporta aussi des poissons morts pour leur multiplication. En prenant cette substance morte dans Mes mains, J’expliquai aux hommes que le potentiel de force du Père, la grande force de vie s’en était en majeure partie retirée et que Je n’allais pas créer des poissons vivants pour qu’ils soient ensuite tués.
   J’expliquai aux hommes que la vie est présente dans toutes les formes d’existence et que l’homme ne devrait pas supprimer la vie volontairement. Les hommes et en particulier les enfants, Me regardèrent tristement. Ils ne purent pas Me comprendre parce qu’ils se nourrissaient essentiellement de poisson, de pain et de peu d’autres choses. Je leur parlai alors en ces termes : les énergies de la terre conservent encore un peu les poissons morts. Ainsi Je ne vous donnerai pas des poissons vivant de l’Esprit du Père mais à partir de l’énergie de la terre, Je créerai pour vous des poissons morts, c’est-à-dire pauvres en énergie. Ils ne seront jamais vivants et de ce fait ne pourront pas être tués. Je veux vous montrer le goût de ce qui est vivant, le pain et les fruits, et en comparaison celui de la nourriture morte.
    Et à partir des énergies de la terre, J’ai créé pour eux des poissons contenant peu de substance spirituelle. Je leur ai donné ces poissons morts en leur demandant de les manger avec le pain et les fruits pour qu’ils sachent faire la différence entre la nourriture vivante et la nourriture morte, entre celle de haute vibration et celle de basse vibration.
   C’est dans ce sens que J’ai instruit les hommes. (p. 378 – 379, 2ème éd.)
   Nous voyons ici combien de ménagement, de compréhension et de sensibilité Jésus a déployés vis-à-vis de Ses semblables et comment Il a su leur montrer l’évidence des Lois de Dieu à travers une situation concrète.
    Dans Ceci est Ma Parole, le Christ nous donne encore les indications suivantes :
    Celui qui aime son prochain de manière désintéressée ne fera pas usage de la violence contre lui, ni ne le tuera. De plus, quelqu’un qui aime son prochain avec désintéressement, ne tuera pas délibérément des animaux. Quelqu’un qui respecte hommes et animaux n’a plus d’intentions belliqueuses car il respecte les Lois de Dieu qui incluent également les lois de la nature. Quelqu’un qui s’efforce de mettre en pratique les Lois de Dieu, se détachera toujours plus de la nourriture carnée ; il acceptera avec reconnaissance les dons de la terre, c’est-à-dire la nourriture que Dieu offre à Ses enfants humains. (p. 475, 2ème éd.)
    En tant que Jésus, le Christ s’est engagé pour les animaux chaque fois que cela Lui a été possible. Le fait que l’on ne trouve pas trace de cela dans la Bible n’a rien d’étonnant car après le Christ, ce n’était pas l’intérêt de la caste des prêtres de dispenser au peuple l’enseignement de Jésus de Nazareth, mais bien plus de dispenser le sien, l’enseignement de l’Eglise aspirant au pouvoir sur terre. Ainsi ni l’aspect de « l’animal » ni le commandement de Jésus de s’abstenir de manger de la viande n’ont été pris en considération dans le Nouveau Testament de « l’Ecriture sainte ».
    Continuons à lire dans Ceci est Ma Parole, comment Jésus a réagi à la souffrance des animaux.

    1. Un jour, le Seigneur quitta la ville et traversa les montagnes avec Ses disciples. Ils arrivèrent sur une montagne dont les chemins étaient très escarpés et firent la rencontre d’un homme et de sa bête de somme.
    2. Mais le cheval était tombé à terre d’épuisement parce qu’il était surchargé. L’homme le battait à sang. Jésus vint vers lui et dit : « Fils de la cruauté, pourquoi frappes-tu ta bête ? Ne vois-tu donc pas qu’elle est beaucoup trop faible pour la charge qu’elle doit porter, ne sais-tu pas qu’elle souffre ? »
    3. Mais l’homme Lui répliqua : « De quoi T’occupes-Tu ? Je peux battre ma bête autant qu’il me plaît car elle m’appartient et je l’ai payée assez cher. Demande à ceux qui T’accompagnent et qui habitent près de chez moi, ils le savent aussi. »
    4. Et plusieurs disciples répondirent : « Oui, Seigneur, ce qu’il dit est vrai, nous étions là quand il l’a achetée. » Et le Seigneur répondit : « Ne voyez-vous donc pas comme elle saigne, n’entendez-vous pas ses soupirs et ses plaintes ? » Mais ils répondirent : « Non, Seigneur, nous n’entendons ni ses soupirs, ni ses plaintes ! » ...
    5. Le Seigneur devint triste et dit : « Malheur à vous, c’est l’insensibilité de vos coeurs qui vous empêche d’entendre ses pleurs et ses cris de pitié vers son Créateur céleste. Trois fois malheur à celui contre lequel se dirigent ses cris et ses lamentations dans sa douleur ! » ...
   6. Et Il fit un pas et toucha le cheval. La bête se leva et ses blessures étaient guéries. Mais à l’homme Il dit ceci : « Va ton chemin et ne la bats plus jamais, si toi aussi tu espères un jour trouver pitié. » (p. 203 – 209, 2ème éd.)
Jésus ne portait pas seulement les hommes et les animaux dans Son grand coeur mais la nature toute entière. Il était en communication avec toutes les formes de la création, y compris les astres et les éléments. Il nous est rapporté qu’Il a commandé aux tempêtes de s’apaiser et que l’eau Le portait afin qu’Il pût marcher dessus. Tout comme Il a enseigné à Ses frères et à Ses soeurs quand Il était Jésus, Il nous enseigne aujourd’hui dans Ceci est Ma Parole :
   Dans tout ce qui Est, respectez, estimez et louez la force du Créateur ! Voyez : chaque homme porte au plus profond de son âme tout ce qui est force et lumière. Le corps spirituel dans l’être humain est la substance de tout Etre parce que Dieu, le Père éternel, a tout donné en tant qu’essence, en héritage à chacun de Ses enfants. L’Esprit éternel est dans toutes les formes de vie et Il s’écoule de toutes les formes de vie.
    Dès que l’être humain est devenu un enfant conscient de Dieu, la Toute-Puissance de Dieu est à son service, à travers toutes les formes de vie, la pierre, le bois, le feu et l’eau, à travers les fleurs, les herbes, les plantes et les animaux. Tous les astres servent celui qui vit en Moi, l’Esprit de la vérité. Quand la force du créateur peut imprégner l’être créé parce que son âme est lumineuse et pleine de force, il redevient consciemment l’enfant, le fils ou la fille de l’infini ; il a recueilli à nouveau son héritage, la force universelle.
   Chaque journée sur la terre est un cadeau fait à l’homme pour qu’il puisse se reconnaître et se trouver lui-même. Les règnes naturels s’offrent à l’homme. Le feu et l’eau le servent le jour comme la nuit et les astres aussi. Voyez les richesses que la journée offre à chacun ! … (p. 180, 2ème éd.)
   Avant de passer aux textes des livres de Moïse, citons encore un passage de Ceci est Ma Parole concernant la vie de Jésus de Nazareth :
    1. En allant vers Jéricho, Jésus rencontra un homme avec de jeunes pigeons et une cage pleine d’oiseaux qu’il avait attrapés. Et Il vit leur désolation d’avoir perdu leur liberté et vit aussi qu’ils souffraient de faim et de soif.
    2. Et Il dit à l’homme : «Que fais-tu d’eux ?» Et l’homme répondit : «Je gagne ma vie en vendant les oiseaux que j’ai attrapés.»
    3. Et Jésus lui dit : «Que penserais-tu, si un plus fort ou plus avisé que toi te faisait prisonnier, t’attachait, toi ou ta femme ou tes enfants et te jetait en prison pour te vendre à son propre profit et pour gagner sa vie ainsi ?
    4. Ces créatures ne sont-elles pas tes prochains, seulement plus faibles que toi ? Et est-ce que ce n’est pas le même Dieu, Père et Mère, qui s’occupe d’elles comme de toi ? Laisse tes petits frères et tes petites soeurs en liberté, et prends garde à ne plus recommencer cela, mais à gagner ton pain honnêtement.»
    5. Et l’homme fut stupéfait de ces paroles et de Son autorité et rendit la liberté aux oiseaux. Les oiseaux en sortant s’envolèrent vers Jésus et se posèrent sur Ses épaules et chantèrent pour Lui.
   6. Et l’homme Lui posa des questions sur son enseignement, et il continua son chemin et apprit le métier de vannier. Par ce travail, il gagna son pain et il détruisit ses cages et ses pièges et devint un disciple de Jésus. (p. 494-495, 2ème éd.)

 

 

C’est l’esprit des livres de Moïse qui
souffle aujourd’hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques
et sanglantes du culte vaudou

 

    Jésus est venu, comme Il l’a dit, pour accomplir la Loi de Dieu. Il l’a fait par Sa vie et Ses oeuvres. Et Il a enseigné comment nous, êtres humains, pouvons accomplir la Loi des cieux dans chacun des pas de notre vie quotidienne ; à ce sujet, le témoignage essentiel dont nous disposons est Son Sermon sur la Montagne.
    Avant de nous interroger sur le fait que le véritable chemin chrétien, le chemin de la succession de Jésus, n’ait pas été suivi par bon nombre de ceux qui se disent chrétiens, revenons encore une fois aux livres de Moïse. Les enseignements et prescriptions qui s’y trouvent, tout comme le système de domination socio-religieux qui en découle, ont agi jusqu’à la venue du Christ sur terre en Jésus bien que Dieu ait sans cesse envoyé Ses messagers, les prophètes, pour éclairer le peuple et le mener à la véritable foi et à la véritable vie. L’aveuglement des hommes qui en résulta, ainsi que la charge qui pesa sur leur âme, fut l’une des principales raisons au fait que Jésus n’ait pas été accepté ni reconnu par Ses contemporains et qu’Il ait eu à gravir le chemin du Golgotha. C’est aussi pourquoi, après sa mort physique, des courants négatifs s’infiltrèrent très vite parmi les premiers chrétiens des origines et finirent par s’imposer.
    Le christianisme naissant, ainsi appelé du nom du Christ, n’avait pourtant rien à voir avec le Christ. S'il présentait des formes de vie socio-religieuse différentes de celles décrites dans les livres de Moïse, il ne s'agissait en fait que d'apparences. Mais que dire de ses véritables racines ? Aujourd'hui, celles-ci continuent de produire des fruits de même espèce, de même contenu. Et Jésus n'a-t-Il pas dit : "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits."
   Dans le passage suivant, extrait du 3ème livre de Moïse, le Lévitique, on peut saisir quel esprit souffle lors des cérémonies :
   Si c’est un holocauste de gros bétail qu’on veut présenter, on apporte un mâle sans défaut ; on le présente à l’entrée de la tente de la révélation, pour être agréé par le Seigneur. On impose la main sur la tête de la victime, laquelle est agréée en faveur de l’offrant - pour faire sur lui le rite d’absolution - ; on égorge cet animal devant le Seigneur, et les prêtres, fils d’Aaron, présentent le sang puis aspergent de ce sang le pourtour de l’autel qui se trouve à l’entrée de la tente de la révélation ; on dépouille la victime et on la dépèce par quartiers ; alors les fils du prêtre Aaron mettent du feu sur l’autel et disposent des bûches sur ce feu ; les prêtres, fils d’Aaron, disposent les quartiers - la tête et la graisse y compris - sur les bûches placées sur le feu de l’autel ; on lave avec de l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre fait fumer le tout à l’autel. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    S’il s’agit de présenter un holocauste de petit bétail, pris parmi les agneaux ou les chevreaux, on apporte un mâle sans défaut ; on l’égorge du côté nord de l’autel, devant le Seigneur ; alors les prêtres, fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; on le dépèce par quartiers - la tête et la graisse y compris - et le prêtre les disposent sur les bûches placées sur le feu de l’autel ; on lave avec de l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre présente et fait fumer le tout à l’autel. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    Si c’est un holocauste d’oiseau qu’on veut présenter au Seigneur, on apporte un présent pris parmi les tourterelles ou les pigeons ; le prêtre le présente à l’autel ; il en arrache la tête et la fait fumer à l’autel ; puis il fait gicler le sang sur la paroi de l’autel ; on en détache le jabot avec son contenu et on le jette à côté de l’autel, à l’est, à l’endroit où l’on dépose les cendres grasses ; on fend l’oiseau entre les ailes - on ne les sépare pas - puis le prêtre le fait fumer à l’autel sur les bûches placées sur le feu. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
(Lévitique 1, 3-17)
   « Un parfum apaisant pour le Seigneur ». Pourquoi aurait-il fallu rasséréner le Seigneur au moyen de ce parfum soi-disant « apaisant » qui n’avait certainement rien d’agréable mais relevait plutôt de la puanteur ? Selon les enseignements de Jésus, Dieu est l’amour, la conciliation, la miséricorde et la bonté, l’équilibre en toutes choses. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il L’apaiser ? Ce sont les animaux qualifiés de sauvages – nous disons parfois les bêtes féroces – que l’on calme ou que l’on attire dans des pièges à l’aide de quartiers de viande. A-t-on pensé ou voulu nous faire croire que Dieu, l’Absolu, l’Universel et Eternel pouvait être manipulé, comme c’est souvent le cas pour nous autres, êtres humains, qui sommes nous-mêmes manipulés ou qui essayons de manipuler les autres ? Une telle tentative témoigne d’un grand éloignement de Dieu. Dieu n’a pas de faiblesse. C’est pourquoi Il ne peut pas être manipulé.
    Continuons à parcourir le Lévitique :
   Quand on apporte en présent au Seigneur une offrande, le présent doit consister en farine sur laquelle on verse de l’huile et on met de l’encens ; on l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron, et on en prend une pleine poignée - de la farine, de l’huile avec tout l’encens – puis le prêtre fait fumer à l’autel ce mémorial. C’est un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur. Le reste de l’offrande est pour Aaron et ses fils ; c’est une part très sainte parce qu’elle provient des mets consumés du Seigneur. (Lévitique 2, 1-3)
    Les restes de l’offrande qui revinrent à Aaron et à ses fils étaient certainement la meilleure part. En est-il autrement de nos jours ? Les démunis continuent à se nourrir des miettes tombées de la table des riches parmi lesquels on compte les « dignitaires » ecclésiastiques.
    Ce qui est « saint », voire « très saint », revient de droit aux prêtres. Dieu aurait-Il instauré une caste de prêtres, en l’occurence à travers Moïse ? En vérité, ils se sont eux-mêmes attribués la dignité de ce qui est « saint » et l’ont décrétée héréditaire, indépendamment du véritable état de « dignité » des individus qu’ils étaient.
    Dans le Lévitique, on peut encore lire :
   Si quelqu’un présente un sacrifice de paix :
    Si on présente du gros bétail, que ce soit un mâle ou une femelle, on présente devant le Seigneur un animal sans défaut ; on impose la main sur la tête de la victime présentée que l’on égorge à l’entrée de la tente de la révélation ; alors les prêtres, fils d’Aaron, aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le Seigneur, la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux lombes - quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis les fils d’Aaron font fumer cela à l’autel, en plus de l’holocauste qui est sur les bûches placées sur le feu ; c’est un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    Si on présente du petit bétail au Seigneur comme sacrifice de paix, on présente un animal sans défaut, mâle ou femelle. Si c’est un agneau qu’on apporte en présent, on le présente devant le Seigneur ; on impose la main sur la tête de la victime présentée que l’on égorge devant la tente de la révélation ; alors les fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le Seigneur, les parties grasses : la queue tout entière - qu’on détache au niveau du sacrum - la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux lombes - quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis le prêtre fait fumer cela à l’autel ; c’est un aliment consumé pour le Seigneur. Si c’est une chèvre que l’on présente, on la présente devant le Seigneur ; on impose la main sur sa tête et on l’égorge devant la tente de la révélation ; alors les fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ;
(Lévitique 3, 1 – 13)
    En parcourant ces descriptions de cérémonies sanglantes à caractère magique, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le culte vaudou. Le dictionnaire (Duden) en donne la définition suivante : « vaudou », culte secret et syncrétique, composé d’animisme originaire d’Afrique mêlé d’éléments du rituel catholique, à caractère magique et religieux, répandu à Haiti. Dans le dictionnaire de Meyer, il est écrit : nom d’un culte secret et syncrétique largement répandu à Haiti, dans lequel des danses extatiques destinées à mener les participants à une identification avec les dieux prennent une place prépondérante.
   Si le culte vaudou est imprégné d’éléments du catholicisme, il ne doit certainement pas cet « enrichissement » au fruit du hasard. En l’occurence, se pourrait-il que cela résulte de la loi d’attirance existant entre des éléments qui se ressemblent ? Si oui, tous ceux qui versent des impôts à l’Eglise* (en Allemagne et dans d’autres pays) feraient bien de se demander pourquoi ils versent leur obole.
    Continuons à parcourir le Lévitique :
   La peau du taurillon, toute sa chair y compris la tête et les pattes, les entrailles et la fiente, en un mot tout le reste du taurillon, il le fait porter hors du camp, dans un endroit pur, là où l’on déverse les cendres grasses et il le brûle sur un feu de bûches ; c’est à l’endroit où l’on jette les cendres grasses qu’il est brûlé. (Lv 4, 11 – 12)
    Ici nous apprenons ce qu’est un « endroit pur » !
    Ceux qui veulent continuer à s’informer sur les horreurs cruelles des traditions païennes les plus noires peuvent examiner ce qui suit :
   Quand un individu pèche en ce que ayant entendu la formule d’adjuration et étant témoin pour avoir vu ou avoir appris quelque chose, il n’annonce pas ce qu’il sait, alors il porte le poids de sa faute ; ou bien quand un individu sans s’en rendre compte, touche n’importe quoi d’impur – cadavre d’animal sauvage impur, cadavre de bête domestique impure, cadavre de bestiole impure -, alors il devient impur et coupable ; ou bien quand, sans s’en rendre compte, il touche une impureté humaine – toute impureté qui rend impur -, alors, dès qu’il l’apprend, il devient coupable ; ou bien quand un individu sans s’en rendre compte, laisse ses lèvres prononcer un serment irréfléchi qui lui fait tort ou qui lui profite – en toute question où un homme peut faire un serment irréfléchi -, alors, dès qu’il l’apprend, il devient coupable. Quand un individu est coupable en l’un de ces cas, il doit confesser en quoi il a péché, puis apporter à titre de réparation pour le Seigneur, à cause du péché qu’il a commis, une femelle de petit bétail, agnelle ou chèvre, comme sacrifice pour le péché ; alors le prêtre fera sur lui le rite d’absolution de son péché.
    Si quelqu’un n’a pas les moyens de se procurer une pièce de petit bétail, il peut apporter au Seigneur, à titre de réparation pour le péché commis, deux tourterelles ou deux pigeons, l’un servant à un sacrifice pour le péché et l’autre à un holocauste. Il les apporte au prêtre qui présente en premier celui du sacrifice pour le péché ; il en arrache la tête en avant de la nuque - mais il ne la sépare pas - ; du sang de la victime, il asperge la paroi de l’autel , puis il fait gicler le reste du sang à la base de l’autel : c’est un sacrifice pour le péché.
(Lv 5, 1 – 9)

 

 

Jésus était contre le fait de
verser le sang de quelque manière que ce soit

 

    Jamais Jésus n’a versé le sang ni approuvé que le sang soit versé. La phrase qu’Il a prononcée : Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée (Mt 26, 52) s’applique également au monde animal et à la nature tout entière et il ne s’agit pas ici uniquement du fait de tuer par l’épée. Il y a plusieurs degrés dans le manque d’amour. Les animaux ressentent de manière très fine là où le coeur des hommes est souvent dur et insensible.
    Rien ni personne ne peut nous « absoudre » de nos erreurs, sauf notre Rédempteur le Christ, dont la force et la lumière rédemptrice demeurent en chacun de nous. Afin qu’Il parvienne à libérer notre âme d’une faute inscrite en elle, il nous est demandé de nous repentir pour la dureté de nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes, de demander pardon du fond du coeur à la personne contre laquelle nous avons péché – cela vaut également en cas de mauvaise action envers les règnes de la nature -, le cas échéant de pardonner à ceux qui ont mal agi contre nous, de réparer du mieux possible ce dont nous sommes responsables, dans la mesure où cela est encore possible, et de ne plus répéter les aspects négatifs dont nous avons pris conscience. Alors seulement il est possible à Dieu de nous pardonner, comme nous le prions du reste dans le « notre Père » depuis 2000 ans : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons également à ceux qui nous ont offensés ...
   
Cela ne s’applique pas seulement au sacrifice des animaux, mais inclut – que cela soit visible ou invisible – toutes les choses méchantes, méprisantes, cruelles ou irrévérencieuses qui émanent de nous. Cela concerne aussi notre manque de compréhension et notre manque d’égards pour autrui ainsi que notre indifférence envers lui qui ajoutent encore à nos fautes déjà existantes. Ceci vaut pour l’humanité dans son ensemble ainsi que pour chaque individu en particulier.
    Le Christ est opposé au fait de verser le sang de quelque manière que ce soit. Quand le Christ s’exprime à notre époque, par la parole prophétique, à propos du sacrifice des animaux ainsi que des essais effectués sur eux en laboratoire et de toutes les autres formes de violation de la création et de la sagesse universelle de Dieu par la science, Il utilise fréquemment le terme d’« abomination ».
    Les êtres humains devraient considérer les animaux, qui sont nos prochains des règnes de la nature, comme leurs petits frères et leurs petites soeurs car - bien qu’ils n’aient commis aucune faute envers Dieu, la Loi, comme ce n’est pas le cas des êtres de la chute - ils les ont accompagnés dans les profondeurs pour que l’humanité puisse se réjouir malgré tout de la vie de la nature et établir avec elle une communication fondée sur l’amour. La nature aspire à servir l’homme, ce qui ne signifie pas que celui-ci soit en droit de la torturer, de l’assassiner ou de s’en repaître tel un cannibale. L’homme, qui au plus profond de lui est un être issu de Dieu, se révèle bien plus souvent comme un être de la cruauté.

 

 

« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté. »
La mort de la conscience. Ou : comment on devient
dépendant du pouvoir des prêtres

 

    Dans ce qui suit, le « Dieu » qui parle dans les « livres de Moïse » s’exprime de nouveau à l’opposé des enseignements de Jésus et du même coup contre Ses propres Commandements. On lit par exemple dans le Lévitique :
    ... et celui qui aurait touché quoi que ce soit d’impur, impureté humaine, animal impur ou toute bête interdite et impure puis mangerait de la chair du sacrifice de paix offert au Seigneur, celui-là serait retranché de sa parenté. (Lv 7, 21)
   La graisse d’une bête crevée et la graisse d’une bête déchiquetée peut servir à tout usage mais vous ne devez pas la manger. Assurément, quiconque mangerait la graisse d’une bête dont il aurait présenté quelque chose en mets consumé pour le Seigneur, celui-là, pour en avoir mangé, serait retranché de sa parenté. (Lv 7, 24-25)
    « Retranché », signifie ici « exercer la peine de mort par lapidation », comme cela était en vigueur à cette époque. La lapidation était chose courante en Israël du temps de Jésus de Nazareth. Souvenons-nous par exemple de la femme adultère que Jésus sauva in extremis de la lapidation. Jésus Lui-même faillit un jour être mis à mort de la sorte par Ses contemporains en application des « Lois de Dieu données à travers Moïse ». Cependant, « Il traversa la foule et s’en alla. »
    En son chapitre 11, le 3ème livre de Moïse, le Lévitique, décrit de façon détaillée quels animaux sont considérés comme purs et quels sont res sur la justice mais selon la mesure que constitue les Dix Commandements. Cependant, les habitudes de l’homme et son environnement l’influencent et imprègnent sa conscience.
    A la lecture de ces récits cruels de sacrifices d’animaux et de lapidation d’êtres humains, nous pouvons aller plus loin que le simple fait de nous demander ce que ces animaux ont bien pu endurer lors de ce supplice.
    Ainsi, nous pourrions également essayer de comprendre ce qu’a pu ressentir un homme d’autrefois en nous représentant la scène suivante : deux jeunes hommes du peuple avaient mangé du lapin. Après l’avoir attrapé ils l’avaient fait rôtir. Selon les chapitres 10 et 11 du Lévitique, ils étaient donc impurs jusqu’au soir mais s’en étaient accommodés. Cependant lorsque les deux amis sont entrés – soit par inconscience soit par provocation – dans le lieu où se trouvaient les offrandes «saintes», l’un d’eux a été reconnu et condamné à être lapidé. L’autre n’a pas été suspecté. La lapidation s’est déroulée conformément à ce qui est écrit dans le Lévitique :
   Le Seigneur adressa la parole à Moïse : «Parle à Aaron et à ses fils des cas où, pour ne pas profaner mon saint nom, ils doivent se tenir à l’écart des saintes offrandes que les fils d’Israël me consacrent ; c’est moi, le Seigneur. Dis-leur : d’âge en âge, tout homme de votre descendance qui, en état d’impureté, s’approche des saintes offrandes que les fils d’Israël consacrent au Seigneur, celui-là sera retranché de devant moi. C’est moi, le Seigneur.» (Lv 22, 1 – 3)
    Plaçons-nous à la place du jeune homme qui a survécu après la lapidation de son ami.
    Un sentiment de culpabilité le ronge. Il s’insurge contre ce jugement et cette punition cruels qui auraient dû normalement l’atteindre également. Il se rebelle contre les prêtres qui ont prononcé ce verdict mais il doit quand même finir par admettre qu’ils n’ont fait qu’exécuter ce que «Dieu a commandé à Moïse». Alors c’est contre ce Dieu qui a proclamé une loi aussi impitoyable que se dirige sa révolte. Pourtant, s’il finit par admettre que Dieu est «juste», qu’Il est l’instance suprême qui ne saurait se tromper, il commence à douter de lui-même. Il observe que les autres n’ont visiblement aucun scrupule à lapider quelqu’un ; il en conclut que ses sentiments et son sens de la justice sont faussés puisque les prêtres institués par Dieu ainsi que les membres de sa tribu ressentent et pensent autrement que lui. Aussi prend-il la décision de changer sa manière de voir les choses et de s’orienter à l’avenir strictement sur les prêtres et sur les autres plutôt que de réfléchir par lui-même et de prendre ses décisions librement. Désormais, il ne se tournera plus vers lui-même.
    Pour connaître la valeur de ses pensées et de ses actes mais se comportera comme le font les autres, même si son cœur lui dicte un autre choix, parce que «Dieu le veut ainsi».
    Un processus d’adaptation s’entame. Le caractère de cette personne se met à changer. Elle ne vit pour ainsi dire plus sa propre vie. Son coeur devient froid, ses sentiments s’émoussent et s’engourdissent, son être devient dur. L’image qu’il a de Dieu se trouble et s’assombrit. Il ne peut plus avoir confiance en ce Dieu vengeur et irrité et encore moins L’aimer. Ses prières ne sont plus sincères et pour finir il lui est plus commode de disposer de prières toutes faites à réciter.
    Au bout de quelque temps, il finit par devenir un conformiste, obéissant fidèlement aux prêtres et à la «tradition». Cet homme ne se fie plus à sa seule mesure intérieure, à sa conscience, mais pense et agit par la force de l’habitude, sans discernement.
    Désormais, on peut se fier à lui, à sa loyauté, à son obéissance, à sa fidélité : il est dans la «ligne».
    Voici donc à peu près comment les choses auraient pu se passer autrefois. En théorie, du moins, par contre du point de vue pratique, il est peu probable qu’un homme ait pu atteindre l’âge adulte sans être déjà imprégné des usages religieux traditionnels incluant le fait de pratiquer le sacrifice des animaux et de lapider des êtres humains.
    Le processus intérieur que nous venons de décrire à l’instant s’est répété, à quelques variantes près, un nombre incalculable de fois au cours de l’histoire.
    Pensons par exemple à ce qui s’est passé au Moyen-Age en Europe où bon nombre de situations similaires et de conflits de conscience ont été provoqués par l’inquisition. Les prêtres n’égorgeaient plus eux-mêmes les animaux, ils les faisaient abattre. Ils n’allumaient plus eux-mêmes les bûchers sur lesquels étaient brûlés des hommes droits et sincères qui s’étaient simplement dressés contre le mensonge - par fidélité au Dieu unique, véritable et miséricordieux - et qui le payaient de leur vie. Les prêtres se contentaient « seulement » d’élever un crucifix devant la victime et de la bénir, d’entonner des chants de louange à la gloire du Seigneur, de donner l’absolution et de distribuer des indulgences à ceux qui avaient ramassé le bois pour construire le bûcher ...

 

 

Les cérémonies sacrificielles
«comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l’Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux

 

    Revenons au thème du sacrifice des animaux dans l’Ancien Testament. Si l’on veut en savoir plus sur l’art du vaudou, il suffit de continuer à lire le Lévitique :
    Il présenta le bélier de l’holocauste ; Aaron et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse l’égorgea et aspergea le pourtour de l’autel avec le sang ; Moïse dépeça par quartiers le bélier, dont il fit fumer la tête, les quartiers et la graisse ; Moïse lava à l’eau les entrailles et les pattes et il fit fumer à l’autel tout le bélier ; ce fut un holocauste, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
    Il présenta le second bélier comme bélier d’investiture ; Aaron et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse l’égorgea et prit du sang ; il en mit sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit ; Moïse présenta les fils d’Aaron et mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit ; puis Moïse aspergea le pourtour de l’autel avec le sang ; il prit les parties grasses - la queue, toute la graisse qui est au-dessus des entrailles, le lobe du foie et les deux rognons avec leur graisse - ainsi que le gigot droit ; dans la corbeille des pains sans levain qui se trouve devant le Seigneur, il prit un gâteau sans levain, un gâteau à l’huile et une crêpe, qu’il plaça par dessus les graisses et le gigot droit ; il mit le tout sur les mains d’Aaron et sur les mains de ses fils et il le fit offrir
avec le geste de présentation devant le Seigneur. Moïse le reprit de leurs mains et le fit fumer à l’autel avec l’holocauste ; ce fut un sacrifice d’investiture, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur. (Lv 8, 18 – 28)

    Celui pour qui de telles scènes macabres ne suffisent pas peut en lire davantage :
    Aaron s’approcha de l’autel et égorgea le veau du sacrifice pour son propre péché ; les fils d’Aaron à travers le prphète Jérémie, comme nous l’avons déjà vu plus haut.
    Ce que dit Jésus, le Christ, montre parfaitement que le nom de Moïse a été utilisé pour couvrir la cruauté du culte païen. Dans le livre Ceci est Ma Parole, le Christ révèle Lui-même : « Je Suis venu pour abolir les sacrifices et les fêtes sanglantes » signifie : Je suis venu pour enseigner l’Evangile, la Loi de l’amour, et la vivre en exemple pour que vous voyiez que seul celui qui respecte les Lois divines est riche intérieurement en force spirituelle. Les hommes possédant des valeurs intérieures ne manqueront de rien. L’homme riche dans son coeur est avec et non contre son prochain, et ainsi avec Dieu, la vie qui est la plénitude. Des hommes ayant des valeurs intérieures sont aussi avec les règnes animal et végétal, et non contre ce que Dieu a créé. Celui qui s’oppose à son prochain se battra avec lui et le tuera. Celui qui est contre son prochain ne respectera pas non plus les autres formes de vie, qu’il s’agisse des animaux, des plantes ou des pierres.
    Celui qui est contre la vie en Moi, le Christ, est affamé et assoiffé de succès, de richesse, de pouvoir et de prestige. Pour ses fêtes et plaisirs gourmands, il tue les animaux et mange leur chair. Il montre ainsi son éloignement de Dieu.
    Dieu, l’Eternel, a les sacrifices d’animaux en abomination. Il ne veut pas que les animaux Lui soient offerts ou soient immolés. Dieu a donné la vie à toutes formes de l’Etre, y compris les animaux. Aussi, pourquoi les lui sacrifier si Lui-même, la vie, habite en eux ?
    Par contre si l’homme Me sacrifiait, à Moi, le Christ, son moi humain, ses passions et avidités,
s’il aspirait à une vie voulue par Dieu en la Lui consacrant, cela contribuerait à l’unité entre toutes les formes de vie. Dieu est l’Esprit de l’amour et de la liberté ! C’est pourquoi, chaque homme devrait librement sacrifier son moi. Ce n’est qu’ainsi qu’il devient doux et humble de coeur et trouve la grande unité : Dieu. Dieu aime chez ses enfants cet épanouissement de l’homme vers Lui.
    L’homme qui se donne au Dieu Père-Mère éternel en transformant ses aspects humains en divin, n’abattra pas d’animaux pour en manger la chair et n’en tuera pas intentionnellement. Un tel homme va également à la rencontre du monde végétal en faisant preuve d’amour désintéressé car il sait qu’il s’agit d’un autre cadeau de Dieu à ses enfants humains. Les plantes de même que les fruits des champs et des forêts, s’offrent volontiers à l’homme et voudraient pouvoir lui servir d’aliments et de remèdes pour son corps malade.
    La « colère de Dieu » est une conception paienne largement répandue dans l’ancienne alliance : on croyait que les « dieux » voulaient se venger des hommes. Il serait bon que l’homme pécheur reconnaisse qu’il a lui-même créé la soi-disant « colère de Dieu ». Le « Dieu coléreux », c’est le
moi humain qui se venge de ce qu’il a lui-même créé ; car ce que l’homme sème, il le récoltera.
    Les mots « oeil pour oeil, dent pour dent » furent et sont également mal compris. L’homme ne doit pas se venger de son prochain en lui rendant la monnaie de sa pièce. Il lui est commandé de pardonner à son prochain, de lui demander pardon, et de ne plus refaire la même chose ou une chose similaire. Celui qui ne respecte pas ce commandement se rend lui-même dans la loi d’expiation qui dit : « Oeil pour oeil, dent pour dent. ». Il y récoltera « oeil pour oeil, dent pour dent » ce qu’il a semé.
(p.212 – 214, 2ème éd.)
    La loi des semailles et des récoltes qui permet aux hommes de découvrir les causes de leur destin en eux-mêmes, était déjà enseignée par Dieu à travers les anciens prophètes. Chez Ésaïe on peut lire par exemple : Malheur ! Ils traînent le péché avec les cordes de l’imposture et la faute avec des traits de chariot. (És.5, 18). Dans la traduction oecuménique du livre de la sagesse contenu dans l’Ancien Testament, on peut lire : ... pour qu’ils sachent que l’on est puni par où l’on a péché. (11, 16).
    Dieu ne punit pas et n’incite pas davantage au péché. Nos péchés sont la punition que nous nous infligeons nous-mêmes ; ils sont ce par quoi nous nous jugerons nous-mêmes.
    Ainsi, Jésus a-t-Il voulu faire cesser les cruautés commises envers les hommes ainsi qu’envers les animaux. Les représentants de l’institution ecclésiastique actuelle tolèrent pourtant que celles-ci aient encore lieu. Il est certain que les méthodes ne sont plus les mêmes, en réalité elles sont encore plus cruelles. Ce faisant, les églises approuvent ce qui se passe. L’engagement de quelques-uns pour les animaux est malheureusement l’exception qui confirme la règle.

 

 

Le Nouveau Testament «parachève» l’Ancien et l'«éclaire».
Tous deux sont «la véritable Parole de Dieu».
Les millions de victimes de l’Eglise

 

    Dans le n° 140 du catéchisme de l’Eglise catholique, voici ce qu’écrit le clergé romain : ...l’Ancien Testament prépare le Nouveau tandis que ce dernier parachève l’Ancien. Tous deux s’éclairent l’un l’autre ; tous deux sont la Parole véritable de Dieu.
    De nos jours, on torture les animaux, les abattoirs tournent à plein régime. On sacrifie toujours des animaux, on découpe leur cadavre en morceaux pour régaler les «dieux» humains et satisfaire leur palais gourmet.
    Au cours de l’histoire, des hommes aussi ont été torturés et tués avec sauvagerie et cruauté. Et ce qui fut hier peut se reproduire aujourd’hui.
    La manière dont l’Ancien Testament a été « parachevé » par la suite se montre très clairement à travers les fruits que les Eglises prétendument chrétiennes ont produits durant de nombreux siècles.
    Il y a quelques jours, quelqu’un m’a remis une brochure. Il s’agit d’une documentation concernant l’initiative intitulée « mémorial dédié aux millions de victimes de l’Eglise ». On peut y lire ce qui suit :

   Les millions de victimes de l’Eglise :

Inquisition : Du 13 Du 13 ème au 18ème siècle. De un à dix millions de morts ainsi que d’innombrables personnes torturées, brutalisées et terrorisées (Le « Spiegel », 1.6.1998).

Croisades : Du 11 ème au 13ème siècle. Environ 22 millions de morts, parmi lesquels des milliers de Juifs allemands (Hans Wollschläger, «les pèlerinages armés à Jérusalem»).

«Païens» : Du 9 ème au 12ème siècle. Au Moyen Age, rois et princes allemands obtiennent par la violence la conversion au «christianisme» de dizaines de milliers de «païens» germaniques et slaves, ou les font exécuter de manière cruelle. L’Eglise donne sa bénédiction à tout cela ou prêche des «croisades» contre les Slaves (Karlheinz Deschner, «Histoire criminelle du christianisme», tomes 4, 5 et 6).

Juifs : Du 11 ème au 14ème siècle, période ensanglantée par des pogroms continuels qui font des milliers de morts provoqués par des siècles de calomnie de la part des Eglises. Lors du procès de Nuremberg, Julius Streicher se l’Allemagne, le professeur H. Mynarek a également chiffré le pourcentage des prêtres pédophiles à environ 3 à 5 % de leur total. (Dossier 97, 14.9.1999).

 

 

Martin Luther : vie et enseignement
dans l’esprit chrétien de l’amour du prochain ?

 

    La plupart des assassinats et autres crimes perpétrés « au nom de Dieu » sont à mettre au compte de l’Eglise catholique. Doit-on en déduire pour autant que l’Eglise protestante serait meilleure et plus positive ?
    Qu’en est-il par exemple de l’esprit de bienveillance, de générosité et la tolérance de son fondateur, Martin Luther ? Comment s’est-il comporté avec ses semblables, comment a-t-il vécu l’amour du prochain qui devrait être le Commandement suprême ?
    Aujourd’hui encore, Martin Luther est hautement considéré. L’Eglise qu’il a créée marche dans ses traces comme l’a confirmé sur Internet Mr Hermann von Loewenich, évêque de l’Eglise protestante de Bavière jusqu’en 1999 : Nous tenons à conserver l’héritage historique de la tradition luthérienne comme étant notre patrie culturelle et spirituelle.
   Dans une brochure volumineuse intitulé « Le théologien » n° 3, un thélogien de formation protestante a rapporté les exigences de Luther :
    Celui-ci a exhorté les princes à tuer les paysans qui s’étaient soulevés : Que tous ceux qui le peuvent transpercent, frappent et égorgent. Si tu meurs en faisant cela, sois heureux, tu ne pourras jamais atteindre une mort plus bénie. Car tu meurs en obéissant à la parole et au commandement divin (Contre les paysans révoltés, Ecrits de Luther, édition de Weimar).
    Luther exige que ceux qui prêchent une autre croyance soient persécutés : ... quand bien même ils voudraient enseigner l’Evangile pur, quand bien même ils seraient des anges et Gabriel en personne venus des cieux … s’il veut prêcher, il doit prouver qu’il a été appelé ou investi pour le faire … s’il ne veut pas le prouver, que les autorités renvoient de tels coquins à leur véritable maître, à maître Hans ( c’est-à-dire le bourreau) …
   Luther calomnie le peuple juif et exige qu’il soit persécuté :
   Si je le pouvais, je l’abattrais (le citoyen juif) et dans ma fureur je le transpercerais avec mon épée.
    ... que l’on incendie leurs synagogues ou leurs écoles et que l’on recouvre et comble de terre tout ce qui
de Neuendettelsau en Bavière par exemple) furent livrées aux pouvoirs publics conformément à la science politique de Luther (l’obéissance aux autorités), et bien que les responsables de ces institutions aient parfaitement su que ces personnes étaient vouées ainsi à la mort.
    Finalement, c’est le pape lui-même que Luther aurait voulu tuer : le pape est le diable ; si je pouvais tuer le diable, pourquoi ne le ferais-je pas ?
   Ainsi, l’Eglise luthérienne se nomme-t-elle « chrétienne ». Pourtant, n’est-on pas en droit de se demander où se trouve l’esprit chrétien, l’esprit de l’amour de Dieu et du prochain dans ce que proclame Luther ? Ses exhortations et ses maximes, maintes fois mises en pratique aussi bien par le peuple que par les princes, ont fait couler beaucoup de sang, Troisième Reich inclus.
    Comment quelqu’un qui tient de tels propos contre ses prochains, propos qui s’expriment à notre époque sous une forme différente, pourrait-il faire preuve de compassion et de miséricorde envers les animaux. Qu’il s’agisse de la guerre, des massacres d’êtres humains ou d’animaux, de la destruction de la nature, des animaux-cobayes ou de la manipulation génétique, l’éthique et la morale des deux grandes confessions ne présentent pas grande différence ; pour employer une formule modérée, nous dirons que les deux Eglises en question ne sont pas chrétiennes.

 

 

« Ce que l’homme inflige aux autres, il se l’inflige
à lui-même. » Que ressent l’animal lorsqu’il est
confronté à la souffrance ? L’animal, objet
utilitaire et produit de consommation

 

    Examinons à nouveau les témoignages rapportés par l’Ancien Testament, dont le troisième livre de Moïse - qui contiendrait la Parole véritable de Dieu - indique aujourd’hui encore aux ministres des Eglises institutionnelles quels animaux ils peuvent manger et quels autres ils ne doivent pas manger. Voici ce qu’on peut y lire :
   Ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là, vous pouvez les manger. (Lévitique 11, 3)
    Et trois versets plus loin, un appel est lancé aux chasseurs :
   (Vous ne devez pas manger) ... le lièvre, car il rumine mais n’a pas de sabots : pour vous il est impur ; le sanglier, car il a le sabot fendu mais Il parlait et agissait en faveur des animaux.
    Bien des gens cependant, restent indifférents au fait que des animaux soient torturés et tués. A la page 429 de Ceci est Ma Parole, Jésus explique que les animaux ont des sensations et des émotions tout comme nous, les êtres humains :
   En tant que Jésus de Nazareth, J’ai parlé à beaucoup d’hommes de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la souffrance et la joie. De même que l’homme doit être pour son prochain et non contre lui, de même il doit aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité parce qu’ils sont au service de l’homme.
    J’ai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que l’homme ne doit pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que l’homme fait à son prochain et aux créatures qui l’entourent, les animaux, il se l’inflige à lui-même.
    Beaucoup d’hommes prirent conscience de leur brutalité et commencèrent à mettre Mon enseignement en pratique. Ils se repentirent et devinrent les amis des animaux. Et plus d’un comprit Mes paroles et Me suivit.
(p. 429)
    Je répète les paroles de Jésus, le Christ : «Ce que l’homme inflige à ses semblables et aux autres créatures, il se l’inflige à lui-même.» Suivons Ses Paroles et rapportons à nous-mêmes ce qui atteint les animaux innocents. Mettons-nous à leur place pour partager leur sort en sentiments, en images et en pensées.
    Vous pourriez par exemple vous demander : si j’étais un animal, aurais-je une préférence pour le fait d’être tué ou pour celui d’être assassiné ? Quelqu’un qui s’imagine véritablement dans la situation de devoir choisir entre ces deux manières de perdre la vie, se rendra compte par lui-même de l’impossibilité d’un tel choix puisque dans un cas comme dans l’autre il s’agit de perdre la vie.
    A présent demandons-nous comment nous réagirions si quelqu’un nous capturait, nous mettait en cage et décidait des moments où nous pouvons jouir d’un peu de liberté ?
    Plaçons-nous dans la peau d’un hamster doré qui par nature a grand besoin de mouvement. Imaginons ce que nous ressentons, enfermés dans un espace minuscule pendant de longs mois. Pour satisfaire notre besoin de mouvements, nous ne disposons que d’une petite roue sur laquelle nous devons courir tout en restant à la même place sans avancer d’un pouce. Combien de temps pourrons-nous éprouver du plaisir de la sorte ? Ainsi, nous ressentons ce que doit éprouver un hamster qui, jour après jour, n’a d’autre choix pour se mouvoir que de courir stupidement dans sa petite roue.
    Mettons-nous à la place d’un boeuf qu’on engraisse et qui vit, incarcéré dans une étable, flanc contre flanc avec ses compagnons de souffrance, dopé par une nourriture bourrée de substances chimiques, se disant à chaque instant que le boucher va venir vous chercher pour vous abattre puis vous découper en morceaux. Ainsi vous, l’animal sacrifié, allez servir de repas, par exemple au clergé ventripotent. De temps à autre, s’élèvent les beuglements sourds de vos frères et soeurs, les taureaux et les vaches et vous ressentez combien ils sont tiraillés par les mêmes peurs que vous. Cependant la fin qui vous attend est déjà écrite. Vous êtes à la merci de l’homme-boucher, livré à son égoïsme, à sa dureté de coeur, à son avidité et même à sa cupidité.
    La plupart des hommes n’éprouvent aucun scrupule vis-à-vis d’autrui, homme ou animal, tant qu’eux-mêmes ne sont pas concernés. C’est pourquoi, dans certains cas, des hommes s’arrogent le droit d’en tuer d’autres et à plus forte raison des animaux. Pourtant, qui a le droit d’ôter intentionnellement la vie à son prochain ou à un animal ? Qui a créé l’âme immortelle de l’homme ? Qui lui a donné le souffle de la vie ? Qui a donné le souffle et la vie à l’animal ? Ce n’est pas l’homme, c’est Dieu, l’Eternel, l’Esprit créateur de l’infini. Dieu n’enlève la vie ni à l’homme ni à l’animal, car Dieu est le Donateur. Dieu n’exerce pas la contrainte ; Il n’utilise jamais la violence ; Il n’oblige personne à agir contre Sa volonté. Il est la liberté et Il laisse la liberté. Mais l’homme, qui n’a donné la vie ni à l’âme de l’homme ni à l’animal, tue la maison de l’âme - le corps - et tue l’animal. Qui a donné à l’homme le droit d’agir ainsi ? Pour sa part, Jésus n’a jamais autorisé cela !
    Selon moi, ceux qui font la différence entre «tuer» et «assassiner» sont des paranoïaques qui ne donnent aucune valeur à la vie des autres et qui, selon la Loi universelle qui est la Vie, détruisent par conséquent leur propre vie. En effet, ce que l’homme inflige aux autres, il se l’inflige à lui-même.
    Ceci concerne également le fait de mettre des animaux en cage. Dieu a accordé aux animaux la nature comme espace vital afin qu’ils s’y déplacent librement, chacun selon son espèce, comme le font les formes animales spirituelles dans l’Etre pur. Il n’a créé aucune cage où enfermer Ses créatures. Pourtant les hommes eux s’arrogent le droit de mettre des animaux en cage et les laissent végéter dans un espace des plus réduits.
    Jésus, le Christ, a dit : Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ! (Mt 7, 12). Ces paroles de Jésus peuvent également être exprimées de cette façon : Ne fais à personne ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. En s’exprimant ainsi, Jésus a-t-Il uniquement fait référence aux rapports que les hommes devraient entretenir les uns avec les autres ou n’a-t-Il pas également fait mention de leurs relations avec les animaux, compte tenu de l’amour qu’Il éprouvait pour eux ?
    Dieu a donné aux hommes et aux animaux la terre entière, et donc la liberté. Pourtant les hommes ont divisé la terre en parcelles dont chacun essaie - de manière légale ou illégale - d’avoir le plus gros morceau. Dès lors, ce bout de terre devient «sa possession». Cela «lui appartient» avec tout ce qui vit dessus. Cependant ce que l’homme s’approprie sur terre n’est qu’illusion, un leurre, car la mort le prive de tout ce qu’il a dérobé à la terre.
    Pour beaucoup d’hommes, les animaux ne sont que des objets que l’on peut vendre ou acheter, utiliser et même consommer - tels une marchandise. Ils parquent les animaux dans leur représentation mentale, dans l’enclos où ils végètent eux-mêmes.
    Celui qui a appris à se mettre à la place des autres, ressent parfaitement que les animaux éprouvent des sensations et des émotions, tout comme les êtres humains. Ils éprouvent de la joie, ils ressentent de la souffrance et de la douleur. Un vieux proverbe des Indiens d’Amérique pourrait nous aider à développer davantage de compréhension pour les animaux. Il dit ceci : Ne juge jamais un homme avant d’avoir porté ses mocassins au moins une demi-lune durant. Rapportées aux animaux ces paroles sages signifient : Avant de mettre des animaux en captivité, de les utiliser pour tes propres buts et de les torturer, c’est-à-dire de leur faire supporter des conditions d’existence ne correspondant pas à leur nature, éprouve d’abord tout cela en toi. Oblige-toi à courir dans la roue dont nous avons parlé plus tôt et tu sauras ce qu’endure ton petit prochain le hamster. Celui qui veut en savoir plus sur le sort des animaux, peut se mettre à la place du veau engraissé pour l’abattoir, de la poule d’élevage en batteries, ou du bébé-phoque qui tout à coup voit fondre sur lui des hommes munis de bâtons pour le tuer et le dépecer. Vous pouvez aussi essayer d’imaginer ce que ressent la mère phoque quand, revenant de la pêche, elle ne retrouve de son enfant qu’une boule de chair à vif.

 

 

Le Dieu de l’esprit temporel.
L’Ancien Testament «accompli» à notre époque :
les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?

 

    Jésus, le Christ, est la vérité. Il a dit : Le Père et Moi sommes un (Jn 10, 30). Penchons-nous à nouveau sur ces paroles de Jésus : N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (Mt 5, 17).
    En bien des cas, Jésus ne s’est pas comporté selon ce que le «Dieu» de l’Ancien Testament avait commandé à travers le prophète Moïse. Jésus a rarement fait référence au «Dieu» des «livres de Moïse» et quand Il l’a fait ce fut toujours de manière indirecte. Il disait plutôt : Vous avez entendu qu’il a été dit ... mais Moi Je vous dis ... ou encore : Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens … mais Moi Je vous dis ... Que celui qui a des oreilles pour entendre entende : Jésus a rarement fait mention du «Dieu» des «livres de Moïse».
    Jésus n’a donc jamais donné foi à cette fausse conception de Dieu, à cette fausse image de Dieu. Il a parlé du «Père qui est dans les cieux», de Son Père, de «Dieu, votre Père.» Il a parlé à partir de la vérité, qui est la réalité éternelle, la Loi des cieux.
    Certains vont peut-être arguer que les paroles que Dieu prononça jadis étaient destinées aux hommes de jadis et que ce qu’Il dit alors n’est plus valable aujourd’hui, dans la mesure où les choses sont bien différentes à notre époque. Si c’était le cas, cela signifierait que les hommes de jadis étaient pires, avaient un caractère plus misérable que ceux d’aujourd’hui ? Pour savoir s’il en est bien ainsi, nul besoin de faire des recherches pour savoir comment étaient les hommes d’autrefois.
    Quiconque a encore une petite étincelle de jugeote sait, sans avoir besoin de se creuser la tête, et conformément à ce qui est rapporté à la page 32 et suivantes, que l’humanité d’aujourd’hui est bien pire qu’autrefois. Et cela est également vrai en ce qui concerne leur comportement envers leurs frères et soeurs des règnes de la nature, les animaux. Dans la nature, dans les laboratoires de recherche ou ailleurs, le sort des animaux en est la preuve.
    Bien des gens disent croire en Dieu. Mais précisément, ce sont ceux qui veulent montrer qu’ils croient en Dieu en allant à l’église et en participant aux réceptions officielles qui ont le plus tendance à se comporter en «sur-dieux». Non seulement ils tolèrent mais en plus ils encouragent les essais monstrueux pratiqués sur les animaux vivants, à côté desquels les pratiques décrites dans les «livres de Moïse» paraissent presque douces. Le clergé romain, lui, proclame : «l’Ancien Testament prépare le Nouveau, tandis que celui-ci témoigne de l’accomplissement de l’Ancien. Les deux s’éclairent l’un l’autre ...» Dans ces conditions faut-il considérer la flamme des bûchers du Moyen-Age comme la marque de l’illumination du Nouveau Testament par l’Ancien, et à l’inverse, les actes sanguinaires commis pendant le Moyen-Age ainsi que les graves transformations infligées à l’enseignement de Jésus, le Christ, au cours des 2000 ans écoulés, ne jettent-ils pas une lumière des plus crues sur ce qui a été fait de la Parole de Dieu et de Son message dans l’Ancien Testament ? Cette question vaudrait la peine d’être approfondie... Quelles forces - appelées également pouvoirs - sont-elles à l’oeuvre de nos jours ? Si ce n’est pas Dieu - puisqu’Il est la Loi et que la Loi est amour, bonté, paix, bien de tous et de tout - , alors qui est-ce ?
    Une lecture que je viens d’effectuer montre clairement comment, à notre époque, l’Ancien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau. Il s’agit du manuscrit d’un reportage télévisé diffusé le 2.9.1999 sur la deuxième chaîne de télévision allemande «ZDF», dans le cadre d’une émission intitulée le «Journal de l’étranger». Ce reportage s’intitule : «une affaire de pédophilie en Irlande». En voici un extrait :
   L’Irlande est actuellement secouée par un scandale. Au centre de ce scandale, se trouve l’Eglise catholique, le pilier de la société irlandaise. Pendant de nombreuses années, l’Etat a confié des enfants à un ordre catholique. Aujourd’hui sur l’île, l’effroi est grand car un film documentaire révèle ce que personne ne voulait croire : mauvais traitements, abus et violence, là où on était en droit d’attendre de l’amour et des soins. Il ne s’agit pas de cas isolés puisque ce sont des centaines d’enfants qui, sous couvert de l’Eglise, ont vécu l’enfer sur la terre. Maintenant le cartel du silence est rompu ; la vérité éclate au grand jour.
   A l’âge de trois ans, John Prior est placé par l’Etat dans un foyer d’adoption parce que ses parents sont apparemment incapables de s’en occuper correctement. Le foyer en question appartient à l’ordre catholique des «Christian Brothers». Pour tous, il va de soi que les enfants placés dans cet établissement sont élevés dans la croyance en Dieu.
    John, agé maintenant de 54 ans, rapporte comment il a été victime sept années durant d’agressions sexuelles de la part de deux frères appartenant à cet ordre et d’un prêtre catholique.
   La pire raclée, je l’ai reçue après que je sois allé raconter à l’infirmière qu’un des frères de l’ordre m’avait agressé sexuellement. J’avais neuf ans et demi, dix ans. D’abord c’est l’infirmière elle-même qui m’a battu puis elle est allée tout raconter au frère. Celui-ci m’a emmené ailleurs et là deux frères m’ont battu, battu et battu encore. J’avais des blessures sur tout le corps ...
    … Dans l’établissement il y avait des douches collectives, Une vingtaine de garçons devaient prendre leur douche ensemble. Le frère s’est déshabillé ... et il a abusé de quelques garçons devant les yeux des autres et ils les a obligés à se toucher mutuellement. Une fois, il m’a violé. Il m’a jeté sur son lit et il m’a pris. Il m’a déchiré. Je saignais tellement que l’infirmière a dû me mettre de la teinture d’iode ; j’ai hurlé de douleur.
   En mars 1998, les frères de cet ordre se sont excusés publiquement pour les agressions subies par les enfants des foyers et ils ont créé, avec d’autres ordres, un service téléphonique de secours aux victimes. Celui-ci a reçu plus de 8000 appels et l’Eglise a dû confier 600 de ces personnes aux soins des thérapeutes.
    1999 : un film documentaire accuse l’Etat et prouve que les pouvoirs publics avaient connaissance depuis des dizaines d’années de ces agressions sur des enfants dans les écoles religieuses tout en continuant à les financer. Le gouvernement vient de former une commission d’enquête et promet de modifier la loi. Il débloque l’équivalent de 35 millions de francs français pour soigner les victimes.
   John suit actuellement une psychothérapie. Il souffre d’angoisses, il ne peut pas dormir, il n’a confiance en personne. Presque toutes ses relations sont des échecs et dans le domaine professionnel, il n’a pas eu plus de succès.
    Le thérapeute : John souffre continuellement ; il a des complexes d’infériorité, il se sent inutile ; il manque de confiance en soi ...
   John n’est pas un cas isolé. Des milliers d’enfants irlandais ont été confiés aux foyers catholiques ... John raconte le sort subi par son meilleur ami, Joseph :
   ... Il avait un longue courroie en cuir et il s’en servit pour frapper Joseph sur les épaules et sur la tête. Joseph est tombé de sa chaise alors le frère l’a fouetté sur tout le corps puis il s’est mis à lui donner des coups de pieds ; il portait ces grosses bottes militaires que les frères avaient pour travailler dans les champs. Il l’a littéralement bourré de coups de pieds. Joseph a perdu connaissance et il a fallu le transporter à l’hôpital où il est mort. Tout le monde était au courant. Ici, ils disent que c’était une leucémie ; mais il n’est pas mort d’une leucémie.
   Le journaliste : Depuis, John ne croit plus en Dieu.
   Ce récit n’a pas besoin de commentaires …
    Dans un numéro récent du «Kirche intern» (Autriche), sous le titre «Agression sexuelle. Thérapie conventuelle», on peut lire :
   Il est de plus en plus fréquent que des prêtres et des religieux soient soupçonnés d’implication dans des délits sexuels. C’est la raison pour laquelle le prieur de l’abbaye G., J.A., a décidé d’agir. Cette année encore, il souhaite installer dans le monastère P. un centre psychiatrique pour les membres du clergé, les moines et le personnel religieux.
   Il est intéressant de relire ce que le «Dieu de Moïse» dit à ce sujet. Si cette «loi» - qui remonte à une tradition très ancienne et qui, faisant partie de «l’Ecriture Sainte», a pleine valeur aux yeux de l’Eglise - était appliquée à notre époque, plus d’un perdrait la vie sur le champ.
    A notre époque, l’homme n’agit plus seulement contre des individus, homme ou animal, mais, en raison de la mondialisation il a les moyens d’agir contre l’humanité et le monde animal dans son entier. Il se croit même en devoir d’améliorer la création de Dieu. L’homme dominateur et cruel intervient brutalement de multiples façons dans la vie des animaux, des plantes et des minéraux, et les masses égoïstes, indifférentes et apathiques restent sourdes et aveugles ; elles abandonnent sans rien faire les créatures martyrisées à leur triste sort. Et bien sûr, l’homme se comporte de la même manière avec ses semblables.
    A notre époque la caste des prêtres s’est fabriquée un Dieu tout comme elle le fit à l’époque de Moïse, à cette différence près que le « Dieu » d’aujourd’hui ne correspond ni à l’Ancien Testament ni à l’enseignement de Jésus. De tous temps, les ministres de l’Eglise ont adapté leur(s) Dieu(x) à « l’époque », c’est-à-dire aux conceptions, aux besoins et aux buts du moment. Cependant, Dieu n’est pas celui qu’adore l’Eglise en fonction de l’esprit du temps mais Il est le Dieu immuable dont Jésus de Nazareth a parlé. Le Dieu qu’adore l’Eglise en fonction de l’esprit du temps est inconstant : on ne peut donc pas se fier à lui. Dans ces conditions, même si les prêtres cherchent à nous faire croire que leur Dieu est intemporel en se gargarisant de formules grandiloquentes, ce qui n’est pas véritable ne perdurera pas, même si on tente d’en colmater les brèches en invoquant de soi-disant «secrets de Dieu». La lumière de la vérité fait tout apparaître au grand jour.
    Pourquoi les ministres de l’Eglise ne se conforment-ils pas à ce qu’ils proclament eux-mêmes ? S’ils laissaient s’accomplir en tout point l’Ancien Testament dans le Nouveau, c’est eux que le «Dieu» des «livres de Moïse» condamnerait à mort les premiers.
    Les hommes de notre époque - avant tout les croyants d’Eglise - se fient aux autorités ecclésiastiques qui proclament un Dieu d'humeur changeante en fonction de l'époque, un Dieu pour ainsi dire subordonné à l’esprit du temps, pour éviter de se faire étrangler par la corde de l’Ancien Testament que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait, Lui, depuis longtemps resserrée autour de leur cou.
    Ainsi, ils ont besoin de « l’esprit du temps » et c’est lui qu’ils appellent « Dieu ».
    Celui-ci s’adapte d’ailleurs avec une souplesse étonnante aux exigences actuelles de la classe dominante. Ainsi on peut le servir sans aucune difficultés aux croyants sans que ceux-ci soient le moins du monde dérangés dans leur léthargie, leur égoïsme et leur soif de plaisir. C’est pourquoi ils se sentent si bien au sein de cette Eglise confortable qui les soulage de bon nombre de leurs cas de conscience et leur fournit sur un plateau des alibis à leurs monstruosités.
    Le véritable Eternel est l’Absolu. Il est la Loi de l’univers et de la sagesse universelle qui est amour. Je le répète : Dieu, l’amour, ne punit et ne châtie pas. Il ne damne pas, ne tue pas et n’assassine pas. Dieu ne livrera jamais des hommes ou des animaux aux mains d’autres hommes. C’est cela que Jésus nous a enseigné. Il a également vécu pour nous la Loi de Son Père et Il est notre exemple, notre modèle.
    Si nous apprenons à comprendre la profondeur de Son enseignement, de même que le sens de Ses paroles : Suivez-Moi ! (Mt 4, 19), nous saurons pourquoi Jésus nous a suggéré de suivre Ses traces. En s’exprimant ainsi, Jésus aurait-Il voulu nous mettre en garde contre le fait de suivre les traces de la caste des prêtres qui enseigne l’esprit temporel, c’est-à-dire un Dieu qui suit l’esprit du temps et qui, inévitablement, conduit les hommes à leur perte comme le prouve l’état actuel du monde ? Le visionnaire de Patmos avait aussi compris cela puisqu’il est écrit dans l’Apocalypse de Jean : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)
    Pour que cela soit bien clair et sans équivoque, rappelons à nouveau que Jésus s’est déclaré contre le fait d’abattre les animaux et bien sûr contre le fait de tuer et d’assassiner les êtres humains. Nous devrions nous interroger jusqu’à ce que nous soyons en mesure de saisir intuitivement au fond de nous pourquoi Jésus a proclamé un Dieu différent de celui des «livres de Moïse» et de celui des ministres de l’Eglise d’aujourd’hui. A moins que nous ne croyions en plusieurs Dieux de natures différentes ; dans ce cas, c’est de la spiritualité personnelle et l’on n’a nul besoin des instances ecclésiastiques, sauf si l’on manque d’imagination à ce sujet ; on est alors à la bonne place parmi les fidèles «dévôts» de l’Eglise. Si le Dieu unique est un Dieu d'humeur changeante, alors malheur à ceux qui se sont détournés de l’Eglise d’Etat cultuelle-païenne.
    Que l’on mesure bien tout ce que cela signifie et qu’on y réfléchisse soigneusement ! Dieu n’a pas seulement donné un coeur à l’être humain - car il devient difficile par les temps qui courent de se fier à ses sentiments quand on a perdu tout scrupule -, Il lui a aussi donné la raison. Il serait donc préférable d’utiliser celle-ci pour réveiller cette faculté de penser par soi-même qui est peut-être restée inutilisée depuis trop longtemps.
    Pour trouver la réponse à cette question, un bon moyen consiste à s’interroger soi-même ou à prier Dieu intensément. En effet, celui qui demande avec ferveur peut être guidé.
    Après 2000 ans, il est temps que ceux qui croient en Jésus et qui aimeraient Le suivre se décident : soit avancer sur les traces de Jésus, le Christ, c’est-à-dire mettre en pratique Son enseignement - soit suivre les autorités ecclésiastiques de notre époque qui ne le cèdent en rien à la caste des prêtres du temps de Moïse.

 

 

«Tuer» ou «assassiner» ?
Jésus a accompli la Loi et approfondi l’enseignement

 

    Bien que l’adversaire de Dieu ait réussi à falsifier en profondeur ce qu’Il a vraiment communiqué aux hommes à travers le prophète Moïse, les Dix Commandements - qui sont un extrait de la Loi éternelle et absolue des cieux -, sont restés en majeure partie inchangés jusqu’à nos jours.
    Ainsi le cinquième Commandement qui a toujours dit et continue à signifier : tu ne tueras point.
    Cependant, dans la traduction oecuménique de la nouvelle Bible de Jérusalem datant de 1985, le cinquième Commandement de Dieu est exprimé de la façon suivante : Tu ne commettras pas de meurtre.
   Cette nouvelle formulation est à attribuer sans conteste au Dieu de l’esprit temporel, le Dieu qui se conforme à l’esprit du temps. Cette formulation exprime une restriction considérable à la proposition plus large «Tu ne tueras pas». Pour Sa part, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a même dit : Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : «Tu ne tueras pas». Celui qui en tuera un autre en répondra au tribunal. Et Moi je vous dis : quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son frère en répondra au tribunal ; celui qui dira à son frère : imbécile !, sera justiciable du sanhédrin ; celui qui dira : fou !, sera passible de la géhenne de feu. (Mt 5, 21 - 22)
    Jésus n’a donc aucunement restreint la proposition absolue «tu ne tueras pas» et n’en a pas limité la signification à des cas particuliers. Bien au contraire, Il l’a approfondie. Ainsi a-t-Il enseigné que l’acte de tuer n’est pas la seule façon de nuire gravement à son prochain mais que des paroles blessantes et dévalorisantes avec tous les sentiments et sensations qu’elles véhiculent en sont également une expression. Il nous a ainsi permis de prendre conscience que le moindre sentiment de dépréciation du prochain, aussi insignifiant soit-il et même quand il s’exerce à l’encontre de nos frères et sœurs les animaux, est déjà un péché aux yeux de Dieu. Jésus nous a pour ainsi dire demandé de rendre notre conscience plus sensible.
    De plus, Jésus a formellement parlé de «tuer» et non d’ «assassiner».
    En son temps le prophète Jérémie avait déjà rendu le peuple attentif aux falsifications de «l’Ecriture». Dans Jérémie 8, 8, il est question du «burin menteur des scribes» qui ont fait de la Loi du Seigneur «une loi fausse».
    Quel est donc le «crayon menteur» qui a falsifié une fois de plus la Parole de Dieu donnée à travers Moïse ? Qui servent-ils, ceux qui font de telles choses ? Qu’essaie-t-on de justifier par ces mots : «Tu n’assassineras pas» ? Cherche-t-on ainsi à étouffer les scrupules des hommes afin que leur conscience ne réagisse plus face à l’injustice ?
    Le mauvais esprit de l’Ancien Testament a conservé sa méthode et cherche à réaliser de nos jours avec le Nouveau Testament - de façon méthodique, selon un plan et un but bien précis - ce qu’il a déjà accompli avec succès. Sous les yeux de millions d’hommes doués pourtant de bon sens, le blanc devient noir, comme par magie. Est-ce en cela que consistent les miracles aujourd’hui ?
    Celui pour qui la différence entre «tuer» et «assassiner» importe peu, est assis entre deux chaises et sert deux maîtres à la fois : la plupart du temps il sert l’esprit du «Dieu» cruel des «livres de Moïse» et par conséquent les Eglises institutionnelles et de temps à autre, il sert un peu Jésus, le Christ, qui a enseigné le Dieu de l’amour miséricordieux.
    Jésus a dit : Mon Père et Moi, nous sommes un. Là où deux sont un, ils parlent le même langage. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
    Qu’a enseigné Jésus dans le Sermon sur la Montagne ? Que quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son prochain devra en répondra au tribunal. Et que celui qui appelle autrui «imbécile !» sera justiciable du sanhédrin. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Et celui qui a une conscience suivra Jésus, le Christ et les paroles de l’Apocalypse de Jean que je répète ici : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)

 

 

Directives pour la violence et pour la guerre
contenues dans l’Ancien Testament –
Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens

 

    Jésus n’est pas de ceux qui contribuent à ramollir les esprits. Ainsi, n’a-t-Il jamais usé de feintes et de faux-semblants, de formules tirées par les cheveux pour endormir notre conscience.
    Seul l’adversaire de Dieu, celui qui agit contre Lui et a déjà inversé le sens des Paroles qu’Il donna aux hommes à travers Moïse, oui, seul celui-là est capable de telles choses. Pour illustrer notre propos, prenons encore un exemple :
    Dans la version oecuménique du deuxième livre de Moïse, l’Exode, il est écrit : Qui frappe un homme à mort sera mis à mort (Ex 21, 12). Et qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Et qui commet un rapt - qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains - sera mis à mort. Et qui insulte son père ou sa mère sera mis à mort. (21, 15 – 17)
    Dans l’Exode 21, 24, il est écrit de plus : Oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
   Voilà qui a été assez souvent pris au pied de la lettre pour légitimer toutes sortes d’actes de vengeance.
    Par contre, Jésus, dans le Sermon sur la Montagne, n’a rien dit de tel. Là, il est écrit : Vous avez appris qu’il a été dit : «oeil pour oeil, dent pour dent». Et Moi, Je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu’un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos. (Mt 5, 38 – 42)
    Ainsi, on trouve dans la bouche de Jésus des paroles opposées à celles qu’aurait prononcées le «Dieu» des «livres de Moïse». Celui qui veut se comporter en chrétien sincère devra donc faire un choix : soit pour le Dieu dont parle Jésus, le Christ, soit être celui des Eglises institutionnelles, car on ne peut servir deux maîtres à la fois. Un jour ou l’autre, le faux Dieu nous fait chuter. Notre société indifférente et dure en est le meilleur exemple.
    Le cinquième livre de Moïse, le Deutéronome, évoque entre autres la revanche :
   Tu ne t’attendriras pas : vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied ( 19, 21)
   La guerre et les combattants. Lorsque tu sors pour combattre tes ennemis, si tu vois des chevaux ou des chars, un peuple plus nombreux que toi, tu ne dois pas les craindre, car le Seigneur, ton Dieu est avec toi, lui qui t’a fait monter du pays d’Egypte.
    Quand vous serez sur le point de combattre, le prêtre s’avancera et parlera au peuple. Il lui dira : «Ecoute, Israël ! Vous vous avancez aujourd’hui pour combattre vos ennemis : que votre courage ne faiblisse pas ! Ne craignez rien, ne vous affolez pas, ne tremblez pas devant eux. Car c’est le Seigneur, votre Dieu, qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis, pour venir à votre secours
.» (20, 1 – 4)
    Comme si Jésus n’était jamais venu sur terre depuis cette époque, on continue aujourd’hui encore à se comporter selon les mêmes règles : à notre époque les prêtres bénissent encore armes et combattants croyant que ceux qu’on a bénis bénéficieront du soutien de Dieu contre leurs «ennemis».
    Dans ce même livre de Moïse, on peut encore lire :
   La conquête des villes. Quand tu t’approcheras d’une ville pour la combattre, tu lui feras des propositions de paix. Si elle te répond : «Faisons la paix», et si elle t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouve sera astreint à la corvée pour toi et te servira. Mais si elle ne fait pas la paix avec toi, et qu’elle engage le combat, tu l’assiégeras ; le Seigneur, ton Dieu, la livrera entre tes mains et tu frapperas tous ses hommes au tranchant de l’épée. Tu garderas seulement comme butin les femmes, les enfants, le bétail et tout ce qu’il y a dans la ville, toutes ses dépouilles ; tu te nourriras des dépouilles de tes ennemis, de ce que le Seigneur ton Dieu t’a donné. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, celles qui ne sont pas parmi les villes de ces nations-ci.
    Mais les villes de ces peuples-ci que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage, sont les seules où tu ne laisseras subsister aucun être vivant
. (20, 10 – 16)

    Au Moyen Age, les croisés répandaient le sang de leurs ennemis vaincus au nom de la croix. En Croatie, de 1941 à 1943, les choses ne se passèrent pas de façon tellement différente. L’Eglise réalise ces paroles : l’Ancien Testament «éclaire» le Nouveau Testament, mais ce n’est pas avec la lumière de Dieu dont parlait le Christ à travers Jésus et dont Il parle de nouveau aujourd’hui !
    Dieu est la paix. Le Christ est venu en Jésus pour apporter la paix à tous les hommes. Il reviendra en Esprit en tant que prince de la paix, cela est une certitude.
    Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a parlé de l’amour envers les ennemis. Dans Matthieu, on peut lire :
   Vous avez appris qu’il a été dit : «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.» Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant. Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous là d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 43 – 48)
   Ici, nous voyons de nouveau comment s’exprime Jésus. Il dit : Vous avez appris ... Et non « Dieu vous a appris à travers Moïse ». Il n’a pas non plus dit  « Moïse vous a appris ». Il dit : Vous avez appris ...
   Jésus parlait de l’amour de Dieu et de réconciliation, le Dieu qui s’est soi-disant révélé à travers Moïse, lui, parlait de destruction, de pillage et de massacre.
    Dans le Lévitique, cela se résume ainsi :
   ... vous poursuivrez vos ennemis qui tomberont sous votre épée ; cinq d’entre vous en poursuivront cent, et cent en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont sous votre épée ; je me tournerai vers vous ; je vous ferai fructifier et je vous multiplierai ; je maintiendrai mon alliance avec vous ... (Lv 26, 7-9)
    Au contraire, Jésus a dit: ... tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. (Mt 26, 52)
    Quand Moïse devait ordonner des prêtres, soi-disant sous l’ordre de Dieu, la cérémonie d’intronisation débutait traditionnellement par l’égorgement d’un bélier. Au sujet des prêtres, Jésus a justement enseigné le contraire.
    Dans l’évangile de Matthieu, Ses paroles sont claires : Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître, car vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
    Dans Matthieu 23, Jésus blâme l’hypocrisie des scribes et des pharisiens :
   Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens siègent dans la chaire de Moïse : faites donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, alors qu’eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leur phylactères et allongent leurs franges. Ils aiment à occuper les premières places dans les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, à être salués sur les places publiques et à s’entendre appeler Maître par les hommes. Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître : car vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre Père : car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. Ne vous faites pas non plus appeler Docteurs : car vous n’avez qu’un seul Docteur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur ; quiconque s’élèvera sera abaissé et quiconque s’abaissera sera élevé. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui barrez aux hommes l’entrée du royaume des cieux ! Vous-mêmes en effet n’y entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui parcourez mers et continents pour gagner un seul prosélyte et, quand il l’est devenu vous le rendez digne de la géhenne, deux fois plus que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : Si l’on jure par le sanctuaire, cela ne compte pas ; mais si l’on jure par l’or du sanctuaire, on est tenu. Insensés et aveugles ! Qu’est-ce donc qui l’emporte, l’or ou le sanctuaire qui a rendu sacré cet or ? Vous dites encore : Si l’on jure par l’autel, cela ne compte pas, mais si l’on jure par l’offrande placée dessus, on est tenu. Aveugles ! Qu’est-ce donc qui l’emporte, l’offrande ou l’autel qui rend sacrée cette offrande ? Aussi bien, celui qui jure par l’autel jure-t-il par lui et par tout ce qui est placé dessus ; celui qui jure par le sanctuaire jure par lui et par Celui qui l’habite ; celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par Celui qui y siège. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui versez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, alors que vous négligez ce qu’il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité ; c’est ceci qu’il fallait faire, sans négliger cela. Guides aveugles, qui filtrez le moucheron et avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, alors que l’intérieur est rempli des produits de la rapine et de l’intempérance. Pharisien aveugle ! Purifie d’abord le dedans de la coupe, pour que le dehors aussi devienne pur. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors, ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et d’impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au dehors, vous offrez aux hommes l’apparence de justes, alors qu’au-dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’iniquité. Malheureux, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, et vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes ! Eh bien, vous ! Comblez seulement la mesure de vos pères ! Serpents, engeance de vipères, comment pourriez-vous échapper au châtiment de la géhenne ? C’est pourquoi, voici que moi, j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes. Vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et vous les pourchasserez de ville en ville, pour que retombe sur vous tout le sang des justes répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel. En vérité, je vous le déclare, tout cela va retomber sur cette génération. (Mt 23, 1-36)
    Jésus a dit entre autres : N’appelez personne sur la terre votre Père, car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. (Mt 23, 9)
    Dans ces conditions pourquoi existe-t-il un « Saint-Père » sur la terre ? En tant que catholique, si on croit aux paroles de Jésus, on devrait se demander si on ne cautionne pas la figure de proue du navire catholique-romain, et si on ne participe pas de la sorte à diffamer le Nom de Jésus ainsi que Son enseignement en tournant en dérision le plus grand prophète de tous les temps qui est devenu notre Rédempteur.
    Jésus s’est exprimé contre la prêtrise : Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître : car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
    Jésus s’appelait Maître, ce qui signifie enseignant de la sagesse. Par contre, l’Eglise catholique fait de Jésus un prêtre, à l’encontre de Son enseignement et de Sa volonté. Dans le catéchisme catholique, on peut lire au n° 1548 : « Le Christ lui-même est présent dans le service ecclésiastique des prêtres ordonnés dans son Eglise en tant que Tête de son Corps, berger de son troupeau, Prêtre suprême du sacrifice de rédemption et enseignant de la vérité. »
   
Le catéchisme catholique dit encore : « ... et enseignant de la vérité. » C’est à nouveau, de la part des ministres de l’Eglise, une manière de se moquer de Jésus, le Christ. Ils parlent bien de l’enseignant de la vérité mais n’accomplissent pas ce que Jésus a enseigné et voulu.

 

 

Description, dans les livres de Moïse, du faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés
et revêtus des habits sacerdotaux

 

    Jésus, qui était un homme modeste du peuple d’Israël, s’habillait d’une simple robe de lin. Celui que l’on nomme le Fils de l’homme était fils de charpentier et l’antithèse même des prêtres d’antan et de ceux d’aujourd’hui.
    Jadis, les prêtres étaient revêtus d’un habit qui montrait la considération dont ils jouissaient et la considération à laquelle ils aspiraient. De nos jours, cardinaux, évêques, prêtres, curés et pasteurs portent également des tenues somptueuses – alors que Dieu a laissé Son Fils, le Corégent des cieux, parcourir la terre vêtu de simples vêtements, comme un modeste charpentier qui ne possédait rien. Pourquoi Dieu n‘a-t-Il pas habillé Son Fils de vêtements sacerdotaux et pourquoi ne L’a-t-Il pas laissé faire le service du temple, à Jérusalem ? Dieu fait-Il des exceptions ? Prenons connaissance de ce qu’a dit « le Dieu qui parlait par la bouche de Moïse » pour savoir comment « Il » a transmis la fonction de prêtre à Aaron et à ses fils et les a voulus vêtus en prêtres. Dans l‘Exode il est écrit :
   La robe de l’éphod. Puis tu feras la robe de l’éphod, toute de pourpre violette. Elle aura au milieu une ouverture pour la tête ; autour de l’ouverture, il y aura une bordure – travail de tisserand ; son ouverture sera comme celle d’une cuirasse, indéchirable. Sur ses pans, tu feras des grenades de pourpre violette, pourpre rouge et cramoisi éclatant – sur ses pans tout autour – et parmi elles, des clochettes tout autour : une clochette d’or, une grenade, une clochette d’or, une grenade, sur les pans de la robe tout autour. Elle sera sur Aaron quand il officiera ; le son des clochettes se fera entendre quand il entrera devant le Seigneur dans le sanctuaire et quand il en sortira ; ainsi, il ne mourra pas. ( Ex 28, 31 – 35)
    Cela continue ainsi :
    Le diadème. Puis tu feras un fleuron d’or pur, tu y graveras comme on grave un sceau : « consacré au Seigneur », tu le mettras sur un ruban de pourpre violette et il sera sur le turban. Il devra être sur le devant du turban. Il sera sur le front d‘Aaron afin qu’il puisse porter les fautes commises envers les choses saintes, toutes celles qui sont offertes et sanctifiées par les fils d’Israël : il sera perpétuellement sur son front pour que ces offrandes trouvent faveur devant le Seigneur. (28, 36 – 38)
    Les prescriptions que « Dieu a données à travers Moïse » et qui sont l’antithèse des paroles, des enseignements et de la vie même que le Fils de Dieu a vécue parmi les hommes, vont être citées en détail ci-après afin d‘aider les lecteurs qui ouvrent leur coeur à faire leur choix entre les ministres de l’Eglise et Jésus, le Christ.
    Au sujet du vêtement des prêtres, nous pouvons lire ce qui suit :
   Puis tu borderas la tunique de lin, tu feras un turban de lin ; et tu feras une ceinture, travail de brocheur. Pour les fils d’Aaron, tu feras des tuniques ; tu leur feras des ceintures, et puis tu leur feras des tiares, en signe de gloire et de majesté. Tu en revêtiras ton frère Aaron et ses fils avec lui, tu les oindras, tu leur conféreras l’investiture, tu les consacreras et ils exerceront mon sacerdoce. Fais-leur des caleçons de lin pour couvrir leur nudité ; ils iront des reins aux cuisses. Aaron et ses fils les prendront quand ils entreront dans la tente de la rencontre ou quand ils approcheront de l’autel pour officier dans le sanctuaire, afin de ne pas se charger d’une faute et mourir. Loi immuable pour lui et sa descendance après lui. (28, 39 – 43)
    Purification, prise d’habit et onction. Tu présenteras Aaron et ses fils à l’entrée de la tente de la rencontre et tu les laveras dans l’eau. Tu prendras les vêtements, tu revêtiras Aaron de la tunique, de la robe de l’éphod, de l’éphod et du pectoral, tu le draperas dans l’écharpe de l’éphod, tu poseras le turban sur sa tête, tu mettras l’insigne de consécration sur le turban ; puis tu prendras l’huile d’onction, tu la lui verseras sur la tête et tu l’oindras. Ayant présenté ses fils, tu les revêtiras de tuniques, tu les ceindras d’une ceinture - Aaron et ses fils – tu les coifferas de tiares et le sacerdoce leur appartiendra en vertu d’une loi immuable. Tu conféreras l’investiture à Aaron et à ses fils.
    Tu présenteras le taurillon devant la tente de la rencontre ; Aaron et ses fils imposeront la main sur la tête du taurillon. Tu égorgeras le taurillon devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre. Tu prendras du sang du taurillon et tu en mettras avec ton doigt aux cornes de l’autel. Puis tu répandras tout le reste du sang à la base de l’autel. Tu prendras toute la graisse qui enveloppe les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons avec la graisse qui y adhère et tu les feras fumer à l’autel. Mais la chair du taurillon, sa peau, sa fiente, tu les brûleras en dehors du camp. C’est un sacrifice pour le péché.
    Puis tu prendras le premier bélier ; Aaron et ses fils imposeront la main sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier, tu prendras son sang et tu aspergeras le pourtour de l’autel, tu dépèceras le bélier en quartiers, tu laveras ses entrailles et ses pattes et tu les mettras sur les quartiers et la tête. Tu feras fumer tout le bélier à l’autel. C’est un holocauste pour le Seigneur, c’est le parfum apaisant d’un mets consumé pour le Seigneur.
    Puis tu prendras le second bélier : Aaron et ses fils imposeront la main sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier, tu prendras de son sang et tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, sur le lobe de l’oreille de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit ; et tu aspergeras de sang le pourtour de l’autel. Tu prendras du sang qui est sur l’autel et de l’huile d’onction et tu feras l’aspersion de Aaron et de ses vêtements, et avec lui, de ses fils et de leurs vêtements ; ainsi seront-ils saints, Aaron et ses vêtements ainsi que ses fils et leurs vêtements.
    La consécration des prêtres.
Tu prendras les parties grasses du bélier – la queue, la graisse qui enveloppe les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui y adhère - et aussi le gigot droit car c’est un bélier d’investiture ; et puis une couronne de pain, un gâteau à l’huile et une crêpe, dans la corbeille des pains sans levain qui est devant le Seigneur. Tu placeras le tout sur les mains d’Aaron et sur les mains de ses fils, tu le feras offrir avec le geste de présentation devant le Seigneur, tu le reprendras de leurs mains et tu le feras fumer à l’autel, avec l’holocauste, en parfum apaisant devant le Seigneur. C’est un mets consumé pour le Seigneur. Tu prendras la poitrine du bélier d’investiture, celui qui est pour Aaron, et tu l’offriras avec le geste de présentation devant le Seigneur : cela te reviendra en partage. Tu consacreras la poitrine présentée et le gigot prélevé, ce qu’on a présenté et ce qu’on a prélevé du bélier d’investiture, celui qui est pour Aaron et pour ses fils. Ce sera pour Aaron et pour ses fils, un droit immuable sur les fils d’Israël, car c’est une contribution et cela restera une contribution de la part des fils d’Israël, prise sur leur sacrifice de paix ; ce sera une
contribution pour le Seigneur.
    Les vêtements sacrés d’Aaron passeront après lui à ses fils, qui les porteront pour leur onction et leur investiture. Pendant sept jours, ils seront portés par le prêtre qui lui succédera, un de ses fils, celui qui entrera dans la tente de la rencontre pour officier dans le sanctuaire.
    Tu prendras le bélier d’investiture et tu feras cuire sa chair dans un endroit saint.
   Repas saint. Aaron et ses fils mangeront, à l’entrée de la tente de la rencontre, la chair du bélier et le pain qui est dans la corbeille. Ils mangeront ce qui a servi au rite de l’absolution, pour leur investiture et pour leur consécration. Nul profane n’en mangera car c’est sacré. S’il reste au matin quelque chose de la viande d’investiture et du pain, tu brûleras les restes. On n’en mangera pas car c’est sacré. Ainsi feras-tu pour Aaron et ses fils, selon tout ce que je t’ai ordonné. Pendant sept jours, tu leur conféreras l’investiture.
   Consécration de l’autel de l’holocauste. Chaque jour, tu apprêteras pour le rite d’absolution un taurillon en sacrifice pour le péché ; tu offriras sur l’autel le sacrifice pour le péché en y faisant le rite d’absolution et tu l’oindras pour le concacrer. Pendant sept jours, tu feras le rite d’absolution sur l’autel et tu le consacreras ; ainsi, l’autel sera très saint, tout ce qui touche à l’autel sera saint.
(29, 4 – 37 )
   Avec la pourpre violette, la pourpre rouge et le cramoisi éclatant, on fit les vêtements liturgiques pour officier dans le sanctuaire et on fit les vêtements sacrés d’Aaron, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse. Il fit l’éphod en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors. Dans les plaques d’or laminées, on découpait des rubans pour les entrelacer avec la pourpre violette, la pourpre rouge, le cramoisi éclatant et le lin, travail d’artiste.
    Il fit, pour le fixer, des bretelles de fixation à ses deux extrêmités.
    L’écharpe de l’éphod, celle qui est dessus, était de travail identique : en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors, comme le Seigneur l’avait ordonné à MoIse. On apprêta les pierres de béryl : serties, enchâssées dans l’or, gravées comme la gravure d’un sceau aux noms des fils d’Israël. Il les mit aux bretelles de l’éphod – ces pierres qui sont un mémorial
en faveur des fils d’Israël – comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
    Puis il fit le pectoral – travail d’artiste – à la façon d’un éphod : en or, pourpre violette, pourpre rouge et cramoisi éclatant et lin retors. Le pectoral était carré, mais on l’avait plié ; une fois plié, il était long d’un empan et large d’un empan. On le garnit de quatre rangées de pierres : l’une : sardoine, topaze et émeraude. C’était la première rangée. La deuxième rangée : escarboucle, lazulis et jaspe. La troisième rangée : agate, cornaline et améthyste et la quatrième rangée : chrysolithe, béryl et onyx. Elles étaient serties et avaient des chatons d’or pour garniture. Les pierres correspondaient aux noms des fils d’Israël, elles étaient douze comme leurs noms ; elles étaient gravées comme un sceau, chacune à son nom puisqu’il y a douze tribus.
    On fit au pectoral des chaînettes tressées et torsadées en or pur. On fit deux chatons d’or et deux anneaux d’or et on fixa les deux anneaux à deux extrêmités du pectoral. On fixa les deux torsades d’or aux deux anneaux, aux extrémités du pectoral, tandis qu’on fixait les deux extrémités des deux torsades aux deux chatons et qu’on les fixait aux bretelles de l’éphod par-dedans. On fit deux anneaux d’or et on les mit à deux extrémités du pectoral, du côté tourné vers l’éphod, en dedans. On fit deux anneaux d’or et on les fixa aux deux bretelles de l’éphod, à leur base, par-devant, près de leur point d’attache, au-dessus de l’écharpe de l’éphod. On relia le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l’éphod avec un ruban de pourpre violette, de manière que le pectoral fût sur l’écharpe de l’éphod ; ainsi, il ne se déplaçait pas sur l’éphod, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
    Puis il fit la robe de l’éphod – travail de tisserand – toute de pourpre violette. L’ouverture, au milieu de la robe, était comme celle d’une cuirasse avec, autour de l’ouverture, une bordure indéchirable. Sur les pans de la robe, on fit des grenades de pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors.
    On fit des clochettes d’or pur et on plaça les clochettes parmi les grenades, sur les pans de la robe, tout autour parmi les grenades : une clochette, une grenade, une clochette, une grenade, sur les pans de la robe tout autour, pour officier, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
(39, 1 – 26)
   Le diadème. Puis on fit le fleuron, insigne de la consécration, en or pur ; on écrivit dessus une inscription comme on grave un sceau : « Consacré au Seigneur », et on y fixa un ruban de pourpre violette pour le fixer par-dessus le turban, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse. (39, 30 – 31)
   On amena à Moïse ... les vêtements liturgiques pour officier dans le sanctuaire, les vêtements sacrés pour le prêtre Aaron et les vêtements que portent ses fils pour exercer le sacerdoce.
    Se conformant à tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse, les fils d’Israël avaient exécuté tout le service. Moïse vit tout le travail qu’ils avaient fait ; ils avaient fait exactement ce que le Seigneur avait ordonné. Alors Moïse les bénit.
(39, 41 – 43)
   Installation et consécration du sanctuaire. Tu poseras l’enceinte du parvis et tu placeras le rideau de la porte du parvis. Tu prendras l’huile d’onction et tu oindras la demeure et tout ce qu’elle contient, tu la consacreras, elle et tous ses accessoires, et ce sera saint. Tu oindras l’autel de l’holocauste et tous ses accessoires, tu le consacreras et l’autel sera très saint.
    Tu oindras la cuve et son support et tu la consacreras. Tu présenteras Aaron et ses fils à l’entrée de la tente de la rencontre, tu les laveras dans l’eau, tu revêtiras Aaron des vêtements sacrés, tu l’oindras et tu le consacreras pour qu’il exerce mon sacerdoce. Ayant présenté ses fils, tu les revêtiras de tuniques, tu les oindras comme leur père pour qu’ils exercent mon sacerdoce. Ainsi leur onction leur conférera un sacerdoce perpétuel, d’âge en âge.
(40, 8 – 15)
    Ces dernières phrases indiquent clairement que les qualités requises pour exercer ce sacerdoce étaient nullement d’aspirer à se rapprocher de Dieu, de faire preuve de sagesse ou d’élévation morale et autre, mais d’être né dans la bonne famille.
    Une âme qui, lors d’une incarnation, a constamment recherché le bien-être et la prospérité, aura tendance, dans la plupart des cas, à vouloir les retrouver et cherchera de ce fait à vivre de nouveau en tant qu’être humain là où avantages, argent et prestige sont offerts en abondance et où les marques de dignités « tombent du ciel ».
    Le faste dont Araon et ses fils s’entouraient, lors des cérémonies somptueuses, en revêtant de riches habits pour manifester leur position privilégiée et témoigner de leur prestige, se retrouve sous bien des aspects dans la vie que mènent les ministres de l’Eglise à l’époque contemporaine.
    De nos jours, les autorités ecclésiastiques ne sacrifient plus d’animaux en l’honneur de Dieu ou pour L’apaiser. Aujourd’hui, c’est dans un but plus prosaïque qu’ils le font, à savoir pour des considérations alimentaires. Ils laissent le soin au boucher de tuer les animaux à l’abattoir, de découper et de hacher leur cadavre puis c’est au tour du cuisinier d’intervenir pour préparer la viande. Alors, ils « sacrifient » les saveurs délicates des morceaux les plus fins au plaisir de leur palais et de leur corps « glorifiés » et pour le bien et la plénitude d’un corps guetté par l’embonpoint. Tout ceci n’a rien à voir avec les enseignements de Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, le Corégent des cieux qui, en tant que Fils de l’homme, a cheminé sur la terre et vécu en exemple ce qu’Il a enseigné aux hommes : c'est cela qui est véritable et le restera éternellement.

 

 

Le sacrifice que Jésus aurait opéré
pour notre rédemption.
«Le bouc émissaire »

 

    A notre époque, les autorités ecclésiastiques parlent du « sacrifice que Jésus a opéré pour notre rédemption ». Jésus aurait soi-disant pris sur Lui les péchés du monde, passés, présents et à venir ; c’est pour cela qu‘Il aurait souffert sur la croix. Dans le catéchisme de l’Eglise catholique, au paragraphe 605, on peut lire : « il n’existe aucun homme, il n’a existé aucun homme et il n’existera aucun homme pour lequel Il n’a pas souffert et ne souffrira » (Syn.v. Quiercy 853 : DS 624). Mais qui donc L’a fait souffrir ? Jésus a-t-Il été cloué sur la croix de par Sa propre volonté ou à cause de celle du peuple, sous l’instigation des prêtres ?
    L’interprétation donnée par les deux grandes Eglises « chrétiennes » au sujet de la rédemption par le Christ de Dieu au moment du « Tout est accompli » que Jésus prononça sur la croix, est inexacte. Le catéchisme de l’Eglise catholique montre Jésus comme le Serviteur de Dieu souffrant, qui par sa force d‘intercession « a donné Sa vie en sacrifice d‘expiation », qui a « porté les péchés de beaucoup d’hommes » et qui ainsi aurait « rendu justes de nombreux hommes » en « prenant leurs fautes sur Lui » (És 53, 10 – 12). Jésus a réparé nos péchés et Il en a fait réparation à Dieu, Son Père. (N° 615)
   Dans les textes confessionnels de l’Eglise protestante luthérienne, Martin Luther précise en outre que « Lui seul, est l‘agneau de Dieu qui porte les péchés du monde », Jean 1, 3 et que Dieu « a fait retomber sur Lui notre perversité à tous. » ÉsaIe 53, 6, item : « tous ont péché, sont privés de la gloire de Dieu, mais sont gratuitement justifiés par sa grâce, en vertu de la délivrance accomplie en Jésus Christ. C’est lui que Dieu a destiné à servir d’expiation par son sang ... » etc., Rom, 3, 23.
    Puisqu’il faut croire en cela et qu’aucune oeuvre, aucune gloire ni aucune loi ne peut permettre de l’atteindre ou de (nous) le faire comprendre, il est donc clair et évident que seule une telle foi nous justifie ..
. (AsII art 1)
    Ambroise, un père de l’Eglise, écrit : Car puisque le monde entier est devenu pécheur, il a libéré le monde entier du péché. (AP. IV)
    Les hommes modernes ont pris l’habitude de fonder leurs réflexions sur la logique ; alors essayons à notre tour de faire preuve de logique. Dieu n’a rien de mystérieux à cacher car Il est la révélation en toutes choses, Sa Loi est le Logos et donc elle est logique.
    Si Jésus, le Christ, a « ôté les péchés du monde » - soit le péché en général, c’est-à-dire s’Il a dissous les charges qui assombrissent l’âme de l’homme – pourquoi le monde, l’humanité dans son ensemble, ont-ils plutôt l’apparence du contraire et sont dans la plupart des cas tellement dépravés ? Pourquoi la terre, la nature, n’est-elle pas devenue le Paradis, l’Existence des cieux que les chrétiens veulent faire descendre ici-bas en priant le Notre Père ?
    Mais en réalité, que s’est-il passé ? Jésus, le Christ, l’explique Lui-même à travers les révélations divines qu’Il donne à notre époque. En prononçant Ses paroles sur la croix : « Tout est accompli », une partie de Son héritage spirituel, de la Force partielle issue de la Force primordiale, appelée également « lumière de rédemption » ou « étincelle de rédemption », s’est écoulée dans toutes les âmes chargées. Dans Ceci est Ma Parole, nous pouvons lire par exemple ce qui suit :
   Bien que la lumière du salut, la rédemption, brille dans toutes les âmes, seul l’homme qui purifie son âme et la tient pure deviendra parfait. Mon acte de rédemption n’effacera pas les péchés du monde, les péchés de toutes les âmes et de tous les hommes. Il est la force et la source de la force pour tous ceux qui se repentent de leurs péchés et ne les recommencent plus. La rédemption est le soutien de l’âme et la protection contre la dissolution de l’âme. Elle est aussi la lumière sur le chemin qui mène au coeur de Dieu. (p. 910, 2ème éd.)
   La seule foi en Moi, le Rédempteur de toutes les âmes et de tous les hommes, n’entraîne pas la pureté de l’âme et de l’homme. (p. 911)
   Personne n’arrive au Père dans les cieux que par Moi, le Fils de Dieu et Corégent des cieux, devenu le Rédempteur de toutes les âmes et de tous les hommes. (p. 873)
    Cependant l’Eglise, qui s’est érigée elle-même en dispensatrice du salut, enseigne que seuls reçoivent les bienfaits de Son sacrifice ceux qui sont "renés" grâce au sacrement du baptême en Christ. De la sorte, l’Eglise agit comme un tamis à travers lequel ne passent que ses brebis.
   Bien qu’il soit mort pour tous (2 Cor. 5, 15), tous ne reçoivent pas les bienfaits de sa mort mais seulement ceux auxquels est donnée une partie du prix de Sa souffrance ... (Neuner-Roos, Der Glaube der Kirche, 12. éd. 1986, N° 793)
    Et c’est par le baptême que les hommes gagnent cette partie :
   ... car par cette renaissance, il leur est donné en vertu du prix de Sa souffrance, la grâce par laquelle ils sont justifiés. (N° 793)
   L’instrument en est le sacrement du baptême, le sacrement de la foi, sans lequel personne ne reçoit la justification. (N° 799)
    Au lieu de conduire les croyants vers le Christ, l’Eglise les a liés à elle au moyen du baptême et autres sacrements administrés par les prêtres, Jésus ayant soi-disant instauré la prêtrise pour qu’elle accomplisse cette tâche. Mais la vérité est qu’il n’en est rien ; Jésus était opposé à la prêtrise. Il a dit : Vous ne devriez pas vous faire appeler Rabbi. Il ne s’est Lui-même jamais élevé à la position de prêtre.
    Le rôle attribué à Jésus dans le sacrifice de rédemption, à savoir qu’Il aurait pris sur Lui tous les péchés du monde, s’apparente pour moi au rôle de « bouc émissaire » tel qu’évoqué dans le Lévitique :
   Le Seigneur adressa la parole à Moïse après la mort des deux fils d’Aaron, ceux qui étaient morts en s’avançant devant le Seigneur. Le Seigneur dit à Moïse : « Dis à ton frère Aaron de ne pas entrer n’importe quand dans le sanctuaire, au-delà du voile, face au propitiatoire qui se trouve sur l’arche, et ainsi il ne mourra pas quand j’apparaîtrai dans la nuée, au dessus du propitiatoire.
    Voici ce que doit avoir Aaron pour entrer dans le sanctuaire : un taurillon destiné à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste ; il revêt une tunique sacrée, en lin, il met des caleçons de lin sur son corps, il se ceint d’une ceinture de lin, et il se coiffe d’un turban de lin ; - ce sont des vêtements sacrés ; il les revêt donc après s’être lavé le corps à
l’eau - ; et de la part de la communauté des fils d’Israël, il reçoit deux boucs destinés à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste.
    Aaron présente le taurillon du sacrifice pour son propre péché et il fait le rite d’absolution en sa faveur et en faveur de sa maison. Il prend les deux boucs et les place devant la Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre. Aaron tire des sorts sur les deux boucs : un sort « Pour le Seigneur », un sort « Pour Azazel ». Aaron présente le bouc sur lequel est tombé le sort « Pour le Seigneur », et il en fait un sacrifice pour le péché. Quant au bouc sur lequel est tombé le sort « Pour Azazel », on le place vivant devant le Seigneur, pour faire sur lui le rite d’absolution et en l’envoyant à Azazel au désert. Aaron présente le taurillon du sacrifice pour son propre péché, et il fait le rite d’absolution en sa faveur et en faveur de sa maison ; puis il égorge ce taurillon du sacrifice pour son propre péché.
(16, 1 – 11)
    Voici ce que l’on trouve dans le commentaire de la Bible de Jérusalem :
   Azazel est ... le nom d’un démon qui, selon les conceptions des anciens Hébreux et Cananéens, hante le désert, ce pays infertile dans lequel Dieu n’exerce pas Son Oeuvre féconde ... Notons que l’animal n’est pas sacrifié à ce démon mais que le « bouc émissaire » emporte au loin avec lui les péchés du peuple, dans le désert où demeure Azazel. Le transfert de la faute sur l’animal et le rite d’absolution se font « devant Yahvé » (Verset10), par l’entremise du prêtre, (Verset 21). Ainsi le culte de Yahvé adopte une ancienne coutume populaire mais en lui donnant une forme purifiée. (Note 16a)
    A-t-on bien conscience du blasphème que cela représente ! « Pour Azazel » le bouc doit être placé « vivant devant le Seigneur pour que soit accompli sur lui le rite d’absolution et envoyé à Azazel au désert. »
    Pourtant, à l’époque de l’Ancien Testament, la loi de cause à effet que Jésus, le Christ appelait « loi des semailles et les récoltes » était parfaitement connue. Dieu l’a sans aucun doute enseignée à travers chacun des prophètes. En effet, sans la connaissance de cette loi fondamentale, personne ne peut reconnaître ses fautes et s’en libérer. De plus, il est impossible de comprendre que Dieu nous aime et qu’Il est juste.
    C’est pourquoi chacun aurait dû savoir que l’homme récolte ce qu’il a semé et que personne ne peut le mettre à l’abri de cette récolte.
    L’usage de « l’ancienne coutume populaire » du bouc émissaire, est à mon avis plus condamnable chez le peuple de Dieu, à qui, il ne faut pas l’oublier, Dieu avait donné les Dix Commandements, que chez les peuples païens qui la pratiquaient par ignorance.
    Et il est stupéfiant de lire que cette coutume aurait été purifiée lors de son intégration au culte de Yahvé.
    Imaginons un instant le pauvre animal, le bouc émissaire, attendant qu’on le sacrifie dans le désert ! Un animal ne peut pas se charger spirituellement, mais un homme qui pratique ou participe à cette ancienne coutume – même purifiée – se charge sans aucun doute. Nous le savons déjà : quiconque agit contre son prochain, homme ou prochain des règnes de la nature, subira en retour un sort identique ou analogue.
    Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Et que celui qui a un coeur pour le Christ, notre Rédempteur, s’oriente sur ces paroles redonnées par Jean :
   Sortez de cette cité*, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Apocalypse 18, 4)
    Selon « Moïse », c’est Dieu qui aurait institué la prêtrise. Cependant, Jésus a dit : Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. (Jean 14, 6). Et Il a dit également : Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous. (Lc 17, 21). Et : Si quelqu’un garde Ma Parole, il ne verra jamais la mort. (Jean 8, 51). Et : Suivez-moi. (Mt 4, 19)
    Ces paroles de Jésus nous rappellent que Lui, qui est un avec le Père, est le chemin, la vérité et la vie, et que personne ne va au Père que par Lui. Cela signifie que nous n’avons besoin ni d’autorités ecclésiastiques ni d’Eglises extérieures ; c’est sur l’enseignement de Jésus, le Christ, que nous devrions nous orienter, ce qui consiste à suivre Ses traces.

 

 

Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient pas de cérémonies

Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient pas de cérémonies

 

    Jusqu‘à ce qu’Il meurt sur la croix, Jésus prit toutes les dispositions pour que Son enseignement soit proclamé aux hommes du monde entier. C’est ainsi qu’Il envoya des hommes et des femmes dans le monde pour apporter le message du Royaume de Dieu en devenir. Il instruisit quelques apôtres qui, après Sa mort, fondèrent des communautés chrétiennes. Dans ces communes, qui devinrent plus tard les communes primordiales, c’est l’Esprit prophétique qui conduisait les premiers chrétiens. Le Christ a donc guidé Ses communes au moyen de la Parole prophétique. Lors du dernier repas de la Cène, Jésus rompit le pain, comme Il l’avait fait si souvent en de telles occasions – cela aussi ne nous a été retransmis que partiellement – , Il rompit le pain en disant : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22, 19), ce qui signifie que les hommes qui Le suivent devraient partager le pain.
    Mais que signifie partager le pain ?
    Dans une communauté de vie intérieure où chacun est sur un pied d’égalité, où chacun est libre puisqu’il n’est pas lié par la jalousie, par le « vouloir être » et « le désir d’avoir » mais fait de tout coeur ce que Dieu a commandé, dans une telle communauté donc règnent la fraternité – chacun est le frère, la soeur, l’ami de l’autre – l’unité et la solidarité parce que tous partagent le même but. Celui qui a, donne ; chacun oeuvre et contribue au bien du grand tout en fonction de ses capacités ; ainsi s’établit l’équilibre juste qui ne favorise personne. C’est cela la vie impersonnelle, la vie dans L’Esprit de Dieu, la vie communautaire selon le christianisme des origines.
    L’Eglise a fait de cet épisode de la vie de Jésus qu’est le partage du pain, une cérémonie : en fin de compte « un sacrifice pour le péché » afin de lier les croyants à elle-même et à ses sacrements « nécessaires au salut de l’âme ».
    Ce lien empêche l’homme d’aller vers Dieu au plus profond de lui-même pour se libérer de ses péchés avec l‘aide de la force rédemptrice de l’Esprit du Christ de Dieu, par l’auto-reconnaissance, le repentir et la mise en ordre active.
    Seule une vie active et légitime nous fait gagner en spiritualité, emplit notre coeur, nous fortifie, nous rend libres et heureux, sains et dynamiques. C’est cela qui remplit notre vie et lui donne un sens et non les gestes, les rites et les cérémonies que nous pouvons répéter aussi souvent que nous le voulons sans que cela ne change rien à rien.
    Les premiers chrétiens – les chrétiens des origines qui formèrent un peu plus tard la première commune primordiale à Jérusalem, conduite par quelques apôtres - étaient instruits et guidés par l’Esprit prophétique, comme nous l’avons déjà mentionné. A ce titre ils ne pratiquaient aucune cérémonie, aucun rite et ne s’adonnaient à aucun culte. Ils ne tuaient aucun animal en sacrifice à Dieu ; ils ne tuaient pas davantage les animaux pour les manger car ils ne consommaient pas de viande. Ils s‘efforçaient de vivre selon les Commandements de Dieu et selon le Sermon sur la Montagne pour purifier l’église intérieure, le temple, l’âme et le corps, afin de permettre à l’Esprit du Christ de Dieu d‘agir dans l’âme et le corps. Le repas de la cène des chrétiens des origines consistait à rompre le pain et à prier. Ils partageaient le pain entre eux.

 

 

Paul a fait basculer dans la forme
le christianisme des origines vivant,
il a falsifié l’enseignement de Jésus et fondé
une religion d’Etat et une Eglise cultuelle extérieure

 

    Voici ce qu’un théologien nous a appris : Saül de Tharse, pharisien juif d’Asie Mineure, était un ennemi acharné de Jésus de Nazareth. A ce titre, il persécuta les premiers chrétiens des origines. Un jour, Saül déclara avoir perçu en lui une révélation du Christ et avoir eu une vision de Lui. Dès ce moment, Saül changea de cap. Il déclara vouloir lutter pour le Christ et non plus contre Lui. Le pharisien juif Saül n’intégra pas pour autant la communauté des chrétiens des origines mais commença à prêcher, sans y être préparé, sans s’être concerté avec les apôtres et sans posséder aucune notion de ce que l’Esprit prophétique révélait au sein de la commune primordiale.
    Il s’avéra bientôt que Saül, appelé Paul depuis sa prétendue conversion, mêla aux enseignements de Jésus, le Christ, ses propres conceptions romaines et se brouilla avec de nombreuses communautés de chrétiens des origines qui se formaient un peu partout. Saül, devenu Paul, n’acceptait pas les remarques des chrétiens des origines, pas plus qu’il n’acceptait l’Esprit prophétique qui s’exprimait dans les communes du christianisme des origines. Et à partir de la querelle avec Pierre, que Paul accuse publiquement d‘hypocrisie (Gal 2, 11 – 13), de nouvelles discordes s‘amorcent, notamment au sujet de la consommation de viande et du repas de la cène des chrétiens des origines.
    La querelle s’alimenta à la question de savoir s’il était légitime d’appliquer les dogmes juifs - d’où découlaient les règles à suivre concernant les repas - au sein des communes du christianisme des origines. Paul reprocha à Pierre de ne pas partager le repas avec les païens convertis, en raison des conceptions juives qui étaient les siennes et aussi d’avoir entraîné dans son sillage Barnabas qui était le propre compagnon de Paul. En réalité, Pierre défendait-il le respect des prescriptions juives concernant la consommation réduite de viande ou le fait de renoncer complètement à manger de la viande comme lui et les autres apôtres l’avaient appris de Jésus ?
    En ce qui le concerne, Paul n’avait jamais connu Jésus et ne savait pas ce qu’Il avait enseigné à Ses disciples. Bien que Paul fût juif, il était aussi citoyen romain et en tant que tel il avait pris l’habitude de bien vivre et de manger de la viande sans restriction aucune. Il ne pouvait donc pas envisager que quelqu’un renonçât à manger de la viande par amour pour les animaux et par solidarité avec ses prochains des règnes de la nature. Cela ne le dérangeait pas davantage que cette viande ait été sacrifiée à des dieux païens avant d‘être offerte à la vente sur le marché car selon Paul, les dieux n’existaient pas. Paul approuvait le fait que de la viande soit servie au menu des repas communautaires des chrétiens des origines et probablement aussi lors du repas de la cène, tant que cela ne choquait personne. C’est en effet la seule raison qui l’aurait fait renoncer à la viande. Il a écrit : « Tout ce qu’on vend au marché, mangez-le sans poser de question par motif de conscience » (1 Cor 10, 25). En écrivant cela, il ne songeait pas à la souffrance des animaux mais au sacrifice en faveur des dieux païens.
    Les chrétiens prient dans le Notre Père : Que Ton Royaume vienne, que Ta volonté se fasse.
   Si le Royaume de Dieu doit venir vers les hommes, ceux-ci doivent s‘y préparer. Dans le Royaume de Dieu, on ne mange pas de viande.
    Il est vrai que les Eglises soi-disant chrétiennes se simplifient la vie ainsi que celle de leurs fidèles en affirmant, comme le fait ici l’Eglise protestante-luthérienne que le nouveau monde en devenir et donc aussi la paix avec la nature sont pour la foi chrétienne l‘oeuvre de Dieu. Les hommes ne peuvent pas créer les conditions du Royaume de Dieu. Ainsi est définie la responsabilité de l’homme envers l’animal en tant que co-créature.
    Revenons à Paul :
    Il est de plus en plus évident que Paul a falsifié l’enseignement de Jésus de Nazareth car les différences entre Paul d’une part et les apôtres formés par Jésus de Nazareth d’autre part sont devenues de plus en plus grandes. Les apôtres ont été instruits et formés directement par Jésus alors que Saül, devenu Paul par la suite, n’a jamais connu Jésus. Paul n’avait donc pour ainsi dire pas de relation intérieure avec le véritable christianisme des origines. Au lieu de se former aux enseignements de Jésus et de s’orienter sur Lui en tant que modèle, Paul a décrété tout simplement que le fait de ne pas avoir bénéficié des indications de Jésus à Ses apôtres, ne jouait aucun rôle. Il croyait être déjà en unité avec le Christ intérieur (Gal 2, 20) et imbu de son importance, il écrivit au sujet de la situation des chrétiens des origines de son époque : Si nous avons connu le Christ à la manière humaine (il fait ici référence aux autres apôtres), maintenant nous ne le connaissons plus ainsi (2 Cor 5, 16). Ainsi, Saül qui s’est baptisé Paul, a-t-il reprogrammé en déformant l’enseignement de Jésus en fonction de ses conceptions intellectuelles de romain idolâtre. Ainsi par exemple, Paul croyait-il que le sang versé par Jésus lors de son supplice avait servi d’expiation définitive auprès de Dieu (Rom 3, 25 ; 6, 10), de sorte que les sacrifices d’animaux seraient devenus inutiles. Jésus aurait été pour ainsi dire une « victime offerte en sacrifice ». Dans l’épître aux romains, Paul écrit : Mais en ceci, Dieu prouve Son amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. (5, 8). Les paroles « alors que nous étions encore pécheurs » montrent que le sacrifice de rédemption du Christ avait pris pour Paul un caractère définitif.
    Voilà ce que nous apprend le théologien.
    Jésus au contraire a donné un enseignement tout différent. Il n’a jamais évoqué de « sacrifice expiatoire » car Il souhaitait que tous les hommes accomplissent les Commandements de Dieu ainsi que le Sermon sur la Montagne afin d’être en mesure de servir leurs prochains. Quant à Paul, il pensait que l’homme est élevé à la vie véritable par le seul fait de croire que la mort de Jésus lui apporte l’énergie du salut, c’est-à-dire sans avoir à faire aucun effort. Evidemment, c’est un message bien agréable à entendre pour des hommes qui confient à d’autres le soin de réfléchir à leur place et qui se contentent de mots sans les faire suivre par des actes.
    La plus grande part de l’enseignement de Paul est un ramassis de conceptions n’ayant rien à voir avec les enseignement de Jésus, le Christ. Jésus a enseigné de suivre les Commandements de Dieu et le Sermon sur la Montagne car les hommes doivent développer le Royaume de Dieu en eux-mêmes. Celui qui fait cela, trouve Dieu au plus profond de son âme, sans prêtres donc sans sommités spirituelles, en se conformant tout simplement à l’enseignement de Jésus. Ainsi n’est-il pour cela nul besoin d’intermédiaire.
    Quelles qu’en soient les causes, Paul fut prit du délire qu’il était de son devoir d’assumer la responsabilité des communes primordiales. Il imposa ses conceptions intellectuelles à la communauté des pêcheurs, des menuisiers et aux apôtres. Les simples croyants qui s’étaient orientés sur Jésus, le Christ, n’étaient bien sûr pas entraînés à polémiquer et dans l’incapacité de tenir tête au scribe « Paul » si imbu de lui-même. Paul, très à l’aise dans l’art de la rhétorique, utilisa ses connaissances en matière de théologie israélite pour changer de façon subreptice l’enseignement chrétien - l’enseignement de Jésus de Nazareth – et pour le noyauter.
    En se plaçant au-dessus des communes primordiales du christianisme des origines et en y infiltrant ses conceptions fortement imprégnées de culte romain, Paul établit les fondements de la religion populaire et romaine d’Etat, pour laquelle l’enseignement central de Jésus de Nazareth, les Dix Commandements et le Sermon sur la Montagne, ne jouaient plus aucun rôle.
    Paul a donc fait basculer le christianisme des origines vivant au sein duquel oeuvrait l’Esprit prophétique. Il a mis en place la première pierre d’une Eglise cultuelle comprenant des évêques et des prêtres et a fait renaître l’ancien rituel : les rites, les cérémonies, les talares, les cierges et les autels, de façon tout à fait conforme à celle dont la religion traditionnelle avait habitué les hommes jusque-là. Le culte païen devenait ainsi de plus en plus une religion extérieure dans laquelle l’individu ne songeait plus à purifier son temple intérieur, l’âme et le corps, mais à se livrer à toutes sortes de cultes et à écouter ceux qui voulaient être vénérés et considérés comme les bergers de l’Eglise institutionnelle.
    L’Eglise cultuelle, extérieure, connut donc un triomphe, le fait de se tourner vers l’intérieur n’y avait plus sa place. Au cours de l’édification de cette Eglise, Paul y intégra également un enseignement d’Etat à l’aide d’une argumentation intellectuelle particulièrement bien ficelée, susceptible de persuader les « chrétiens » qu’il convient de se soumettre aux autorités de ce monde considérées comme des «  servantes de Dieu » sous prétexte qu'elles auraient été investies par Dieu pour infliger aux hommes le juste châtiment (Romains 13).
    Au cours des 2000 ans écoulés, l’enseignement de Saül - « Paul » - a eu un effet dévastateur. Il n’a plus rien à voir avec Jésus de Nazareth et avec le christianisme des origines vivant.
    Jésus et les apôtres ont enseigné de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 21) mais également d’obéir à Dieu plus qu‘aux hommes (Apg 5, 29).

 

 

Constantin : la coopération entre l’Eglise et l’Etat.
Résidu de l’enseignement de Jésus – l’Eglise d’Etat,
la religion extérieure du pouvoir

 

    Le théologien esquisse maintenant le développement ultérieur du christianisme des origines jusqu’à Constantin : les trois premiers siècles connurent de fréquentes persécutions contre les chrétiens, cependant qu’à l’instar de Paul, nombre d’entre eux y réagirent de plus en plus en s‘adaptant et en se soumettant à l’Etat, apportant ainsi la preuve qu’on leur faisait du tort. Au départ, la responsabilité de conduire une commune incombait aux anciens, aux prophètes et à l‘ « ange » qui, par une vie sans compromis dans la succession de Jésus, maintenait la communication avec Dieu. (cf. Apocalypse 2 et 3 : lettres aux « anges » des communes). Cependant les anges et les prophètes ne purent se maintenir que quelques années. Bien que Paul ait mentionné des « apparitions et révélations du Seigneur », il attira de plus en plus l’attention sur sa propre personne et s’opposa de manière menaçante aux révélations qui risquaient de remettre en question son enseignement : Mais si quelqu’un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème. (Ga 1, 8)
    Pour finir, Paul (ou l’un de ses élèves utilisant son nom) habilita ses adeptes Timothée et Tite à instituer un évêque aux côtés des anciens, pour diriger la commune. C’est ce qui est écrit dans la première épître à Timothée dans la Bible : Si quelqu’un aspire à l’episcopat, c’est une belle tâche qu’il désire. (3, 1)
    Dès le début du 2ème siècle, prit ainsi forme une hiérarchie institutionnelle ayant à sa tête un évêque, en dessous duquel se trouvaient les anciens, en dessous desquels se trouvaient les diacres. Bientôt, on vit les évêques conduire les communes comme des rois : on parle alors de « monarchie épiscopale ». Aux évêques s’ajoutèrent très vite des évêques métropolitains, appelés encore « patriarches », à la tête des villes plus étendues et l’évêque de la capitale, Rome, devint le « pape ».
    De toute évidence, les ministres de cette hiérarchie se souciaient bien plus de leur gloire personnelle et de l’aspect que présentaient les communes, cela peut-être pour éviter d‘éventuelles persécutions. En tout état de cause, les principes du christianisme des origines passèrent de plus en plus au second plan ou furent même totalement délaissés. Paul, par exemple, approuvait l’esclavage et c’est ainsi qu’on vit des esclavagistes trouver place dans les communes. En écho à ces conceptions despotiques, de plus en plus de membres de ces communes se montraient favorables au service militaire pour les chrétiens.
    La manière dont les choses ont évolué par la suite est résumée ici par un lecteur des livres de Karlheinz Deschner :
    Ces circonstances vinrent à point servir les intérêts de l’empereur Constantin, né en 285. Très vite, il s’allia avec l’Eglise. Cette symbiose entre l’Etat et l’Eglise, connivence classique régie par le principe : donnant donnant, les loups ne se mangent pas entre eux – se révéla en fait une alliance efficace et durable dont le but commun était de dominer et manipuler les sujets. Le pouvoir, la « puissance » politique, s’était allié avec l’autorité de « Dieu », engendrant un moyen de pression et de domination inébranlable qui permettait d’imposer pratiquement tout ce que l’on voulait au peuple.
    Dans l’Histoire criminelle du christianisme de Karlheinz Deschner, on trouve un chapitre consacré en détail à ce sujet (tome 1, p. 213 et suiv.) : Constantin est né en 285 dans ce qui est aujourd’hui la Bulgarie. Son père était un tribun militaire qui, en 305, devint empereur – souverain suprême – de la partie le plus à l’Ouest de l’empire romain, Dioclétien ayant jadis partagé celui-ci en quatre pour le rendre plus facilement gouvernable.
    Tout comme son père, Constantin était très belliqueux mais en plus, il était cruel. Inlassablement, il partait en guerre contre les tribus germaniques. Il n’hésitait pas à donner ses ennemis vaincus en pâture aux fauves dans les cirques : c’est ainsi que deux princes qu’il avait combattus furent dévorés par les ours.
    Puis, à la faveur d’une guerre civile qui dura dix années, Constantin se subordonna les trois autres empereurs, en s’alliant momentanément avec l‘un d’entre eux, Licinius, contre qui il se retourna quand celui-ci l’eut débarrassé du troisième : l‘empereur Maximin. Constantin avait tout d’abord éliminé son concurrent Maxence – dans la célèbre bataille du pont Milvius (312) où il avait soi-disant reçu la prémonition suivante : « C’est le signe que tu vaincras. »
    Les fidèles des vaincus et leurs familles furent exterminés sans pitié. Constantin avait juré à Licinius de l’épargner – mais un an plus tard, il le fit étrangler.
    La cruauté de Constantin s’étendait jusqu’à sa propre famille. L’historien britanique Shelly écrit à ce sujet : « Cette brute hypocrite agissait de sang-froid et n’hésita pas à couper la gorge de son propre fils, à étrangler sa femme, à assassiner son beau-père et son beau-frère ... » crimes qu‘il n’exécuta pas de sa propre main. Il fit tuer sa femme parce qu’on la soupçonnait sans preuve d’adultère – lui-même étant par ailleurs notoirement adultère.
    Constantin se fit construire un palais sompteux ; il s’habillait pompeusement de vêtements luxueux et se faisait appeler « repésentant de Dieu », « notre divinité » (nostrum numen) et proclamer « sauveur » et « rédempteur » par le clergé.
    Ainsi s’exerce un échange de « bons procédés » : en privilégiant l’Eglise, Constantin reçoit de celle-ci qu’elle justifie son pouvoir illimité.
    Sa vie durant, et jusqu’à la veille de sa mort (337), Constantin ne fut jamais officiellement chrétien. Il ne se fit baptiser qu’au tout dernier moment, non dans la foi catholique d’ailleurs, mais selon le culte hérétique d‘Ariane. Durant les premières années de son règne, alors qu‘il gouvernait encore la Gaule, Constantin se montra toujours favorable au paganisme. Plus tard, son parti pris fut sans équivoque, comme en témoigne par exemple son choix de faire frapper des pièces de monnaie à l’effigie du dieu du soleil. Ce n’est aucunement par conviction spirituelle que Constantin s’allia avec l’Eglise.
    La cause était ailleurs : en effet, en Gaule, il y avait peu de chrétiens. Mais Constantin aspirait à conquérir l’Italie où ils étaient déjà nombreux. En Asie mineure, qu’il conquit en dernier, les chrétiens représentaient dès cette époque, dans beaucoup de régions, la moitié de la population. Dès lors, on peut comprendre que l’aide de l’Eglise lui ait été précieuse.
    Deschner écrit : Constantin, qui avait beaucoup voyagé et très tôt, était bien informé, notamment en matière de politique religieuse, sur le caractère rigoureux de l’encadrement catholique, sur la discipline quasi militaire qui régnait parmi eux et qui englobait l’empire dans son entier. Ainsi, l’Eglise catholique était l’organisation la plus fermée du monde antique. Et dans cette Eglise, il voyait un modèle pour l’établissement de son propre royaume. (p. 242)
    Dès le début, la coopération entre Constantin et l’Eglise paulinienne fonctionna très bien. L’Eglise orchestra une campagne de calomnie contre le premier adversaire de Constantin, Maxence. Celui-ci est considéré aujourd’hui encore comme un persécuteur de chrétiens, avide de sang, parangon du mal et de la tyrannie. En réalité, c‘était un souverain compétent et modéré, bien qu’il eût des tendances guerrières – et tolérant vis-à-vis du christianisme. Mais il eut le malheur de faire exiler deux évêques romains après qu’une grande querelle soit née parmi les « chrétiens » suite à l’élection de ces deux derniers. Maxence avait établi l’égalité pour tous devant l’impôt, y compris pour les riches. Or, déjà à cette époque, l’Eglise ne se trouvait plus du côté des pauvres ni de ceux qui étaient privés de talents guerriers, à savoir les politiciens démunis de puissance.
    A peine installé à Rome après sa victoire sur Maxence, Constantin montra sa reconnaissance : l’Eglise reçut de grandes donations sous forme de terres et recouvra toutes ses anciennes possessions ; l’Eglise de Rome, à elle seule, reçut « plus d’une tonne d’or et presque dix tonnes d’argent » (p. 236). Avec les caisses de l’Etat qu’il remplissait en exploitant ses sujets, Constantin finança la construction de gigantesques et somptueux édifices religieux dans tout le royaume. Mais ce n’est pas tout : il exempta d’impôt le clergé et le pourvut du droit de transmettre par héritage la fonction ecclésiastique (privilège dont les religions païennes ne bénéficiaient qu’exceptionnellement), il donna même à l’Eglise la compétence juridique – il n’y avait aucun recours contre le verdict d’un évêque.
    Deschner :
   Beaucoup d’évêques peuvent déjà imiter, dans le cadre de leur siège épiscopal, la pompe et le cérémonial de la cour impériale. Ils ont droit à des titres particuliers, à l’encens, on les salue en s’agenouillant et ils s’assoient sur un trône qui est le reflet du trône divin. Et aux autres, il prêchent l’humilité ! (p. 238).
    En peu de temps, l’Eglise devint si riche et privilégiée que Constantin dut prendre des mesures. Entre autres, il ne permit plus aux riches d’intégrer aussi facilement le clergé. En effet, beaucoup de riches cherchaient ainsi à se mettre à l’abri de l‘impôt ! Sous le règne des successeurs de Constantin, le droit d’hériter une fonction ecclésiastique fut de nouveau limité – mais cette limitation ne fut pas de longue durée.
    Donnant donnant ! Dès 314, l’Eglise décida que les chrétiens désertant le service militaire seraient immédiatement exclus de l’Eglise – une belle façon de retourner sa veste puisqu’auparavant, c’est ceux qui faisaient leur service militaire qui en étaient exclus.
    Les rôles étaient parfaitement répartis ; l’empereur était le maître, y compris dans le domaine religieux : par exemple, c’est lui qui convoqua en 325 le concile de Nicée où il imposa le « Credo » qui prit effet immédiatement. L’empereur était le souverain suprême, l’égal de Dieu – les dignitaires ecclésiastiques ne se rangeaient pas très loin derrière lui et vivaient souvent dans le même faste. En retour, ils lui témoignaient leur gratitude en justifiant le pouvoir de l’empereur et les guerres qu’il suscitait, en couvrant ses forfaits, en l’adulant et le flattant à tout moment avec un zèle sans pareil.
    Constantin est donc le prototype de la symbiose entre l’Eglise et l’Etat. Deschner écrit à ce sujet : Les prédécesseurs de Constantin craignaient le christianisme qu’ils avaient en partie combattu. Lui se l’attela à grand renfort de faveurs, de bonnes grâces et de privilèges ... En réalité, il a soumis à lui le clergé et lui a imposé sa volonté ... Si l’Eglise est devenue puissante, elle a en revanche perdu toute liberté ... Constantin et les évêques ont fait de l’Eglise une Eglise d’Etat ... (p. 242 et suiv.)
    Bien qu’il ne fut pas lui-même un catholique convaincu, Constantin laissa carte blanche à l’Eglise d’entamer des persécutions contre ceux qui disposaient d’une autre foi, notamment lors de la destruction des temples païens par la populace « chrétienne ». De toute évidence, c‘est sous l’influence du clergé qu’il édicta des lois anti-juives – comme celle qui punissait de mort la conversion d’un chrétien au judaïsme. Constantin persécuta périodiquement – c’était une tactique politique, mais pas une constante caractéristique – les mouvements hérétiques donatistes d’Afrique du nord et marcionites. Les donatistes d’Afrique du nord étaient contre une coalition entre le trône et l’autel et s’allièrent à l’insurrection paysanne pour combattre les grands propriétaires terriens. Naturellement, cela n’allait pas dans le sens de l’Eglise et de l’Etat !
    C‘est sous le règne de Constantin que le mot catholique apparaît pour la première fois. Il n’y a pas de hasard, c’est pour bien marquer la coupure avec l’ « hérésie ».
    Ainsi se termine cette revue historique.
    Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ; et que celui qui a un coeur pour le Christ accomplisse ce qui est écrit dans l’Apocalypse de Jean : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap. 18, 4)
    L’Eglise cultuelle païenne s’est construite sur la personne de Paul qui a mal interprété les enseignements de Jésus et les a incorporés à la tradition païenne romaine en les dotant de structures de pouvoir despotiques et belliqueuses.
    Paul a rabaissé la femme au rang de reflet de l’homme, l’homme étant pour sa part, selon Paul, le reflet de Dieu. Ainsi a été instaurée la domination des hommes dans l’Eglise « chrétienne », domination qui s’exerce toujours à notre époque. Jésus, au contraire, a enseigné l’égalité entre l’homme et la femme. Lui-même n’a jamais fait de différence ; Il n’a pas élevé l’homme au rang de reflet de Dieu et n’a pas rabaissé la femme à celui de reflet de l’homme. Une fois de plus, cela est le fait de Saül, donc de Paul, mais pas de Jésus, le Christ.
    Constantin a fait de l’Eglise cultuelle païenne une Eglise d‘Etat, donc une religion officielle, dont les racines sanglantes et cruelles sont entremêlées, on le voit encore de nos jours, de culte païen. Les cultes religieux sanguinaires, cruels et barbares s’étaient déjà développés après Moïse et cela s’est perpétué dans la Rome antique. Les Eglises officielles telles qu’elles existent aujourd’hui – il est né des rejetons à partir de l’Eglise de pouvoir cultuelle et romaine – sont toutes basées sur des structures extérieures de pouvoir qui n’ont pas grand chose en commun avec Jésus, le Christ. Elles utilisent, elles abusent même du nom de Jésus, le Christ. L’effet d’aspiration provenant de l’Ancien Testament et de la présomption brutale et limitée de Constantin demeure.

 

 

L’Ecriture sainte -
Ancien et Nouveau Testament –
est «inspirée du Saint Esprit »

 

    La véritable religion chrétienne qui est tournée vers l’intérieur car elle vise à développer le royaume de l’intérieur, pour que l’homme ouvre son coeur à tous les hommes mais aussi aux animaux, au monde des plantes et des minéraux, a été sacrifiée à Saül et à Constantin, le païen, par la caste des prêtres. Et tous les actes horribles décrits dans la Bible, ainsi que tous ceux qui lui ont succédé, en passant par le Moyen Age et jusqu’à aujourd’hui, auraient été commandés par Dieu. C‘est ce qu’affirme le concile Vatican 2 :
   Dieu est l‘auteur de l‘Ecriture sainte. « Ce qui a été révélé par Dieu, le contenu écrit et présenté dans l’Ecriture sainte a été dessiné par le souffle du Saint Esprit. »
    Car la sainte mère Eglise, en raison de la foi apostolique, tient les livres aussi bien de l‘Ancien Testament que du Nouveau, dans leur globalité avec toutes leurs parties, pour sacrés et canoniques
(c’est-à-dire appartenant aux paroles révélées de Dieu), parce que ceux-ci, écrits sous l’inspiration du Saint Esprit, ont Dieu pour auteur et en tant que tels, sont à remettre au compte de l’Eglise. » (Concile Vatican 2 : « Dei Verbum » 11, cit. d’après le catéchisme de l’Eglise catholique, n° 105).
   Dieu a inspiré les auteurs de l’Ecriture sainte. « Pour rédiger les livres sacrés, Dieu a choisi des hommes qui pouvaient le servir en mettant à profit leurs capacités et leurs forces pour redonner par écrit en tant que vrais auteurs, tout et uniquement tout ce que lui seul - en agissant en eux et par eux – voulait » (N° 106).
    L’Ecriture sainte est soi-disant vénérée par l’Eglise. Prenons par exemple cet extrait du catéchisme de l’Eglise catholique :
    L’Eglise a toujours vénéré les Ecritures saintes comme le corps du Seigneur lui-même. Elle offre sans cesse au croyant le pain de la vie qu’il reçoit à la table des paroles de Dieu et du corps du Christ. (N° 103)
   Dans l’Ecriture sainte, l’Eglise trouve constamment sa nourriture et sa force … (N° 104).
   Donc puisque tout ce que les auteurs ou hagiographes inspirés rapportent est certifié comme provenant du Saint Esprit, on peut dire en lisant les livres de l’Ecriture que ces auteurs enseignent à coup sûr - à la lettre et sans erreur - la vérité.
   Même si l’Eglise justifie le fait de puiser constamment « sa substance et sa force » d ans l’Ecriture sainte à l’aide de cet argument : « Car dans les livres sacrés, le Père qui est aux cieux vient à la rencontre de Ses enfants de manière aimante et Il entre en dialogue avec eux ». (Deuxième concile du Vatican : « Dei Verbum » 21, N° 104), il convient pourtant de se demander concernant les livres de Moïse dont nous avons déjà rapporté plusieurs extraits, si c’est bien le Père céleste qui « vient à notre rencontre » à travers ces textes. Car les prescriptions effrayantes, les exigences macabres ainsi que les menaces de peines sévères et cruelles qui y sont contenues, ne peuvent pas découler à proprement parler d’une attitude « aimante ».
    Nous ne pouvons pas - et ce n’est d’ailleurs pas notre propos - aborder tous les extraits où sont tournés en dérision la vérité et Dieu, le Tout-Un, qui est la Vérité. Les absurdités enseignées par l’Eglise sont tellement évidentes que l’on peut s’étonner du peu de personnes qu’elles ont fait réagir jusqu’à maintenant en comparaison du grand nombre d’hommes et de femmes qui les ont acceptées sans sourciller.
    Plus loin, on peut lire dans le catéchisme de l’Eglise catholique :
   L’Ancien Testament est une partie de l’Ecriture Sainte que l’on ne peut pas retrancher. Ses livres sont inspirés par Dieu et gardent toute leur valeur car l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée. (N° 121)
   « Le plan de salut de l’Ancien Testament était avant tout orienté sur la préparation de la venue du Christ, du Rédempteur de tous ... ». Bien que les livres de l’Ancien Testament contiennent également des choses « imparfaites reliées aux circonstances de l’époque », ils témoignent néanmoins de la pédagogie de Dieu éduquant son peuple avec amour vers le salut : ils contiennent des « enseignements élevés sur Dieu, sur la sagesse, source de salut à travers la vie des hommes et les trésors miraculeux de la prière » ; en eux est « finalement caché le mystère de notre salut.’ (Nr 122)
    On ne peut que se rendre à l’évidence : pour être caché, c’est très bien caché ...

    Dans le dernier paragraphe, on peut lire : Bien que les livres de l’Ancien Testament contiennent également des choses « imparfaites liées aux circonstances de l’époque », ils témoignent néanmoins de la pédagogie de Dieu éduquant avec amour son peuple vers le salut ... Cela sous-entend donc que Dieu, qui devrait être absolu et parfait, aurait malgré tout inspiré des choses imparfaites. De plus, Dieu aurait révélé des « choses liées aux circonstances de l’époque ».
    Si tel était le cas, les Lois de Dieu seraient liées aux circonstances de l’époque et Dieu serait un esprit temporel changeant. Cependant, comme nous l’avons déjà relevé dans les paroles de Dieu à travers Jérémie, cette interprétation est l’oeuvre de la caste des prêtres de jadis qui, en usurpant le nom de Moïse, a laissé s’écouler dans le Pentateuque l’esprit temporel qui était le sien, esprit qui souffle et agit encore de nos jours. Ceci a engendré le culte païen, la barbarie et l’extermination des animaux aussi bien que des hommes - comme cela s’est passé par exemple au Moyen Age ou bien plus récemment en Croatie – parce qu’ils ne s’étaient pas laissés embrigader par l’Eglise catholique.
    Pour avoir une idée claire de ce que profère à notre époque la caste des prêtres, il convient de lire avec le coeur et avec la raison. Dans le catéchisme de l’Eglise catholique, il est écrit :

    Dans la constitution des évangiles, on peut distinguer deux niveaux :
    1. La vie et l’enseignement de Jésus.
    L’Eglise maintient fermement que les quatre évangiles « dont l’authenticité historique est pour elle incontestable, transmettent de manière fidèle ce que Jésus, le fils de Dieu, a véritablement fait et enseigné au cours de Sa vie parmi les hommes pour leur salut éternel, jusqu’au jour où Il a été accueilli dans les cieux. (N° 126)
    Notons bien que l’Eglise affirme « maintenir fermement » ce que le fils de Dieu a enseigné en tant qu’homme ; cependant elle ne dit aucunement si elle applique, donc si elle incarne, l’enseignement de Jésus.
    Un peu plus loin dans le texte, on peut lire :
    2. La tradition orale.
    Les apôtres, « après l’ascension du Seigneur, ont transmis à leur auditoire ce que Lui-même avait dit et fait, en disposant de cette compréhension plus profonde acquise au cours des événements miraculeux qui entourèrent le Christ, et des enseignements dispensés par la lumière de l’Esprit de la vérité. »
(N° 126)
    Après avoir été témoins de l’ascencion du Seigneur, les apôtres ont donc été en mesure de transmettre à leur auditoire, avec une compréhension plus profonde qu’auparavant, ce qu’Il avait Lui-même dit et fait. Cela n’a pas dû être aussi évident pour Saül, « Paul », qui est entré en scène plus tard et dont les conceptions personnelles ont été introduites dans l’Eglise catholique et protestante, raison pour laquelle les catholiques comme les protestants s’orientent davantage sur Paul que sur les apôtres. Si les apôtres ont transmis avec une compréhension plus large ce que Jésus a dit et fait, en raison de l’expérience de la transfiguration du Christ qu’ils ont vécue et grâce à la lumière de l’Esprit de la vérité qu’ils ont reçue, que peut apporter Paul qui n’a jamais été un apôtre ?
    Pourtant, au lieu de s’en référer aux apôtres, les Eglises institutionnelles se basent sur les écrits de « saint » Paul qui aurait soi-disant reçu des directives de Jésus, le Christ. C’est Paul qui a implanté ses propres conceptions en matière de sagesse au sein du christianisme des origines dans lequel s’exprimait l’Esprit prophétique. Depuis lors elles appartiennent à l’histoire de l’Eglise. En définitive, les Eglises dites chrétiennes ne peuvent revendiquer cette appellation puisqu'elles sont avant tout d'inspiration paulinienne.
    De plus, on est en droit de se demander pourquoi Rome est le siège de Pierre et pas celui de Jésus, le Christ. Pierre siège-t-il avant le Christ ? Et bien qu’il existe des divergences entre Pierre et Paul, c’est l’enseignement de ce dernier qui est propagé depuis Rome. Qui a la prééminence : Pierre ou Paul ? A moins que tous deux aient agi de concert pour déformer l’enseignement de Jésus et donner un autre visage au christianisme des origines qui, au commencement, était animée par le souffle de l’Esprit prophétique ?

    Plus que tous autres, les mots suivants extraits du catéchisme de l’Eglise catholique devraient faire dresser les cheveux sur la tête :
   ... L’Ancien Testament prépare le Nouveau, alors que celui-ci témoigne de l’accomplissement de l’Ancien. (N° 140)
    Ici, on justifie par avance que l’Eglise puisse à tout moment perpétrer ses actes de cruauté. Si le Nouveau Testament témoigne de l’accomplissement de l’Ancien, celui-ci – et tout particulièrement les « livres de Moïse » – ne constitue donc que le début de brutalités, cruauté et violence de toutes sortes. Si les « livres de Moïse » doivent trouver leur accomplissement dans le Nouveau Testament, le futur s’annonce pire que le passé et le présent.
    Si Jésus, le Christ, vivait aujourd’hui parmi les hommes, serait-Il en accord avec les assertions de l’Eglise et avec la vie des chrétiens d’Eglise, ou répéterait-Il les paroles qu’Il prononça il y a 2000 ans (traduction oecuménique, Mt 15, 7 – 9 ) : Hypocrites ! Esaïe a bien prophétisé à votre sujet, quand il a dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte, car les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes d’hommes.
   A moins qu’Il ne réitère Ses mises en garde (Mt 23, 27 – 28) : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors, ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et d’impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au-dehors vous offrez aux hommes l’apparence des justes, alors qu’au-dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’iniquités.
   Un document datant de la période ayant suivi la réforme montre que les ministres de l’Eglise catholique sont tout à fait conscients d’avoir falsifié l’enseignement de Jésus et que c’est la raison pour laquelle ils s’opposaient à ce que le peuple puisse lire la Bible. Dans un rapport rédigé par trois évêques à l’intention du pape Jules III, on peut lire ceci : A vrai dire, il ne reste plus rien de l’enseignement apostolique dans notre Eglise ... Nous avons apporté un autre enseignement et une autre discipline. Le plus important étant de faire en sorte que personne ne puisse lire la moindre chose issue des évangiles, en particulier dans la langue qui est accessible au peuple. Le peu qui est lu au cours de la messe est suffisant. Celui qui est assez zélé pour examiner ce qui se passe habituellement dans l’Eglise et qui fait une observation détaillée, trouvera que nos enseignements diffèrent de l’évangile et même, vont radicalement contre ... (Hans-Jürgen Wolf, Sünden der Kirche, EFB Verlagsgesellschaft, 1. Ed .1995, p. 151)

Ils savent donc bien ce qu’ils font ...

 

 

« Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... »
Dieu s’oppose aux sacrifices d'animaux
à travers les prophètes ayant succédé à Moïse

 

    Souvenons-nous des Paroles de Dieu à travers Malachie : Moi, le Seigneur, Je ne varie pas... Dieu est éternellement le même ; Son Etre nous est devenu plus proche grâce à Jésus. Dieu s’est révélé comme Celui qu’Il Est, à travers tous les prophètes véritables de Dieu. Lisons ci-dessous quelques paroles de Dieu extraites de l’Ancien Testament :

A travers Esaïe, Il a dit :
    Que me fait la multitude de vos sacrifices, dit le Seigneur ? Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’en veux plus. (Es. 1, 11)
    Et un peu plus loin :
   Cessez d’apporter de vaines offrandes : la fumée, je l’ai en horreur ! (1, 13)
    Jésus, s’Il était parmi les hommes, ne citerait-Il pas Esaïe :
   Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux, vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang.
    Lavez-vous, purifiez-vous. Otez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
(1, 15-16)
    Dans le premier livre de Samuel on peut lire :
    Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à la parole du Seigneur ? Non ! L’obéissance est préférable au sacrifice, la docilité à la graisse des béliers.
(1 Sam 15, 22)
    Dieu a dit à travers Osée : Car c’est l’amour qui me plaît, non le sacrifice ; et la connaissance de Dieu, je la préfère aux holocaustes. (6,6)
    Et : Ephraïm a multiplié les autels pour enlever le péché, mais voici que ces autels sont devenus pour lui une occasion de pécher. Que j’écrive pour lui mille prescriptions de ma loi, on les considère comme venant d’un étranger. En guise de sacrifice, ils sacrifient de la chair et la mangent mais le Seigneur n’y trouve pas de plaisir. (Osée 8, 11 – 13)
    A travers Amos, Dieu s’est aussi exprimé de manière claire et nette contre les prescriptions contenues dans les « livres de Moïse » : Je déteste, je méprise vos pélerinages, je ne puis sentir vos rassemblements, quand vous faites monter vers moi des holocaustes ; et dans vos offrandes, rien qui me plaise ; votre sacrifice de bêtes grasses, j’en détourne les yeux ; éloigne de moi le brouhaha de tes cantiques, le jeu de tes harpes, je ne peux pas l’entendre. Mais que le droit jaillisse comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable ! M’avez-vous présenté sacrifices et offrandes au désert, pendant quarante ans, maison d’Israël ? Mais vous avez porté (le dieu) Sikkhout, votre roi, et (le dieu) Kiyyoun, vos images, l’étoile de vos dieux, que vous vous êtes faits. Je vous déporterai au-delà de Damas – dit le Seigneur, Dieu des puissances ; c’est son nom. (5, 21 – 27)
    A travers Jérémie, Dieu a dit ceci : Qu’ai-je à faire de l’encens importé de Saba, du roseau aromatique d’un pays lointain ? Vos holocaustes, je n’en veux pas ; vos sacrifices ne me sont pas agréables. (6, 20)
    Et : Quand j’ai fait sortir vos pères du pays d’Egypte, je ne leur ai rien dit, rien demandé en fait d’holocauste et de sacrifice ; je ne leur ai demandé que ceci : « Ecoutez ma voix et je deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi, suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté ; mais ils n’ont pas tendu l’oreille, ils ont agi à leur guise dans leur entêtement exécrable, ils m’ont tourné le dos au lieu de tourner vers moi leur visage.
    Depuis que leurs pères sortirent du pays d’Egypte jusqu’à ce jour, je n’ai cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour, inlassablement. Mais ils ne m’ont pas écouté ; mais ils n’ont pas tendu l’oreille : ils ont raidi leur nuque, ils ont été plus méchants que leurs pères. Tu leur expliques toutes ces paroles : ils ne t’écoutent pas. Tu les appelles : ils ne te répondent pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui n’écoute pas la voix du Seigneur son Dieu, qui n’accepte pas la leçon : la vérité a péri, elle est bannie de leur bouche.
(7, 22 – 28)
    Dans le prophète Michée on peut lire : Avec quoi me présenter devant le Seigneur, m’incliner devant Dieu de là-haut ? Me présenterai-je devant lui avec mes holocaustes ? Avec des veaux d’un an ? Le Seigneur voudra-t-il des milliers de béliers ? Des quantités de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour prix de ma révolte, l’enfant de ma chair pour mon propre péché ? On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le Seigneur exige de toi : rien d’autre que le respect du droit, l’amour de la fidélité, la vigilance dans ta marche avec Dieu. (6, 6 – 8)
    Et dans le psaume 50 : Je ne prendrai pas un taureau dans ta maison, ni des boucs dans tes enclos ; car tous les animaux des forêts sont à moi, et les bêtes des hauts pâturages. Je connais tous les oiseaux des montagnes, et la faune sauvage m’appartient. Si j’avais faim, je ne le dirais pas car le monde et ce qui le remplit est à moi. Vais-je manger la viande des taureaux et boire le sang des boucs ? Offre à Dieu la louange comme sacrifice et accomplis tes voeux envers le Très-Haut. Puis appelle-moi au jour de la détresse, je te délivrerai, et tu me glorifieras. Dieu dit à l’impie : Pourquoi réciter mes commandements et avoir mon alliance à la bouche, toi qui détestes la correction et rejettes mes paroles ? Si tu vois un voleur, tu deviens son complice, tu prends ta place chez les adultères. Tu livres ta bouche à la méchanceté, tu associes ta langue au mensonge. Tu t’assieds, tu parles contre ton frère, tu salis le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et je me tairais ? Tu t’imagines que je suis comme toi ? Je t’accuse, j’étale tout sous tes yeux. (9 – 21)
    Depuis que l’Eglise extérieure et ses dignitaires – l’oeuvre de Paul - est devenue une Eglise d’Etat sous Constantin, elle est restée une Eglise d’Etat cultuelle et païenne contenant seulement quelques rares fragments de christianisme. A notre époque les ministres de l’Eglise sont aussi avides de pouvoir que ceux d’autrefois. Ils sont les pires adversaires de ceux qui ne sont pas inféodés à l’Eglise. Selon ce qu’ils ont écrit dans le catéchisme catholique, ils veulent mettre en application ce qui est contenu dans l’Ancien Testament. Rappelons-nous que l’Ancien Testament prépare le Nouveau, tandis que celui-ci témoigne de l’accomplissement de l’Ancien. Tous deux s’éclairent mutuellement ; ils sont tous deux la véritable parole de Dieu.
   Réfléchissons de nouveau au fait que les représentants actuels de l’Eglise institutionnelle se sont accordés la liberté d’accomplir l’Ancien Testament à travers le Nouveau. Cela signifie que tous ceux qui ne sont pas des croyants d’Eglise doivent subir la persécution, la calomnie, la discrimination et la privation de tous leurs droits, y compris civils s’il le faut. Le passé, tout comme les événements récents, montrent qu’ils sont bien décidés à réaliser ce qu’ils ont inscrit noir sur blanc dans le catéchisme. Comme nous en avons déjà apporté le constat, les actes de cruauté rapportés dans l’Ancien Testament ont été depuis longtemps dépassé par tout ce qui est advenu dans le Nouveau. Dans l’Ancien Testament, ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont assassinées et une quantité innombrable d’animaux cruellement torturés. Mais sous le couvert du Nouveau Testament, les Eglises devront répondre de la mort de millions d’hommes, sans parler de celle des animaux qui ne sont pour elles que des objets sacrifiés dans les abattoirs du monde pour satisfaire le dieu Baal : l’homme.
    Le petit prince a dit : On ne voit bien qu’avec le coeur. J’ai envie d’ajouter : on ne lit bien qu’avec le coeur. Jésus de Nazareth a souvent répété : Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Et la voix du coeur dit : celui qui entend, lit et évalue avec le coeur, peut suivre son coeur, sa conscience, s’il en a envie.

 

 

Le catéchisme de l’Eglise catholique :
«Dieu a placé les animaux
sous la domination de l’homme…  »

 

    C’est en vain que l’on cherche des manifestations d’élan du coeur envers les animaux au sein des Eglises soi-disant « chrétiennes », et c’est en vain que l’on en cherche à l’égard des hommes. Dans le catéchisme de l’Eglise catholique de 1993 - un traité de 800 pages environ rédigé à Rome – on ne trouve que deux pages (609 et 618) consacrées aux animaux :
   Le septième commandement demande aussi de respecter l’intégrité de la création. Les animaux, les plantes et les êtres inanimés sont destinés dans la nature à servir le bien commun de l’humanité passée, présente, et future. Les richesses du sous-sol, les plantes et les animaux de la planète, ne doivent pas être utilisés sans égard vis à vis des lois morales. La domination sur la nature animée et inanimée dont le créateur a investi l’homme, n’est pas absolue ; elle doit être mesurée en fonction du souci de la qualité de vie du prochain, pour laquelle s’inscrivent également les générations futures ; elle demande le respect de l’intégrité de la création. (Nr 2415)
   Les animaux sont des créatures de Dieu et sont subordonnés à sa Providence bienfaisante. Rien que par leur existence, ils louent et honorent Dieu. C’est pourquoi les êtres humains doivent aussi vouloir leur bien. Souvenons-nous avec quelle douceur les saints comme par exemple saint François d’Assise ou saint Philippe Neri, traitaient les animaux. (Nr 2416)
   Dieu a placé les animaux sous la domination de l’homme qu’il a créé à son image. Ainsi, on peut se servir des animaux pour se nourrir et se fabriquer des vêtements. On peut les domestiquer, pour les rendre utile à l’homme dans son travail ou ses loisirs. Les expérimentations scientifiques et médicales sur les animaux sont permises par l‘éthique si elles ne dépassent pas des limites raisonnables, car elles contribuent à guérir et sauver des vies humaines. (Nr 2417)
   C’est une atteinte à la dignité humaine que de faire souffrir et tuer inutilement des animaux. De même, il est indigne de dépenser pour eux l’argent qui devrait servir à soulager la misère humaine. On peut aimer les animaux sans pour autant leur vouer l’amour qui revient de droit à l’homme. (Nr 2418)
   Le créateur a accordé à l’homme, le droit de disposer des minéraux, des plantes, et des animaux de ce monde. Mais l’homme, pour sa part, a des obligations morales et ce, également envers les générations futures. (Nr 2456)
   Les animaux sont subordonnés à l’homme qui leur est redevable de bienveillance. Ils peuvent servir à satisfaire de manière juste les besoins de l’homme. (Nr 2457)
    On a l’impression d’être en pleine paranoïa en lisant ceci, par exemple : les animaux, les plantes et les êtres inanimés sont destinés dans la nature à servir le bien commun de l’humanité passée, présente et future.

    Dieu qui est la vie, n’a jamais rien créé qui ne soit vivant. Dans l'ensemble de la création, il n’y a aucun « être inanimé » et il n'existe rien qui soit « sans vie ». Comme pour bien des choses, on a affaire ici à l’interprétation des hommes qui ne saisissent pas ce qu’est la vie, qui jouent au « Créateur » et qui se jouent des simples croyants, de ceux qui ne font pas l’effort cérébral suffisant pour creuser jusqu’au fond de toute cette hypocrisie paranoïaque. Si Dieu avait créé des êtres inanimés ou des éléments de la nature sans vie, la vie universelle, que Dieu est, n’existerait pas car une partie de celle-ci serait une « masse inanimée ». Cependant il n’existe aucune forme, aucune substance, aucune masse, sans vie. La vie maintient la forme. Si la forme, c’est-à-dire la masse se désagrège, alors la vie passe à un autre état de la matière.
    Dieu est vie illimitée, éternelle. Dieu est amour. Et Il a déposé Son amour dans les paroles suivantes : Dominez la terre*. – La nature est la création de Dieu. Elle sert à notre bonheur. Nous devrions aspirer à être en unité avec la nature et à vivre ainsi. Cependant le soi-disant bien commun dont parle les Eglises, est en fait l’exploitation de la nature pour le bien-être des hommes aux dépens des animaux, des plantes et des minéraux.

* En grec, le sens de cette phrase est le suivant : Prenez soin de la terre

 

 

Utiliser les animaux – mais surtout « en tenant
compte des exigences de la morale ».
« Tu n’aimeras pas les animaux »

 

    A la page 609 du catéchisme de l’Eglise catholique, il est écrit: Les richesses du sous-sol, les plantes et les animaux du monde ne doivent pas être utilisés sans égard pour les exigences de la morale.
   Demandons nous ce que l’Eglise entend par « exigences de la morale » ? S’agit-il des abattoirs modernes, ces camps de la mort pour animaux torturés dont les cadavres sont ensuite dévorés par la société aux valeurs morales élevées ?
    Peut-être que par « exigences de la morale », on sous-entend que les animaux ne doivent pas être assassinés devant les yeux de ceux qui vont les consommer et, que pour ne pas indisposer ces derniers des cris d’agonie, on dissimule ces pratiques meurtrières derrière les murs épais des abattoirs ?
    Imaginons ce qui se passerait si le client du restaurant, avant de se régaler de l’« entrecôte marchand de vin » ou du « filet de boeuf au poivre », devait tout d’abord contempler les yeux apeurés de l’animal terrifié que l’on se prépare à abattre, c’est-à-dire à égorger, à dépecer, à découper à la scie, les muscles encore frémissants et haché en morceaux, et si ce client tellement raffiné devait respirer l’odeur du sang, fade et persistante avant que les pièces du cadavre qu’il a commandées soient enfin apprêtées selon les règles de la gastronomie par le savoir-faire du chef cuisinier préparant le succulent repas.
    Se pourrait-il que notre client gastronome finisse par perdre jusqu’à l’envie même de manger. C’est pourquoi, faire preuve d’égards envers lui est de toute évidence, une « exigence morale » qui s’impose ! La sensibilité esthétique de notre client risquerait d’être heurtée de manière désagréable et il pourrait prendre tout cela pour un affront aux règles de la bienséance ? Et si non seulement son estomac se révoltait mais qu’en plus, sa « conscience morale » commence à réagir ? C’est pourquoi il est impérieux de faire preuve d’« égards envers les exigences de la morale » quand on « utilise les animaux », c’est-à-dire quand on dévore leur chair devenue cadavre.
    Le besoin de morale n’exige-t-il pas également que tout soit fait afin que les personnes sensibles ou trop sentimentales soient préservées du spectacle des animaux utilisés pour les expériences scientifiques, pour l’élevage industriel, le commerce de fourrure, ou de tout autre forme courante d’exploitation et d’utilisation des animaux ?
    C‘est peut-être aussi par égard envers les exigences de la morale que dans les laboratoires de recherche, on coupe les cordes vocales aux chiens, aux singes, aux porcs, etc ... ? Ainsi, leur cris, leurs pleurs, leurs plaintes et leurs gémissements ne risquent-ils pas d’incommoder les gens qui passent dans la rue. Il se peut malgré tout que les cris de souffrance des animaux « utilisés » de la sorte finissent par émouvoir tel gardien, tel laborantin, tel médecin ou autre collaborateur endurci, bien que tous aient d’ordinaire les nerfs solides, mais comprenez : on ne peut pas tout le temps être dans un bon jour. Il peut arriver à tout le monde d’avoir des faiblesses de temps à autres, non ?
    Plus loin, il est écrit :
   Les animaux sont des créatures de Dieu et sont subordonnés à sa Sa providence bienfaisante. Par leur simple existence, ils louent et glorifient Dieu. Et : Dieu a mis les animaux sous la domination de l’homme ... Si cette hypocrisie paranoïaque n’émanait pas de l’Eglise institutionnelle, on pourrait se demander si Dieu n’a pas vraiment perdu tout contrôle sur l’homme et sur les animaux. Car, en dehors de l’Eglise institutionnelle, qui se permettrait de placer les animaux « sous la domination de l’homme », dans une société atteinte de folie, dénuée de tout bon sens, une société qui assassine, tue, torture aussi sauvagement les animaux et les mène à l’abattoir de façon aussi cruelle ?
    Dieu a créé l’homme à Son image afin que celui-ci devienne Son image parfaite, comme Jésus l’a dit : Vous serez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48)
    Continuons à lire dans le catéchisme catholique où il est écrit que l’on peut se servir des animaux pour se nourrir et fabriquer des vêtements.
   Connaissez-vous le chant du merle ? C’est un chant très mélodieux. Bien des gens trouvent qu’il rivalise en beauté avec le chant plus réputé du rossignol.
    Dans le sud de l’Europe, on tend des filets pour capturer les oiseaux chanteurs très recherchés pour leur chair délicate ; ainsi on « se sert » de ces animaux « pour se nourrir ». Par conséquent, « on peut » les capturer, les tuer et les manger avec bonne conscience. C’est avec le consentement de l’Eglise que la grive que nous montre cette photo (voir p. 86) est morte misérablement asphyxiée après une longue agonie, étranglée par un lacet de crin.
    « Ce que tu ne veux pas que l’on te fasse, ne le fais à personne ». La loi de cause à effet contient-elle une clause spéciale stipulant qu’il n’en va pas de même suivant que nous endommageons la vie d’un être humain ou celle d’un animal ? Les animaux, nos prochains des règnes de la nature, sont des créatures de Dieu, tout comme nous. La loi causale n’évolue pas en fonction des personnes ; elle est impersonnelle. Dans tous les cas, la souffrance reste la souffrance, un assassinat est un assassinat, la cruauté est la cruauté.
    Et le gourmet qui se délecte du petit oiseau mort – sait-il ce qui est ou plutôt qui est dans son assiette ? La dureté de coeur et la froideur des sentiments de l’homme ne sont pas le fruit du hasard. C’est consciemment et délibérément que l’homme a étouffé les nombreuses exhortations de sa conscience jusqu’à ce que celle-ci ait fini par totalement se taire.
    Quelqu’un qui n’aspire pas à accomplir la Loi de Dieu, qui est amour, ne devrait pas se référer à ces paroles du Seigneur : Remplissez la terre et dominez-la ... (Gen 1, 28, traduction selon Luther) Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la ... (traduction oecuménique) L’homme paranoïaque agit bien souvent consciemment contre la Loi de Dieu, contre l’amour de Dieu et du prochain.
    Dans le récit de la création rapporté dans le premier livre de Moïse - la Génèse - il est écrit : Dieu vit l’étendue de Sa création et l’estima parfaite. (1, 31) Comment les hommes osent-ils piétiner, torturer, tuer et modifier délibérément ce que Dieu dit avoir créé et trouver bon ?
    L’homme fait volontiers référence à ces paroles de la Bible : Dominez la terre, pour justifier son manque d’humanité. Les scientifiques et les chercheurs n’ont-ils pas compris depuis longtemps que dans le principe universel « donner – recevoir », l’un dépend de l’autre ? Cependant, loin de songer à traiter la terre avec amour, l’homme - par unique souci de son bien-être matériel - se permet au contraire de l’exploiter et d’endommager ce qui vit sur terre, sous terre, dans l’air et dans l’eau.
    Non seulement, l’Eglise pense que l’on a le droit d’utiliser les animaux pour se nourrir et se vêtir, mais aussi que l’on peut les domestiquer, pour qu’ils soient au service de l’homme dans son travail et dans son temps libre. Il va de soi que c’est l’Eglise qui dit cela, et non pas Dieu.
    Les institutions ecclésiastiques qui se prétendent « chrétiennes » proposent pourtant à leurs fidèles beaucoup d’exceptions à la règle chrétienne, qui sont autant d’aspects païens mais non chrétiens. Le mot « chrétien » se perd dans les remous soulevés par l’hélice du navire de l’Etat qui recrute son équipage parmi ceux qui ne réfléchissent pas beaucoup. Il arrive que les animaux soi-disant « au service de l’homme » soient utilisés par lui pour ses divertissements et ses loisirs comme c’est le cas dans les combats de chiens ou de coqs, ou lors des corridas etc...
    L’équipage du navire de l’Etat ainsi que tous ses passagers se donnent du bon temps sur le pont. Ils se font préparer les cadavres des animaux abattus qu’ils découpent au couteau et à la fourchette sur des tables élégamment dressées. Qu’il s’agisse de poulet, de canard et d’autre volaille, ils leur arrachent les membres de leurs mains élégantes où scintillent des bagues en or et en argent, puis portent la viande à leur palais gourmet pour se remplir l’estomac, de sorte que ses ventripotentes « images de Dieu » prennent toujours plus d’embonpoint. Si, à force de ripailles, ils deviennent trop à l’étroit dans leur manteau de fourrure, alors ils en achètent un nouveau : c’est pour le « bien-être » de la « société ».
    Qu’importe si les visons qui y laissent leur peau et donc leur vie doivent souffrir jusqu’au bout dans leur cage étroite.
    Quand elles utilisent le mot « domestiquer » à propos des animaux, les Eglises veulent donc dire les battre, les asservir pour les mettre au service des loisirs de l’homme, pour les faire travailler comme des esclaves soumis. Il s’agit bien d’une prescription de l’Eglise mais en aucun cas de la volonté divine. Jésus n’a jamais parlé ainsi !
    Continuons à lire : Les expériences scientifiques et médicales sur les animaux sont permises par l’éthique si elles ne dépassent pas des limites raisonnables car elles contribuent à guérir et sauver des vies humaines.
   Là, il est nécessaire de se demander ce qu’il convient d’entendre par « limites raisonnables » et par « permis par l’éthique ».
    Est-il « permis par l’éthique » de torturer et de tuer des animaux pour guérir et sauver des vies humaines ? Dieu nous a donné les plantes médicinales et les minéraux pour soigner et guérir. Pour notre nourriture, Il a mis à notre disposition les fruits des champs et des forêts. Le Dieu véritable n’a jamais commandé aux hommes de tuer d’autres créatures et d’en dévorer le cadavre. Il n’a jamais dit : torturer-les sauvagement sous prétexte d’essais scientifiques afin d’aider vos semblables à guérir. Celui qui s’oriente sur ce que disent les ministres de l’Eglise est contre Dieu.
    Plus loin il est dit : « C’est une atteinte à la dignité de l’homme que de faire souffrir et de tuer inutilement des animaux. » Ceci est en flagrante contradiction avec ce qui a été dit auparavant, à savoir que les expériences sur les animaux seraient permises par l’éthique à condition de ne pas dépasser des limites raisonnables sous prétexte qu’elles contribueraient à guérir et sauver des vies humaines. Faire des essais sur les animaux, c’est les faire souffrir et les tuer. « Utiliser » les animaux pour se nourrir et se vêtir, c’est les faire souffrir et les tuer.
    Par ailleurs, il est écrit dans le catéchisme catholique : il est indigne de dépenser pour eux (les animaux, donc) l’argent qui devrait servir à soulager la misère humaine. Le souci de la misère humaine s’exprime clairement dans ces paroles. Les représentants de l’Eglise suggèrent-elles de la sorte que leurs richesses immenses soient utilisées afin de venir en aide aux plus démunis ? Etait-ce par souci de la misère humaine que l’Eglise a plus ou moins plaidé en faveur de la guerre en Bosnie ? Savons-nous ce que coûte l’équipement d’un laboratoire de recherche qui pratique les expérimentations animales ? Connaissons-nous le salaire de ceux qui s’appuient, entre autre, sur la théorie propagée par l’Eglise pour justifier les expérimentations animales au nom de l’éthique – à condition qu’elles s’exercent dans des limites raisonnables – sous prétexte de guérir et de sauver des vies humaines. Est-ce digne de l’homme ? Puisque Dieu, l’Eternel, n’a rien dit de tout cela, tous ceux qui s’engagent pour que la justice et l’amour s’exercent aussi envers les animaux, devraient prendre une décision claire concernant leur relation avec l’Eglise car on ne peut pas servir deux maîtres à la fois.
    Dans le catéchisme, on peut lire un autre blasphème. Sous le titre : Respect de l’intégrité de la création : On peut aimer des animaux sans pour autant leur vouer l’amour qui revient de droit à l’homme. (Nr 2418). Dieu a-t-Il commandé cela ? Cher lecteur, avez-vous le sentiment de commettre un péché si vous aimez votre animal de tout votre coeur, ce qui ne consiste pas à l’aimer seulement de façon superficielle mais à l’aimer véritablement ? S’il est important pour vous que votre animal aille bien ; si vous êtes heureux quand il se réjouit de vous voir ; si vous aimez que votre animal soit heureux ; si vous le comprenez et que lui ressent comment vous allez et s’adapte à votre humeur – qu’y a-t-il de mal dans tout cela ? Cher frère, chère soeur, on ne voit et on ne connaît bien qu’avec le coeur. Dieu ne nous a jamais commandé de limiter nos sentiments envers les animaux à la sympathie et de ne pas leur accorder d’amour : l’amour étant réservé aux êtres humains.
    L’Eglise protestante d’Allemagne a écrit la chose suivante dans une publication intitulée « Sur la responsabilité de l’homme envers l’animal en tant que créature de Dieu » (1991) : L’amour pour les animaux et l’amour pour les hommes peuvent entrer en conflit l’un avec l’autre (p. 6). Et dans une « Epître pastorale des évêques allemands » (L’avenir de la création, l’avenir de l’humanité, 1980) – il s’agit ici d’évêques catholiques – il est écrit : A la différence de l’homme qui est une personne, les plantes et les animaux n’ont pas droit de vie individuelle et intangible ... nous avons, en tant qu’hommes, le droit d’user de la force et de la vie des animaux. On exprime ensuite une réserve : On ne peut cependant pas justifier le fait que les animaux, qui sont des êtres sensibles, soient torturés et tués sans raison, pour le simple plaisir ou pour la fabrication de produits de luxe. – Pourtant, que disent les actes ?
    Quand il s’agit de défendre son propre intérêt, l’homme sait toujours se trouver des excuses et exposer de manière éloquente et habile quelles « sérieuses raisons » il a d’agir comme il le fait. Alors, qui est « responsable » de l’injustice que subissent les animaux ? Tous ceux qui la commettent, mais également tous ceux qui la voient et se taisent, de même que tous ceux qui condamnent cela en paroles mais dont les actes ne correspondent pas à ce qu’ils disent. Enfin, parmi ceux-là figurent tous ceux qui ont contribué de manière décisive à endormir la conscience des hommes.
    Que se passe-t-il quand les valeurs éthiques et morales sont maintenues à un niveau aussi bas par la tradition et que la voix de la conscience est éteinte chez tant de gens ? C‘est ce que nous montre l‘article suivant, publié par le journal allemand « Schwäbische Zeitung » du 12-3-1991. Cet article cite plusieurs exemples relevés en Espagne qui témoignent de la cruauté avec laquelle les animaux sont traités dans les traditions ainsi que de l’indifférence que celle-ci suscite, aussi bien de la part des ministres de l’Eglise catholique que de la police locale.
   C’est par lapidation que bien souvent la victime - un animal - est tuée : Promenade à dos d’âne à V. : le dernier jour du carnaval, on va chercher dans son étable l’âne le plus vieux et le plus faible du village. Le villageois le plus gros et le plus lourd chevauche l’animal jusqu’à ce que celui-ci tombe d’épuisement. Ensuite la pauvre bête est lapidée et battue à mort.
    A C., les taureaux sont chassés à travers les ruelles. Des centaines de personnes formant une haie frappent l’animal à son passage, lui assènent des coups de pied, l’entaillent profondément au moyen de crochets de fer. Pendant huit heures, le taureau est ainsi chassé à travers les ruelles, jusqu’à ce qu’il succombe à ses blessures.
    A G., c’est à peu près la même chose : les participants de la fête visent à la sarbacane, un taureau que l’on chasse sur la place du village. Les banderilles multicolores lui transpercent le corps, le blessant à la tête, aux yeux. Lorsque l’animal est affaibli d’avoir perdu tout son sang, des hommes « osent l’affronter » au couteau de poche.
    T. : De jeunes taureaux sont chassés avec de grandes lances que les hommes essaient de leur planter dans les flancs.
    C., dans la province de G. : On attache des bidons d‘essence sur la nuque des taureaux en les arrimant fermement aux cornes et on y met le feu à l’aide de torches. Les animaux en flammes, fous de douleur, sont chassés sur la place du marché où les attendent des hommes qui les achèvent aux poignards et aux ciseaux.
   Qui est responsable de tout cela ? Ceux qui se divertissent d’une façon aussi macabre et perverse ne sont sûrement pas uniquement les seuls responsables. A ces exemples on voit que l’homme peut se comporter de manière bien plus sauvage que l’animal ».
    Je le répète : Dieu, l’Eternel, n’a jamais inclu dans la Loi éternelle le commandement suivant : « Vous vous contenterez d’éprouver de la sympathie pour les animaux, mais pas de l’amour. » Dieu est amour. C’est à partir de la loi d‘amour qu’Il a crée les animaux, qui sont aimés de Lui parce qu’Il est l’amour. La « sympathie » dont il est question ici est aussi peu élevée que la « morale » de l’Eglise, c’est-à-dire qu’elle évolue au raz des paquerettes, parce que si les autorités ecclésiastiques et leurs fidèles se contentaient d’éprouver ne serait-ce qu’un minimum de sympathie pour les animaux, le cannibalisme dont sont victimes ces derniers prendrait fin immédiatement.
    L’Eglise affirme que L’amour est réservé aux êtres humains. Si nous mettons en relation les richesses inouies de l’Eglise avec la pauvreté qui sévit dans le tiers monde, nous aurons une idée de l’amour que les autorités ecclésiastiques portent aux hommes. Qu’a enseigné Jésus à ce sujet ? Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu (Mt. 19, 24). Si l’on s’en tient à ces paroles, les autorités ecclésiastiques toutes bardées de leurs instruments de pouvoir ne pourront jamais rentrer dans le royaume des cieux. Les ecclésiastiques et l’Eglise institutionnelle dont ils sont les dignes représentants devront tout d’abord devenir très très minces s’ils veulent passer un jour à travers le chas de l’aiguille.
    Plus loin, à la page 618, n°2456, du catéchisme catholique, on lit ceci : Le créateur a accordé à l’homme le droit de disposer des minéraux, des plantes et des animaux du monde.
   A nouveau, les ministres de l’Eglise font preuve ici d’une outrecuidance sans bornes, quand on sait combien la terre et les règnes de la nature souffrent de l’exploitation sauvage suscitée par la société de consommation.
    On peut compléter cette citation par ces mots visant à faire croire que tous ces actes sont commis sous couvert d’une éthique irréprochable : Mais l’homme, pour sa part, a des obligations morales et ce, également envers les générations futures.
   Que faut-il comprendre par « obligations morales » ? On nous le dit : Il faut penser aux générations futures. Ainsi, l’homme aurait le droit d’exploiter et de piller la nature, dans les limites toutefois où il n’ôterait pas aux générations futures la possibilité même de s’alimenter, de boire de l’eau potable ou de respirer de l’air pur ?
    Heureusement pour l’homme, il n’aura bientôt plus besoin de s’imposer de telles limites. En effet, on nous l’affirme, grâce au progrès scientifique, il aura bientôt découvert le moyen de tout régénérer. Le problème, tous les problèmes, trouveront leurs solutions grâce aux performances sensationnelles que la technologie génétique aura atteintes! On pourra donc en toute tranquillité exploiter la terre, notre mère nourricière, lui soutirer toutes ses forces et la transformer en désert ; on pourra polluer, torturer, contaminer et tuer à sa guise puisque, grâce au « génie » génétique, on sera en mesure de perpétuer la vie sur terre quoi qu’il arrive. On nous dit même qu’on saura faire bien mieux que la nature elle-même. Mais personne n’imagine un seul instant que l’humanité soit un jour obligée de récolter, précisément à travers les techniques génétiques, ce qu'elle aura semé.
    Toujours dans le n° 2457 du cathéchisme catholique on peut lire : Les animaux sont subordonnés à l’homme qui leur est redevable de bienveillance. Ils peuvent servir à satisfaire de manière juste les besoins de l’homme.
   Comment les animaux peuvent-ils servir l’homme, quand celui-ci ne respecte ni les animaux, ni les plantes, ni les minéraux ? L’homme, dans son égoïsme démesuré, détruit tout ce dont il s’empare. Un jour ou l’autre, selon la loi causale immuable, le fléau qu’il a lui même façonné, son destin, le frappera et cela durera jusqu’à ce qu’il ait fini par trouver le chemin qui mène aux lois cosmiques de l’amour de Dieu et du prochain, pour redevenir à l’image de Dieu.

 

 

La place que la foi protestante attribue aux animaux.
« La viande d’agneau… de Dieu » - le boucher :
un prêtre sécularisé ?

 

    Une personne ayant une connaissance approfondie de la théologie protestante, nous a appris que les animaux ne jouent pas de rôle particulier dans la foi protestante. Dans les écritures confessionnelles de l’Eglise luthérienne-protestante datant de 1530 et qui font toujours loi aujourd’hui, on ne parle pas des animaux.
    Martin Luther lui-même est critiqué par ses adversaires pour ses excès de table.
    Autrefois, seuls les riches pouvaient se permettre de manger de la viande ; pour les pauvres, cela était exceptionnel. Luther mangeait probablement beaucoup de viande – sa forte corpulence ainsi que ses maladies l’attestent. Chacun de ses repas était arrosé copieusement avec deux litres de vin du sud et il buvait de surcroît de grandes quantités de bière.
    Lorsque son compagnon de lutte Philippe Melanchton lui rendit visite à Nuremberg, voici les mets dont on le régala : tête de porc et filet rôti accompagnés d’une sauce au vinaigre, truites à la cendre, perdrix et chapon, brochet en gelée, rôti de sanglier à la sauce au poivre … voici ce qu’il en fut quand monsieur Philippe est venu .… dans la vie de tous les jours, les choses se passaient plus simplement.
   (Extrait de : Manifestations au pays de Luther, revue culturelle pour les régions de Saxe-Anhalt et de Thuringe, 1997, p. 12)
    Le « Petit Prince » a dit : On ne voit bien qu’avec le coeur. Aujourd’hui, il pourrait éventuellement élargir sa formule en disant qu’on ne lit bien qu’avec le coeur, à propos d’un article du journal « DIE ZEIT » daté du 2 avril 1998 et qui s’intitule La viande d’agneau de Dieu. Cet article met en parallèle le boucher et le prêtre ; il conclut avec la phrase suivante : Face à une tradition qui exclut de l’évangile les créatures non humaines, la théologie chrétienne n’a pas assumé son rôle.
   Voici un extrait de cet article :
   La confrérie des bouchers de l’Eglise de la paix à Wilhelmshaven, dans le quartier de Federwarder-groden, fête son 100ème anniversaire. Le point culminant de la célébration du culte oecuménique réside dans la bénédiction du drapeau de la corporation, nouvellement cousu pour l’occasion et ayant pour emblème l’agneau de Pâques qui porte le drapeau de la résurrection.
   Quelques instants auparavant l’assemblée a entonné « Christ, toi l’agneau de Dieu qui portes le péché du monde, aies pitié de nous ».
    Toutefois, la messe de jubilé de la corporation des bouchers de Wilhelmshaven provoque des réactions. Le mouvement pour la défense des animaux, dans le village voisin de Schortens, met le clergé face à cette question-choc : comment les Eglises peuvent-elles tolérer que l’agneau Christ apparaisse sur le drapeau de tueurs d’animaux ? Embarrassé, le clergé transmet cette question aux bouchers qui invoquent pour leur défense la haute tradition du symbole de leur confrérie.
    Ce n’est qu’une anecdote. Cependant, elle suscite une terrible question : Qu’est-ce que les bouchers et les hommes de Dieu ont à faire ensemble ?
    Il est intéressant de noter que la corporation des bouchers fait référence au rituel du sacrifice d’animaux pratiqué par les prêtres : « S’il existe une corporation à qui revient de droit gloire et louange, c’est bien celle des bouchers, célèbre également de par son origine ; en effet, comme cela a été prouvé, elle provient de l’ordre des Lévites qui abattaient le bétail pour les sacrifices dans l’Ancienne Alliance, afin de le consacrer sur l’autel au Très-Haut », sont les paroles d’une vieille chanson de la corporation des bouchers, citées dans le rapport du jubilé de la corporation des bouchers de Heilbronn.
   Puis l’auteur de l’article pose la question suivante : le boucher serait-il un prêtre sécularisé ?…
   Sur le plus ancien des drapeaux corporatifs encore préservé, le « Venli » des bouchers bernois datant du 15ième siècle, apparaissent les deux motifs : l’agneau Christ portant le drapeau de la résurrection et un taureau, surmonté de deux haches menaçantes.
   Le récit suivant qui relate « un massacre individuel », exprime beaucoup de choses pour celui qui sait lire avec le coeur :
   Un coup de fusil claque. La balle en acier pénètre dans le cerveau du porc. Le regard s’éteint. L’animal s’écroule à terre. Deux bouchers font pivoter le corps sur le côté. L’un des deux maintient les pattes arrière qui tremblent encore tandis que l’autre, le maître boucher, tient les pattes avant et la tête de l’animal dont il ouvre la gorge d’un mouvement vif. La bouchère tend un petit récipient métallique pour recueillir le sang qui gicle. Le corps tressaute encore violemment pendant que le sang s’échappe. Le boucher caresse la tête du porc en expliquant au groupe de végétariens qui assistent au spectacle ainsi qu’à l’équipe de télévision : « L’animal ne peut pas se défendre. Il est entièrement à ma merci. Je sens dans ma main sa vie l’abandonner. »
    Pendant tout ce temps, son épouse, dont le visage tendu affecte la pitié, plonge sa main dans le suc rouge de la vie qui écume encore dans la bassine métallique. Une demi-heure plus tard l’animal pend, tête en bas, rasé et éventré, à un crochet de boucher. La tension des participants qui n’ont pas flanchés avant la fin se dissout dans une tournée de schnaps. « Maintenant, ce n’est plus un animal : maintenant, c’est de la viande ! Santé ! ».
Le boucher, « maître de la vie et de la mort » : ... il « caresse la tête du cochon. »« je sens dans ma main sa vie l’abandonner. » Laissez parler vos sentiments.
    Dans les usines à viande, où l’on abat à la chaîne 700 porcs à l’heure, les conditions « inhumaines » dans lesquelles se déroule ce processus de mise à mort des animaux à des fins alimentaires sont inévitables...
    L’article poursuit :
   La relation entre le boucher et l’Eglise est évoquée de manière significative dans le paragraphe 5 de l’ordre des bouchers wurtembergeois, rédigé en 1651 et imprimé en 1701 à Stuttgart. « Il est interdit d’abattre du bétail pendant le prêche de même que durant la nuit, sous peine d’endosser une amende s’élevant à un florin. »
    Il ne s’agit pas ici d’une mesure prise en faveur des animaux mais d’une prévention contre le bruit. Les cris d’agonie des animaux ne doivent pas déranger ni le prêche ni le sommeil.
   L’agneau pascal portant le drapeau de la résurrection est donc l’emblème officiel de la corporation des bouchers.

 

 

Consommer de la viande – une concession faite
par Dieu à la faiblesse humaine ?
Jésus a-t-Il consommé de la viande ?

 

    Dans l’article qui vient d’être cité « La viande d’agneau de Dieu », on peut notamment relever cette phrase intéressante : Manger de la viande ... est une concession divine à la faiblesse humaine. Cela n’est pas loin de la vérité. Dans « Ceci est Ma Parole » ainsi que dans d’autres révélations, le Christ de Dieu, nous a appris que le prophète Moïse – qui devait lutter contre l’obstination d’un peuple regrettant « les oignons d’Egypte » – a bel et bien enseigné « tu ne tueras point » mais a dû finalement concéder, de manière tacite, que celui-ci consomme malgré tout de la viande. Il s’agit donc bien d’une concession à la faiblesse humaine – mais pas d’une concession divine.
    Parmi ceux qui aiment manger de la viande, nombreux arguent du fait que Jésus, comme la Bible le rapporte, aurait mangé de l’agneau pascal. Pourtant, voici ce qu’Il en dit Lui-même :
   Ni les apôtres, ni les disciples n’avaient donné l’ordre de tuer un agneau. Mais des morceaux d’agneau Me furent servis ainsi qu’aux apôtres et aux disciples comme don d’amour. Nos prochains voulaient nous faire un présent et ils avaient fait de leur mieux. Je bénis ce don et commençais à manger la viande. Mes apôtres et Mes disciples firent de même. Ensuite, ils me posèrent cette question : nous croyions devoir nous abstenir de viande. C’est toi qui nous l’as commandé, pourtant Tu viens d’en manger.
    J’expliquais alors aux Miens : l’homme ne devrait pas tuer intentionnellement un animal ni manger la viande des animaux abattus pour être consommés. Cependant quand des hommes encore ignorants préparent de la viande pour la servir à l’invité qui honore leur table, celui-ci ne devrait par refuser ce don. Car il y a une différence entre consommer de la viande par avidité et consommer cette même viande en remerciement de la peine que l’hôte s’est donné.
    S’il en a la possibilité et si les circonstances et le moment le permettent, celui qui le sait devrait cependant faire à l’hôte une observation d’ordre général, sans toutefois vouloir lui faire la leçon. Quand le temps sera venu, l’hôte comprendra lui aussi le sens de ces indications d’ordre général.
    Dans ce monde, la compréhension et la tolérance font partie de l’amour désintéressé. Respectez le libre arbitre de chaque homme, peu importe s’il comprend et peut ou non accepter vos indications générales. Si vous pensez, parlez et agissez sans cesse avec désintéressement, vous resterez dans l’amour et l’amour vous bénira. Alors, ce qui vous est offert comme don d’amour est béni.
(Ceci est Ma Parole, 2ème éd. P 805-806)
    Jésus ne mangeait donc pas de viande car Il vivait la Loi de Dieu.

 

 

Extraits du catéchisme protestant
sur les animaux

 

    Dans le catéchisme protestant, on évoque très peu les animaux. Pour les Eglises institutionnelles, les animaux sont à peine mieux considérés que des objets et ne méritent donc guère plus d’intérêt. C’est ce qui ressort de l’article du ZEIT : « La viande d’agneau de Dieu ». J’aimerais citer ici les quelques rares passages concernant les animaux dans le catéchisme protestant pour adultes (5ème édition, 1989) :
   L’homme a le devoir de « cultiver et d’entretenir » le jardin terrestre. Le travail fait donc partie intégrante de l’homme depuis le début. Par son travail, l’homme devrait faire prospérer l’environnement qui lui est confié (animaux, plantes, eau et air) tout en le protégeant. A cela, il convient d’ajouter l’histoire de la création des animaux. Dieu confie les animaux aux soins de l’homme pour qu’il s’en occupe ... il devrait montrer qu’il aime et honore le Créateur dans la manière dont il prend soin de la création. L’homme est responsable devant le Créateur de tout ce qu’il fait. (p. 40)
    Quand on a lu l’article du ZEIT, cet extrait du catéchisme protestant montre bien à quel point Dieu est bafoué.
    Poursuivons notre lecture du catéchisme protestant :
   ...Chez l’animal, c’est le côté profane, l’absence de tabou, de gêne et de contrainte vis-à-vis de l’engendrement, de la naissance et de la mort qui nous apparaît comme la chose la plus inhumaine et la plus étrangère à notre être. En effet, ce qui fonde le tout début de l’histoire humaine c’est précisément l’apparition du sentiment de la honte et des rites funéraires. Aucun animal ne couvre ses organes génitaux, aucun animal ne vénère ni n’enterre ses morts (Illies) (p. 508).
    Il est à noter que si le catéchisme luthérien parle du côté profane, de l’absence de tabou, de gêne et de contrainte vis-à-vis de l’engendrement – le vénéré fondateur de cette religion utilisait pour sa part un langage incroyablement vulgaire, du type : Pourquoi ne rotez-vous et ne pétez-vous pas, le repas ne vous a-t-il pas plu ? (Conversation de table). Ou parmi les calomnies qu’il lançait contre les Juifs : Le diable a chié dans son froc et s’est de nouveau vidé les entrailles. Voici quelque-chose de véritablement saint : les Juifs, et tout ce qui se veut juif, baisent, bouffent, picolent et prient, tandis que le diable lui, bouffe et picole ce que de tels disciples crachent et éjectent par le haut et par le bas. Le diable bouffe à présent avec sa trompe anglaise et il ingurgite avec plaisir ce que les Juifs crachent et éjectent par le haut et par le bas. (édition de Erlangen des écrits de Luther, XXXII, p. 282) Ou encore : On voit ici à Wittenberg, sur les murs de notre église paroissiale, une truie sculptée dans la pierre ; sous elle, sont couchés de jeunes porcelets et des Juifs qui tètent ; derrière la truie se tient un rabbin qui soulève la patte droite de l’animal et de sa main gauche, il tire la queue vers le haut, se penche et regarde avec beaucoup d’insistance sous la queue de la truie, dans le talmud, comme s’il voulait y lire quelque chose de très spécial et très excitant ... C’est pourquoi on dit chez les allemands, de quelqu’un qui étale beaucoup de sagesse  : Où a-t-il lu cela ? Pour parler grossièrement : dans le cul de la truie. (ibid. p. 298)
    En lisant : ...l’absence de tabou, de gêne et de contrainte vis-à-vis de l’engendrement, de la naissance et de la mort nous apparaît comme la chose la plus inhumaine et la plus étrangère à notre être, on a plutôt tendance à penser à la sexualité sans tabou et débridée qui occupe maintenant une place tellement importante tant à la télévision que sur internet ou qui remplit les pages des journaux. L’animal s’accouple à des périodes bien déterminées tandis que l’homme satisfait ses pulsions avec qui il veut et quand il veut.
    Il n’y a rien de plus étranger à l’être, c’est-à-dire à son être spirituel originel, que l’homme lui-même. Par son éloignement de Dieu, il est devenu tel qu’il est aujourd’hui. La faute de tout cela revient principalement aux dignitaires ecclésiastiques qui sont justement tels que Dieu ne veut pas que l’on soit. Pour moi, la naissance d’un animal est l'une des choses les plus nobles qui existent. L’animal met bas selon les lois de la nature. Il crie ou se plaint rarement pendant la naissance du petit, contrairement à ce qui se produit souvent chez les êtres humains. Et comment se comporte-t-il vis-à-vis de la mort ? L’animal se met en retrait du troupeau, s’éloigne vers un endroit tranquille pour y mourir. Il meurt avec dignité, selon les lois de la nature, tandis que bien des personnes, le moment venu, luttent péniblement contre la mort parce que leur vie fut un éternel combat contre l’amour de Dieu et du prochain.
    Dans ces conditions, qui devrait éprouver un sentiment de honte ? N’est-ce pas plutôt les hommes ? L’animal quant à lui, n’éprouve pas la honte. Il vit selon les lois de la nature. Il n’a nul besoin de rites funéraires. Cela n’appartient pas à l’ordre naturel des choses, mais à celui de l’Eglise. L’animal n’a pas besoin non plus de cacher ses organes génitaux. Pourquoi le ferait-il : il ne les utilise pas pour pécher, contrairement à l’homme ? Ainsi, on voudrait lui faire porter des petites culottes, sous prétexte de mettre le « diable » à l’abri de la tentation, lui qui, en vérité, ne se gène pas pour enlever la sienne.
    Le catéchisme protestant va plus loin encore :
   La comparaison du comportement social de l’homme et de l’animal montre que ce dernier atteint la maturité sexuelle beaucoup plus rapidement, à savoir que la période de vie correspondant à l’enfance est beaucoup plus brève chez lui que chez l’homme, alors que c’est précisément pendant cette période que se développent et se différencient les processus d’apprentissage et d’imprégnation sociale. (p. 509)
    Mais le fait que l’enfance dure plus longtemps chez l’homme que chez l’animal le rend-il plus digne pour autant ? On pourrait noircir des pages et des pages pour décrire ce qui se passe chez l’homme au cours de la puberté et les réactions qu’elle suscite en lui. Il ne faudrait en aucun cas comparer l’animal avecune bête de sexe. L’animal s’interdirait de telles choses. Ainsi, si nous plaçions les valeurs de l’homme et celles de l’animal sur les deux plateaux d’une balance, de quel côté croyons nous que celle-ci pencherait ?
    Le catéchisme protestant poursuit de la façon suivante :
   En songeant aux réussites de l’homme dans le domaine spatial, on est en droit de se demander : pourquoi seul l’homme est-il capable de tels exploits ? De par sa nature, l’homme est voué à se surpasser. ( p. 640)
    En effet, l’homme est parfaitement capable de se surpasser. Il est même le seul à pouvoir détruire, comme il le fait, son environnement - ce qui inclut évidemment les animaux.
    Jusqu’à présent, le progrès technique et scientifique n’a apporté à l’humanité ni l’unité, ni la paix, ni le bien-être pour chacun, ni la santé, ni le bonheur véritable. Si l’on entend par là que l’homme s’est surpassé au sens égocentrique, en violence, en démence, en mépris pour l’humanité et la création, on peut en effet affirmer plus que jamais qu’il va bien au-delà de ses limites dans tous les domaines et ce, avec toujours plus de démesure.
    Prétendre que telle est la nature de l’homme, correspond au point de vue des Eglises, mais pas à la volonté de Dieu qui a dit à travers Jésus de Nazareth : Si vous ne devenez pas comme les petits enfants ... et : Vous devriez être parfaits comme votre Père aux cieux est parfait. Ainsi, Il a voulu nous dire que nous devrions accepter notre héritage céleste en surmontant tout ce qui n’est pas divin en nous, c’est-à-dire nos aspects humains bas. Il n’a pas dit que l’homme devait conquérir l’espace, créer des bébés-éprouvettes et donner vie à une nature et à une terre nouvelles par manipulation génétique, ou encore intervenir de quelque façon que ce soit dans l’ordre de la création divine.
    En lisant ceci et ce qui va suivre, un luthérien devrait normalement se demander s’il veut continuer à l'être.

 

 

Jésus de Nazareth parle des animaux
dans la révélation du Christ « Ceci est Ma Parole »

 

    L’Eglise se tait mais Jésus, le Christ, s’exprime à notre époque par la bouche d’un prophète. Dans le livre Ceci est Ma Parole, Il révèle, entre autres choses, la Loi éternelle de l’amour envers les animaux. De multiples indications et enseignements sont donnés à ce sujet, j’aimerais citer simplement quelques extraits.
   Alors soyez attentifs, bons, compatissants et aimables, pas seulement avec vos égaux, mais aussi avec toutes les créatures qui vous sont confiées, car dans leur misère, vous êtes pour elles comme des dieux vers lesquels leurs yeux sont tournés. Défiez-vous de la colère car beaucoup d’hommes pèchent dans la colère et se repentent quand la colère est passée.( 2ème éd. p.182)
   Ne tuez jamais un animal pour votre usage personnel. Voyez, la nature, la vie de la création, prend soin de vous. Les fruits des champs, des jardins et des forêts doivent vous suffire. N’écrasez jamais volontairement la vie sous vos pieds, ni celles des animaux, ni celles des plantes. Celui qui le fait sciemment engendre des causes. Il piétine pour ainsi dire sa propre vie et en souffrira un jour. (p.183)
   Soyez bénis, vous qui appartenez au cercle intérieur, qui écoutez Ma Parole et auxquels sont dévoilés les secrets, qui n’attrapez ni ne tuez les créatures innocentes mais recherchez le bon en elles, car c’est à vos pareils qu’appartient la vie éternelle. (p.198)
   Seuls l’âme et l’homme emplis de Mon Esprit suivent ce que Je leur ai commandé. Les hommes de l’Esprit ne captureront, n’emprisonneront ni ne tueront des créatures innocentes. Celui qui vit dans la vérité, sait que l’amour infini règne et agit en chacune d’entre elles. (p. 199)
   L’égoïste, l’homme dominateur, attend que ses semblables le servent. Il exige aussi de l’animal qu’il le serve bien au delà de ses forces et de ses moyens. Lui-même décrète mais ne sert pas. C’est pourquoi il fait souffrir atrocement hommes et animaux. Si l’homme met ses prochains sous sa dépendance et les réduit pour ainsi dire à l’esclavage, il asservit alors tout autant les animaux. Celui qui n’écoute plus sa conscience aura le cœur dur envers les hommes et les animaux ... Il ne ressent pas davantage les besoins de ses proches que ceux des animaux. L’homme dont les sens sont devenus grossiers, devient lui-même insensible.(p 205)
   Jésus s’en alla vers Jérusalem et rencontra un chameau chargé d’un lourd fardeau de bois. Le chameau ne pouvait pas le hisser en haut de la montagne et le chamelier le battait et le maltraitait cruellement sans pouvoir faire avancer la bête.
    En voyant ceci, Jésus lui dit : « Pourquoi bats-tu ton frère ? » Et l’homme Lui répondit : « Je ne savais pas qu’il était mon frère. N’est-ce pas plutôt une bête de somme destinée à me servir ? »
    Et Jésus dit : « N’est-ce pas le même Dieu qui a créé à partir de la même substance cet animal et tes enfants qui te servent, et n’avez-vous pas tous les deux reçu de Dieu le même souffle ? » (
p. 428)

    N’est-il pas écrit dans le livre des prophètes : abandonnez vos sacrifices de sang et de feu ! Cessez de manger de la viande car Je n’en ai pas parlé à vos pères et je ne le leur ai pas commandé en les conduisant hors d’Egypte ... (p. 439)
   Dans la Loi de Dieu, il n’y a ni sacrifice sanglant, ni holocauste, les animaux ne sont pas tués et leur chair n’est pas consommée non plus ...
    ... C’est une Loi : l’homme doit pratiquer la justice et la miséricorde et cheminer avec humilité vers le Royaume intérieur de Dieu, là où est la véritable et éternelle patrie de l’âme ...
    Depuis le commencement, Dieu donna aux hommes les fruits, les semences et les herbes comme nourriture ...
(p. 441)
   Celui qui verse le sang innocent, celui qui mange de la viande est cruel ; il devra un jour supporter en lui-même sa propre cruauté. (p. 447)
   Jésus arriva dans un village et vit un petit chat abandonné qui avait faim et qui miaulait vers Lui. Il le souleva vers Lui, l’enveloppa dans Son vêtement et le laissa se reposer contre Sa poitrine.
    Et en traversant le village, Il donna à manger et à boire au chat. Celui-ci mangea et but et Lui témoigna sa reconnaissance. Ensuite, Il le donna à une de Ses disciples, une veuve du nom de Lorenza qui s’en occupa.
(p. 445 – 446)

    Et quelques-uns de Ses disciples vinrent à Lui et Lui parlèrent d’un Egyptien, un fils de Bélial, qui enseignait que ce n’était pas contre la Loi de faire souffrir les animaux, si leur souffrance était utile aux hommes ... (p. 469)
   ... celui qui chasse des animaux sera un jour lui-même chassé. Celui qui martyrise des animaux, sera un jour lui-même martyrisé ...
    Les mains de celui qui martyrise ou tue des animaux sont tachées de sang. Celui qui mange la chair des animaux, qui pollue et viole la nature est impur. De tels hommes ne peuvent ni s’occuper de choses saintes, ni comprendre ce qu’on appelle les « mystères » des cieux ; de ce fait, ils ne peuvent pas non plus enseigner et expliquer la Loi des cieux.
(p. 470)

    Ce que l’on nomme le clergé, qui parle contre la nature, contre l’amour envers les animaux, qui consomme de la viande et du poisson, ne peut traiter ni des choses saintes, ni pénétrer les « mystères » des cieux, ni enseigner et expliquer la Loi des cieux. Les membres du clergé sont des guides aveugles qui conduisent les aveugles dans la fosse. Ce sont des morts spirituels qui s’occupent des morts spirituels qui les entourent.
   Et Je vous dis encore : celui qui cherche à posséder le corps d’une créature quelconque, que ce soit pour le manger, pour s’amuser ou pour son profit, devient impur. (p. 553)
   Car celui qui emploie la force envers un homme ou un animal, et ne respecte pas la vie, pèche contre la vie de l’homme ou de l’animal ... Toutes les formes de vie portent en elles la vie de Dieu. Elles ressentent les intentions de leurs prochains à leur égard et l’éprouvent en tant que joie ou peine. Ce que l’homme fait à son prochain ou à toute forme de vie, retombera sur lui. (p. 554)
   Ne savez-vous donc pas ce qui est écrit ? Il vaut mieux obéir que faire un sacrifice, et il vaut mieux écouter que brûler la graisse des béliers. Moi, le Seigneur, j’en ai assez de vos holocaustes et de vos offrandes sans valeur, car vos mains sont pleines de sang.
    Et n’est-il pas écrit : Quelle est la vraie offrande ? Lavez-vous, purifiez-vous et enlevez le mal de devant Mes yeux, arrêtez de faire le mal et apprenez à faire le bien. Soyez justes envers les orphelins et les veuves et envers tous ceux qui sont opprimés. C’est de cette façon que vous accomplirez la Loi.
    Le jour viendra où tout ce qui est dans la cour extérieure et sert aux sacrifices sanglants sera enlevé, et les fidèles au coeur pur adoreront l’Eternel en pureté et en vérité. »
(p. 572)

    ... celui qui est assoiffé de sang continue à avoir soif de sang ; il ne mière dans leurs ténèbres, et faites habiter l’Esprit de l’amour dans votre cœur et laissez-le se répandre vers tous. Et Je vous le dis encore une fois : Aimez-vous les uns les autres et toutes les créatures de Dieu. » (p. 820/821)
   Des hommes ayant atteint des degrés plus élevés de pureté s’aimeront les uns les autres et aimeront toutes les créatures de Dieu comme Je les ai aimées et comme Je les aime. (p. 821)

    Jésus, le Christ, s’est opposé aux prescriptions et aux comportements de la caste des prêtres, tels qu’ils sont décrits dans les « livres de Moïse ». Aujourd’hui, Il rejette les directives des autorités ecclésiastiques actuelles. Rien, absolument rien dans les enseignements de Jésus, n’indique qu’Il a voulu accomplir l’Ancien Testament dans le Nouveau. Cela n’est que le fruit de la pensée limitée de la caste des prêtres d’aujourd’hui. Celui qui se rallie à cette manière de penser a vendu sa liberté aux dominateurs égoïstes de l’Eglise, qui servent la religion d’Etat, païenne et constantine.

    L’Eglise ne se contente pas d’avoir eu autrefois des esclaves : elle en a encore aujourd’hui. L’esclavage moderne est beaucoup plus subtil. Celui qui ne fait pas ce que commande l’Eglise est excommunié et condamné à la damnation éternelle. Les petites gens en ont peur, tandis que les hauts fonctionnaires de l’Etat transgressent publiquement ce que l’Eglise a toujours condamné. L’Eglise ferme les yeux pour ceux qui sont grands à ses yeux.

 

 

Les animaux implorent grâce –
le prophète accuse

 

    Chers lecteurs et lectrices, si votre coeur bat pour les animaux, ce dont vous allez prendre connaissance maintenant va vous placer devant l’obligation de choisir entre Dieu et l’Eglise ; car on ne peut pas servir deux maîtres.
    Au Nom de Dieu ou au nom de l’Eglise.
    Autant les hommes se surestiment, autant ils sous-estiment les animaux.
    Beaucoup d’hommes se voient comme des êtres libres. Mais cette soi-disant liberté correspond bien souvent à un état de conscience limité à soi-même.
    Selon les Lois cosmiques, l’homme est le microcosme dans le macrocosme.
    Au plus profond de nous-mêmes, nous sommes des êtres lumineux, des êtres spirituellement mûrs et c’est à cet état que nous devrions déjà aspirer en tant qu’hommes, car Jésus de Nazareth a dit : Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48)
    Les animaux aussi portent en eux la vie issue de Dieu. Cependant, les forces de la vie - la Loi de Dieu - ne sont pas encore pleinement développées et actives dans leur corps spirituel. Les animaux se trouvent donc sur un échelon d’évolution inférieur dans le processus de maturation qui conduit au stade d’enfant de Dieu.
    Bien que nous ayons obscurci notre âme au cours de nos périgrinations humaines en raison d’une manière négative de penser, de parler et d’agir et parce que, de ce fait, nous sommes enveloppés d’énergies dégradées - les charges que nous avons nous-mêmes créées - la communication que nous entretenons avec l’Etre éternel, le macrocosme spirituel pur, est extrêmement amoindrie. La vie, Dieu, à laquelle nous avons appartenu un jour, est unité, liberté, infinité cosmique.
    Les animaux, nos prochains des règnes de la nature, ne peuvent pas se charger. Contrairement à nous, ils vivent selon leur degré de développement spirituel.
    A la lumière de ces données cosmiques, on comprend que le microcosme, l’homme, a non seulement une durée de vie limitée, mais aussi qu’il végète dans le carcan de son existence correspondant à son monde étroit de désirs et de besoins. Chacun de nous ne voit, proportionnellement à ses capacités de penser, que ses propres limites et c’est cela qu’il appelle le « monde ».
    L’homme mesure sa « liberté » à la quantité plus ou moins grande de ses biens qu’il nomme sa propriété. Sa « propriété » est son petit monde personnel – à savoir sa « personnalité » avec ses opinions et conceptions, ses préjugés, ses jalousies, sa présomption, sa propension à se faire justice et à rabaisser les autres – et cette personnalité, il la défend avec acharnement. Pour employer une image, on pourrait dire que l’homme édifie autour de lui des murailles épaisses pour se défendre. A travers les meurtrières, il repousse constamment les autres en les bombardant à l’aide des flèches constituées par l’énergie des pensées et sentiments qu’il émet envers tous ceux qui pourraient lui contester ceci ou cela. Il délimite son espace de « liberté », sa « propriété », à l’aide de clôtures, de grillages et de haies. Au milieu de « sa propriété », il éprouve alors un sentiment de liberté qui n’a cependant rien de commun avec la liberté cosmique.
    En ce qui concerne l’animal, lui, il est libre. Le Créateur lui a laissé la terre entière, la nature qui ne connaît aucune limite. A cela on pourrait objecter que les animaux, surtout les plus développés d’entre eux, ont eux aussi tendance à marquer leur territoire et donc à évoluer sur un espace de vie limité. Cela est vrai, toutefois il ne faut pas oublier que le territoire d’un animal reste en même temps un espace de vie pour de nombreuses autres espèces et que les marques que laissent les animaux ont également une fonction de communication envers leurs semblables. De plus, il faut souligner que dans la forme animale spirituelle, tous les dispositifs de la création, tous les aspects de conscience spirituelle de la vie – nous pourrions également dire : de la loi divine – ne sont pas encore développés. Le degré de développement de la conscience peut être appelé niveau de conscience. Le territoire des animaux, y compris de ceux qui vivent dans un corps terrestre, correspond à leur niveau de conscience du moment, celui-ci portant en lui les degrés d’évolution ultérieurs.
    Chaque stade d’évolution d’un animal correspond donc à son niveau de conscience que le macrocosme, la Loi universelle, élargit et développe progressivement dans l’animal. Cela veut dire que chaque animal continue à se développer selon les cycles de vie actifs dans le macrocosme, cycles qui accompagnent  les étapes d’évolution des animaux.
    Dieu, l’Esprit universel, est la vie, et la vie est évolution continuelle. Parce que Dieu est l’infini, la stagnation n’existe pas et tout est en évolution perpétuelle. Cela signifie que l’infini est inlassablement en mouvement, en évolution.
    Si nous évoquons le comportement des animaux, c’est pour en décrire les aspects fondamentaux et naturels. Et bien sûr, il est question ici de l’animal tel qu’il n’a pas encore été déformé et programmé de manière fausse par l’homme. Nous ne voulons pas nous étendre sur le fait que l’homme – directement par dressage, croisement ou élevage ou indirectement en transmettant l’exemple de son comportement tout entier, à savoir de ses sentiments, sensations, pensées, paroles et actes – a depuis toujours influencé les animaux au niveau énergétique en leur communiquant ses programmes négatifs.
    Les hommes appellent « instinct » le niveau de conscience des animaux qui leur impose certaines limites. Le niveau de conscience des animaux cependant, ne s’est pas développé à travers un comportement erroné, comme c’est le cas chez l’homme. Il est le stade d’évolution naturel du moment, le stade d’évolution auquel se trouve cette forme de vie.
    Quant aux êtres humains, leur comportement négatif est dirigé au contraire contre leur conscience véritable et la rétrécit de plus en plus. Ils se limitent eux-mêmes par leur volonté de posséder ce qu’ils considèrent comme leur propriété. Celle-ci n’est qu’une illusion qui sera balayée par la mort, car en tant qu’âme nous ne pouvons rien emporter de terrestre, ni biens, ni argent, ni quoi que ce soit de ce que nous possédons ici-bas.
    Notre égo qui est notre petit monde personnel, est notre « propriété » ; il en existe de nombreuses variantes.
    Notre « propriété », cela peut être notre soif de pouvoir, notre cupidité, notre brutalité ou notre despotisme, ou encore le plaisir que nous éprouvons à torturer hommes et animaux. Chaque homme se comporte en fonction de ce qu’offre l’éventail de ses dispositions humaines, selon ce que contient son égo qui est le niveau de conscience qu’il a acquis par sa manière de penser et d’agir. L’animal au contraire, vit en fonction de son niveau d’évolution, précisément selon ce qui est actif dans sa conscience au stade d’évolution qui est le sien. Cela constitue son niveau d’évolution et de conscience du moment.
    L’homme devrait être à l’image de Dieu : amour, bonté, unité, bienveillance et liberté. Dans une telle conscience, l’homme ferait un avec les animaux et les plantes, avec l’ensemble des règnes de la nature, y compris avec les forces élémentaires, les astres, le cosmos, l’univers – et bien sûr avec lui-même. C’est en se comportant de manière égoïste que l’homme a créé la division en lui-même, la perversion et le manque de liberté. Et c’est son propre comportement vil et contre nature qu’il projette sur les animaux. Mais en vérité, l’animal lui, est libre, parce qu’il vit « normalement », selon les lois naturelles, ce qui signifie qu’il reste fidèle à lui-même. Chaque animal porte consciemment en lui la liberté divine qui s’ouvre à lui progressivement à chaque stade de son évolution. Le macrocosme guide le microcosme, l’animal, selon des cycles donnés, quel que soit son niveau de conscience. C’est pourquoi l’animal se sent libre.
    L’homme aussi porte en lui la liberté cosmique. Mais celle-ci est recouverte par l’étroitesse de l’ego, notamment par le monde des sens qui s’attachent à l’extérieur et par le labyrinthe de ses pensées, que tant de gens appellent l’intelligence.
    L’amour est la source suprême de l’Etre. L’amour que l’Esprit créateur a aussi déposé dans les animaux se manifeste par exemple au travers de l’amour maternel dont font preuve les mammifères. On voit combien la chatte est attentionné et dévouée envers ses petits, et la mère lionne, bien qu’elle chasse la gazelle, déploie tout ce que son instinct maternel contient de tendresse et de sollicitude pour ses enfants. Ceux-ci peuvent faire les fous en marchant sur son corps aussi longtemps qu’ils le veulent – elle reste impassible et se réjouit de la vigueur de ses lionceaux. La merlette elle aussi, exprime ses sentiments maternels durant une très longue période. Elle nourrit son petit jusqu’à ce qu’il soit capable de trouver sa nourriture lui-même, et cela sans restriction aucune. On pourrait également souligner l’esprit de fidélité que les animaux témoignent aux hommes, tel le cheval qui renonce à vivre pour lui-même et transporte l’homme pendant des kilomètres ou encore le chien d’aveugle ou le chien de sauvetage.
    Certains diront que c’est l’homme qui a enseigné de telles choses aux animaux. Mais ceux- là se sont-ils demandés comment tout cela est possible ? Pourquoi parvenons-nous par exemple à dresser un chien d’aveugles ? Ce n’est possible que parce que ces animaux, et bien d’autres, possèdent d’instinct une intelligence qu’ils mettent au service de l’homme. Si l’on réalisait vraiment ce que les animaux font pour l’homme et la façon dont ils se sacrifient bien souvent pour le servir et l’aider, alors on serait rempli de gratitude. Par contre, si l’on n’écoute que les manifestations de son ego, on utilise hommes et animaux à ses fins personnelles et cela est incompatible avec le fait de se vouloir à l’image de Dieu.
    En chaque animal, en chaque plante, pulse la force créatrice puissante, Dieu, l’Esprit omniprésent, universel, éternel, l’intelligence universelle. Celui dont le coeur bat un tant soit peu pour la nature, peut pressentir, à l’expression d’un animal, à la beauté d’une plante ou à la forme d’une pierre, à quel point la terre pourrait être un paradis.
    Pour justifier l’exploitation outrancière des règnes de la nature à laquelle on se livre, on cite souvent ces paroles du Créateur : Dominez la terre (Gen 1, 28). Cependant, cette citation n’a jamais eu le sens de torturer les animaux, de détruire les forêts et la végétation, de tout anéantir sur son passage. « Dominez la terre » est le commandement de protéger les règnes de la nature, la terre entière. Il nous est commandé de traiter les animaux avec amour et de les soigner. Il nous est commandé de prendre soin, de respecter et d’aimer toutes les formes de vie qui sont sur terre, la terre entière, car toute chose, tout est l’oeuvre du Tout-Puissant, qui est l’amour pour l’homme, pour l’animal, le végétal et le minéral, pour la terre toute entière.
    S’il nous est déjà arrivé de soigner un animal, nous avons certainement pu ressentir combien cela nous avait rendu plus riches et plus proches de la nature. Par contre, ceux qui construisent des usines de viande, à savoir des abattoirs, ou qui approuvent ce qui s’y passe par le fait de dévorer la chair de leurs prochains des règnes de la nature, ont une conscience de plus en plus étroite, parce qu’ils s’appauvrissent de plus en plus intérieurement.
    Tout ce que nous faisons par égoïsme aura pour nous des conséquences fâcheuses car il est dit : ce que l’homme sème, il le récoltera. Dieu est amour. C’est par amour pour les hommes qu’Il leur a donné la terre, notre mère nourricière. Celui qui traite la terre avec amour, c’est-à-dire avec désintéressement, avec dévouement et avec soin sera abondamment récompensé par la terre. Il récoltera abondamment.
    « Fête du cochon à St. Egide » :
    Si les hommes comprenaient le langage des animaux, ils pourraient entendre l’imploration des cochons que l’on abat pour la rénovation de la chapelle St. Egide. Par leurs cris de détresse qui expriment leurs souffrances, ils diraient : Pourquoi ne vous contentez-vous pas de faire appel aux dons pour l’entretient de votre chapelle ? Avez-vous besoin de nous tuer pour faire rénover la maison du Seigneur ?
   Que répondrait le curé de la chapelle St. Egide aux animaux s’il pouvait les entendre répéter ceci : Pourquoi ne fais-tu pas appel à la générosité des donateurs pour ta chapelle ? Pourquoi nous fais-tu mettre à mort pour rénover une chapelle, la maison du Seigneur ?
    Nous avons peur du manque de coeur de l’homme et de son caractère imprévisible et lunatique. Nous sommes terrorisés par cet être cruel à deux pattes qui s’appelle l’homme.

Le prophète accuse :

    Les autorités ecclésiastiques de St. Egide invitent à la fête du cochon après la messe. Avec les cochons abattus pour la circonstance, on fera du boudin et des saucisses au chou, de la soupe et pour arroser le tout, on boira de la bière. Certains ne trouveront rien à redire à cela au nom des traditions. Il est permis de tuer, les animaux aussi bien que les hommes.
    Que ceux qui ont un coeur s’en servent quelques instants. On nous dit que le sacrifice des cochons doit servir à la réfection de la chapelle de St. Egide. Ainsi, le sang et les hurlements de terreur des animaux qui ressentent ce qui va leur arriver, vont en quelque sorte adhérer aux murs de la chapelle St. Egide. De plus, la viande préparée et cuisinée, imprégnée par la peur de la mort des animaux abattus va être absorbée par les intestins des croyants. Cela signifie que l’assassinat des animaux va imprégner aussi bien la chapelle que les fidèles dont on peut dire qu’ils sont des morts spirituels car quelqu’un qui fait de telles choses pour rénover la « maison du Seigneur » ne peut être considéré que comme spirituellement mort.
    C’est véritablement un exemple saisissant que nous livrent les dignitaires de St. Egide et leurs fidèles. Les dignitaires de l’église font tuer des animaux pour rénover leur chapelle au lieu de faire tout simplement appel à la générosité de leurs paroissiens. La viande cuisinée des cadavres de porcs rapporte apparemment plus d’argent à la chapelle que la simple générosité. Le coeur des autorités ecclésiastiques et de leurs fidèles s’est certainement perdu en chemin. Le coeur de porc semble rapporter davantage.

Les animaux implorent :

    Dans les yeux des poules, on peut lire la souffrance, la tristesse et la peur. Elles ressentent pourquoi elles sont là. Leurs regards accusent les hommes.
    Pourquoi nous tuez-vous ? Pourquoi nous faites-vous bouillir, rôtir ; pourquoi découpez-vous notre corps en morceau ? Le Créateur ne vous a-t-Il pas donné les plantes et les fruits des champs et des forêts ? Qu’avons-nous bien pu vous faire pour que vous nous mettiez en prison et nous nourrissiez avec vos déchets ?
    Votre coeur est sec et froid. On pourrait dire que vous avez une pierre à la place du coeur, mais les pierres elles au moins renferment la vie. Le muscle qui travaille dans votre poitrine ne bat que pour vous et votre bien-être. Apprenez la miséricorde en essayant une fois seulement d’éprouver ce que vous nous faites endurer. Même si nous ne sommes que des animaux, nous vivons et ressentons, tout comme vous, car la vie est sensation, sentiment et perception. Nous percevons le motif de votre comportement envers les animaux.

Le prophète accuse :

    L’homme est devenu une brute qui abat, démembre et enferme sans pitié tout ce qui satisfait sa cupidité égoïste. Ce faisant, il oublie que lui aussi devra vivre un jour dans un espace limité et peut-être même en prison, car ce que l’homme sème, il le récoltera. Les fautes commises envers les animaux sont aussi graves que celles commises envers les hommes, car homme et animal portent en eux le même souffle qui est la vie, Dieu. Exploiter des animaux revient à donner la mort intentionnellement. C’est pécher contre la vie que Dieu est.

L’animal implore :

    A quoi bon tout cela ? Pourquoi me torturer ainsi ? Pourquoi vouloir me dresser pour les combats de chiens ? Je suis une créature du Créateur, pas un animal dont vous pouvez disposer pour vos jeux. Mon corps tout entier me fait souffrir, mes muscles se déchirent, mes os se rompent – douleur, je ne suis que douleur. Pourquoi cela ? – Que vous ai-je donc fait ?

Le prophète accuse :

    L’homme, cette « bête » sauvage, élève et dresse un « bull-terrier » pour que des gens blasés, en quête de sensations fortes, puissent se divertir à la vue des combats de chiens. Selon la loi des semailles et des récoltes, toutes ces images attristantes symbolisent le supplice de l’homme.
    Jésus a dit : Ce que vous avez fait au plus petit d’entre Mes frères, vous Me l’avez fait à Moi-même. Quand Il parle des Siens, Jésus ne fait pas seulement référence aux humains mais à toutes les créatures et donc également aux animaux, nos frères et soeurs, car tout comme l’homme, ils ont reçu la vie de Dieu. Ce que l’homme inflige à ses semblables et aux animaux, il l’inflige au Christ.
    L’homme intervient dans la toute-puissance de Dieu en torturant les animaux. Cela signifie que tous ceux qui torturent les animaux, qui les dressent ou, comme c’est le cas dans l’exemple sur la photo, qui les font courir frénétiquement sur un tapis roulant, endureront un jour dans leur corps la même chose ou quelque chose de semblable.
    Ne venez pas vous plaindre, vous les tortionnaires impitoyables et cruels, si un jour vous êtes pourchassés sur des kilomètres à travers le désert ; si un animal que vous aviez jadis dressé pour qu’il s’attaque à ses semblables se retourne contre vous et vous dévore. Ne vous plaignez pas si vos articulations vous font mal et si votre corps est couvert de plaies et de pustules. Ne vous plaignez pas si vos semblables n’ont pas pitié de vous : ils se comportent envers vous comme vous vous êtes comportés envers les animaux et comme vous vous comportez encore. N’accusez pas Dieu ; c’est vous qui avez causé cela ; vous souffrez comme vous avez fait souffrir hommes et animaux.

L’animal a imploré grâce

    avant qu’on ne le fasse courir à l’occasion de ce concours hippique militaire au parcours meurtrier : Je n’ai pas la force d’endurer ce que vous exigez de moi. Je n’ai ni les os ni les muscles pour cela, mon corps ne tiendra pas le coup !
    Ayez pitié de moi ! Le Créateur de tous les êtres nous a confiés à vous, nous les animaux, pour que vous nous donniez l’amour que le Créateur a insufflé en vous. Qu’est devenu votre amour miséricordieux envers les autres créatures ? L’amour et la miséricorde ont-ils fait place en vous à la cruauté, à la brutalité et au meurtre ?
    Je vais au-devant d’une mort prématurée à cause de votre comportement assassin. Comment finirez-vous et où irez-vous lorsque la vie vous aura quittés ?

Le prophète accuse :

    Où se rendront les personnes ayant entraîné un animal vers la mort de cette manière ? Quand et comment rencontreront-elles la mort sur le parcours de leur vie ? Selon la loi des semailles et des récoltes, celui qui a semé de telles causes devra endurer dans son corps physique ou, après la mort de celui-ci, dans son âme, les souffrances qu’il aura fait subir à des animaux. En effet, tous nos actes, qui sont précédés de nos pensées et de nos désirs, sont enregistrés dans notre âme ainsi que dans les cellules de notre corps.
    Aussi, ne vous étonnez pas, si un jour votre colonne vertébrale se brise, sans raison apparente. Ne vous étonnez pas et n’accusez pas Dieu si vous souffrez d’une fracture grave et que votre jambe ne veut pas guérir. Ne vous étonnez pas si en tant qu’âmes vous êtes pourchassés par le monde de vos désirs comme vous avez poussé des animaux vers la mort. Ne vous étonnez pas si en tant qu’homme ou en tant qu’âme vous devez souffrir et endurer les douleurs de ceux que vous avez torturés, chassés et tués, qu’ils soient hommes ou animaux. Ne vous étonnez pas et n’accusez personne de ce qui vous arrive, ni Dieu, ni les hommes, ni les animaux. C’est vous qui êtes responsables de cette situation car dans votre corps et dans votre âme lèvent les semailles de ce que vous avez vous-mêmes semé.
    Et si vous vous tournez vers Dieu pour Lui demander Sa grâce et Sa miséricorde, souvenez-vous du Notre Père que vous avez prié parfois. Là, il est dit : … et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Mais si l’homme ne se repent pas de sa cruauté et n’obtient pas le pardon, que récoltera-t-il ? Uniquement ce qu’il a semé. La grâce et la miséricorde de Dieu ne sont accordées qu’à celui qui se repent, qui demande pardon et qui ne commet plus les mêmes fautes. Celui qui croit souffrir injustement restera dans sa souffrance, même après la mort, en tant qu’âme.

Les animaux implorent :

    Je n’accuse pas mes congénaires d’avoir abîmé mon habit de plumes. Dans son désespoir et dans sa souffrance, chaque animal cherche à gagner un peu de place dans un lieu aussi exigu. Mais elles s’illusionnent de la sorte. Quand l’une ou l’autre se tourne, cela leur donne l’impression d’avoir plus de place.
    Notre vie c’est la nature. Ce que la vie dans la nature nous offre, c’est notre nourriture. Nous ne voulons pas de vos pâtées infâmes avec lesquelles vous nous dopez uniquement pour que nous prenions du poids et que vous fassiez de la viande et des bénéfices. Nous voulons nous mouvoir librement dans la nature et manger ce que la nature nous offre, oui, manger et non être gavées.
    Vous autres, les êtres humains, ne savez-vous donc pas que ce que vous nous infligez retombera sur vous ? Le Créateur qui est la vie et dont nous sommes tous les créatures, n’a pas commandé que vous fassiez de telles choses. Qui vous a commandé de faire cela ?

Le prophète accuse :

    Qui a commandé aux hommes toutes ces cruautés ? Ce n’est pas le Créateur de l’infini, mais c’est Satan. Le mal s’est introduit dans le coeur et dans les sens des hommes. C’est le Satan des sens qui veut détruire la création de Dieu en la torturant et en l’assassinant. Pour atteindre son but, il utilise des hommes sans coeur qui sont tels qu’il est lui-même, et il y en a de plus en plus. Car celui qui n’a plus de conscience n’a plus de coeur, ni pour les hommes ni pour les animaux. Mais quand les semailles lèvent chez un tel homme, alors le « maître » de la torture le laisse tomber. Il ne lui offre plus, pour le récompenser de ses actes négatifs et pour l’encourager à les poursuivre, les débauches du palais, l’ivresse des orgies de la table et de l’excitation du désir de la viande. Lui, le Satan, le malin, se sert de l’homme aussi longtemps que ce dernier lui est utile. Lorsque les semailles lèvent chez un tel homme, alors il devient inutile pour le malin et celui-ci le laisse tomber dans le vide.
    Ne vous lamentez pas, ô hommes, si vous devez subir le sort des nombreux animaux que vous avez torturés et entraînés dans la mort. Ne vous étonnez pas si votre corps se couvre d’ulcères et de pustules. Ne soyez pas surpris si personne n’a pitié de vous. Ne vous étonnez pas si l’on vous arrache vos vêtements pour vous violer. N’avez-vous pas arraché leurs plumes aux volailles ? N’avez-vous pas tué et rôti des « poulets » ? N’avez-vous pas arraché leurs pattes pour les manger grillées, ou plus exactement pour vous en goinfrer bruyamment ? Car on peut aussi se demander qui mange et qui se goinfre ? Se goinfrer est-il le fait des animaux ou celui des hommes qui prétendent incarner des valeurs plus élevées que les animaux ?
    Chers frères, chère sœur,
    chers lecteurs, et si après avoir observé un cheval, une vache ou un âne en train de paître dans un pré, vous vous observiez ensuite dans un miroir au moment où vous arrachez les pattes du canard rôti, de l’oie ou du poulet qui, comme vous, sont des êtres de la création. Doit-on appeler cela manger ou se goinfrer ?
    Qui de l’animal ou de l’homme  est-il, de par sa manière de manger, le plus élevé du point de vue de l’éthique et de la morale ? Qui peut-il affirmer, après avoir fait ces observations, que c’est l’homme ? Face à de telles monstruosités, on peut se demander qui de l’homme ou de l’animal vit de manière supérieure : l’homme gras et gros, qui « dévore » le cadavre des autres créatures, ou l’animal sacrifié dans l’étable, l’abattoir, sur le gril ou dans la poêle à frire pour entretenir l’embonpoint et la prospérité de l’homme aux valeurs éthiques et morales élevées ?

Les animaux implorent :

    Pourquoi cette cruauté ? L’Esprit de la nature, l’Esprit créateur vous a-t-Il enseigné, à vous les êtres humains, de faire cela ? Nous endurons un supplice inqualifiable : oui, qui voudrait aller au poteau de torture et être pendu vivant par les pieds ?
    Quand les hommes comprendront-ils que nous sommes des êtres doués de sensibilité et que par conséquent nous souffrons ? Vous nous attribuez uniquement l’instinct. Cependant l’instinct fait aussi partie de la perception. Nous percevons le mal que vous nous infligez et qui – ou ce qui – vient vers nous. Ce n’est pas sans raisons que nous nous enfuyons devant l’homme. Nous percevons instinctivement qui est l’homme et quelles sont ses intentions.

Le prophète accuse :

    Ces dindes sont pendues vivantes par les pattes. Chers lecteurs, si vous voulez savoir ce qu’elles éprouvent, attachez-vous par les pieds à une poutre du plafond. Avant de perdre conscience, vous aurez le temps de vous rendre compte de votre état et de ce que vous ressentez. Si après cela vous continuez à manger de la dinde ou d’autres volailles, alors ne vous qualifiez plus d’êtres humains mais plutôt de dangereux carnassiers à deux pattes.
    Plus d’un objectera que l’homme est à l’image de Dieu et non un dangereux carnassier à deux pattes, à quoi l’on répondra qu’un grand nombre de ces « images de Dieu » se sont vendues au malin qui ne pense qu’à torturer et à tuer les créatures de Dieu, à manipuler les animaux et les plantes par des croisements. L’homme, prétendument à l’image de Dieu, a accepté de se laisser manipuler par le malin au point de devenir à l’image du malin devant laquelle les animaux s’enfuient et le monde végétal se détourne.
    A la longue, le malin finira par ne plus gagner. En effet, dans le mal aussi demeure le noyau du bien. Le bien l’emportera sur le mal, même si l’homme doit au préalable, au cours de nombreuses vies terrestres, endurer l’amertume de ses mauvaises semailles, patauger dans la boue, avant de reconnaître enfin qu’il lui faut devenir l’image de Dieu, ce qu’il est déjà au plus profond de son âme. Celui qui prend conscience qu’il est l’image de Dieu se met à aimer les animaux, les plantes et les minéraux ; c’est ainsi que la terre sera soulagée.

Les animaux implorent :

    Je ne suis pas une oie stupide, quoi que l’on dise de moi.
    L’Esprit de la nature m’a doté d’intelligence. Je perçois instinctivement ce qui va m’arriver. La plupart du temps on n’« apprécie » mon espèce qu’en fonction du sort qu’on nous réserve : finir dans la mangeoire de l’homme. Nous, les animaux, posons à nouveau aux hommes cette question : pourquoi torturez-vous les autres créatures ? Le malin se serait-il introduit dans le coeur de tous les hommes ? Nous aussi, les animaux, nous voulons vivre notre vie, tout comme vous.
    Toute l’année, la nature vous donne en abondance. Pourquoi faut-il que vous nous gaviez pour manger notre foie transformé en foie gras ?
    La cruauté de l’homme est notre lot. Nous ne craignons pas la mort lorsque notre vie est accomplie et qu’elle tend vers une autre forme d’existence. Ce qui nous terrifie, c’est d’être assassinées froidement et sans pitié par ceux qui comme nous font partie de la création, les hommes, alors qu’ils devraient protéger la terre et aimer tout ce qui y vit. Nous, les animaux, qui comme vous appartenons à la création, nous voudrions que vous soyez nos amis. Nous aimerions vivre avec vous comme des frères et soeurs. Et vous ? Nous ne vous avons rien fait. Pourquoi nous infligez-vous tout cela ?

Le prophète accuse :

    Les animaux n’ont jamais fait de mal à l’homme. Pourquoi les hommes font-ils autant de mal aux animaux ? L’humanité n’a plus de modèles. Les dignitaires ecclésiastiques qui devraient être pour les hommes des modèles d’éthique et de morale, sont devenus des scélérats qui ont dérapé sur la voie glissante de leur ego. A Noël, par exemple, le foie gras dans l’estomac, ils bénissent leurs fidèles. Oh, bien sûr, ils appellent à la modération concernant le mode de détention et l’abattage des animaux, cependant la modération c’est encore beaucoup trop car lorsqu’un animal souffre où est la limite de la modération ? Qui veut justifier « la modération », le fait que l’animal souffre, devant son Créateur ? Le dignitaire ou les « livres de Moïse » ?
    Les « livres de Moïse » pour leur plus grande partie, ne contiennent pas la Parole de Dieu donnée à travers Moïse mais les prescriptions cruelles de la caste des prêtres d’autrefois qui a attribué ses excès, ses cultes païens, à Moïse. Les conceptions sanguinaires de la caste des prêtres de jadis sont largement dépassées aujourd’hui par la manière de penser de l’humanité actuelle et de ceux qu’elle prend pour modèles, les dignitaires ecclésiastiques. Ce que les autorités ecclésiastiques ont révélé à travers leur manuel d’enseignement et de conduite, le catéchisme, dépasse souvent dans la pratique la mesure de la cruauté qui émane de l’Ancien Testament. L’Ancien Testament, dit le catéchisme catholique, s’accomplit dans le Nouveau ; l’Ancien Testament éclaire le Nouveau et réciproquement. Que cela devienne un « clair »-obscur aussi lugubre, aucune personne morale n’aurait pu l’imaginer.

L’animal implore :

    Vous m’avez inoculé la mort, ma détresse est de plus en plus grande, mon désespoir est de plus en plus profond et je souffre, je souffre tant, mes douleurs sont insupportables. A quoi cela vous sert-il ? Vous, les êtres humains, n’entendez-vous donc rien ? Ne voyez-vous donc rien ? Ne ressentez-vous rien ? Essayez une seule fois de vous mettre à ma place, de ressentir ce que je ressens. Je ne suis pas le seul à subir ce destin. Des millions de rats, de souris, comme moi implorent grâce. Ne percevez-vous pas les pleurs, les cris de douleur, la souffrance de vos frères et soeurs les animaux ?
    Quelles seront un jour vos plaintes ?
    Pensez-y : la cruauté ne rapportera que de la cruauté à l’homme cruel. J’ai peur de la dureté de coeur des hommes.
    A présent, vous disséquez mon corps violenté, écorché, détruit, pour y trouver les preuves de vos inventions. Quel sera le résultat de tout cela sur votre vie ?

Le prophète accuse :

    Les hommes devraient être à l’image de Dieu. Une grande partie de l’humanité est d’ores et déjà à l’image de son destin, car les tortures et les souffrances de nos prochains du règne animal sont devenues la torture, la souffrance et la mort souvent cruelle de l’homme.
    Celui qui n’a plus de conscience est spirituellement mort, car son coeur est devenu froid, sourd et insensible envers la vie qui, en vérité, est une partie de chaque homme. La balance de la vie soupèse de manière très précise ; elle ne se trompe pas. Demain, quel sera le sort des tortionnaires et assassins d’animaux ?
    Qu’est-ce qui pousse l’homme à agir de manière si inhumaine ? L’homme croit-il que la cruauté portera de bons fruits ? Celui qui pense que la gloire et les honneurs de la recherche apporteront à son âme un bénéfice durable, est victime d’une illusion. Aujourd’hui une « célébrité » reçoit un chapeau de docteur, demain elle sera entourée d’un linceul noir, car cela sera devenu la couleur de son âme.
    Nombreux sont ceux qui ont « sacrifié » la chaleur du coeur à la « science ». Cependant s’il s’agissait de sacrifier à la science son gentil minet ou son adorable chien-chien, que dirait alors le « maître » aimant ? Il se révolterait bien sûr en disant qu’on ne peut pas traiter ainsi cet animal. Quelqu’un qui croit que les autres animaux ne ressentent pas ce que ressent son minet ou son chien-chien, a le coeur figé par l’égoïsme.
    Prenons enfin conscience que chaque homme récolte ses propres fruits et qu’il devra aussi les ingurgiter. Pour plus d’un, ils seront amers, très amers.

L’animal implore :

    Pensez-vous que nous ne ressentons pas ce qui va nous arriver lorsque vous nous parquez dans vos bétaillères pour nous conduire à l’abattoir ?
    Connaissez-vous l’horreur, la panique devant ce qui dépasse l’imagination ? Vous, les êtres humains, réagissez-vous encore lorsque vous voyez des transports d’animaux ? Êtes-vous encore en mesure de ressentir ce que signifie être livré aux mains de l’homme dominateur et tout-puissant pour être tué ?
    De nombreux hommes ne savent plus qu’engendrer la terreur ; leur regard exprime la violence, la brutalité, la froideur et la dureté de coeur. Nous avons peur de ceux qui pourtant devraient aimer la terre et tout ce qui s’y trouve. Qu’est-ce que ne commet pas l’homme pour un peu de viande ? Que se passe-t-il lorsque vous absorbez mon corps torturé au cours d’un repas ? N’avez-vous pas le moindre sentiment ? Ne savez-vous pas que vous absorbez une partie d’un animal torturé et tué que vous avez mis dans la nécessité de devenir un cadavre animal dont vous vous délectez en le mangeant de bon appétit et, le désir renforcé, vous vous régalez.
   Ce faisant, vous absorbez aussi ce qui adhère encore à la viande soigneusement cuisinée et bien relevée, à savoir la peur, la panique, la souffrance et la détresse. Ce qui pénètre dans votre corps demeurera dans votre corps. Un jour, notre peur sera la vôtre, notre souffrance sera la vôtre. Vous ressentirez également ce qu’est la panique. Peut-être qu’alors, tortionnaires et assassins d’animaux comprendront ce qu’ils ne considèrent aujourd’hui que comme une vulgaire chose.

Le prophète accuse :

    Les sentiments et les sensations de l’homme sont énergies tout comme ses pensées, ses paroles et ses actes. Ces énergies ne sont pas perdues. Elles restent en ceux qui les ont générées. Ceux qui en sont la cause, par exemple les auteurs de tortures et de mises à mort d’animaux mais aussi les complices de ces actes, ressentiront cela dans leur propre corps selon la loi : ce que l’homme sème, il le récoltera.
    Les complices sont tous ceux qui tolèrent en silence la torture et l’abattage des animaux et qui en profitent. Je répète – car ces répétitions finiront peut-être par dégeler quelques coeurs de glace : la viande des créatures torturées est imprégnée de la peur, de la détresse, de la peine, de l’épouvante et de la terreur qu’ils éprouvent. Ces énergies ne disparaissent en rien lorsque la viande est cuisinée. Absorbées par les intestins de l’homme, elles continuent à agir dans toutes les parties du corps, dans le sang, les nerfs, les muscles, les organes, dans les sucs corporels mais également dans les émotions. Où se rend l’âme des auteurs de violence sur les animaux, de leurs complices et de ceux qui profitent de ces actes, lorsque la nuit l’homme dort profondément ? Certains parfois se réveillent trempés de sueur, sortant d’un rêve où il sont pourchassés, menacés par une puissance mystérieuse.
    Ils croient avoir simplement fait un cauchemar. Le jour se lève et l’homme oublie les impressions que le rêve lui a transmises. En tant qu’âme, dans l’au-delà, cela n’est plus possible. La situation autrefois rêvée devient réalité, l’âme doit apprendre à partir des fautes commises par l’homme. Le cauchemar d’autrefois devient réalité : c’est l’expiation douloureuse.

L’animal implore :

    Dieu, n’a-t-Il pas donné à l’homme tout ce qu’il lui faut pour vivre ? L’homme n’a-t-il pas les fibres végétales et la laine pour confectionner des vêtements contre le froid ? Les humains voleurs qui torturent et qui tuent, m’ont pris sauvagement ma vie. Pourquoi ? Sans mon habit, sans ma peau, je ne peux vivre. Mais vous, vous est-il vraiment impossible de vivre sans ma fourrure ?
    J’aurais tellement aimé vivre ma vie comme elle m’a été donnée par l’Esprit Créateur de la nature. Vous me l’avez ôtée de manière si cruelle. Comment l’homme à qui a été confié la terre et tout ce qui y vit pour l’aimer et la respecter, peut-il donc agir ainsi ? La grande lumière ne devrait-elle pas servir la petite ? Nous, les animaux, ne percevons presque plus de lumière chez de nombreux hommes mais seulement des ombres noires et des éclairs aveuglants provoqués par leurs sentiments agressifs et par leurs passions. Quand cesseront les tortures et l’assassinat des animaux ?

Le prophète accuse :

    L’homme : un être doué de raison ? L’être doué de raison, l’homme, justifie parfois la torture et l’assassinat des animaux à l’aide de l’argument suivant : certaines espèces animales se nourrissent bien d’autres animaux. Cela est vrai, mais aucun animal ne tue pour se procurer la peau ou la fourrure de son semblable. Pour faire de telles choses, il n’y a que l’homme « élevé selon les critères de l’éthique et de la morale » qui se voit comme la couronne de la création mais qui est devenu un loup féroce revêtu d’une peau de brebis.
    Ceux qui ont des yeux pour voir, ne s’étonneront pas du fait que les riches – ceux qui s’habillent en manteau de vison – éprouvent souvent si peu de chaleur dans leur froide splendeur. Beaucoup de gens et tout particulièrement ceux qui ont besoin de faire étalage de « froide splendeur » , de richesses parce qu’ils ont si peu de valeurs intérieures à montrer, manquent aussi de clarté dans leurs pensées. Il est donc vain d’en appeler à leur raison pour leur faire comprendre les processus logiques et les lois cosmiques. Aux quelques-uns d’entre eux qui peuvent encore le saisir, nous disons :
    La vie des animaux – comme celle des hommes – est la vie que Dieu est. Dieu est la vie et Il l’a donnée aux hommes, aux animaux et aux plantes. La terre est la vie issue de Dieu. Il est commandé à l’homme de protéger avec amour la terre et tout ce qui y vit. Dieu n’a pas commandé à l’homme de souiller la planète, de torturer et de tuer tout ce qui y vit, pour le sacrifier à son ego. Ce que les hommes font de la terre, de la vie de la nature et de leur propre vie, ils en portent la responsabilité. Les actes de chacun feront son bonheur ou son malheur car ce que l’homme sème, il le récoltera.
    Notre existence physique et celle de toutes les formes de vie de la nature est un don de Dieu. L’homme prend beaucoup plus qu’il ne donne, en l’occurrence à la mère terre. Cette exploitation de la terre aboutit inévitablement à la mort de l’espèce humaine si imbue d’elle-même, à la fin d’une société qui est véritablement devenue pour la terre, notre mère nourricière, une société de brutes, de destructeurs, de voleurs, de pilleurs et d’assassins.
    Nous savons que les animaux vivent à l’unisson avec la terre, avec la nature. Une grande partie de l’humanité se comporte comme une bête féroce élevée aux déchets de l’ego humain, détruisant et dévorant tout sur son passage.
    Quiconque trouvera arrogant ce que je viens d’écrire, pourrait se poser la question suivante et y répondre lui-même : que l’homme donne-t-il avec amour et bienveillance à la terre ? Cette photo reflète comment l’humanité se comporte : elle vole, pille, assassine et s’accapare tout au nom de l’ego ; ce que les hommes redonnent à la terre, ce sont les déchets, les « restes » inutilisables pour ses buts égoïstes et qui éventuellement, comme c’était le cas dans notre exemple, renfermaient la vie hier encore.
    Ce cadavre de vison, est-il la conséquence d’une mise à mort ou d’un assassinat ? Décidez-en vous-mêmes. Une chose est sûre : le jeune vison est privé de la vie de vison que la nature et le Créateur lui avait offerte ; il ne peut pas accomplir sa tâche consistant à développer ses forces. La mère terre donne et donne encore, chance sur chance, aux hommes également. Mais pour combien de temps encore ?

 

 

Tel est l’homme cruel

 

    Tel est l’homme brutal et cruel, tel est ce que nous sommes et telle sera la souffrance de l’homme jusqu’à ce qu’il ait appris à ne pas seulement « bien aimer » la nature, pour lui-même - comme le prescrit le catholicisme - mais à l’aimer véritablement.
    Le terme « bien aimer » est en totale contradiction avec l’amour de Dieu qui est l’amour du prochain. « Bien aimer » signifie faire des différences entre les uns et les autres. « Bien aimer », cela peut aussi porter en soi le fait d'attribuer moins de valeur à ses prochains du règne animal qu'à soi-même. Dans une société où l’homme - qui devrait être à l’image de Dieu - n’aspire pas à l’amour véritable de Dieu et de son prochain, ce à quoi il attribue moins de valeur qu'à lui-même, en l’occurrence l’animal, qu’il se contente de « bien aimer », est battu, torturé et tué…  « J’aime bien les cochons car j’adore le rôti de porc. » ou encore : « J’aime bien les poulets parce que je me régale en mangeant de la cuisse de poulet rôti. »
    L’amour de Dieu, ne rien vouloir pour soi-même mais porter son prochain dans son coe – y compris son prochain des règnes de la nature – le porter en soi comme une partie de soi, est le Commandement de la vie véritable qui ne connaît ni la douleur, ni la souffrance, ni la mort spirituelle.
    L’Ancien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau, dit le catéchisme catholique. Quand trouve-t-il donc son accomplissement ? Lorsque l’homme subit à son tour ce qu’il fait subir aux animaux ? C’est alors la fin de l’homme qui est accomplie Les animaux vivent en liberté et le lion est couché à côté de l’agneau.
    On pourrait ici demander une fois de plus à qui revient la faute. D’une part à la caste des prêtres avilie et brutale qui, jusqu’à nos jours, n’a pas enseigné aux hommes ce que Dieu et Jésus voulaient, et d’autre part à l’indifférence et à la limitation des hommes qui laissent les autres, en l’occurrence la caste des prêtres, les dominer.

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